Le Saviez-Vous vous souhaite la bienvenue

Friand de culture, avide de savoir ?

L'idée est simple : une info par jour ou presque. Certaines vous amuseront, certaines vous fascineront, d'autres vous laisseront sans doute perplexes...

Merci de votre fidélité et à très bientôt.




Affichage des articles dont le libellé est Mythes-Légendes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Mythes-Légendes. Afficher tous les articles

dimanche 15 avril 2012

Le SS Californian, témoin du naufrage du Titanic

Le Californian est un cargo-mixte transatlantique appartenant à la compagnie Leyland Line. Construit en 1901, c'est un navire de taille et puissance modestes principalement destiné au transport du coton. 


SS Californian


Le 30 mars 1912, le Californian fait escale à Londres d'un périple à la Nouvelle-Orléans au cours duquel il a dû affronter une tempête qui a endommagé une partie de sa cargaison de coton. Il arrive ensuite à Liverpool d'où il doit repartir pour Boston le 5 avril. 
Pour cette traversée, qui doit durer quatorze jours, le Californian ne transporte aucun passager. Sur la passerelle de navigation, Lord est accompagné de trois officiers et d'un apprenti : ce sont George Stewart (commandant en second ou chief officer), Herbert Stone (deuxième officier), Charles Groves (troisième officier) et l'apprenti James Gibson. 


La traversée est sans histoire durant la première semaine. Le dimanche 14 avril, le trafic de messages radios s'accroît : plusieurs navires croisant dans la zone signalent en effet des glaces se trouvant anormalement au sud. Dans la journée, il avertit une première fois le Titanic, qu'il précède, de la présence de glaces. Le soir venu, Lord, fait stopper les machines et immobiliser le cargo, arrêté par un épais champ de glaces à 22 h 20. À 22 h 55, l'opérateur radio Cyril Evans avertit une nouvelle fois le Titanic du danger. Mais Jack Phillips, l'opérateur du Titanic, lui demande alors violemment de se taire car il est en communication avec Cape Race, devant rattraper le retard pris dans l'envoi de messages personnels des passagers suite à une panne des appareils, la veille. À la décharge de Phillips, Evans a oublié de débuter son message par le code spécifiant son caractère officiel et urgent. Finalement, à 23 h 30, Cyril Evans, qui est le seul opérateur radio à bord du Californian, éteint la radio pour aller se coucher, ce que fait également le commandant Lord à minuit. 
À 23 h 40, le Titanic heurte un iceberg. 


Comme il est de quart sur la passerelle, le troisième officier Groves croit apercevoir un paquebot au loin. Il prévient Lord qui lui conseille d'entrer en contact avec le navire par le biais de lampes morse. Le navire ne répond pas. De la salle des cartes, où il se repose, le capitaine l'observe également, mais déduit qu'il doit s'agir d'un cargo de la même taille que le Californian. Peu après, Groves note que les lumières du navire sont éteintes. Cela ne le choque pas dans la mesure où le fait d'éteindre les lumières la nuit était une pratique courante sur les lignes d'extrême orient où il avait travaillé. Il leur semble également probable que le navire ait été bloqué par les glaces et ait en conséquence éteint ses lumières pour que les passagers aillent se coucher.
Ayant conclu que la situation n'a rien d'anormal, Lord retourne se reposer, demandant à être réveillé au moindre signe suspect. Quant à Evans, il ne souhaite pas prendre le risque d'être à nouveau rabroué par Phillips et ne cherche donc pas à rétablir le contact radio avec le Titanic. 


À bord du paquebot qui commence à couler, les officiers et de nombreux passagers aperçoivent les lumières d'un navire dont ils attendent en vain le secours. De plus, l'opérateur Jack Phillips ne reçoit aucune réponse à ses appels. Le capitaine Edward Smith ordonne alors à Boxhall de lancer des fusées de détresse et de communiquer avec le navire grâce à des lampes morse. Les fusées sont aperçues par Herbert Stone, deuxième officier du Californian, qui considère qu'il ne s'agit pas de signaux de détresse et que le navire informe juste qu'il est bloqué par les glaces. L'apprenti Gibson croît pour sa part apercevoir des signaux à la lampe morse et tente d'y répondre, mais les signaux n'ayant aucune signification, il conclut finalement qu'il s'agit du clignotement du feu du navire. 
Lorsqu'une sixième fusée est envoyée, Gibson décide de prévenir le capitaine, qui se range à l'avis de Stone et juge inutile de réveiller l'opérateur radio. Selon lui, le navire est un cargo qui ne possède pas d'émetteur. Finalement, les feux du navire disparaissent : Stone prévient une dernière fois Lord de l'avancée de la situation, et celui-ci conclut que le navire a prévenu les navires alentours des glaces avant de partir. 


À 3 h 30, Stone aperçoit à nouveau ce qu'il pense être des signaux de détresse. Il s'agit en réalité de tirs de fusées provenant du Carpathia venu secourir les naufragés. Il n'en fait cependant pas mention à Lord et continue sa veille. Le commandant en second Stewart prend la relève à quatre heures et est informé de la situation. Une demi-heure plus tard, il en informe Lord. Celui-ci, voyant le navire et pensant qu'il s'agit de celui qui a été vu la veille, considère que tout va bien. Au bout de quelque temps, les officiers décident de réveiller Cyril Evans pour qu'il en apprenne plus sur les fusées vues dans la nuit. 
Ses questions reçoivent bien vite une réponse : le Frankfürt lui apprend que le Titanic vient de faire naufrage. Plusieurs autres navires confirment la nouvelle et transmettent les coordonnées du lieu du drame, que l'opérateur transmet au capitaine. Celui-ci s'exclame étrangement : "Non, ça ne peut pas être exact. Vous devez me trouver une meilleure position". Il fait ensuite mettre le navire en marche, mais pour une raison inconnue, se dirige d'abord dans le champ de glace, à l'ouest, avant de descendre vers la position du Titanic, qui se trouve hors des glaces au sud". 


Vers 8 heures, le Californian arrive en vue du Carpathia qui finit de recueillir les derniers rescapés. Le cargo propose son aide et est invité à rester sur les lieux pour trouver d'éventuels survivants. Les recherches sont cependant infructueuses. 
Après deux ou trois heures de recherches, le navire reprend sa route pour Boston. 


Capitaine Stanley Lord


À son arrivée à Boston dans la nuit du 18 au 19 avril 1912, Lord est accueilli par de nombreux journalistes, et est considéré, pour peu de temps cependant, comme un héros comparable à Arthur Rostron, le capitaine du Carpathia. Cependant, le témoignage d'un soutier du Californian, Ernest Gill, change tout. En effet, celui-ci donne une interview au Boston American, dans laquelle il explique avoir aperçu un grand navire qui tirait des fusées la nuit du naufrage. Pour lui, le navire ne peut-être que le Titanic. 
Interrogé par la commission d'enquête américaine, Lord déclare avoir en effet vu un navire, cependant, il s'agit selon lui d'un cargo qui a stoppé pendant une heure avant de s'éloigner. Il déclare également que le Titanic se trouvait à une vingtaine de miles du Californian, tandis que le cargo qu'il a vu était à environ cinq miles. De plus, selon lui, le navire était de taille comparable à celle du Californian, ce qui ne correspond pas à la description du Titanic. 
La commission d'enquête ne cherche cependant pas à en savoir plus sur le navire en question. Stanley Lord, accusé d'avoir manqué à son devoir en ne secourant pas le Titanic, sera relevé du commandement du Californian.

samedi 31 décembre 2011

L'origine de la tradition de s'embrasser sous une branche de gui

En Europe du Nord (y compris en France) et en Amériques du Nord, il est d'usage de s'embrasser sous une branche de gui, symbole de prospérité et de longue vie au moment des fêtes de Noël et du jour de l'an (à minuit précisément). 
La saison voulant que le gui abonde, on en cueillait pour l'offrir avec ce souhait : "Au gui l'an neuf", formule qui fut remplacée plus tard par "Bon an, mal an, Dieu soit céans" (soit dans la maison). 


Gui


Tradition gauloise par excellence, les druides considéraient cette plante comme sacrée en raison de la longévité des feuilles, de leurs vertus médicinales, ou même miraculeuses, qu'ils lui attribuaient. Le gui était un talisman qui chassait les mauvais esprits, purifiait les âmes, guérissait les corps, neutralisait les poisons, assurait la fécondité des troupeaux, permettait même de voir les fantômes et de les faire parler. 
C'était le gui cueilli sur le chêne – chose rare – qui était recherché. Le chêne était l'arbre du soleil qui symbolisait la force et la puissance. Le Gui était l'arbuste de la lune. 


Baiser gui


La couronne de gui suspendue à l'intérieur de la maison était ainsi censée porter bonheur, et les habitants embrassaient leurs visiteurs pour leur porter chance et prospérité. Les couples qui s'embrassent sous le gui seront mariés dans l'année, et ce baiser serait un présage de bonheur et longue vie.

vendredi 16 décembre 2011

La légende des 1000 grues

La légende des mille grues est une légende originaire du Japon, où l’origami est très pratiqué, qui raconte que si l’on plie mille grues en papier, on peut voir son vœu de santé, longévité, d'amour ou de bonheur exaucé.

Cette légende est aujourd'hui associée à une jeune fille japonaise, Sadako Sasaki. Enfant, elle fut exposée au rayonnement du bombardement atomique d'Hiroshima et atteinte de leucémie. Ayant entendu la légende, elle décida de plier mille grues espérant que les dieux, une fois les mille grues pliées, lui permettraient de guérir. Elle confectionna au total 644 grues de papier. Elle mourut le 25 octobre 1955 à l'âge de douze ans. Elle avait plié ses grues avec tout le papier qu'elle pouvait trouver, jusqu'aux étiquettes de ses flacons de médicament. 
L'histoire de Sadako eut un profond impact sur ses amis et sa classe. Pour soutenir son action et honorer sa mémoire, ses compagnons de classe plièrent le nombre restant de grues en papier et elle fut enterrée avec une guirlande de mille grues. 


Aujourd'hui, dans le Parc de la Paix d'Hiroshima, se dresse une statue dédiée à la mémoire Sadako et placée sur un piédestal en granite ; elle tient une grue en or dans ses bras ouverts. À sa base se trouve cette inscription : 
Ceci est notre cri. 
Ceci est notre prière. 
Pour construire la paix dans le monde 


Parc de la Paix Hiroshima - statue Sadako




Tous les ans, des enfants du monde entier plient des grues et les envoient à Hiroshima. Les origamis sont disposés autour de la statue. Grâce à Sadako, la grue en papier est devenue un symbole international de la Paix. 
Depuis, il est entré dans la tradition de plier mille grues en papier lorsqu'un proche ou bien un ami est gravement malade. Au-delà de la superstition, cet acte procure courage et volonté au malade, qui se sent ainsi entouré.

dimanche 4 décembre 2011

La légende du moineau à la langue coupée

La légende du moineau à la langue coupée est une ancienne fable japonaise et interprétée dans le théâtre Nô sous la forme d'une danse, la danse des moineaux. 


En voici l'histoire : 
Dans une lointaine contrée vivent un vieil homme nommé Nasakeji, et sa femme. Tous deux sont bons et honnêtes. Ils possèdent pour toute fortune un moineau apprivoisé, Bidori, qu’ils chérissent. Un jour, leur voisine, la vilaine Ara-aba, met de la fécule à sécher dans son jardin. Bidori, passant par là, voit la fécule et la mange. Mais la femme surveille son bien et, fort en colère, se saisit de l’oiseau. Puis, pour le punir, elle lui coupe la langue. Gravement blessé, Bidori s’enfuit à tire d’aile dans la forêt toute proche. 
L’après-midi, le vieil homme et sa femme, rentrant des champs, sont très surpris de ne pas rencontrer Bidori volant à leur rencontre comme à l'accoutumée. Ils le cherchent partout, sans succès, dans la maison et à l’extérieur de celle-ci. En désespoir de cause, ils questionnent leur voisine Ara-baba. Celle-ci leur raconte l’histoire en ricanant. Fort inquiets, ils partent à la recherche de l’oiseau sillonnant la région par monts et par vaux en appelant  "Bidori... Bidori". 
Finalement ils trouvent leur compagnon dans la forêt. Heureux de retrouver ses maîtres, le moineau les invite chez lui. Ils sont accueillis fort aimablement par toute la famille. Une table est dressée avec du poisson, des gâteaux et du saké. Après le repas, les enfants exécutent "la danse des moineaux" (suzume odori) en leur honneur. Les paysans prennent congé de leurs hôtes en fin d’après-midi. Désireux de leur faire un cadeau, Bidori leur présente deux malles et leur demande de choisir laquelle leurs invités emporteront. L’une est grande et semble fort lourde. L’autre est bien plus petite. "Je suis âgé", dit Nasekeji, "je choisirai donc la plus petite. Je pourrai ainsi la porter plus aisément". 
Après avoir vivement remercié leurs amis pour leur hospitalité, le mari et sa femme prennent le chemin du retour. Une fois arrivés chez eux, ils ouvrent le panier. À leur grande surprise ils constatent que celui-ci contient une fortune en or, argent, pierres précieuses et soieries. 
L'origine de leur fortune est rapidement connue de tout le village. Apprenant leur aventure, l’envieuse Ara-aba décide de tenter également sa chance. Elle parcourt la forêt appelant à son tour "Bidori... Bidori...". L’oiseau se montre. Elle lui dit alors combien elle est heureuse de le revoir. Le moineau invite courtoisement la vilaine femme à le suivre chez lui et, au moment de se séparer, lui laisse également le choix entre deux malles. La cupidité d’Ara-aba la conduit à choisir la plus grande et la plus lourde. Puis, avec à peine un mot de remerciement, elle prend congé de ses hôtes, pliée sous le poids de son fardeau. Sur le chemin du retour, poussée par la curiosité, elle ouvre le panier. À peine le couvercle est-il rabattu que démons, fantômes et serpents se jettent sur elle et la dévorent après lui avoir infligé maintes souffrances.

jeudi 20 octobre 2011

La véritable histoire de la distance du Marathon

Selon la version populaire, Phidippidès, un messager grec aurait couru de Marathon à Athènes pour annoncer la victoire contre les Perses à l’issue de la bataille de Marathon lors de la première guerre Médique en -490. Arrivé à bout de souffle sur l’Aréopage, il y serait mort après avoir délivré son message.


Cette version est contredite par celle de l’historien grec Hérodote : lors du débarquement des Perses à Marathon, les Grecs auraient envoyé le messager Phidippidès, chercher de l’aide à Sparte, à plus de 220 kilomètres. Alors que les Spartiates ne répondaient pas, les Athéniens combattirent seuls, avec les Platéens. Ce serait donc un certain Euclès, le messager authentique qui aurait parcouru au prix de sa vie la distance entre Marathon et Athènes pour annoncer la victoire (ou encore Thersippos l'Eroeus selon Héraclide du Pont).


La distance du marathon moderne est donc celle qui sépare Marathon d'Athènes soit 40 km. Elle est parcourue pour les premiers Jeux olympiques modernes à partir de 1896.


Marathon d'Athènes 1896
Marathon d'Athènes en 1896


C'est en 1921 que la distance fut définitivement fixée, en officialisant celle des Jeux olympiques de Londres tenus en 1908. La famille royale d'Édouard VII désira en effet que la course démarrât du château de Windsor pour se terminer face à la loge royale dans le stade olympique. Cette distance a donc été mesurée précisément : 26 milles et 385 yards soit 42,195 km et est donc devenue la distance officielle du marathon.
Il arrive, d'ailleurs que des marathoniens crient "Vive la Reine !" au passage du quarantième kilomètre pour célébrer les derniers 2,195 km, cadeau de la famille royale d'Angleterre.

dimanche 10 avril 2011

Le roman qui avait prédit le naufrage du Titanic

Le Naufrage du Titan The Wreck of the Titan
Le Naufrage du Titan (The Wreck of the Titan) est un roman écrit par Morgan Robertson et publié en 1898 sous le titre Futility (en français Futilité). Il raconte l'histoire d'un paquebot, le Titan, plus grand navire de son époque, qui sombre dans l'océan Atlantique après avoir heurté un iceberg. Le naufrage cause de nombreuses morts à cause du manque de canots de sauvetage à bord.


Le roman, peu notable lors de sa sortie, connaît un succès imprévu après le naufrage du Titanic, qui survient le 15 avril 1912. En effet, un certain nombre de similitudes frappantes touchent les deux navires.
Le Titan mesure un peu plus de 240 mètres là où le Titanic en atteint 269, tous deux atteignent la vitesse de 25 nœuds, voyagent dans l'Atlantique nord au mois d'avril, et sombrent en heurtant un iceberg, cause de naufrage peu répandue. De plus, les deux navires sont réputés comme étant très sûrs grâce à leurs compartiments étanches, et transportent un nombre insuffisant d'embarcations de sauvetage. Les deux heurtent également l'iceberg par tribord.


Ces similarités entre les deux événements poussent certains à parler de prémonition, et du fait que Robertson aurait "vu" le naufrage avant qu'il ne se produise. Toutefois, si le livre comprend d'étonnantes coïncidences, il contient également d'énormes différences, notamment en ce qui concerne le déroulement du naufrage. Cependant, l'explication la plus retenue concernant ces coïncidences vient du fait que Morgan Robertson connaissait bien la marine de son époque, et qu'il pouvait de fait anticiper les possibles évolutions que vivraient les paquebots dans les décennies suivantes concernant la sécurité et le luxe. De fait, l'auteur pouvait supposer qu'un accident arriverait tôt ou tard, la question du nombre de canots de sauvetage à bord des navires prêtant déjà à polémique à l'époque.

samedi 2 avril 2011

La particularité du numéro de téléphone +1-760-733-9969

Mojave Phone Booth Etats-Unis
Il s’agit du numéro d’appel d’une cabine téléphonique installée à la frontière entre le Nevada et la Californie, en plein désert des Mojaves, aux États-Unis.
Le Mojave Phone Booth fut installé à la fin des années 1950 ou au début des années 1960 afin de renforcer la sécurité de la population, pendant une période de fièvre de l'or, de l'argent et de la pierre volcanique. Placée au milieu de nulle part, la cabine servait à des mineurs, qui l'appelaient de temps à autre.


Mojave Phone Booth Cabine de téléphone
En 1990, un randonneur curieux découvre l'existence de cette cabine, alors bien détériorée : il n'en reste que le téléphone et l'armature en aluminium, le reste ayant été détruit par balles. Il relate son étrange découverte dans le magazine Wig Out. Godfrey Daniels, lecteur, est si enthousiasmé qu'il se rend sur place. De retour, il appelle régulièrement la cabine, et invite ses amis à faire de même. Il suffit qu'une personne passe à proximité pour qu'elle réponde.
Appuyée par des sites Web, la légende de la Mojave Phone Booth démarre alors. Des gens viennent sur ce qui devient une sorte de lieu de pèlerinage. D'autres appellent du monde entier, soit pour demander le temps qu'il fait, soit pour raconter leur vie. L'endroit est fêté, décoré de ballons.


L'intérêt suscité par cette cabine plantée au milieu de nulle part ne fait que croître, alarmant certains mouvements écologistes. Ceux-ci rappellent que le désert des Mojaves est une réserve naturelle qu'il faut préserver (parc national), et que les attroupements de curieux constituent une nuisance inacceptable pour le désert.
En mai 2000, après entente avec le Service des parcs nationaux, la compagnie de téléphones Pacific Bell déconnecte la ligne puis retire tout ce qui reste de la cabine, en une nuit. Certains curieux qui appellent encore à ce numéro affirment qu’ils peuvent entendre une sonnerie à la place du message signalant que la ligne est hors service. Envie d’essayer ?

jeudi 10 mars 2011

Qu’est ce que la tradition du limage de dents à Bali ?

En dehors de l’Inde, l'île de Bali en Indonésie accueille la plus grande communauté hindouiste. Cependant, cette religion s’est développée différemment, si bien que cet hindouisme insulaire comporte des rites de passage plutôt uniques. Les Balinais utilisent d’ailleurs le terme Agama Tirtal (qui signifie "Science de l’eau bénite") pour désigner leur religion.
Les Balinais éprouvent une très grande peur face aux lutins, aux esprits et aux démons. C’est cette peur qui motive un rituel auquel tous les Balinais – garçons et filles – doivent se soumettre après la puberté : le limage des dents.

Limage de dents à Bali
Au cours de l’opération, un brahmane (membre de la caste hindoue sacerdotale, la plus haute caste) lime à trois reprises les quatre incisives et les deux canines de la mâchoire supérieure. Cela est effectué au moyen d’une lime et d’un marteau, sans aucune anesthésie. La fille ou le garçon qui se fait limer les dents doit être bien habillé, car la cérémonie est en leur honneur (souvent en blanc pour symboliser la pureté). Celle-ci se déroule dans une atmosphère de fête, au son du gamelan, et se termine par un repas traditionnel. On recueille les déchets dentaires dans une noix de coco, qu’on enterre ensuite derrière le sanctuaire de la famille.

Le limage des dents est avant tout une modification d’ordre spirituel. Le but premier de ce rituel est de débarrasser les forces animales du corps afin de permettre le passage vers le monde des adultes. Les six dents limées correspondent à six mauvais esprits qui doivent être chassés : l’intempérance, la jalousie, la colère, la cupidité, la luxure et la folie. Avec ces défauts en moins et les dents du haut bien limées, l’adolescent s’est débarrassé de tout ce qu’il y avait d’animal en lui. Le limage des dents est obligatoire si l’on désire se marier.
Cette cérémonie est pratiquée également chez familles nobles de Java, à Yogyakarta et à Solo.

dimanche 27 février 2011

La légende de Koobor le Koala

Koobor le Koala
Il était une fois au Temps du rêve (thème central de la culture des aborigènes d'Australie expliquant les origines de leur monde), un orphelin nommé Koobor constamment maltraité et négligé par son clan. 
La région était très sèche et chaque soir, tout le monde buvait avant lui et il ne lui restait jamais assez d'eau pour assouvir sa soif. Il dût alors apprendre à vivre en mangeant les feuilles pleines d'eau du gommier, mais ce n'était jamais suffisant. Un matin, quand le clan partit chercher de la nourriture, ils oublièrent de cacher les seaux d'eaux et pour la première fois dans sa vie, Koobor eût assez d'eau à boire. Il s'en remplit la panse qui était prête à éclater. Une fois, sa soif assouvie, il se rendit compte que son clan serait fort fâché quand il rentrerait. Il décida alors de rassembler tous les seaux d'eau et les suspendit à une branche basse pour les cacher. Il grimpa ensuite dans les branches et entonna un chant merveilleux qui fit tellement pousser l'arbre qu'il en devint le plus haut de la forêt.
Le soir, quand les gens du clan de Koobor regagnèrent le village, ils étaient fourbus et assoiffés et devinrent bientôt fort en colère quand ils virent leurs seaux d'eau pendus au plus grand arbre où était Koobor. Ils lui demandèrent de rendre les seaux volés, mais celui-ci refusa et leur dit : "À votre tour d'avoir soif !". Cela les mit dans une colère noire. Plusieurs hommes grimpèrent à l'arbre, mais Koobor les faisait tomber en les tapant avec les seaux. Deux sorciers plus futés arrivèrent tout de même jusqu'en haut et battirent Koobor et lancèrent son petit corps brisé qui s'écrasa par terre.
Alors que tous regardaient, ils virent le corps brisé se métamorphoser en koala et grimper à l'arbre tout proche. Il s'assit alors au plus haut des branches et commença à mâcher des feuilles de gommier. Koobor leur dit alors :"Vous pouvez me tuer pour me manger, mais ma peau ne peut être ni dépecée, ni mes os brisés avant que je ne sois cuit. Si quelqu'un ose désobéir, mon esprit assèchera tous les lacs et toutes les rivières, si bien que tout le monde en mourra, et il en sera ainsi de tous les koalas !".


Voilà pourquoi les koalas n'ont pas besoin d'eau pour rester en vie et pourquoi les aborigènes respecte toujours l'ordre de Koobor lorsqu'ils font cuire un koala, car ils ont peur qu'il ne revienne et ne leur prenne toute leur eau, les laissant assoiffés pour toujours.

lundi 14 février 2011

Que sont les fêtes des Lupercales ?

Dans la Rome antique, les Lupercales étaient des fêtes annuelles célébrées à Rome du 13 au 15 février, en l'honneur du dieu, Faunus Lupercus. Protecteur des troupeaux, Faunus leur donne la fécondité et les défend contre les loups. C'est aussi un dieu prophétique dont la voix retentit dans le silence de la nuit pour prononcer des oracles.

fetes Lupercales
Les luperques, prêtres de Faunus, sacrifiaient un bouc à leur dieu dans la grotte du Lupercal (au pied du mont Palatin) où, selon la légende, la louve avait allaité Romulus et Rémus, après avoir découvert les deux jumeaux sous un figuier sauvage (le Ficus Ruminalis).
Deux jeunes hommes, vêtus uniquement d'un pagne en peau de bouc, assistaient à la cérémonie. Le prêtre sacrificateur leur touchait le front de son couteau. Puis le sang était essuyé d'un flocon de laine trempé dans le lait. À ce moment, les jeunes gens devaient rire aux éclats. Puis ils couraient dans toute la ville de Rome. Ils étaient armés de lanières, taillées dans la peau du bouc sacrifié, avec lesquelles ils fouettaient les femmes rencontrées sur leur passage afin de les rendre fécondes.
Cette solennité honorait également Junon, déesse romaine des femmes et du mariage, ainsi que Pan, le dieu de la nature.
En 494, le pape Gélase Ier interdit cette fête païenne. Il choisit saint Valentin comme saint patron des fiancés et des amoureux, et décrète que cette date (le 14 février, jour de sa fête) lui serait consacrée.

jeudi 3 février 2011

Les premiers cas célèbres de vampirisme

Le vampire est une créature mort-vivante qui, suivant différents folklores et selon la superstition populaire, se nourrit du sang des vivants afin d'en tirer sa force vitale. Selon les traditions locales, les vampires sont dépeints comme des revenants en linceul qui, visitant leurs aimées ou leurs proches, causent mort et désolation. La légende du vampire puise ses origines dans des traditions mythologiques anciennes et diverses, et se retrouve dans toutes sortes de cultures à travers le monde.


Le phénomène du vampirisme prend, dans la première moitié du XVIIIe siècle, une ampleur considérable, avec deux cas parmi les plus célèbres : ceux de Peter Plogojowitz et d'Arnold Paol. Le contexte social est déjà dominé par la peur du vampire. En effet, lors de l'épidémie de peste qui ravage la Prusse orientale, en 1710, les autorités mènent systématiquement des enquêtes sur les cas de vampirisme signalés, n'hésitant pas à ouvrir les tombes. Le mot "vampire" (orthographié vanpir) apparaît ainsi pour la première fois en 1725, lorsqu'un rapport présente l'exhumation du récemment mort Peter Plogojowitz, un paysan serbe, cas qualifié par la suite de "vampire historique". Plogojowitz est mort à l'âge de 62 ans, mais il serait revenu hanter son fils pour avoir de la nourriture. Après que son fils ait refusé de lui en donner, il est retrouvé mort le jour suivant ; d'autres morts suspectes conduisent à accuser l'esprit de Plogojowitz. Ce cas est relaté dans un article daté du 31 juillet 1725, et repris par Michael Ranft dans son traité La Mastication des morts dans leurs tombeaux (De masticatione mortuorum in tumulis, 1728). Le revenant y est complètement, et pour la première fois, assimilé à un vampire, puisque Ranft utilise le terme slave de "vampyri", terme qui sera repris dans toute l'Europe.


Arnold Paole
Le cas d'Arnold Paole, soldat et paysan autrichien mort en 1726, est également bien documenté. Il aurait été attaqué par un vampire et est mort en faisant les foins. Après sa mort, des proches meurent dans les environs, morts attribuées à l'esprit de Paole. Il passe pour être à l'origine de deux épidémies de "vampirisme" dont la seconde, en janvier 1731, a fait l'objet d'un rapport circonstancié par le médecin militaire Johann Flückinger, généralement connu sous le titre de Visum et Repertum. Ce rapport est abondamment discuté, en particulier par l'empereur d'Autriche Charles VI qui suit l'affaire. Il a aussi été traduit par Antoine Calmet, et a fait probablement couler encore plus d'encre que le cas Plogojowitz.

dimanche 23 janvier 2011

Comment reconnaître un loup-garou sous sa forme humaine ?

lycanthrope loup-garou
Un lycanthrope, plus connu en français sous le nom de loup-garou, est, dans les mythologies, les légendes et les folklores du monde entier, un humain qui a la capacité de se transformer, partiellement ou complètement, en loup ou en créature anthropomorphe proche du loup.
Cette transformation peut être due à plusieurs causes, comme la morsure d’un loup ou d’un autre lycanthrope, une malédiction ou un rituel volontaire. Elle se déclenche généralement durant la nuit et à chaque pleine Lune, condamnant le lycanthrope à errer sous forme de loup en poussant des hurlements jusqu’au matin. Les histoires de lycanthropes sont mentionnées depuis la mythologie grecque. Les lycanthropes sont majoritairement décrits comme des hommes-loups maléfiques possédant les capacités du loup et de l’humain à la fois, une force colossale, et une grande férocité puisqu’ils sont capables de tuer de nombreuses personnes en une seule nuit. Ils ne se rappellent généralement plus leurs méfaits nocturnes après avoir repris forme humaine.


L’une des méthodes les plus classiques pour reconnaître un loup-garou sous sa forme humaine durant la période médiévale et la Renaissance consistait à inciser la peau des suspects et à regarder si des poils s’y cachaient, car selon les croyances françaises et québécoises entre autres, l’homme n’a qu’à retourner sa peau pour se transformer en loup-garou. Les personnes atteintes de lycanthropie peuvent aussi conserver quelques caractéristiques physiques du loup sous leur forme humaine, comme des sourcils qui se rejoignent au-dessus du nez (monosourcil), des ongles légèrement rougeâtres, le majeur et l’index de même longueur (comme une patte de loup), des pouces gros et courts, des mains poilues jusqu’à l’intérieur des paumes, pourvues de doigts plats et palmés, des oreilles implantées un peu plus bas et en arrière de la tête, et de façon générale, plus de poils sur les mains, les pieds et dans le dos.
Une tradition russe rappelle qu’un lycanthrope peut être reconnu grâce aux poils sous sa langue. Les loup-garous auraient aussi l’air triste et mélancolique, et n’iraient jamais à l’église. De plus, après avoir repris sa forme humaine, un lycanthrope est généralement affaibli et souffre d’un manque d’appétit du fait qu’il s’est repu et a couru toute la nuit, il peut aussi être soumis à des dépressions nerveuses. Une fois démasqué sous sa forme humaine, il est théoriquement possible de le tuer, de lui administrer un remède, ou de l’enfermer et d’attendre sa transformation pour prouver sa culpabilité, à condition d’avoir une cage assez résistante.

mercredi 19 janvier 2011

L'origine du mot Mentor

Mentor
Dans la mythologie grecque, Mentor (en grec ancien Μέντωρ / Méntôr), est le précepteur de Télémaque, fils d'Ulysse.
Né à Ithaque, Mentor est un ami de longue date du roi Ulysse, qu'il assiste régulièrement de ses conseils. Lorsque Ulysse quitte son royaume pour participer à la guerre de Troie, il confie à Mentor l'éducation de son fils et la gestion de son patrimoine. Mentor devient donc le conseiller de Télémaque, qu'il guide dans ses choix. Quand les prétendants cherchent à contraindre Pénélope à choisir parmi eux un nouvel époux qui deviendrait ipso facto le nouveau roi d'Ithaque, c'est Mentor qui pousse Télémaque à partir rechercher son père.
Selon Homère, c'est la déesse Athéna qui, sous les traits de Mentor, s'adresse à Ulysse et à son fils pour leur dispenser ses conseils et les protéger.


Dans Les Aventures de Télémaque, paru en 1699, Fénelon donne un rôle considérable à Mentor. Dès le début du XVIIIe siècle, son nom passe dans la langue comme substantif pour désigner un guide, un conseiller accompagnant une personne qui est moins expérimentée ou débute dans une fonction.

vendredi 24 décembre 2010

La légende du loup et du caribou

Au commencement, il n'y avait rien de vivant, pas d'animal, juste le premier homme et la première femme. Cette dernière demanda à Kaïla, le dieu du ciel, de peupler la terre. Il l'envoya creuser un trou dans la banquise pour y pêcher et la femme sortit un à un du trou tous les animaux qui peuplent le monde, le caribou en dernier. 


Caribou
Kaïla lui dit que le caribou était le plus beau cadeau qu'il puisse leur faire car il nourrira son peuple. La Femme relâcha le caribou et lui dit de se répandre sur la Terre et de se multiplier. Rapidement, les caribous devinrent nombreux et les fils de la femme purent le chasser pour manger sa chair et confectionner tentes et vêtements avec sa peau. Cependant, les descendants de la première femme choisissaient toujours les plus beaux animaux, si bien qu'un jour, il ne resta plus que les plus faibles et les malades, dont les inuits ne voulaient pas de peur, en les mangeant, de devenir faibles et malades comme eux. 
La femme demanda une solution à Kaïla et ce dernier alla rendre visite à Amarok, l'esprit du Loup. Il lui demanda que ses enfants, les loups, mangent les caribous maigres, malades et petits pour que les troupeaux redeviennent nombreux avec des animaux gros et gras, et que les Fils de la Femme puissent de nouveau les chasser.


Loup
C'est depuis cela que, selon la mythologie Inuit, "les Fils, le loup et le caribou ne sont devenus plus qu'un. Le caribou nourrit le loup, mais c’est le loup qui maintient le caribou en bonne santé".
Le loup est considéré comme un animal indispensable à l'entretien des populations de gros gibier grâce au type de chasse qu'il pratique. Il est ainsi complémentaire de la chasse pratiquée par les hommes.

mercredi 1 décembre 2010

Le conte japonais de la Fontaine de jouvence

La Fontaine de Jouvence est une des anciennes légendes des temps modernes au Japon.


Il était une fois un très vieux bûcheron nommé Yoshida qui vivait auprès de sa très vieille femme, Fumi. Ils habitaient tous deux, pleinement heureux, dans l'île sacrée de Miya Jima, couverte de pins et d'érables. Un des plus beaux paysages du Japon. Nul n'avait le droit de mourir ici. Ils avaient connu de grandes joies lors de la naissance de leurs trois enfants. De grandes peines aussi. Mais la solitude et la vieillesse les avaient gagnés, ils étaient ridés et secs comme ces vieux troncs que l'on rencontre dans la forêt.


Un jour, par un clair soleil d'automne, Yoshida se dirigea vers la forêt et se promena dans ce lieu qu'il avait tant fréquenté autrefois. Il n'avait jamais prêté attention à cette fontaine. Puisant un peu de son eau limpide, il la porta à ses lèvres. 
Miracle ! Voici que ses cheveux redevinrent noirs, que son visage perdit ses rides, que les forces passées lui revinrent. Yoshida reconnut le solide jeune homme qu'il avait été. Il avait bu, sans le savoir, l'eau de la Fontaine de Jouvence.
Il se hâta vers sa maison où l'attendait Fumi. Lorsqu'elle vit entrer ce beau jeune homme qu'elle avait connu, elle poussa un cri de surprise. Yoshida la rassura et lui expliqua son aventure. C'était décidé. Elle irait aussi boire l'eau de la Fontaine de Jouvence.


Le lendemain, tôt le matin, elle se dirigea vers la source. Yoshida garda la maison. Le temps passa. Yoshida commença à s'inquiéter. Au bout d'un certain temps, il partit à sa recherche. Il arriva à la source. Personne. Il s'aprêta à rentrer lorsqu'un bruit lui fit tourner la tête. Il s'agissait d'une vague plainte. Yoshida s'approcha de l'endroit d'où venait le bruit. Caché par les hautes herbes qui entouraient la source, il aperçut un tout petit enfant à peine âgé de quelques mois. Trop jeune pour pouvoir parler, il tendit ses bras vers Yoshida d'un air désespéré. Dans ses yeux, le bûcheron crut reconnaître le regard de celle qu'il avait tant aimée. Oui, ce petit enfant était Fumi. Fumi qui, dans sa soif d'éternelle jeunesse, avait tant bu l'eau de la source qu'elle était devenue un nourrisson.


Yoshida attacha la fillette sur son dos comme le font les Japonaises de cette époque et rentra chez lui avec la pensée qu'il devrait, à l'avenir, protéger et éduquer celle qui fut jadis sa compagne.

vendredi 26 novembre 2010

La légende de sainte Catherine d'Alexandrie

Catherine serait née vers 290 dans une famille noble d'Alexandrie, en Égypte. Dotée d'une grande intelligence, elle acquit rapidement des connaissances qui la placèrent au niveau des plus grands poètes et philosophes du moment. Une nuit, elle vit en songe le Christ et décida de lui consacrer sa vie, se considérant comme sa fiancée.
Martyre Sainte Catherine Alexandrie
Selon la mythologie chrétienne, l'empereur de Rome, Maximien était venu à Alexandrie pour y présider une grande fête païenne. La jeune fille saisit cette occasion pour tenter de l'amener à se convertir au christianisme, mais cela ne fit que soulever sa colère. Pour la mettre à l'épreuve, il lui imposa un débat philosophique avec cinquante savants, mais au grand dépit de l'empereur, elle réussit à les convertir. Maximien les fit exécuter et demanda Catherine en mariage. Suite à son refus, l'empereur ordonna alors de la faire torturer en usant d'une machine constituée de roues garnies de pointes. Par un miracle, les roues se brisèrent sur son corps, et les pointes aveuglèrent les bourreaux. Obstiné, l'empereur finit par la faire décapiter.


Monastère Sainte Catherine du Sinai
Quelques centaines d'années plus tard, des moines d'un monastère construit au pied du Mont Sinaï, découvrirent au sommet d'une montagne voisine le corps intact d'une belle jeune femme qui fut reconnu comme étant celui de sainte Catherine d'Alexandrie déposé là par des anges. C'est à l'occasion des Croisades que la légende se répandit dans tout l'Occident, créant le motif d'une grande dévotion qui inspira profondément les artistes qui représentaient la sainte avec une auréole tricolore : blanche pour la virginité, verte pour la connaissance et rouge pour le martyre. La roue de son supplice est très souvent représentée auprès d'elle.
Les moines du monastère Sainte-Catherine du Sinaï furent les gardiens du tombeau de la sainte. Les membres de l'Ordre de Sainte-Catherine du Sinaï eurent la tâche de défendre le tombeau et le monastère contre les ennemis du christianisme.


Sa fête est célébrée le 25 novembre et donne lieu à diverses célébrations populaires, dont celles des jeunes filles à marier de plus de 25 ans, appelées les catherinettes.
Des confréries de jeunes filles vénéraient la sainte et avaient le privilège de s'occuper de sa statue placée dans les églises, qu'elles coiffaient lors d'une cérémonie chaque 25 novembre. Cette opération était le privilège des jeunes femmes âgées de plus de 25 ans et encore célibataires. Ainsi l'expression "elle va coiffer sainte Catherine" signifiait que la jeune femme en question n'avait toujours pas trouvé de mari. Cette dernière pouvait alors implorer la sainte avec la prière suivante : "Sainte Catherine, aide-moi. Ne me laisse pas mourir célibataire. Un mari, sainte Catherine, un bon, sainte Catherine ; mais plutôt un que pas du tout".
Du fait des transformations sociales du statut de la femme et du mariage, cette coutume s'est progressivement perdue. Néanmoins, le jour de la Sainte Catherine, à Paris, les Catherinettes employées des maisons de couture sont généralement reçus à la Mairie et se voient souvent offrir des cadeaux par leur employeur, en plus du chapeau préparé par leurs collègues.

lundi 15 novembre 2010

L'origine de "la pomme de la discorde"

Pomme de la discorde
Aux noces de Pélée et Thétis sur l'Olympe, tous les dieux sont invités excepté Éris, déesse de la Discorde. Pour se venger, elle jette dans l'assemblée une pomme d'or avec la mention : "Pour la plus belle". Trois déesses revendiquent alors le fruit, Héra, Athéna et Aphrodite. Afin de mettre un terme à la dispute, Zeus ordonne à Hermès d'emmener les déesses sur le mont Ida, à charge pour Pâris de désigner la gagnante. Le jeune homme accorde finalement le prix à Aphrodite (déesse de l'amour, des plaisirs et de la beauté), qui lui a promis l'amour d'Hélène.
Cette "pomme de discorde" se révélera fatale, puisque c'est elle qui provoquera indirectement la guerre de Troie.


Aujourd'hui, l'expression est restée un sujet de division entre des personnes qui étaient bien ensemble.


La déesse Éris a donné naissance au terme "éristique", l'art de la dispute et du débat.

samedi 30 octobre 2010

La légende de Jack O’Lantern

Jack-O'-Lantern ou Jack O’Lantern ("Jack à la lanterne") est probablement le personnage le plus populaire associé à l'Halloween. Il nous provient d'un vieux conte Irlandais. 


Un soir dans une taverne, Jack, un maréchal-ferrant irlandais et ivrogne bouscula le diable. Ce dernier tente de convaincre Jack de lui laisser son âme en échange de faveurs diaboliques. Sur le point de succomber, Jack, demande alors au Diable de lui offrir un dernier verre avant qu'il n'accepte le pacte. Le Diable se transforme alors en pièce de six pence afin de payer le tavernier. Prestement, Jack empoigne la pièce et la glisse dans sa bourse. Or, comme celle-ci contient une croix d'argent, le Diable ne peut se retransformer et se retrouve prisonnier sous la forme de cette petite pièce ! Jack obtint alors du Malin qu'il ne vienne pas réclamer son âme avant que ne se soient écoulées dix années.


Dix ans plus tard, Jack rencontre le Diable sur une route de campagne : ce dernier réclame son dût. Jack dit alors : "Je vais venir, mais d'abord pourrais-tu cueillir une pomme de cet arbre pour moi ?". Le Diable grimpe sur les épaules de Jack et s'accroche aux branches du pommier. Jack sort alors son couteau et sculpte une croix sur le tronc de l'arbre. Coincé de nouveau ! Le rusé maréchal-ferrant obtient alors du Diable la promesse qu'il ne prenne jamais son âme. Sans autre solution, le Diable accepte et Jack efface la croix du tronc.


Quelques années plus tard, Jack meurt. Mais il se voit refuser l'entrée du paradis à cause de sa vie d'ivrognerie. En désespoir de cause, il se rend chez le Diable : aux portes de l'enfer, celui-ci lui rappelle qu'il ne peut pas prendre son âme. "Mais où vais-je aller ?" demande Jack. "Retourne d'où tu viens" lui répond le Diable ! Jack demanda alors au Diable si il n'avait pas de quoi l'éclairer sur la route. Dans un geste de bonté, le Diable lui donna un morceau de charbon ardent. Jack le mis dans un navet pour en faire une lanterne. Dès lors Jack est condamné à errer comme une âme en peine au milieu des ténèbres.


Jack O'Lantern citrouille Halloween
La tradition irlandaise de creuser des navets lors de la nuit d'Halloween (en souvenir des âmes perdues comme celle de Jack) fut vite remplacée, lors de l'exode massif des Irlandais vers les Amériques en 1845-50 par l'envie de creuser des citrouilles qu'ils trouvèrent sur place. Les citrouilles utilisées sont d'une variété particulière de ce cucurbitacée orange appelées depuis "Jack-o-Lantern". Elles sont devenues le symbole majeur de la fête d'Halloween grâce à leur forme régulière, rappelant un visage et la facilité avec laquelle on peut les creuser.

mardi 19 octobre 2010

La légende de "l'œuf de Colomb"

L'expression "œuf de Colomb" est utilisée pour qualifier une idée simple mais ingénieuse.


L'oeuf de Colomb Illustration
Cette expression proviendrait de l'anecdote suivante : lors d'un repas en présence du navigateur Christophe Colomb, un invité aurait voulu minimiser l'importance de la découverte du Nouveau Monde en disant : "Il suffisait d'y penser". Pour répondre à cette provocation, l'explorateur proposa un défi à ses convives. Il leur demanda de faire tenir debout un œuf dur dans sa coquille. Personne ne réussit, sauf Christophe Colomb, qui écrasa simplement l'extrémité de l'œuf. Il s'écria alors : "Il suffisait d'y penser !".

mardi 12 octobre 2010

L'origine (légendaire) du nom de la ville de Lourdes

Lourdes tirerait son nom ainsi que son blason du temps de Charlemagne : un sarrasin du nom de Mirat aurait pris la ville puis y aurait subits un siège de la part de l’empereur 778. Un jour un aigle volant au-dessus du château et tenant dans ses serres une énorme truite argentée, la fit soudain tomber au milieu des maures assiégés. Mirat jeta la truite par dessus les remparts. Charlemagne crut alors que les sarrasins avait assez de vivre pour soutenir encore longtemps le siège et décida de lever le camp. Toutefois Turpin, l'évêque du Puy-en-Velay, proposa alors un marché à Mirat : il pourrait garder la ville à condition de rendre les armes à la vierge. Mirat accepta et en posant les armes devant la vierge noire du Puy en Velay, il décida de prendre le nom de Louerda ("la rose" en Arabe), en l'honneur de la vierge aux roses.