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mercredi 7 octobre 2009

L'origine de l'abribus


En 1955, Jean-Claude Decaux décida, alors qu’il n’a que 18 ans, de créer une société spécialisée dans les placards publicitaires d’autoroutes, JCDecaux. Ceux-ci étant frappés d’une taxation exorbitante par une loi de 1964, il s’orienta vers l’affichage urbain.
Il eut alors l'idée d'offrir gratuitement aux communes des aubettes (éléments de mobilier urbain permettant aux usagers des transports en commun d'attendre l'arrivée du véhicule dans un abri les protégeant des intempéries) sous la marque Abribus en échange d'annonces publicitaires.



Le premier projet fut testé en 1964 avec la municipalité de Lyon et s’étendit rapidement aux villes de Grenoble, d’Angers et de Poitiers. Pendant les premières années la société se heurta aux réticences des annonceurs sceptiques sur l’impact de ces affiches relativement petites. Mais l’idée fit son chemin et l’entreprise décolla au début des années soixante-dix. Dans un contexte où la possibilité de créer de nouveaux emplacements publicitaires était limitée, ce concept a assuré la fortune de son créateur et une position de quasi-monopole pour sa société. Aujourd’hui, JCDecaux est n°1 mondial du Mobilier Urbain avec 378.000 faces publicitaires.


Il s’agit là d’un cas typique d’antonomase, qui consiste à employer un nom propre pour signifier un nom commun. Certaines antonomases courantes finissent par se lexicaliser et figurent dans les dictionnaires usuels – comme c’est le cas pour l’abribus.
On dit ainsi couramment : un kleenex ("mouchoir en papier"), un klaxon ("avertisseur sonore"), un frigidaire ("réfrigérateur"), du scotch ("bande adhésive"), un solex ("motocyclette"), etc.