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vendredi 18 décembre 2009

L’origine des porte-jarretelles


Objet de fantasme chez l’homme, moyen de séduction pour la femme, la jarretelle est un ruban boutonné à un corset, une guêpière ou à une ceinture porte-jarretelles qui maintient le bas grâce à une attache, l’empêchant ainsi de retomber sur le genou.

La jarretelle trouve son origine dans la jarretière, dont l’étymologie renvoie au mot "jarret" (partie de la cuisse située derrière le genou). La jarretière était alors portée par les hommes pour maintenir les bas ou chaussettes sur la cuisse.

Une légende, lancée par l'écrivain et dessinateur Jacques Lob dans le magazine Pilote puis plus tard dans L'Écho des savanes, en attribue la paternité des porte-jarretelles à Gustave Eiffel.
En réalité, c'est en 1876 que Féréol Dedieu, corsetier, tente de remettre au goût du jour un système d'attache des bas en vogue sous Louis XIV. L’objectif est médical, éviter les problèmes de circulation sanguine dues aux élastiques que les femmes mettaient pour maintenir leurs bas qui leurs compressaient les cuisses. D’abord jugé inesthétique, il fut tout simplement boudé.
Lorsque la mode imposa le corset qui s’ornait de jarretelles pour soutenir les bas, ce furent tout d’abord les Anglaises qui l’adoptèrent à partir de 1893.

Paul Poiret, grand couturier français des années 1930, contribuera à donner au porte-jarretelles ses lettres de noblesse. Dentelle, satin, ruban. Il devient un outil de séduction.
L’affiche du film L'Ange bleu sur laquelle on voit Marlène Dietrich vêtue d’un porte-jarretelles dans une pose provocante contribua également à lancer cette pièce de lingerie.
Mais les privations de la Seconde Guerre mondiale portent un coup d’arrêt à son développement. Après la guerre, les Américains répandent les bas nylons. Marcel Rochas crée la guêpière. La mode change et le porte-jarretelles a mauvaise réputation, devenant le signe de reconnaissance de la prostituée.

Jusque dans les années 1960, avant l’apparition du collant, le porte-jarretelles a une fonction pratique. La femme porte des jarretelles par utilité et non par esthétisme.
Dans les années 1970, Chantal Thomass, entre autres, réintroduisit la lingerie sexy et sophistiquée pour les femmes élégantes.
Les années 1980 sont celles du redémarrage. Il est devenu un symbole de féminité, les femmes le portent dans un but de séduction, de charme et d’élégance. Il devient source de fantasmes, de désir, voire même de fétichisme.
On peut citer Lunes de fiel dans lequel Emmanuelle Seigner apparaît en talons aiguilles, bas et porte-jarretelles sous un imperméable. Ou encore Talons aiguilles où les hommes qui se travestissent en femme commencent toujours par mettre un porte-jarretelles.

En France 10 à 15% des femmes déclarent en porter.