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jeudi 1 octobre 2009

Pourquoi les Pages jaunes sont-elles jaunes?

En 1883, un imprimeur de Cheyenne (Wyoming), à court de papier blanc lors de l'impression d'un annuaire, utilise pour la première fois un papier jaune. En 1886, Reuben H. Donnelly publie le premier annuaire Yellow Pages (« pages jaunes » en anglais).

Pages jaunes est aujourd'hui le nom employé dans de nombreux pays pour désigner un annuaire téléphonique regroupant les coordonnées d'entreprises, qui sont regroupées et triées selon leur activité. Dans plusieurs pays, comme la France ou le Canada, « Pages jaunes » est une marque déposée, ou marque commerciale.

Il faut remonter à l'époque du Moyen-Age, pour retrouver les ancêtres des annuaires : les almanachs.
L'Almanach royal édité à l'origine à l'initiative du libraire Laurent d'Houry, sous l'impulsion de Louis XIV, fait ainsi l'inventaire des hauts fonctionnaires de l'État et des professeurs des universités. Il devient progressivement un « véritable annuaire de l'administration française » et suivra l'évolution des administrations (sous différents titres) jusqu'à sa disparition en 1919.
En 1763 apparaît l’Almanach de Gotha, qui regroupe des informations sur les familles royales d'Europe, et qui sera sous-titré en 1944 Annuaire généalogique, diplomatique et statistique.

Quelques années plus tard, Sébastien Bottin publie l'Almanach du commerce et de l'industrie, et donnera son nom à cette forme de publication, ainsi qu'à d'autres annuaires, comme le Bottin gourmand.
À sa mort, la famille Didot reprend son entreprise et poursuit la publication de l'annuaire. En 1881, la société Didot-Bottin devient une Société Anonyme qui sera cotée en Bourse. En 1903, elle publie le Bottin mondain, premier répertoire français des personnalités du tout-Paris. La rue de Paris où s'installa l'entreprise Didot-Bottin, dans le VIIe arrondissement, porte son nom depuis 1929, et ses locaux sont désormais ceux des Editions Gallimard.