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mercredi 11 avril 2012

L'origine du mot "coquille" (typographie)

Une coquille est une erreur de composition en typographie, que ce soit par omission (un bourdon*), par addition, par interversion, ou par substitution de caractères, initialement dans les ouvrages imprimés, puis par extension sur support dactylographique et informatique — où l'on parlera aussi de faute ou d'erreur de frappe ou de saisie. 


Bien que le terme est attesté au XVIIIe siècle, et notamment dès 1723, dans La Science pratique de l'imprimerie de Fertel, plusieurs légendes circulent sur l'origine du mot "coquille" en typographie :
La coquille Saint-Jacques, symbole des pèlerins, était l'emblème de nombreux imprimeurs et les références au pèlerinage abondent dans le jargon des typographes (aller à Saint-Jacques, bourdon, etc). On a pu y voir un symbole de rachat, de purification, donc de correction après une faute. Mais le mauvais côté des coureurs de routes, qui avait fait nommer Coquillards des gens promis au gibet, suggérait directement la faute. 
Une autre histoire raconte que, suite à une délibération sur le calibrage des œufs de poule à l'Assemblée nationale, le Journal officiel publia le texte avec une erreur typographique : la lettre "q" fut omise dans le mot "coquille", avec le résultat cocasse que l'on imagine. 
Enfin une légende circule, donnant pour origine du mot "coquille" le fait que du blanc d'oeuf était utilisé pour nettoyer les plaques d'impression. Et de temps en temps, en cassant l'oeuf pour récupérer son blanc, un bout de coquille d'oeuf se cassait et venait se coller, créant une imperfection lors de l'impression. Par dérision, il fut ensuite pris l'habitude d'attribuer aux "coquilles" toutes les erreurs d'impression. 


Coquille


*Le bourdon est un oubli de lettres, de mots, de paragraphes, voire de pages entières. Un exemple de bourdon fameux est donné par Eugène Boutmy : en 1812, un journal voulait titrer "L’union des deux empereurs dominera l’Europe", mais l’oubli de trois lettres donna "L’un des deux empereurs dominera l’Europe". L’origine de ce nom viendrait du signe de correction conventionnel signalant ce genre d’erreur, qui ressemblerait au bourdon, le bâton des pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle. D’où l’expression ancienne, aller à Saint-Jacques, attribuée aux typographes coutumiers des bourdons, autrement appelés bourdonnistes. Le bourdon n’est pas lié à la technique d’impression, mais à l’inattention du compositeur, du correcteur, du metteur en pages. Par conséquent, il existe toujours.

lundi 9 avril 2012

L'origine du nom de Balthazar Picsou

C'est à partir de 1942 que le dessinateur et scénariste Carl Barks dessina les aventures de Donald. 
En décembre 1947 dans Le Noël de Donald (Christmas on Bear Mountain), il décide de lui créer un oncle : Scrooge McDuck, aussi immensément riche et entreprenant que Donald est pauvre et malchanceux. Cette première histoire est suivie rapidement par Donald et le Secret du donjon (The Old Castle's Secret). Si la première histoire permet de faire entrer Picsou dans l'univers de Donald en jouant sur le courage du héros, la seconde lui donne une épaisseur qui va garantir son existence. Picsou se voit donner une origine (écossaise) et une histoire familiale avec le château du Clan McPicsou. 
En effet, Balthazar Picsou naît en 1867 à Glasgow (Écosse) de Fergus McPicsou et Édith O'Drake. Il meurt en 1967 à Donaldville (Calisota) à l'âge de 100 ans. 


Son nom original, Scrooge McDuck, est inspiré du personnage de Charles Dickens dans Un chant de Noël. Le "Mc" (abréviation de Mac) apposé à son nom de famille rappelle ses origines écossaises. En France, c'est sous le nom d'Oncle Harpagon, inspiré du personnage central de L'Avare ou l'École du mensonge de Molière en raison de son avarice, qu'il apparaît tout d'abord dans Donald et le Secret du donjon en 1949. 
Dans les années 1950, il est appelé Oncle Edgar dans plusieurs comic strips ou Oncle Jérémie McDuck en Belgique avant d'adopter définitivement Balthazar Picsou dans une histoire du Journal de Mickey publiée le 21 décembre 1952, Donald et la Lettre au père Noël (Letter To Santa). Ce nom aurait été choisi par Raymond Calame, rédacteur en chef du Journal de Mickey de l'époque. Le prénom d'Omer lui sera néanmoins attribué dans une histoire publiée en 1956 dans le Journal de Mickey, Oncle Picsou gagne toujours (The Tuckered Tiger).


Balthazar Piscou


Dans La Montre de famille, on apprend que c'est à son arrivée en Amérique que Picsou, qui s'appelait alors Balthazar McPicsou, décida de supprimer la particule "Mac" de son nom. 
La version française de l'arbre généalogique dessiné par Don Rosa confirme que Picsou et ses deux sœurs, Matilda et Hortense, sont les premiers du clan à avoir "américanisé" leur nom de famille. Au Québec, dans les comics des éditions Héritage, son nom est "Picsou" alors que "Scrooge" est utilisé sur la couverture.

dimanche 4 mars 2012

La particularité du livre La danse du fumiste

Publié en 1979 par, La danse du fumiste est un roman du romancier, auteur dramatique et essayiste belge, Paul Emond. 
Ce roman ne comporte qu'une seule et même grande phrase, terminée d'un point d'exclamation.

La danse du fumiste


"A lire pour la pure jouissance de la langue et des mots"

mardi 21 février 2012

Quelle est la différence entre Dupond et Dupont ?

Dupond et Dupont (appelés les Dupondt collectivement) sont des personnages fictifs des Aventures de Tintin par Hergé. 
Dupont et Dupond sont physiquement semblables en tout point sauf un : la forme de leur moustache. Celle de Dupond est droite ou en forme de D incliné, alors que celle de Dupont est troussée ou en forme de T épais renversé. 


Dupond et Dupont


L'orthographe de leurs noms laisse à penser qu'ils ne sont pas frères mais sosies, quoique comme pour Tintin lui-même il n'est pas clair si Dupond/t est leur nom ou leur prénom. Il est cependant fort probable qu'ils se connaissent depuis bien longtemps car ils sont les seuls personnages récurrents (avec Tintin et Milou) qui se tutoient. Ils partagent le même appartement que l'on voit pour la première fois dans Le Crabe aux pinces d'or. On apprend dans Les Bijoux de la Castafiore qu'ils ont effectué leur service militaire au Génie. 


Parmi les sources d'inspiration des Dupondt, les exégètes de Tintin citent le père et l'oncle d'Hergé Alexis et Léon Remi, qui étaient d'authentiques jumeaux (bien que ne ressemblant pas aux personnages, excepté la moustache quand ils l'arboraient) et auraient suscité l'intérêt de l'auteur pour la gémellité. Se promenant avec chapeau melon et canne ou parapluie à la main, la notoriété des personnages fictifs les rattrapa dans la rue, les passants qui les voyaient passer disaient qu'ils "faisaient les Dupondt". 


 Merci au site Quelle est la différence pour l'idée !

dimanche 19 février 2012

L'origine du questionnaire de Proust ?

Le questionnaire de Proust est un questionnaire devenu célèbre par les réponses qu'y a apportées l'écrivain français Marcel Proust. 
Proust découvre ce test à la fin du XIXe siècle, alors qu'il est encore adolescent. Ce jeu anglais datant au moins des années 1860 était nommé Confessions. Celui-ci figure dans un album en anglais de sa camarade Antoinette, fille du futur président Félix Faure, dont le titre original est "An Album to Record Thoughts, Feelings, &c" (un album pour garder pensées, sentiments, etc.). À cette époque, ce genre de jeu est en vogue ; la mode en vient d'Angleterre : les questionnés peuvent y dévoiler leurs goûts et leurs aspirations. 


Proust s'y essaye à plusieurs reprises, toujours avec esprit. Une fois sur l'album d'Antoinette Faure, lorsqu'il avait treize ans ; une autre fois, lorsqu'il avait vingt ans, dans un document à part. 
Ce dernier est intitulé "Marcel Proust par lui-même", est retrouvé en 1924. Il est vendu aux enchères le 27 mai 2003 pour la somme de 102.000 euros. 
On pourra consulter les deux versions sur la page dédiée au questionnaire dans le fonds Kolb-Proust sur http://www.library.uiuc.edu/kolbp/proust/qst.html

Questionnaire de Proust


L'animateur de télévision Bernard Pivot, y voyant l'occasion pour un écrivain de dévoiler à la fois des aspects de son œuvre et de sa personnalité, soumettait traditionnellement ses invités à une version de son cru dérivée du questionnaire de Proust à la fin de l'émission Bouillon de culture
Inspiré par Bernard Pivot, James Lipton, l'animateur de l'émission télévisée Inside the Actors Studio, soumet des vedettes du grand écran américaines à une version à nouveau adaptée du questionnaire de Proust.

samedi 12 novembre 2011

Qu'est ce qu'un caméo ?

Un caméo (francisation du terme anglophone cameo appearance) est l'apparition fugace dans un récit d'un acteur, d'une actrice, du réalisateur ou d'une personnalité. Le terme est apparu en 1851 dans le monde du théâtre. En effet, A l'origine l'expression "cameo appearance" fait référence à une personne célèbre qui jouait son propre personnage.

Le caméo est, aujourd'hui, avant tout un clin d'œil. Il est bref et souvent anecdotique, car il n'influe généralement pas sur le cours de l'histoire. Il peut être ouvertement montré, ou bien décelable par les seuls spectateurs avertis. Au cinéma, les caméos d'Hitchcock sont devenus la signature de réalisateur (sa silhouette fait une apparition dans 37 de ses films entre 1926 et 1976).
Le caméo diffère de la notion de "guest star" qui consiste à faire participer une personne connue dans par exemple un ou plusieurs épisodes d'une série télévisée.

caméo Hitchcock

Lorsqu'un remake d'un film (ou une adaptation d'une série télévisée) est réalisé, il arrive parfois que l'on puisse y voir les acteurs originaux. Par exemple, dans L'Affaire Thomas Crown (1999), on retrouve Faye Dunaway jouant la psychiatre. Elle jouait le rôle de Vicki Anderson dans la version du film de 1968, avec Steve McQueen dans le rôle titre.
De même, lorsqu'un film est adapté d'une œuvre littéraire (roman, bande dessinée ...), son auteur y fait parfois une brève apparition. C'est le cas dans Da Vinci Code de Ron Howard (2006), ou l'on peut apercevoir brièvement Dan Brown lors de la scène où Robert Langdon, héros du roman et du film, signe des autographes.

Par extension, le terme cameo peut désigner toute apparition d'une personne ou d'un personnage dans une œuvre où l'on ne s'attendrait pas à la voir. Ainsi Uderzo et Goscinny dans certaines histoires d'Astérix ou encore Edgar Pierre Jacobs (le dessinateur de Blake et Mortimer) dans quatre des Aventures de Tintin d'Hergé.
L'initiateur du genre en littérature est Honoré de Balzac avec sa technique des personnages secondaires réapparaissant dans La Comédie humaine (par exemple le Marquis d'Ajuda-Pinto).

jeudi 13 octobre 2011

L’incroyable succès du livre « Le Tour de la France par deux enfants »

Le Tour De France Par Deux Enfants
Le Tour de la France par deux enfants est un livre de lecture scolaire rédigé par Augustine Fouillée (née Tuillerie) sous le pseudonyme de G. Bruno et publié par les éditions Belin en 1877.
L’ensemble relate le périple de deux enfants, André et Julien Volden, qui, à la suite de l’annexion de l’Alsace-Lorraine par les Prussiens et du décès de leur père, partent à la recherche d'un oncle paternel à travers les provinces françaises. Ils accumulent une richesse de connaissances nées de l’apprentissage des techniques, de l’habileté dans le travail : ils s’initient à l’agriculture, à l’économie domestique, à l’hygiène… Toutes ces connaissances aboutiront à l’établissement final dans la ferme presque idéale de La Grand’Lande.

Le livre servait à l’origine de livre de lecture du cours moyen des écoles de la IIIe République. Très patriotique, il visait à la formation civique, géographique, scientifique, historique et morale de la jeunesse, qu’il fallait aussi préparer à reconquérir l’Alsace et la Lorraine. Chaque chapitre commence par une maxime et s’organise autour d’un thème principal. Il s’agit de faire connaître le territoire de France avec toutes ses activités. Aux questions spontanées des enfants sont toujours apportées des réponses simples, avec une carte située toujours sous les yeux, pour l’enseignement de la géographie.

Son succès fut tel qu’il avait atteint un tirage de 6 millions d’exemplaires en 1900 et fut utilisé jusque dans les années 1950. On observa que le public continuait à réclamer, après sa disparition du programme. En 1976, il s’en était vendu 8.400.000 exemplaires, dont 7.000.000 exemplaires avant 1914. On peut toujours se le procurer aujourd’hui (gratuit sur iTunes).

samedi 6 août 2011

Quel âge a le Grand Schtroumpf ?

Grand Schtroumf
Le Grand Schtroumpf est un personnage de fiction de la série de bande dessinée Les Schtroumpfs, créée par Peyo. Il apparaît en même temps que les autres Schtroumpfs dans l'album de Johan et Pirlouit, La flûte à six Schtroumpfs.
C'est le doyen et le chef de tous les Schtroumpfs. Il est âgé de 542 ans tandis que les autres Schtroumpfs sont âgés d'environ 100 ans.
Lorsqu'il ne commande pas les Schtroumpfs, il est habituellement dans son laboratoire à préparer toutes sortes de potions et sortilèges. Pour cela il consulte souvent son fameux grimoire, auquel les autres Schtroumpfs n'ont pas accès. Il est le seul Schtroumpf capable de communiquer facilement avec les humains, car il parle leur langue.

mercredi 3 août 2011

L’origine de l’expression "Il était une fois"

Contes Charles Perrault
C’est à Charles Perrault que l’on doit cette formule en français. Il l’utilise pour la première fois dans Les Souhaits ridicules, parus en 1694, où elle n’apparaît qu’au vers 21. Il la reprend pour ouvrir son premier conte merveilleux, Peau d’Âne. Il l’utilisera au total dans sept des huit récits en prose des Contes de ma mère l’Oye. La formule est depuis devenue une clef « magique », ouvrant tout l’univers des contes de fées. Les formules consacrées pour conclure les contes sont "Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants" ou "Ils se marièrent et vécurent heureux" (que l’on ne les retrouve cependant dans aucun des contes de Perrault).

Cette formule serait issue de son homologue anglaise, "Once Upon a Time", utilisée pour la première fois vers 1380 (selon l’Oxford English Dictionary).
L'expression est reprise dans de nombreuses langues du monde. Elle est traduite à l'identique ou adaptée selon la culture comme par exemple "Der var engang" en danois, "Es war einmal" en allemand, "C'era una volta" en italien ou encore "Mukashi mukashi" (昔々/むかしむかし) en japonais !

vendredi 29 juillet 2011

Qu'est ce que l'effet Werther ?

En 1974, le sociologue américain David Phillips forgea l'expression "effet Werther" pour qualifier ce phénomène de psychologie sociale selon lequel la médiatisation d'un suicide entraînerait, par contagion, une vague de suicides dans la population. Perçu par les lecteurs comme une solution parmi d'autres à une série de problèmes personnels, le suicide serait ainsi en quelque sorte "légitimé" par les médias. Et par conséquent adopté par des personnes rencontrant des problèmes personnels. Le suicide de Marilyn Monroe ou, en 1994, de Kurt Cobain sont deux exemples bien connus à l'origine d'un effet Werther.

Werther Goethe
Le terme Werther fait ici référence a un roman, Les Souffrances du jeune Werther (en allemand Die Leiden des jungen Werthers), ayant suscité à sa parution un succès phénoménal et accusé d'être à l'origine d'une une vague de suicide en Europe. Dans ce roman épistolaire de Goethe, le jeune héros se tire une balle dans la tête en raison d’un amour impossible. Goethe lui-même déclara à ce propos : "L'effet de ce petit livre fut grand, monstrueux même, mais surtout parce qu'il est arrivé au bon moment".

jeudi 5 mai 2011

La signification de l’expression "Traduttore, traditore"

Traduttore, traditore ("Traduire, c'est trahir", ou littéralement, "traducteur, traître") est une expression italienne. Cette expression est une paronomase qui joue sur la ressemblance des deux mots et elle est souvent utilisée dans d’autres langues, en raison de sa concision et de ce jeu de mots.

Le fait de comparer un traducteur à un traître signifie que la traduction d'un texte d'une langue dans une autre ne peut, en aucune manière, respecter parfaitement le texte de l’œuvre originale. Beaucoup de polyglottes préfèrent lire une œuvre en version originale car ils veulent la découvrir telle qu’elle a été créée par l’auteur. 
"Mais que dirai-je d’aucuns, vraiment mieux dignes d’être appelés traditeurs que traducteurs ? vu qu’ils trahissent ceux qu’ils entreprennent exposer, les frustrant de leur gloire..." Joachim du Bellay, Défense et illustration de la langue française 

Toutefois, certains traducteurs ont réussi à rendre leur traduction au moins aussi bonne que le texte original ; ce qui est notamment le cas de Charles Baudelaire avec les œuvres d'Edgar Allan Poe.
Certaines œuvres classiques (principalement en latin) sont publiées dans des éditions bilingues, offrant l'avantage de pouvoir comparer le texte original et la traduction placée en regard. C'est aussi souvent le cas du Coran et parfois de certains recueils de poésie.

vendredi 29 avril 2011

Le Rose et le Vert de Stendhal

Après Le Rouge et le Noir, roman publié en 1830, Stendhal écrivit quelques années plus tard un roman intitulé Le Rose et le Vert (un an avant La Chartreuse de Parme).

Le Rose et le Vert Stendhal


Dans ce nouveau récit écrit en 1837 et publié à titre posthume, l’auteur revient au versant germanique de son écriture et à ses années de jeunesse à Brunswick et offre un magnifique portrait d'une jeune bourgeoise allemande, Mina de Wanghen, dans l'impossibilité de mener à bien une passion dans le but d'atteindre la perfection.

dimanche 10 avril 2011

Le roman qui avait prédit le naufrage du Titanic

Le Naufrage du Titan The Wreck of the Titan
Le Naufrage du Titan (The Wreck of the Titan) est un roman écrit par Morgan Robertson et publié en 1898 sous le titre Futility (en français Futilité). Il raconte l'histoire d'un paquebot, le Titan, plus grand navire de son époque, qui sombre dans l'océan Atlantique après avoir heurté un iceberg. Le naufrage cause de nombreuses morts à cause du manque de canots de sauvetage à bord.


Le roman, peu notable lors de sa sortie, connaît un succès imprévu après le naufrage du Titanic, qui survient le 15 avril 1912. En effet, un certain nombre de similitudes frappantes touchent les deux navires.
Le Titan mesure un peu plus de 240 mètres là où le Titanic en atteint 269, tous deux atteignent la vitesse de 25 nœuds, voyagent dans l'Atlantique nord au mois d'avril, et sombrent en heurtant un iceberg, cause de naufrage peu répandue. De plus, les deux navires sont réputés comme étant très sûrs grâce à leurs compartiments étanches, et transportent un nombre insuffisant d'embarcations de sauvetage. Les deux heurtent également l'iceberg par tribord.


Ces similarités entre les deux événements poussent certains à parler de prémonition, et du fait que Robertson aurait "vu" le naufrage avant qu'il ne se produise. Toutefois, si le livre comprend d'étonnantes coïncidences, il contient également d'énormes différences, notamment en ce qui concerne le déroulement du naufrage. Cependant, l'explication la plus retenue concernant ces coïncidences vient du fait que Morgan Robertson connaissait bien la marine de son époque, et qu'il pouvait de fait anticiper les possibles évolutions que vivraient les paquebots dans les décennies suivantes concernant la sécurité et le luxe. De fait, l'auteur pouvait supposer qu'un accident arriverait tôt ou tard, la question du nombre de canots de sauvetage à bord des navires prêtant déjà à polémique à l'époque.

samedi 5 mars 2011

Pourquoi Hulk est-il vert ?

Hulk est un personnage de fiction appartenant à l'univers de Marvel Comics. Inenté par Stan Lee et Jack Kirby, il est apparu pour la première fois dans le comic The Incredible Hulk #1 de mai 1962.
Hulk a été créé pour correspondre à l'engouement des super-héros du début des années 1960, et reproduire le succès des Fantastic Four. De plus, Hulk est dans la continuité des "monster comics" (récits à chute présentant des monstres, souvent des envahisseurs extraterrestres, parfois démons, parfois robots…) dont Jack Kirby s'était fait une spécialité.

Incroyable Hulk mai 1962
Directement publié dans son propre fascicule, Hulk est au départ gris. Mais devant le piètre résultat imprimé, il est décidé rapidement qu'il sera vert, une couleur plus facile à reproduire à l'époque.
Sa présence parmi les premiers Avengers et dans les pages de quelques numéros de Fantastic Four favorise alors sa popularité. Hulk devient suffisamment populaire pour porter à lui seul un magazine. il devient donc la vedette de Tales to Astonish, bientôt changé en Incredible Hulk.
Le personnage trouve à cette époque sa formule, connue mondialement : Bruce Banner est un savant timide qui cache en lui un monstre ravageur à l'esprit d'enfant, qui ne demande qu'une chose : qu'on le laisse en paix. C'est la formule que les successeurs de Stan Lee (Roy Thomas, Archie Goodwin, Steve Englehart, Roger Stern…) choisissent de conserver : ainsi, ils attirent les sympathies des lecteurs vers ce personnage en définitive pitoyable et attendrissant…

Incroyable Hulk comics
Au milieu des années 1980, le scénariste Bill Mantlo, qui officie sur la série depuis des années, rend enfin Hulk intelligent, puisque l'esprit de Banner a enfin pris possession de ce corps titanesque.
Mais il fallut attendre l'arrivée de Peter David pour avoir davantage d'explications. Peter David explique que le Hulk gris est l'expression de la frustration adolescente de Banner, alors que le Hulk vert est l'expression des peurs de l'enfance. Au numéro 377, Hulk suit une psychothérapie qui lui permet de fondre toutes ses personnalités contradictoires en un seul homme qui a l'apparence de Hulk et est intelligent.

Dans le classement du magazine Wizard, paru en juin 2008, Hulk a été classé dix-neuvième parmi les meilleurs personnages de comic books.

mardi 8 février 2011

Les plus longs romans de l’Histoire

Établir la liste des plus longs romans pose le problème des critères utilisés qui peuvent influencer les résultats. Si les nombres de mots et de caractères sont couramment utilisés dans ces comparaisons, ces termes peuvent devenir ambigus, parfois même interchangeables, suivant le langage considéré.
La définition du roman en tant que tel pose également problème. Pour les besoins de cette liste, la définition suivante sera retenue : un roman est une œuvre littéraire narrative unique, imprimée ou sous forme électronique, qui est publiée par une maison d'édition qui en a acquis les droits de publication auprès de l'auteur. De par cette définition, cette liste ignorera intentionnellement bon nombre de textes de grande longueur, tels que encyclopédies et ouvrages autoédités.

Artamène ou le Grand Cyrus de Madeleine et Georges de Scudéry
Le plus long roman en alphabet latin ou cyrillique est Artamène ou le Grand Cyrus de Madeleine et Georges de Scudéry. Publié en dix volumes entre 1649 et 1653. Ce roman à clef contient 2,1 millions de mots.
Le roman à clef touche personnellement un ou plusieurs individus, leur prêtant des actions, des propos, des comportements, entourés d'un parfum de scandale qui ne contribue généralement pas peu au succès de l'ouvrage. Ce genre sulfureux permet en effet, en s'abritant derrière le paravent transparent d'une fiction, de régler des comptes tout en s'épargnant d'éventuelles suites judiciaires.
Le texte complet est disponible en ligne.

À la recherche du temps perdu de Marcel Proust est, quant à lui, le plus long roman couramment lu. 9.609.000 caractères, près de 1,5 million de mots. Cet ouvrage détient le record du plus long roman dans le Livre Guinness des records. Il fut publié en sept volumes entre 1913 et 1927 ; il existe toutefois actuellement une édition en un volume de 2.400 pages.

Les langues de l'Asie orientale, comme le chinois ou le japonais, sont écrites de manière plus compacte que leurs équivalents occidentaux. Ceci explique que les œuvres composées dans ces langues sont souvent nettement plus longues dans des versions traduites.
Néanmoins, le plus long roman en alphabet autre que latin ou cyrillique est Tokugawa Ieyasu de Sohachi Yamaoka. Les 40 volumes de ce roman historique ont été publiés en série entre 1950 et 1967. Le texte complet comprend plus de 10 millions de caractères japonais. Il s'agit du plus long roman japonais mais également d'un des plus longs jamais écrit.

jeudi 30 décembre 2010

La particularité du droit d'auteur de Peter Pan

Peter Pan in Kensington Gardens
Peter Pan est un personnage fictif créé par l'auteur écossais James M. Barrie. Il fait sa première apparition imprimée en 1902 dans le livre The Little White Bird (littéralement, le petit oiseau blanc). Barrie développe le personnage de Peter pour créer la pièce de théâtre Peter Pan or The Boy Who Wouldn't Grow Up (Peter Pan ou le garçon qui ne voulait pas grandir) dont la première eut lieu à Londres le 27 décembre 1904. En 1906, la partie de The Little White Bird concernant Peter Pan est publiée seule : Peter Pan in Kensington Gardens, illustrée par Arthur Rackham. Enfin, Barrie adapta la pièce en un roman publié en 1911 et titré Peter and Wendy, connue actuellement sous le titre Peter Pan.


En 1929, le directeur de l'établissement le Great Osmond Street Hospital, un ami de James M. Barrie, le sollicite pour une tournée de lectures, susceptibles d'amener des fonds pour financer des travaux de reconstruction. De nature réservée, Barrie refuse mais promet de "voir ce qu'il pourrait faire d'autre". En avril de la même année, il a trouvé. Il cède tous ses droits sur Peter Pan, volonté qu'il confirmera dans son testament à sa mort, le 18 juin 1937 raconte le journal Libération dans un article de Frédérique Roussel.


Peter Pan Great Osmond Street Hospital
En 1987, l'oeuvre tombe dans le domaine public cinquante ans après la mort de l'auteur (Barrie est mort en 1937). Un ancien Premier ministre alors député, lord Callaghan, s'émeut de la dilapidation dans la nature de ce trésor national ; il dépose un projet de loi à la Chambre des lords pour perpétuer à jamais les droits de l'hôpital sur les oeuvres du cycle Peter Pan au Royaume-Uni (with a compulsory licence provision). La déclaration figure dans la section 301 du Copyright, Designs and Patents Act de 1988. Cette loi ordonne donc de reverser les droits de la pièce Peter Pan de Sir J. M. Barrie à l'hôpital pour enfants malades à Great Ormond Street à Londres lorsqu'elle est jouée en public, publiée à des fins commerciales, diffusée ou incluse dans des programmes câblés.


Quelques années plus tard, en 1995, l'Europe décide de porter la durée des droits à soixante-dix ans après la mort de l'auteur. Tombé dans le domaine public pendant huit ans, Peter Pan redevient alors propriété de l'hôpital londonien jusqu'en en 2007. Le 1er janvier 2008, le monde entier, à l'exception du Royaume-Uni, dispose de Peter Pan comme il l'entend.
Ce droit d'auteur unique au Royaume-Uni cessera à la disparition du Great Ormond Street Hospital, ou à l'abolition de cette section.

mardi 21 décembre 2010

Qu'est ce qu'un cliffhanger ?

cliffhanger to be continued
Le terme cliffhanger est une expression anglophone qui désigne, dans la terminologie des œuvres de fiction, un type de fin ouverte visant à créer un fort suspense. On dira qu’il y a cliffhanger quand un récit s’achève avant son dénouement, à un point crucial de l’intrigue, quitte à laisser un personnage dans une situation difficile, voire périlleuse. Ce type de fin, très fréquent dans les feuilletons, implique souvent que le récit en question ait une suite (d'ailleurs, on voit parfois les mots "à suivre").
Le mot cliffhanger qui signifie "personne suspendue à une falaise", est l'exemple emblématique de ce genre de situation (voire peut-être à l'origine de l'expression) : le personnage est pris au piège, il est en danger : va-t-il s'en sortir ? Vous le saurez dans le prochain épisode !


Dans la littérature, le cliffhanger est une technique narrative essentielle des romans-feuilletons (voir l'œuvre d'Alexandre Dumas ou celle d'Eugène Sue), mais il est également employé dans certains romans contemporains. Par exemple, Da Vinci Code, de Dan Brown, comporte de nombreux chapitres s'achevant par un cliffhanger, afin de tenir le lecteur en haleine.


La technique du cliffhanger a également influencé le cinéma, à commencer par les serials de la première moitié du vingtième siècle qui se présentaient comme des feuilletons cinématographiques dont les épisodes étaient rythmés par de multiples coups de théâtre. Hormis les serials, d'autres films utilisent la technique du cliffhanger, par exemple les sagas cinématographiques contemporaines (Matrix Reloaded, deuxième volet de la trilogie Matrix, s'achève par un cliffhanger). Certains films se terminent par un cliffhanger sans qu'il y ait de suite (Monsieur Klein, de Joseph Losey), ce qui peut éventuellement décevoir et frustrer le spectateur.


Les séries télévisées françaises de l'ORTF qui adaptaient des romans-feuilletons tels que Rouletabille ou Rocambole, étaient constituées d'épisodes de 15 minutes qui se terminaient par un coup de théatre, une scène de suspense ou une révélation surprenante, conservant l'esprit des œuvres littéraires d'origine.
Dans les séries télévisées américaines, un cliffhanger ponctue un épisode toutes les 12 minutes. C'est en effet, sur les chaînes publiques, la fréquence des interruptions publicitaires : ici, le cliffhanger sert à donner au téléspectateur l'envie de regarder le reste de l'épisode et à le convaincre de patienter pendant la page de publicité. À noter toutefois que même les séries créées par HBO, une chaîne payante sans interruption publicitaire, comportent trois ou quatre cliffhangers par épisode de 52 minutes.
Il n'est pas rare qu'une saison d'une série ou d'un feuilleton télévisé s'achève par un cliffhanger. L'un des exemples les plus célèbres reste le dernier épisode de la troisième saison de Dallas, dans lequel le personnage de J.R. Ewing fait l'objet d'une tentative d'assassinat ; l'identité du coupable n'a été révélée qu'au cours de la saison suivante, ce qui a contribué à renforcer l'intérêt des téléspectateurs du feuilleton, impatients de savoir "qui a tiré sur J.R. ?". Ce procédé crée souvent une frustration chez le spectateur, ce qui le stimule à suivre le feuilleton jusqu'à son dénouement final.
Les cliffhangers de fin de saison visent à la fois à fidéliser le téléspectateur et à convaincre les producteurs de renouveler la série pour la saison suivante, quitte à laisser une fin ouverte en cas de refus - de nombreuses séries, telles que Mystères à Twin Peaks, FlashForward, Dirty Sexy Money et Kyle XY, ont fait les frais de cette méthode.
Si les cliffhangers concernent surtout les séries télévisées dramatiques, ils sont également présents dans certaines séries comiques. Ainsi, la plupart des saisons de Friends s'achèvent par un cliffhanger (par exemple, à la fin de la septième saison, l'une des héroïnes de la série s'avère être enceinte, alors que le mystère plane sur l'identité du père de son enfant).
L'un des grands adeptes du cliffhanger dans les séries reste J. J. Abrams, producteur et créateur notamment d'Alias et Lost, deux séries illustrant à de très nombreuses reprises ce que peut être un cliffhanger d'importance considérable.

mardi 7 décembre 2010

Qu'est-ce qu'une sirandane ?

Une sirandane est une forme de devinette en langue créole pratiquée à l'Ile Maurice, ainsi que dans certaines îles voisines (Seychelles, Réunion, Rodrigues...). Elles portent sur la vie quotidienne ; naïves, humoristiques, poétiques, elles sont en même temps empreintes de sagesse. Les sirandanes constituent un rite social, commençant par une formule rituelle (– Sirandane ?Sampek ! à Maurice, – Kosa inn soz ? [Qu'est-ce que c'est ?] à la Réunion).


L'importance de la sirandane dans la tradition de l'Ile Maurice a été notée dès le XIXe siècle (ex : Charles Baissac, Le Folk-Lore de l'île Maurice, 1888). Plus récemment, J.M.G. Le Clézio en a proposé un recueil bilingue créole-français. 
En voici quelques exemples :


Mo lespri par derier ?
— Bato, koz so guvernay.
Mon esprit est par-derrière ?
— Le bateau, à cause du gouvernail.


Mo mars dan en piti simin, zamé mo pu posé, zamé mo pu turné ?
— Larivier.
Je marche sur un petit chemin, jamais je ne me reposerai, jamais je ne reviendrai en arrière ?
— La rivière.


Trwa piti nwar get vent zot manman brilé ?
– Lipye marmit.
Trois petits Noirs regardent brûler le ventre de leur maman ?
– Les pieds de la marmite.

mardi 5 octobre 2010

Les frères Dalton ont réellement existé

Robert, Grat, et Emmett Dalton, connu sous le nom des frères Dalton ou la bande des Dalton (en anglais Dalton Gang) est un célèbre groupe de hors-la-loi qui a sévi dans l'Ouest américain entre 1890 et 1892, attaquant principalement des banques et des trains. La bande comprenait également des hommes n'appartenant pas à la fratrie.


Ils sont issus d'une famille respectable. Leur père, James Louis Dalton, est un héros de la guerre du Mexique. Lui et son épouse, Adeline Younger/Dalton, ont eu quinze enfants, dix garçons et cinq filles.
L'un des frères, Frank Dalton, devient Marshall adjoint des États-Unis (très respecté dans sa ville de Fort Smith en Arkansas). Il est tué lors d'une intervention contre des trafiquants d'alcool.


Bob Dalton devient à son tour aide-marshal mais quitte rapidement son poste devant les inégalités sociales et la corruption de ses supérieurs. Il décide avec son frère Emmett de se rendre au Nouveau-Mexique pour y entreprendre de nouvelles affaires. Ils sont accompagnés de William McEllhanie ("Narrow Gauge Kid"), George Newcomb et Charlie Bryant.
Lors d'un arrêt près de Silver City, ils participent a un jeu mexicain appelé "Monte" organisé dans le saloon de la ville. Ils s'aperçoivent vite que tout est truqué et pour se venger, récupèrent tout l'argent des tricheurs sans faire de mal à personne. Il s'agit là de leur premier "crime".
Dès lors, la bande des Dalton va voler différentes banques et trains mais également se faire attribuer des délits qu'elle n'a jamais commis, notamment une attaque de train de la Southern Pacific. C'est un détective engagé par cette dernière société qui propage les premières rumeurs sur les agissements de la bande des Dalton, y compris des événements d'où ils étaient absents.
Dans leur deux années de cavale, ils sont aidés par les fermiers en échange d'argent, qui leur dévoilent les cachettes et les plans des shérifs et des aides-marshals des environs.


Grattan "Grat" Dalton est lui aussi victime de ces rumeurs. Incarcéré, il réussit à s'évader pour rejoindre ses frères Bob et Emmett.


Le dernier braquage de la bande des Dalton eu lieu à Coffeyville au Kansas, celui-ci devant être le dernier avant qu'ils ne s'établissent tous en Amérique du Sud. Le plan était simple : Bob et Emmett devaient s'occuper de la Federal National Bank, tandis que Grat Dalton, Bill Powers et Dick Broadwell étaient censés attaquer la Condon Bank. Cependant, trompé par leur indicateur, le vol se transforma en véritable bain de sang. Les cinq tentèrent de prendre la fuite ; Bob et Grat Dalton, Bill Powers et Dick Broadwell périrent alors qu'Emmett Dalton fut grièvement blessé. Accusé de braquage de banque et de deux meurtres, Emmett Dalton fut emprisonné. Condamné à perpétuité, il fut libéré en 1907 après quatorze ans d'emprisonnement. Il écrivit deux livres : Beyond The Law et When the Daltons Rode, adapté au cinéma par George Marshall (1940). Il mourra le 13 juillet 1937 à Hollywood à l'âge de soixante six ans.


Un des frères, Bill Dalton forma quant à lui sa propre bande.


Ils ont inspiré maintes histoires, la plus connue dans le monde francophone étant la bande dessinée Lucky Luke du Belge Morris et de René Goscinny.

mercredi 25 août 2010

A quelle race de chien Snoopy appartient-il ?

Snoopy
Snoopy est le beagle (et non pas un bull-terrier comme on pourrait croire).
Il appartient à Charlie Brown, le personnage central des Peanuts, comic strip écrit et dessiné quotidiennement, sans interruption et sans assistance par l'Américain Charles M. Schulz d'octobre 1950 jusqu'à sa mort, en février 2000. 
À la mort de Schulz, le comic était publié dans plus de 2.600 journaux, dans 75 pays différents et dans 21 langues.


Les débuts de Peanuts commencent donc avec deux garçons, Charlie Brown et Shermy, une fille, Patty et Snoopy (apparaîtront ensuite Violette et Schroeder en 1951, puis Lucy et Linus en 1952). Il les dessine très simplement, une grosse tête ronde et un petit corps, avec des lignes uniques et épaisses (plume). La bouche et deux petits points pour les yeux suffisent pour composer leur expression. Snoopy, quant à lui, est encore un chien ordinaire mais il va très vite évoluer et devenir un personnage très important : "il ne pensait pas. Il aboyait et galopait à quatre pattes. C'était un adorable petit chiot. Je ne sais pas comment il en est venu à marcher, à penser mais c'est certainement l'une des meilleures trouvailles".
Son comportement devient peu à peu humain : il se met à marcher sur ses deux pattes, à penser et à philosopher. Il a des habitudes plutôt extravagantes, comme celle de dormir sur le toit de sa niche et vit dans un monde fantaisiste.


Snoopy pilote
Beaucoup de strips tournent alors autour de la vie imaginaire du chien - épisodes durant lesquels il peut être un héros de la Première Guerre mondiale perpétuellement aux prises avec l'as allemand des airs Manfred von Richthofen, le Baron Rouge, un astronaute (le premier beagle à avoir marché sur la lune, avant même la mission Apollo 10), le joueur de billard Eddie Vite-fait du film L'Arnaqueur, le légionnaire Beau Geste, un célèbre écrivain, une star de hockey, un joueur de tennis, un scout, etc pour le plus grand amusement (et étonnement) des enfants de la série qui se prêtent parfois complètement à la douce folie de Snoopy.
Il a de nombreux frères et sœurs, dont Spike, Andy, Olaf et Tupfen. Son meilleur ami est Woodstock, un petit oiseau jaune, contraint, à l'occasion de lui servir de secrétaire.