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vendredi 26 février 2010

Pourquoi Vincent Van Gogh s’est-il coupé l’oreille ?

Vincent Van Gogh a toujours été très proche de son frère cadet Théo. Celui-ci l’aida moralement et financièrement à de nombreuses reprises, les 652 lettres que Vincent lui écrivit en font foi.

En 1888, Théo annonce à son frère qu'il va se marier. Le sentiment d’abandon qu’il ressent semble être une des raisons qui décident Vincent Van Gogh à quitter Paris. Il suit en cela les conseils de Toulouse-Lautrec qui lui parle de la luminosité des paysages méridionaux. Le 20 février 1888, il s'installe à Arles initialement dans la vieille ville à l'intérieur des remparts à l'hôtel-restaurant Carrel au 30 rue de la Cavalerie, avec comme compagnon le peintre danois Christian Mourier-Petersen, puis en mai 1888, au nord de la place Lamartine, dans la Maison Jaune.

Vincent rêve d'une communauté d'artistes unissant fraternellement leurs expériences et leurs recherches : Paul Gauguin vient le rejoindre dans ce but le 23 octobre 1888 et ils commencent à travailler ensemble comme par exemple sur la série de tableaux consacrés aux Alyscamps (nécropole remontant à l'époque romaine située à Arles et signifiant Champs Élysées en provençal).
Mais les deux hommes s'entendent mal : la tension et l’exaltation permanentes qu’impliquent leur démarche créatrice et une telle urgence de peindre débouchent sur une crise : le 24 décembre 1888, à la suite d'une dispute plus violente que les autres, Van Gogh, en proie au délire tente de tuer son compagnon, puis, pour s’auto-punir, se coupe le lobe de l'oreille gauche avant d'aller l'offrir à une prostituée. En mars 1889, après une période de répit, il peint entre autres l’Autoportrait à l'oreille bandée (janvier 1889).
Le 8 mai 1889, hanté par l’idée du suicide mais pleinement conscient du mal qui le ronge, il quitte Arles, ayant décidé de lui-même d'entrer dans un asile près de Saint-Rémy-de-Provence (l'hôpital psychiatrique du monastère Saint-Paul-de-Mausole) où il va rester pendant une année.

Théo est hospitalisé en octobre 1890 en clinique psychiatrique atteint de syphilis qui le rend fou, et y meurt le 25 janvier 1891. Il n'a survécu que six mois à son frère. Vincent avait trente-sept ans et Théo trente-quatre.

À plusieurs reprises, Vincent Van Gogh a connu de réels problèmes mentaux, en particulier dans les dernières années de sa vie. Au fil des ans, il a beaucoup été question de l'origine de la maladie mentale de Van Gogh et de ses répercussions sur son travail. Plus de 150 psychiatres ont tenté d'identifier sa maladie et quelque 30 diagnostics différents ont été proposés.
Parmi les diagnostics avancés, on trouve la schizophrénie, le trouble bipolaire, la syphilis, l'intoxication par ingestion de peintures, l'épilepsie et la porphyrie aiguë intermittente. Chacune de ces maladies pourrait être responsable de ses troubles et aurait été aggravée par la malnutrition, le surmenage, l'insomnie et un penchant pour l'alcool, en particulier l'absinthe.
On a récemment prétendu que la maladie de Van Gogh serait liée à une intoxication par le plomb, car il utilisait des peintures à base de plomb et parce que l'un des symptômes de l'intoxication par le plomb est un gonflement de la rétine qui peut conduire à l'apparition d'un effet de Halo, effet qui apparait d'ailleurs dans plusieurs tableaux de Van Gogh.