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mercredi 11 avril 2012

L'origine du mot "coquille" (typographie)

Une coquille est une erreur de composition en typographie, que ce soit par omission (un bourdon*), par addition, par interversion, ou par substitution de caractères, initialement dans les ouvrages imprimés, puis par extension sur support dactylographique et informatique — où l'on parlera aussi de faute ou d'erreur de frappe ou de saisie. 


Bien que le terme est attesté au XVIIIe siècle, et notamment dès 1723, dans La Science pratique de l'imprimerie de Fertel, plusieurs légendes circulent sur l'origine du mot "coquille" en typographie :
La coquille Saint-Jacques, symbole des pèlerins, était l'emblème de nombreux imprimeurs et les références au pèlerinage abondent dans le jargon des typographes (aller à Saint-Jacques, bourdon, etc). On a pu y voir un symbole de rachat, de purification, donc de correction après une faute. Mais le mauvais côté des coureurs de routes, qui avait fait nommer Coquillards des gens promis au gibet, suggérait directement la faute. 
Une autre histoire raconte que, suite à une délibération sur le calibrage des œufs de poule à l'Assemblée nationale, le Journal officiel publia le texte avec une erreur typographique : la lettre "q" fut omise dans le mot "coquille", avec le résultat cocasse que l'on imagine. 
Enfin une légende circule, donnant pour origine du mot "coquille" le fait que du blanc d'oeuf était utilisé pour nettoyer les plaques d'impression. Et de temps en temps, en cassant l'oeuf pour récupérer son blanc, un bout de coquille d'oeuf se cassait et venait se coller, créant une imperfection lors de l'impression. Par dérision, il fut ensuite pris l'habitude d'attribuer aux "coquilles" toutes les erreurs d'impression. 


Coquille


*Le bourdon est un oubli de lettres, de mots, de paragraphes, voire de pages entières. Un exemple de bourdon fameux est donné par Eugène Boutmy : en 1812, un journal voulait titrer "L’union des deux empereurs dominera l’Europe", mais l’oubli de trois lettres donna "L’un des deux empereurs dominera l’Europe". L’origine de ce nom viendrait du signe de correction conventionnel signalant ce genre d’erreur, qui ressemblerait au bourdon, le bâton des pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle. D’où l’expression ancienne, aller à Saint-Jacques, attribuée aux typographes coutumiers des bourdons, autrement appelés bourdonnistes. Le bourdon n’est pas lié à la technique d’impression, mais à l’inattention du compositeur, du correcteur, du metteur en pages. Par conséquent, il existe toujours.

jeudi 9 février 2012

Qu'est ce qu'un marronnier en journalisme?

Un marronnier en journalisme est un article d'information de faible importance meublant une période creuse, consacré à un événement récurrent et prévisible.
Tout comme le marronnier (l'arbre) qui invariablement, tous les ans, produit ses fruits, le marronnier journalistique reproduit les mêmes sujets avec plus ou moins d'originalité. Les sujets "débattus" dans un marronnier sont souvent simplistes, parfois mièvres. Son équivalent anglophone est l'expression chestnut (Royaume-Uni) ou evergreen (États-Unis). 


L'origine de ce terme journalistique proviendrait d'un marronnier du jardin des Tuileries à Paris. Sur la tombe des Gardes Suisses tués le 20 juin 1792, au Cours-la-reine, fleurissait au premier jour de chaque printemps un marronnier et tous les ans, un article paraissait dans la presse à ce sujet. 


Marronniers journalisme


Quelques exemples de marronniers : 
- Le soleil et la canicule en été. 
- Les sans-abris qui souffrent du froid en hiver. 
- Les embouteillages sur la route des vacances. 
- Les gens qui postent leur déclaration de revenus au dernier moment. 
- Le baccalauréat en France en juin et juillet, sa fameuse épreuve de philosophie... 


Certains sujets, sans être réellement saisonniers, peuvent être "resservis" chaque année pour améliorer le tirage en période d'actualité creuse. On parle dans ce cas de serpents de mer :
- L'influence des francs-maçons. 
- Le cumul des mandats électoraux. 
- Le vrai salaire des cadres. 
- Les 100 plus grands...

mercredi 6 juillet 2011

Le quotidien de langue anglaise le plus vendu au monde

The Sun
The Sun est un journal britannique de type tabloïd, publié par News Group Newspapers de News International, un élément de l'empire médiatique de Rupert Murdoch. C’est le quotidien de langue anglaise le plus vendu au monde. The Sun a deux fois plus de lecteurs que The Times, quotidien de référence au Royaume-Uni. En octobre 2010, le tirage s’établit à environ 2.900.000 exemplaires par jour pour 8.500.000 lecteurs.
En dépit de son succès de masse, le journal attire de nombreuses critiques, l'accusant de s'en tenir à un traitement sensationnaliste et peu déontologique de l'information.

La page 3 est l'un des "succès" du journal, exposant l'image du buste dénudé d'une ou plusieurs jeunes femmes différentes à chaque numéro. La première apparition date du 17 novembre 1969, les mannequins étant alors vêtues d'un tee-shirt moulant. Le 17 novembre 1970 est publiée la première photo dénudée.
Près de 9.000 femmes ont posé pour cette page depuis 35 ans de manière presque ininterrompue (sauf lors de rares événements comme durant les quatre jours suivant les attentats de Londres du 7 juillet 2005 par exemple). Parmi les plus célèbres à ce jour, citons Samantha Fox et Jordan.

mercredi 20 avril 2011

L’origine du prix Pulitzer

Prix Poulitzer World
Dans son testament, rédigé en 1904, Joseph Pulitzer, éditeur du journal World, appelle à la création d’un prix américain remis dans différents domaines, allant du journalisme à la musique pour objectif de stimuler l’excellence. Il ne mentionne à ce moment que treize prix, dont quatre pour le journalisme, quatre pour la littérature, quatre pour le théâtre et un dernier pour l’éducation. Sensible aux changements de son époque, Pulitzer donna le droit de ne pas décerner le prix si aucune œuvre ne correspondait aux critères d’excellence du jury.

Créé en 1904, le Prix Pulitzer n’est vraiment mis en place qu'en 1917. Conformément à la volonté de Pulitzer, c’est le président de l’université Columbia qui annonce et décerne les prix sur recommandation du jury (Joseph Pulitzer fut à l'origine de la 1ère école de journalisme fondée à Columbia). Aujourd’hui, la commission est indépendante et décide seule de l’attribution des prix. Une enveloppe de 5.000 dollars américains accompagne le prix, remis au mois d’avril à des personnalités américaines.

En 1997, lors du 150e anniversaire de naissance de Pulitzer, la commission a fait preuve du respect des exigences d’adaptation aux évolutions sociales exigées par son instigateur : elle commença à reconnaître l’importance croissante des textes journalistiques disponibles sur Internet. Cette reconnaissance sera encore plus marquée en 1999, date à laquelle la commission a reconnu les présentations sur les réseaux comme des suppléments aux éditions papiers dans la catégorie "Public service".
Par ailleurs, des changements ont été apportés aux prix concernant la musique. Jusqu’en 1997, ceux-ci ne concernaient que la musique classique. La commission décida alors d’élargir les compétences du jury en laissant place à d'autres types de musiques. Le prix de 1997 revint ainsi à Wynton Marsalis pour Blood on the Fields, imprégné de musique jazz.
Dans le domaine du journalisme, la commission a décidé en décembre 2008 que les 14 différents types de prix sont étendus à des publications entièrement sur Internet. Les textes proposés, en ligne ou publiés, doivent provenir de journaux ou d'organisations d'information des États-unis, publiant au moins une fois par semaine, ayant pour objet principal l'actualité et "adhérant aux plus hauts principes journalistiques".

mardi 29 mars 2011

L’origine de « Paris Match »

Paris Match mars 1949
Paris Match, magazine hebdomadaire français d’actualités et d’images, est créé, en 1949, par l’industriel et patron de presse Jean Prouvost.
Il tire son origine d’un titre plus ancien, Match, un hebdomadaire sportif créé en 1926 par Léon Bailby et repris en 1938 par Jean Prouvost, qui l’avait transformé en magazine d’actualités l’année suivante. Match cesse de paraître durant la Seconde Guerre mondiale.
Match renaît le 25 mars 1949 sous la plume de Paul Gordeaux (qui était pendant une partie de la guerre l'envoyé spécial permanent de Paris-Soir et Match à Londres) avec en couverture le premier ministre anglais Winston Churchill. Il propose d'en faire un Life français, Paris Match était né. C'est également lui qui est à l'origine du titre Paris Match et de la rubrique, "Le Match de la vie".

Paris Match 1953
Le titre connaît un grand succès jusqu’à la fin des années 1950 sous la direction de Hervé Mille. Puis, les ventes baissent au fil du temps, subissant la concurrence de nouveaux hebdomadaires et de la télévision. La diffusion passe de 1.800.000 exemplaires en 1958 à moins de 600.000 en 1975.
En 1976, le magazine est repris par Daniel Filipacchi, qui y avait été photographe en début de carrière. Roger Thérond revient comme directeur de la rédaction, fonction qu’il avait déjà occupée de 1962 à 1968, et qu’il ne quittera qu’en 1999. Sous sa direction, Paris Match renoue avec le succès et les ventes progressent à nouveau. Celui qu’on avait surnommé "l’Œil" se retire à 74 ans. Alain Genestar lui succède en juillet 1999.

lundi 21 février 2011

L’origine du mot « Beauf »

Le beauf - mot d'argot français - est un stéréotype d'une personne vulgaire, inculte et bornée. Passé dans le langage familier, le personnage du "beauf" (comme abréviation de "beau-frère") présente une vision caricaturale de certaines formes de classe ouvrière, bourgeoisie ou petite bourgeoisie. 
Le "beauf de Cabu", représenté à l'origine comme un personnage bedonnant et moustachu, est conçu dans sa première version comme un archétype d'un certain type de patron de bistrot. Le personnage, dont le type physique approximatif est représenté par Cabu dès 1965, s'est par la suite développé au gré des conversations de l'équipe de Charlie-hebdo

Mon beauf Cabu
L'expression "mon beauf" a été créée par François Cavanna en imitant des conversations de bistrot : "Dans ces moments-là, je parlais tout le temps de mon beauf, comme ça, comme on dirait mon frangin (...). Le type avec lequel on regarde le foot à la télé, celui qui vient vous aider à repeindre la cuisine le dimanche, parce que le week-end d'avant, c'est vous qui êtes allé l'aider à bricoler sa voiture. Venant d'un milieu ouvrier, cela symbolisait pour moi les relents de pastis, la pétanque, la connerie morne". 
Cabu lui-même reprend l'idée dans ses dessins et fixe en 1975 le personnage de "Mon Beauf", auquel il prête les traits d'un cafetier connu naguère à Châlons-sur-Marne. 

La référence à la belle-famille dans le terme même de "beauf" est en soi un cliché humoristique, celle-ci étant souvent présentée comme porteuse de fréquentations désagréables et de tracas divers ; ses membres, comme le beau-frère ou la belle-mère, sont dépeints dans nombre de récits comiques (La Famille Illico, Un gars, une fille, Mon beau-père et moi, Mariage à la grecque, etc.) comme des personnes antipathiques, ou simplement envahissantes, dont on ne peut cependant se défaire.

Beurre Oeuf Fromage Guerre occupation
Il ne faut pas confondre avec le "BOF" (acronyme pour "beurre-œuf-fromage") qui est l'ancien sigle du commerce de produits alimentaires, du grossiste des Halles au détaillant crémier vendant donc du beurre, des œufs et du fromage. Son sens est devenu péjoratif en France, durant l'Occupation allemande avec les cartes de rationnement, très recherchées au marché noir. Par extension, BOF désigna une personne s'enrichissant grâce au marché noir pendant cette période. Le roman de Jean Dutourd Au bon beurre met en scène, sur ton satirique, les aventures d'un couple de BOF sous l'Occupation.

mercredi 25 août 2010

A quelle race de chien Snoopy appartient-il ?

Snoopy
Snoopy est le beagle (et non pas un bull-terrier comme on pourrait croire).
Il appartient à Charlie Brown, le personnage central des Peanuts, comic strip écrit et dessiné quotidiennement, sans interruption et sans assistance par l'Américain Charles M. Schulz d'octobre 1950 jusqu'à sa mort, en février 2000. 
À la mort de Schulz, le comic était publié dans plus de 2.600 journaux, dans 75 pays différents et dans 21 langues.


Les débuts de Peanuts commencent donc avec deux garçons, Charlie Brown et Shermy, une fille, Patty et Snoopy (apparaîtront ensuite Violette et Schroeder en 1951, puis Lucy et Linus en 1952). Il les dessine très simplement, une grosse tête ronde et un petit corps, avec des lignes uniques et épaisses (plume). La bouche et deux petits points pour les yeux suffisent pour composer leur expression. Snoopy, quant à lui, est encore un chien ordinaire mais il va très vite évoluer et devenir un personnage très important : "il ne pensait pas. Il aboyait et galopait à quatre pattes. C'était un adorable petit chiot. Je ne sais pas comment il en est venu à marcher, à penser mais c'est certainement l'une des meilleures trouvailles".
Son comportement devient peu à peu humain : il se met à marcher sur ses deux pattes, à penser et à philosopher. Il a des habitudes plutôt extravagantes, comme celle de dormir sur le toit de sa niche et vit dans un monde fantaisiste.


Snoopy pilote
Beaucoup de strips tournent alors autour de la vie imaginaire du chien - épisodes durant lesquels il peut être un héros de la Première Guerre mondiale perpétuellement aux prises avec l'as allemand des airs Manfred von Richthofen, le Baron Rouge, un astronaute (le premier beagle à avoir marché sur la lune, avant même la mission Apollo 10), le joueur de billard Eddie Vite-fait du film L'Arnaqueur, le légionnaire Beau Geste, un célèbre écrivain, une star de hockey, un joueur de tennis, un scout, etc pour le plus grand amusement (et étonnement) des enfants de la série qui se prêtent parfois complètement à la douce folie de Snoopy.
Il a de nombreux frères et sœurs, dont Spike, Andy, Olaf et Tupfen. Son meilleur ami est Woodstock, un petit oiseau jaune, contraint, à l'occasion de lui servir de secrétaire.

dimanche 7 mars 2010

L'origine du magazine Playboy

Playboy a été créé en 1953 à Chicago par Hugh Hefner. Connu pour ses playmates et ses photographies érotiques mais aussi des articles life style, le magazine a vu quelques grands auteurs contemporains publier leurs nouvelles dans Playboy. On peut citer Arthur C. Clarke, Ian Fleming, Vladimir Nabokov ou encore Margaret Atwood. Il est également connu pour sa ligne éditoriale sur la politique.

Après plusieurs idées de titres (Stag Party, The Gentlemen’s Club), Hugh Hefner et son associé Eldon Sellers s’arrêtent sur le titre de Playboy.
Le premier numéro sort en décembre 1953. Ce premier numéro n'avait pas de date au cas où les ventes ne fussent pas bonnes. En couverture, Marilyn Monroe. Elle est la première sweetheart du mois. C’est un succès immédiat. En quelques semaines, le titre se vend à plus de 50 000 exemplaires à 50 cents le numéro. Le second numéro fut publié en janvier 1954.

Le célèbre logo, qui représente un profil stylisé de lapin portant un nœud papillon de smoking, a été dessiné par l'artiste Art Paul pour le deuxième numéro du magazine et est apparu sur la couverture de chacun des numéros depuis.
Le lapin apparaît sur chaque couverture et les lecteurs peuvent s'amuser à le retrouver. Hefner a dit qu'il avait choisi le lapin comme mascotte pour sa "connotation sexuelle humoristique". Le premier choix avait été un cerf à grands bois, et c'est au dernier moment que sa tête a été remplacée par celle du lapin.

Dans les années 1970, le magazine vend presque 9,5 millions d’exemplaires à travers le monde. La meilleure vente est pour le numéro de novembre 1972 : 7.161.561 exemplaires. Pam Rawlings faisait la couverture.
Aujourd'hui, Playboy est toujours le leader dans le marché des magazines masculins, vendant 3 millions d’exemplaires par mois aux États-Unis.
Pamela Anderson est la playmate qui est apparue le plus souvent sur la couverture du Playboy (12 fois).


October 1965
Playmate of the Month Allison Parks.



January 2000
Millennium Collector's Edition.



November 2009
Playmate of the Marge Simspon.



mercredi 3 mars 2010

Qu’est ce que le Paris-Brest-Paris ?

En 1890, dopé par les derniers progrès techniques, le sport cycliste est en plein développement. Rédacteur au Petit Journal, Pierre Giffard a l’idée d’une course homérique, d’une distance inégalée : 1.200 kilomètres.
Symboliquement, les coureurs devront aller jusqu’au bout du monde, le Finistère, "penn ar bed" en langue bretonne.

Le départ est donné devant le siège du journal, le 6 septembre 1891. 206 amateurs et professionnels participent à cette édition bien que les étrangers et les femmes ne sont pas autorisés à concourir.
16 points de contrôle sont prévus pour ce que le journal annonce "la course nationale de bicyclette...". Les machines sont montées avec des pneus en caoutchouc creux ou des pneumatiques gonflables, ceux-ci faisant leur apparition et se montrant plus légers et plus performants.
Charles Terront gagne la course, roulant sans dormir durant 71h22m avec une moyenne de 17,590 km/h à l’aller et de 16,780 sur le chemin du retour. 100 cyclistes terminent, certains après plusieurs jours en s'arrêtant dans des auberges pour la nuit.

Le devenir de la course PBP va être lié au contexte politique national. Pierre Giffard va courageusement s’engager dans la lutte pour la réhabilitation du capitaine Dreyfus. Il va jusqu’à refuser, dans son journal, les publicités d’antidreyfusards notoires, comme le Marquis de Dion, célèbre constructeur d’automobiles.
Dans cette France coupée en deux, les industriels regroupés autour de Dion et des frères Michelin ne pouvaient plus tolérer que le principal organe de presse sportive, le quotidien, Le Vélo, créé par Giffard en 1892, soit ainsi politiquement orienté. Ils décident donc de lui créer un concurrent, l’Auto-Vélo, dirigé par Henri Desgrange.

En 1901, l'organisation de la course est donc reprise par l'Auto-Vélo, qui recherchait une épreuve d'envergure pour lancer son journal. La course devint internationale et deux catégories furent créées : les coureurs de vitesse, 25 partants, et les touristes-routiers (les ancêtres des randonneurs), 114 partants.
À 04h53 le 16 août 41 coureurs s’élancent. Maurice Garin gagne en 52h11 en arrivant dans un vélodrome du Parc des Princes quasi vide, car personne ne l’attendait si tôt. Il battait de 19 heures et 30 minutes le temps de Terront dix ans plus tôt.

Le succès de la course décida Henri Desgrange à l'organiser tous les dix ans.
Des éditions furent organisées en 1911, 1921, 1948, 1951, 1956 et 1961 mais a ensuite été déprogrammées en raison du manque d'intérêt. Si la compétition a disparu, les randonneurs, cependant, ont perpétué la tradition, tant avec la formule Paris-Brest-Paris Randonneur qu’avec la formule Paris-Brest-Paris Audax.

lundi 4 janvier 2010

La particularité du journal La Bougie du sapeur

La Bougie du sapeur est depuis 1980 un journal périodique humoristique français qui paraît tous les 29 février, soit tous les quatre ans (les années bissextiles).
Sont déjà parus 8 numéros. Le dernier date du 29 février 2008 et le prochain est prévu pour le 29 février 2012.

En 2004, en supplément du numéro 7, paraissait le numéro 1 de La Bougie du Sapeur - Dimanche, destiné à ne paraître que les 29 février qui sont aussi des dimanches (soit tous les 28 ans). Le prochain supplément accompagnera donc l'édition du dimanche 29 février 2032.
De même, en 2008, est paru le premier numéro du supplément La Bougie du sapeur - Madame, qui lui en revanche paraîtra systématiquement.

Son nom a été choisi en hommage au héros de bande dessinée créé par Christophe, le sapeur Camember, personnage né un 29 février, dont on souffle donc les bougies d'anniversaire à cette date presque1 quadriannuelle.

Le journal est tiré à 200 000 exemplaires et est distribué par les NMPP. Il a été fondé par Jacques Debuisson et Christian Bailly. Son rédacteur en chef est Jean d'Indy, son directeur de la publication Richard Prideaux-Debuisson.

Fait amusant, à la fin du journal vendu 4 euros pièce, il y a un encart à découper pour s'abonner : 100 euros pour tout le XXIe siècle.
Pour le numéro 8 de 2008, les fonds récoltés ont été reversés à une association s'occupant d'adolescents atteints d'autisme.


mardi 15 décembre 2009

Le Journal de Mickey fête ses 75 ans


3.000 numéros en 75 ans… une longévité rare pour un journal de presse jeunesse en France.
Le tout premier Journal de Mickey (ou JDM) est sorti le jeudi 18 octobre 1934. Autrefois, le jeudi était un jour sans école. Détail amusant, il est daté du 21 octobre, un dimanche !
Il n’est pas la traduction d’une publication américaine, mais un magazine original que nous devons à Paul Winkler, fondateur de l'agence Opera Mundi, détentrice des droits des bandes dessinées Disney en France, ainsi que d'autres comics américains.
Il coûte 30 centimes de l’époque et comporte 8 pages grand format dont la moitié est en couleur. On y trouve 9 BD dont 1 histoire de Mickey, 2 romans, 6 rubriques d’infos (avec déjà le "Qu'en dîtes vous ?", l’ancêtre de la rubrique "C’est fou !"), 2 concours, des blagues, des jeux…

Le 16 juin 1940, pendant la seconde guerre mondiale, le Journal de Mickey s’arrête au n°296. A partir de septembre 1940, il reparaît en zone libre, mais son nombre de pages et ses parutions ne sont pas régulières. Le 2 juillet 1944, sa publication cesse de nouveau.
Le 29 mai 1952, le Journal de Mickey est de retour dans les kiosques. Ce numéro, daté du 1er juin 1952 (encore un dimanche) coûte 20 francs. Il est plus petit que le précédent, mais il comporte 16 pages (8 en couleur et 8 en brichro teintées d’une couleur orange).
La numérotation repart à zéro. Il existe donc deux n°1, celui de 1934 et celui de 1952.

Dans le n°763 du 8 janvier 1967, la rédaction du Journal de Mickey rend hommage à L’ami public n°1. Walt Disney, le papa de Mickey vient en effet de mourir.
Le Journal de Mickey n°977 du 7 mars 1971, est un numéro très spécial. Pour la première fois, il est entièrement en couleurs.

Le Journal de Mickey a réussi à se maintenir plus longtemps que ses concurrents, n'étant égalé en longévité que par Spirou. À la différence de Pilote, il n'a pas cherché à grandir en même temps que ses lecteurs, des babys-boomers aux jeunes adultes - ce à quoi les bandes dessinées de style Disney ne se prêtaient pas vraiment.

Mercredi 16 décembre sors donc le numéro 3000, exemplaire "collector" de 148 pages qui propose une histoire du journal racontée par son héros Mickey, montrant également les coulisses de la rédaction qui fabrique chaque semaine le journal.

vendredi 4 décembre 2009

Pourquoi « le Canard est-il enchaîné » ?

Le Canard enchaîné est un hebdomadaire satirique français, paraissant le mercredi. Fondé le 10 septembre 1915 par Maurice Maréchal, Jeanne Maréchal et Henri-Paul Deyvaux-Gassier, c'est l'un des plus anciens titres de la presse française actuelle.

Son nom est une référence au journal L'Homme libre, édité par Georges Clemenceau qui critiquait ouvertement le gouvernement de l'époque. Fondé en 1913, ce « canard » fut en raison de ses critiques censuré au début de la guerre de 14 et transforma alors son titre en L'Homme enchaîné.
Par parodie, Maurice et Jeanne Maréchal décidèrent donc d'appeler leur journal Le Canard enchaîné.
Variante historique du titre : Le Canard déchaîné, du 15 octobre 1918 au 28 avril 1920.

Pour l'historien Laurent Martin, ce journal représente « une forme alternative de presse qui n'a guère d'équivalents en France et dans le monde »
Son slogan est : « La liberté de la presse ne s'use que quand on ne s'en sert pas ». Ceci résume assez bien la ligne éditoriale de cet hebdomadaire : le Canard parle de tous les scandales publics (politiques, économiques, judiciaires, etc.) en France mais aussi dans les autres pays. Sa devise inventée par H.-P. Gassier en 1915 est : « Tu auras mes plumes, tu n'auras pas ma peau ».

Le canard dessiné qui orne la couverture et la manchette du journal chaque semaine est l’œuvre de Henri Guilac.

jeudi 3 décembre 2009

L’histoire de Times Square



Time Square les années 1920Le 8 avril 1904, sous le mandat du maire George Brinton McClellan Jr., la zone connue précédemment sous le nom de "Longacre Square" fut renommée "Times Square", suite à l'implantation du célèbre journal New York Times  dans une tour copiée sur le campanile de Giotto à Florence.
Adolph Ochs, 
éditeur du Times de l'époque, persuada le maire McClellan de construire une station de métro et de renommer la place "Times Square".
Seulement trois semaines plus tard, la première publicité apparut sur le côté de l'immeuble d'une banque, à l'angle de la 46e rue et de Broadway.

Times Square devint rapidement un centre culturel, un endroit où se concentraient théâtres, salles de spectacles, music halls et hôtels à la mode. La place devint rapidement "l'agora" de New York où l'on pouvait vivre les plus grands évènements comme les World Series en baseball (cf photo).

Des noms tels que ceux d'Irving Berlin, de Fred Astaire ou de Charlie Chaplin furent associés avec "Times Square" dans les années allant de 1910 à 1920, qui marquent l'âge d'or de Broadway. A cette époque, 280 spectacles en moyenne étaient joués chaque année. Il existait quelques 71 théâtres autour de la place ainsi que de nombreux hôtels et restaurants.


Times Square se modifia avec le début de la grande dépression, consécutivement au krach boursier durant les années 1930. 
Il devint progressivement un quartier occupé par les peep shows, les cinémas porno et les boutiques de souvenirs bon marché pour touristes. Il fut alors considéré comme un quartier dangereux. Le délabrement de Times Square était devenu le symbole de la délinquance et de la corruption new-yorkaise des années 1960 au début des années 1990. En outre, plusieurs films sombres tels que Midnight Cowboy et Taxi Driver illustraient alors la décadence de Times Square.

Times Square les années 1990Au milieu des années 1990, le maire Rudolph Giuliani (1994-2002) concentra ses efforts pour améliorer le quartier et pour fermer les sex shops, restaurant ainsi la sécurité. Prostitution, délinquance et criminalité ont été éradiquées par l'application de la politique dite de "tolérance zéro", qui voulait que tout délit, même mineur, soit réprimé et puni.
Aujourd’hui, Times Square reste l'une des "places" les plus célèbres et les plus animées au monde, à l'instar de Shibuya à Tokyo ou Piccadilly Circus à Londres : environ 365.000 personnes y passent par jour.

mardi 10 novembre 2009

L’origine de Télérama

est un magazine culturel français à parution hebdomadaire fondé par Georges Montaron.


Peu après son arrivée à Témoignage chrétien en 1947, Georges Montaron, dont la mission était de relancer l’hebdomadaire d'informations générales d'inspiration chrétienne, eut l'idée de lancer un autre hebdomadaire mais celui-ci consacré aux médias en général.
Il lui apparut rapidement que la radio, le cinéma et la télévision - débutante - seraient les vecteurs de la nouvelle culture de l'après-guerre. Il fallait, disait-il, un journal qui, plus qu'un simple programme des émissions radiophoniques, «
aiderait ses lecteurs à mieux organiser leurs loisirs ».
Témoignage chrétien bénéficiait alors d'une structure culturelle impressionnante : ses chroniqueurs s'appelaient François Mauriac, Antoine Goléa, Pierre Debray, Michel de Saint-Pierre,...

C'est ainsi que parut, le 2 février 1947, le premier numéro de Radio-Loisirs. La maquette du numéro zéro contient déjà tous les ingrédients du contenu du futur Télérama : des programmes d'émissions classés par chaînes de radio et par heures, les horaires des bulletins d'informations, les longueurs d'ondes des différents émetteurs, des critiques des émissions passées et des articles sur les émissions « à écouter », des critiques de films et de livres, un appel pour une participation des lecteurs (Nos lecteurs ont la parole).
Dès son numéro 5, il ose - inimaginable en ces temps de contingentement du papier - remplacer sa une par une simple photo pleine page que seuls viennent troubler une accroche et le bandeau du titre.

Mais 1947 fut une année terrible pour la presse française. Il y eut de très longues grèves dans l'imprimerie et une crise fatale pour les Messageries de la Presse. De très nombreux journaux disparurent. Radio-Loisirs s'arrête après une parution de 24 numéros (dernier numéro daté du 3 au 9 août 1947).

Georges Montaron, élu gérant des Éditions Témoignage chrétien le 15 novembre 1949, décide de s'associer avec Ella Sauvageot, directrice de la Vie catholique et les Éditions du Cerf afin de prolonger Radio-Loisirs.
En février 1950, le nouveau magazine prit le nom de Radio-Cinéma [puis "Cinérama" quand il fit une place plus grande au cinéma]. Il hérita des abonnés de Radio-Loisirs dont la liste fut donnée par Témoignage chrétien.
Cinq ans plus tard, son tirage atteint 75 000 exemplaires.
Le 2 octobre 1960, le numéro 559 de ce qui était devenu Radio-Cinéma-Télévision change son nom en Télérama, contraction de syllabes télévision, radio, cinéma.

mardi 3 novembre 2009

L'origine du mot Paparazzi

Le mot provient du film La Dolce Vita (en 1960) de Federico Fellini dans lequel le héros, Marcello Mastroianni, est souvent accompagné d'un jeune photographe du nom de Paparazzo (paparazzi étant le pluriel de paparazzo en italien).

Le nom de Paparazzo est resté dans le langage usuel pour désigner les photographes de presse qui cherchent à forcer l'intimité de personnes célèbres.

Quant à l'origine exacte de ce nom, Ennio Flaianno, un des scénaristes du film et le créateur du personnage de Paparazzo, explique qu'il l'a trouvé dans un livre de voyages signé George Gissing, By the Ionian Sea (1901), où apparaît un Signor Paparazzo.

Il existe une autre version de l’histoire : dans une interview donnée à l'hebdomadaire OGGI après la sortie du film, Giulietta Masina, femme de Federico Fellini, affirmait lui avoir suggéré ce nom, composé à partir de "papatacci", petits moustiques et "ragazzi", jeunes hommes.

En France, on écrit un paparazzi, des paparazzis selon divers dictionnaires.

jeudi 29 octobre 2009

Pourquoi les deux plus célèbres des gaulois s’appellent-ils Astérix et Obélix

Le 29 octobre 1959 exactement, naissaient dans le premier numéro du journal Pilote, Astérix et Obélix.

Le nom Astérix vient du signe typographique l'astérisque, petite étoile indiquant dans un texte le renvoi à une note de bas de page (on la note « * »), en faisant un jeu de mots pour que le nom termine en "-ix" comme celui de Vercingétorix. Pour Uderzo, le personnage d'Astérix doit être malin, petit mais costaud, « Aussi perceptible qu'une ponctuation ».
Le nom « Astérix » peut également se traduire par « Roi des étoiles » du latin « aster » (étoile) et du mot celte « rix » (roi).
Les auteurs ont également choisi « Astérix » pour la lettre A car, comme disait Goscinny, c'est « Un avantage indéniable pour les classements alphabétiques des futures encyclopédies de la bande dessinée ».

Le nom d'Obélix vient quant à lui de l'obèle, également un signe typographique dans les manuscrits anciens utilisé pour noter un passage douteux (on la note « † »). Cependant on attribue généralement l'origine du mot aux obélisques, des colonnes de pierre célébrant le soleil chez les égyptiens.

Ces utilisations de noms de symbole par Goscinny viennent du fait que sa famille possédait une imprimerie, il connaissait donc les signes typographiques utilisés parfaitement.

N’oublions pas le fidèle compagnon à quatre pattes, Idéfix. Son nom vient d’un concours lancé auprès des lecteurs pour baptiser le petit chien apparu discrètement devant une boucherie de Lutèce au détour d'une case dans Le Tour de Gaule, avant de suivre Astérix et Obélix jusqu'au banquet final, d'où il repart un os dans la gueule. Des milliers de lettres arrivent, et cinq lecteurs proposent le nom Idéfix, qui est retenu. Les heureux gagnants remportent un abonnement gratuit à Pilote.

vendredi 31 juillet 2009

L’assassinat de Jean Jaurès

Le 31 juillet 1914, Jean Jaurès est assassiné par Raoul Villain à 21h30, alors qu'il dîne au café du Croissant, rue Montmartre, dans le deuxième arrondissement de Paris, à deux pas du siège de son journal, LHumanité.
Son meurtre met un terme aux efforts désespérés qu’il avait entrepris depuis l’attentat de Sarajevo pour empêcher la déflagration militaire en Europe. Il précipite le ralliement de la majorité de la gauche française à l’Union sacrée, y compris beaucoup de socialistes et de syndicalistes qui refusaient jusque-là de soutenir la guerre.
Ainsi, dès le 1er août, le journal La Guerre sociale de Gustave Hervé sort une édition spéciale avec trois titres : Défense nationale d'abord! , Ils ont assassiné Jaurès, Nous n’assassinerons pas la France. Le Bonnet rouge, journal anarchiste d’Almereyda, titre : Jaurès est mort ! Vive la France.
À la salle Wagram, le 2 août, à la réunion du Parti socialiste qu’avait convoquée Jaurès, Édouard Vaillant, le vieux révolutionnaire de la Commune, déclare : "En présence de l’agression, les socialistes rempliront tout leur devoir. Pour la Patrie, pour la République, Pour l’Internationale".
Le 3 août, l’Allemagne déclare la guerre à la France.

samedi 2 mai 2009

L’origine du Tour de France et du Maillot jaune

À la fin du XIXe siècle, en France, la presse sportive (alors consacrée en grande partie au cyclisme) est dominée par un titre : Le Vélo, fondé en 1892.
La prise de position de son patron Pierre Giffard dans l'affaire Dreyfus fait des vagues. Les fabricants de cycles (pour la plupart antidreyfusards) qui financent son journal par la publicité n'apprécient pas. En 1900, ils choisissent de financer Henri Desgrange qui crée un journal concurrent L'Auto-Vélo (ancêtre de L'Équipe). Alors que Le Vélo est publié sur papier vert, Desgrange, en collaboration avec un certain Victor Goddet, fait éditer le sien sur papier jaune.
En 1903, la guerre entre Le Vélo et L'Auto-Vélo se poursuit. Desgrange doit alors rapidement trouver un moyen de contrer son principal concurrent. Il se souvient que Géo Lefèvre lui avait proposé d'organiser une course cycliste d'envergure : le Tour de France.
Le 19 janvier 1903, L’Auto (qui a du changer de nom) annonce la création de "la plus grande épreuve cycliste jamais organisée" : ce sera le premier Tour de France.

La couleur jaune du maillot du leader du classement général rappelle celle du journal L'Auto, organisateur de l’épreuve. La signature d’Henri Desgrange, le fameux HD, orne ce maillot après une parenthèse de quelques années seulement où cet usage fut oublié.

Ce maillot distinctif est créé en 1919, en plein Tour. C’est au départ de Grenoble (11e étape), le 19 juillet 1919, qu’Eugène Christophe est revêtu du tout premier maillot jaune de l’histoire.

jeudi 16 avril 2009

Une erreur de frappe qui crée le nom des All Blacks … :

Le nom des All Blacks remonte à la tournée des "Originals" en 1905 et 1906, premier voyage en Europe des joueurs néo-zélandais. Tout viendrait d'une erreur de compréhension. Après un match, le reporter du quotidien anglais Daily Mail aurait voulu rendre hommage aux visiteurs d'un "all backs" ("tous trois-quarts") glorifiant le jeu en mouvement des avants néo-zélandais. Le typographe chargé d'imprimer l'article croit à une erreur et rajoute un "l", persuadé que l'auteur avait simplement voulu les appeler comme ça en référence à la couleur de leur maillot.