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mercredi 13 avril 2011

L’origine du terme « boute-en-train »

En hippologie, le boute-en-train est un cheval placé au voisinage des femelles dont l’objectif est de vérifier si les juments sont en chaleur et ainsi de les disposer à l'accouplement. Il peut également par sa présence les mettre en chaleur (le verbe "bouter" signifiant "mettre", "pousser" et "en train" voulant dire "en action", "en mouvement" d’où l’idée de mettre en action).

Si, à l’approche du boute-en-train, la jument tape, rue et s’énerve, c’est qu’elle n’est pas prête. Mais si elle se met à uriner, adopte la position campée et même accepte que l’étalon soit là (et parfois sur son dos), c’est le bon moment pour la conception du poulain. Le boute-en-train peut donc s'occuper des "préliminaires" (la jument n'étant vraiment fécondable qu'après plusieurs jours de cet état d'excitation) et "prépare" la jument pour que l'étalon n'ait plus qu'à déposer sa semence.

L’usage de ce terme s’est répandu pour désigner une personne qui met tout le monde en train, qui excite les autres à la joie, qui met tout le monde en gaieté (perdant ainsi toutes connotions sexuelles).
"Le joyeux boute-en-train de la pension" (Balzac, Le Père Goriot, 1835, p. 220)

Le dictionnaire de l'Académie Française de 1762 indique aussi que le boute-en-train était un oiseau, également nommée tarin, qui servait à faire chanter les autres.