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jeudi 5 novembre 2009

La légende urbaine de "Ich bin ein Berliner"

« Ich bin ein Berliner » (en allemand, « Je suis un Berlinois ») est une citation célèbre du discours du président américain John F. Kennedy lors de sa visite à Berlin-Ouest le 26 juin 1963, à l'occasion du quinzième anniversaire du blocus de Berlin.
Cette phrase avait pour but de montrer le soutien des États-Unis aux habitants de l'Allemagne de l'Ouest, et notamment aux Berlinois.

Selon une légende urbaine, lors de ce discours, Kennedy aurait commis une faute grammaticale qui aurait changé le sens de sa phrase.
Selon cette légende, la phrase correcte est « Ich bin Berliner », « Ich bin ein Berliner » ne signifiant pas « Je suis un Berlinois » (habitant de Berlin) mais « Je suis un Berliner » (une boule de Berlin en français, soit un beignet).
Cette légende a été reprise à l'époque par de nombreux médias anglophones de bonne réputation (New York Times, BBC, The Guardian, etc.).
En réalité, les deux formes sont parfaitement correctes, et même si la phrase «
Ich bin Berliner » est plus fréquente, elle aurait été étrange de la part de Kennedy qui parlait au sens figuré, puisque dire « Ich bin Berliner » aurait donné l'impression qu'il se présentait comme véritablement originaire de Berlin.

Voici un extrait du discours prononcé par le président J. F. Kennedy face au mur de Berlin le 26 juin 1963 : « Il y a beaucoup de gens dans le monde qui ne comprennent pas ou qui prétendent ne pas comprendre quelle est la grande différence entre le monde libre et le monde communiste. Qu'ils viennent à Berlin ! Il y en a qui disent qu'en Europe et ailleurs, nous pouvons travailler avec les communistes. Qu'ils viennent à Berlin ! Lass sie nach Berlin kommen (« Qu'ils viennent à Berlin ») ! Notre liberté éprouve certes beaucoup de difficultés et notre démocratie n'est pas parfaite. Cependant, nous n'avons jamais eu besoin, nous, d'ériger un mur pour empêcher notre peuple de s'enfuir. (...) Le mur fournit la démonstration éclatante de la faillite du système communiste. Cette faillite est visible aux yeux du monde entier. Nous n'éprouvons aucune satisfaction en voyant ce mur, car il constitue à nos yeux une offense non seulement à l'histoire mais encore une offense à l'humanité. (...) Tous les hommes libres, où qu'ils vivent, sont citoyens de Berlin. C'est pourquoi, en tant qu'homme libre, je suis fier de dire : Ich bin ein Berliner ! (Je suis un Berlinois). »