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jeudi 20 octobre 2011

La véritable histoire de la distance du Marathon

Selon la version populaire, Phidippidès, un messager grec aurait couru de Marathon à Athènes pour annoncer la victoire contre les Perses à l’issue de la bataille de Marathon lors de la première guerre Médique en -490. Arrivé à bout de souffle sur l’Aréopage, il y serait mort après avoir délivré son message.


Cette version est contredite par celle de l’historien grec Hérodote : lors du débarquement des Perses à Marathon, les Grecs auraient envoyé le messager Phidippidès, chercher de l’aide à Sparte, à plus de 220 kilomètres. Alors que les Spartiates ne répondaient pas, les Athéniens combattirent seuls, avec les Platéens. Ce serait donc un certain Euclès, le messager authentique qui aurait parcouru au prix de sa vie la distance entre Marathon et Athènes pour annoncer la victoire (ou encore Thersippos l'Eroeus selon Héraclide du Pont).


La distance du marathon moderne est donc celle qui sépare Marathon d'Athènes soit 40 km. Elle est parcourue pour les premiers Jeux olympiques modernes à partir de 1896.


Marathon d'Athènes 1896
Marathon d'Athènes en 1896


C'est en 1921 que la distance fut définitivement fixée, en officialisant celle des Jeux olympiques de Londres tenus en 1908. La famille royale d'Édouard VII désira en effet que la course démarrât du château de Windsor pour se terminer face à la loge royale dans le stade olympique. Cette distance a donc été mesurée précisément : 26 milles et 385 yards soit 42,195 km et est donc devenue la distance officielle du marathon.
Il arrive, d'ailleurs que des marathoniens crient "Vive la Reine !" au passage du quarantième kilomètre pour célébrer les derniers 2,195 km, cadeau de la famille royale d'Angleterre.

lundi 27 décembre 2010

L'origine du Badminton

Le badminton est un sport de raquette qui oppose soit deux joueurs (simples) soit deux paires (doubles), placés dans deux demi-terrains séparés par un filet. Les joueurs, appelés badistes, marquent des points en frappant un volant à l'aide d'une raquette pour le faire tomber dans le demi-terrain adverse. L'échange se termine dès que le volant touche le sol.


La Fillette au Volant Chardin
Pratiqué par les Indiens d'Amérique latine il y a quelque 2000 ans, on retrouve des images de jeu du volant au XVIIe siècle dans les peintures d'artistes célèbres de l'époque (voir ci-contre La Fillette au Volant de Chardin). L’un des ancêtres du badminton est le battledore and shuttlecock pratiqué en Angleterre dès le Moyen Âge, l’objet du jeu étant de maintenir en l’air un shuttlecock (volant) à l’aide d’une battledore (raquette ou palette).


Badminton origine
Quant au badminton actuel, on raconte qu’un jour de 1873, des officiers anglais revenus des Indes se trouvant réunis dans le château du Duc de Beaufort à Badminton (ville anglaise du Gloucestershire), en viennent à évoquer le jeu indien du "poona", qui se pratiquait avec une raquette et une balle légère. Ils se mettent alors en tête d’y jouer. Mais n’ayant pas de balle sous la main, ils décident d’utiliser un bouchon de Champagne, auquel ils attachent quelques plumes. Amusés et séduits par leur trouvaille, ils décident de faire connaître ce jeu, sous le nom de la ville où il est né : Badminton. Quatre ans plus tard, ils publient les premières règles du jeu et s’en attribuent la paternité, bien qu’ils n’aient en fait rien inventé.


Badminton Sport Olympique
Il n’y a pas si longtemps, ce sport passait uniquement pour un sport de plage. Depuis 1934, date de la création de la fédération internationale de badminton (BWF), plus de 150 pays se sont affiliés à cette fédération, sur les 5 continents. Ce qui chiffre à plus de 100 millions le nombre de pratiquants sur la planète. Le comité olympique a donc décidé d’inscrire cette discipline aux Jeux olympiques de Barcelone en 1992, à la suite d’une démonstration à Séoul, quatre années auparavant.
Le simple et double messieurs, le simple et double dames ainsi que le double mixte sont les 5 épreuves présentées aux JO.
Actuellement, les meilleurs joueurs mondiaux sont originaires de Chine, d’Indonésie, de Corée, ou de Malaisie. En Europe, seulement deux pays rivalisent avec les Asiatiques : le Danemark et l’Angleterre.

vendredi 27 août 2010

Pourquoi le laurier est-il un symbole de la victoire ?

Dans le sport, les concours, les prix intellectuels, le laurier (laurus nobilis) est le symbole de la victoire.
Il faut trouver l'explication de ce symbole dans la mythologie grecque. Pour se venger d'Apollon qui s'est moqué de lui, Cupidon, dieu de l'amour, décoche simultanément deux flèches, une, en or, sur le dieu lui-même, qui le rend fou amoureux de la très belle Daphné, l'autre, en plomb, sur la nymphe, qui lui inspire le dégoût de l'amour. Alors qu'Apollon la poursuit, celle-ci, épuisée, demande à son père, le dieu fleuve Pénée, de lui venir en aide : celui-ci transforme sa fille en laurier-rose (en grec rhododaphné). Apollon, qui est toujours amoureux d'elle, en fait alors son arbre, et le consacre aux triomphes, aux chants et aux poèmes. Cette légende est notamment rapportée dans les Métamorphoses d'Ovide.


Laurier sauce
Cet arbuste dédié à Apollon représente les conditions mêmes de la victoire : la sagesse unie à l'héroïsme, d'où l'origine de la couronne de laurier qui ceint la tête des héros, des génies et des sages. Toujours en rapport avec Apollon, la Pythie et les devins mâchaient ou brûlaient du laurier pour Apollon, afin d'obtenir ses qualités divinatoires. Ceux qui obtenaient une réponse favorable de la Pythie s'en retournaient chez eux avec une couronne de laurier.


Le laurier est également à l'origine du mot lauréat. Les poètes grecs portaient une couronne de laurier en l'hommage d'Apollon.

mardi 16 février 2010

Tout comprendre au Curling


Le curling est un sport de précision et un jeu d'équipe pratiqué sur la glace avec de lourdes pierres en granite poli (19,96 kg) entre deux équipes de 4 joueurs chacune. Le but est de placer les pierres le plus près possible d'une cible dessinée sur la glace, appelée maison.
La surface de jeu du curling, ou "piste" est constituée d'une surface glacée de 42,07m de longueur et d'une largeur allant de 4,3m à 4,75m. Une particularité des pierres est que leur base n'est pas plate mais concave et la surface de glisse de la pierre est de 6 à 12 mm moins large que la largeur de la pierre. Cette petite différence permet de donner un effet à la pierre qui aura tendance à suivre une trajectoire courbée (d’où l’origine du nom).

Une partie dure en moyenne deux heures et se compose habituellement de dix "manches" aussi appelés "ends". Lors de chaque manche les joueurs de chaque équipe ont droit à deux pierres (huit pierres par ends), les joueurs de chaque camp jouant alternativement. Lors du jet de la pierre, celle-ci doit être relâchée au milieu de la piste avant que la hogline (ligne du cochon) soit atteinte (habituellement, les joueurs glissent en même temps qu'ils relâchent la pierre).
À chaque tir, deux joueurs équipés de balais frottent vigoureusement la glace à l'avancée de la pierre pour modifier sa trajectoire ou augmenter la distance de la pierre. Un joueur placé dans la maison indique aux balayeurs s'ils doivent ou non balayer pour conserver une trajectoire adéquate.
Jusqu'à ce que 4 premières pierres soient jouées, les pierres situées dans l'aire de jeu entre la ligne de hog et de tee, ne doivent pas être enlevées (elles peuvent être déplacées sans que celles-ci ne sortent du jeu) par les pierres de l'équipe adverse. Si l'une d'entre elles est enlevée, celle-ci est remise au même endroit et la pierre qui l'a enlevée doit être retirée du jeu.
La dernière pierre jouée est souvent surnommée le "marteau".
Lorsque les deux équipes ont lancé 8 pierres chacune, l'équipe qui a la pierre le plus près du bouton gagne un point pour chaque pierre qui est plus proche que la pierre la plus proche de l'équipe adverse. Au final, le gagnant est l'équipe qui a fait le plus grand nombre de points après un nombre pair de bouts, couramment 10 en compétition de haut niveau.

Il est généralement admis que ce jeu ait été inventé au XVIe siècle en Écosse. Le siège de la Fédération mondiale de curling se trouve à Perth en Écosse. Cependant, le curling avec ses règles modernes a été instauré au Canada. Le "Royal Montréal Curling Club", le premier club sportif de ce genre, a été fondé en 1807.
En France, le curling est parfois qualifié de pétanque sur glace. Il s'agit d'un usage impropre car ce terme est la traduction française de l’Eisstock, véritable pétanque sur glace, pratiqué en Allemagne, en Autriche, en Suisse et au Luxembourg.

samedi 13 février 2010

L'origine du relais de la flamme olympique

La flamme olympique a brûlé pour la première fois lors des Jeux olympiques d'été de 1928, à Amsterdam. Il n'y avait pas encore de relais pour porter la torche.
Sur une idée de Carl Diem, retenue par Joseph Goebbels, le premier relais avec la torche a eu lieu lors des Jeux olympiques d'été de 1936 à Berlin. Ce fait historique entraîne occasionnellement des controverses sur le bien fondé de cette pratique, car elle fut décidée à l'origine pour participer à la glorification du Troisième Reich. Depuis, le relais et l'allumage de la flamme ont eu lieu à chaque Jeux olympiques.

Le long passage de la flamme olympique est aussi parfois l'occasion de manifestations politiques ou sociales dirigées contre le pays organisateur. Ainsi, le passage de la flamme à Istanbul, Londres, Paris, San Francisco... en 2008 fut le prétexte de manifestations pour les droits de la personne concernant la controverse tibétaine.
Similairement, le passage de la flamme olympique des jeux de 2010 à Vancouver fut le prétexte de manifestations pour les droits de la personne concernant la situation des peuples autochtones au Canada.

La flamme des Jeux Olympiques d'Hiver a été allumée pour la première fois en 1952. À cette occasion, la flamme a été allumée dans la maison de Sondre Norheim, pionnier norvégien des sports d'hiver. Ainsi, depuis 1952, tous les 4 ans, puis tous les 2 ans, la flamme est allumée à Olympie au cours d'une cérémonie par des femmes vêtues de tuniques similaires à celles portées par les Grecs de l'Antiquité grâce à l'énergie solaire puis transportée de ville en ville jusqu'à la cérémonie d'ouverture.

À quelques rares occasions, la flamme olympique s'est éteinte de façon fortuite ou provoquée. Elle fut à chaque fois rallumée par la flamme de secours règlementaire, issue d'Olympie :
En 1976, à Montréal, un orage violent éteignit la flamme pendant le déroulement des jeux, quelques jours après l'ouverture. La flamme fut d'abord rallumée par un organisateur présent, à l'aide d'un simple briquet. Elle fut ensuite éteinte volontairement afin d'être correctement rallumée par la flamme de secours règlementaire.
En 2004, au Stade panathénaïque un vent violent éteignit la flamme alors que Yánna Angelopoúlou-Daskaláki membre du Comité d'organisation, tentait de l'allumer pour le départ nocturne d'un grand relais de 78 000 kilomètres.
En 2008, à Paris, la torche fut volontairement éteinte à trois ou cinq reprises par les organisateurs chinois des Jeux olympiques, à cause de manifestations de protestation pour les droits de l'Homme en Chine. Par contre, la flamme est restée allumée à l'abri dans sa cage transportée par bus.

vendredi 12 février 2010

Jeux Olympiques d’Hiver et anecdotes


28 ans après la naissance des Olympiades d'Athènes, les tout premiers Jeux olympiques d'hiver s'ouvrent à Chamonix. 16 pays sont représentés et près de 300 sportifs participent à cette nouvelle compétition. Outre le combiné nordique et le patinage artistique, on retrouve également le hockey sur glace, le curling et le bobsleigh.
Lors de ces jeux à Chamonix, une fillette de 11 ans se classe 8ème en patinage artistique. Graine de championne en 1924, Sonja Henie deviendra triple championne olympique en décrochant la médaille d’or en patinage artistique en 1928, 1932 et 1936.

Les IIèmes Jeux Olympiques d’hiver organisés à Saint-Moritz en 1928 voient l’épreuve de ski de fond se dérouler dans des conditions exceptionnelles et déroutantes. Durant les 50 km de parcours, la température passe de 0 à 25 degrés, conditions extrêmes que le suédois Per Erik Hedlund s’approprie : il remporte l’épreuve avec 13 minutes d’avance sur ses concurrents. Avec également une annulation des épreuves de patinage de vitesse, les jeux de Saint-Moritz auront été fortement affectés par les conditions météorologiques.

En 1932, l’américain Edward Eagan rentre dans l’histoire des Jeux Olympiques en parvenant à un exploit inégalé : médaillé d’or en boxe lors des Jeux Olympiques d’été de 1920, il obtient l’or 12 ans après lors de l’épreuve de bobsleigh à Lake Placid aux Etats-Unis

En 1936, la première épreuve de ski alpin de l’histoire des Jeux Olympiques à Partenkirchen s’ouvre sur une vive polémique. Suivant la règle excluant le professionnalisme de cette compétition, le comité a en effet décidé d'interdire la course aux moniteurs de ski. Les suisses et les Autrichiens répondent par un boycott pur et simple de ces nouvelles épreuves.

En 1960, sur la piste de Squaw Valley en Californie, le skieur grenoblois Jean Vuarnet remporte l'épreuve de descente. A 37 ans, il est sacré champion olympique. Vuarnet a mis toutes les chances de son côté pour gagner cette épreuve : il a minutieusement étudié le parcours et a inventé une nouvelle position ergonomique dite "la position en oeuf". Il est également le premier athlète à remporter une épreuve de ski alpin sur des skis métalliques.

En 1988, Calgary présentait les premiers Jeux olympiques d'hiver en sol canadien. Plus de 1759 athlètes provenant de 57 pays y ont pris part. Cependant, aucun athlète canadien n'a emporté de médaille d'or. Le Canada est le seul pays hôte de Jeux d'hiver qui n'a pas vu un de ses athlètes grimper la plus haute marche du podium. Une situation qui s'était aussi produite lors des Jeux d'été de Montréal, en 1976.

Vous vous souvenez du film Cool Runnings (Rasta Rocket) ? Ce film avait été inspiré par la première équipe jamaïcaine de bobsleigh à participer à des Jeux d'hiver, ceux de Calgary, en 1988. L'équipe n'avait pas emporté de médaille, mais 18 ans plus tard, aux Jeux de Turin, Lascelles Brown, né en Jamaïque et citoyen canadien, a obtenu l'argent pour le Canada, à deux, avec Pierre Lueders.

Fait inédit : pour ces XXIes Jeux olympiques d'hiver à Vancouver, les cérémonies d'ouverture des Jeux Olympiques, le 12 février, et de clôture, le 28 février, ne se dérouleront pas dans un stade en plein air, mais dans une arène couverte, le « BC Place Center » au centre-ville, d'une capacité de 55 000 places. Durant les deux semaines de compétition, le BC Place Stadium sera le théâtre des remises de médailles des sports de glace, du ski freestyle et du snowboard dont les compétitions se dérouleront sur la montagne la plus proche de Vancouver, la Cypress Mountain.