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samedi 3 octobre 2009

Le pangramme

Un pangramme (du grec pan : « tous » et gramma : « lettre »), est une phrase comportant toutes les lettres de l'alphabet.
Une des finalités d'un pangramme est de tester les machines à écrire. On l'utilise aussi en typographie pour faire des tests de fontes de caractères.

En français, un pangramme ne peut évidemment comporter moins de 26 lettres (42 si l'on compte les lettres accentuées et ligatures de l'alphabet français : à, â, é, è, ê, ë, î, ï, ô, ù, û, ü, ÿ, ç, æ et œ). Si l'on peut atteindre la limite théorique en recourant massivement aux abréviations et aux sigles, le talent consiste à construire une phrase cohérente la plus courte possible, sans lettres solitaires, ni abréviation ou sigle.

Avec un peu d'ingéniosité, il est facile d'en créer sur le modèle des phrases réflexives : « Jugez que ce texte renferme l'alphabet, dix voyelles, k et w. » (Thérèse Amiel).
Mais il semblerait qu'on ne peut créer un pangramme de moins de 30 lettres qu'en rendant la phrase inintelligible.
« Portez ce vieux whisky au juge blond qui fume » et « Buvez de ce whisky que le patron juge fameux » sont probablement les plus célèbres pangrammes français. En anglais, il s'agit de « The quick brown fox jumps over the lazy dog » (le vif renard brun saute par-dessus le chien paresseux).

Georges Perec allie pangramme et lipogramme dans La Disparition, roman n'utilisant pas la lettre e : « Portons dix bons whiskys à l'avocat goujat qui fumait au zoo ».