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samedi 7 août 2010

L'Expédition du Kon-Tiki

Tout commence le jour où Thor Heyerdahl, anthropologue norvégien, dans une île du Pacifique, écoute un vieil indigène raconter des histoires de sa tribu. Dans les documents qu'il découvre, l'un d'eux parle d'un certain Tiki, chef-dieu, fils du soleil, considéré comme l'ancêtre mythique du peuple polynésien. Tiki serait arrivé un beau jour par la mer avec sa tribu pour peupler ces îles alors désertes. Il venait de l'est, d'un grand pays très lointain… La légende n'en dit pas plus, mais le jeune Scandinave a de la suite dans les idées : au-delà de l'océan, plein est, il y a… l'Amérique du Sud.
Thor Heyerdahl a donc l'idée de démontrer par une expédition scientifique que les populations des îles du Pacifique étaient en partie originaires d'Amérique et ainsi réfuter objection courante à la théorie d'Heyerdahl comme quoi la traversée sur une embarcation précaire était considérée comme impossible.


Embarcation du Kon-Tiki
C'est donc en 1947 que Thor Heyerdahl accompagné de cinq autres hommes quittent le Pérou pour la Polynésie à bord du radeau Kon-Tiki (du nom du dieu du Soleil chez les Incas).
Ce radeau, construit sur le modèle des embarcations traditionnelles indiennes, a été réalisé en assemblant des rondins de balsa, sans clous ni rivets, en utilisant seulement des cordes.
Escolier serpent
Au cours de la traversée, ils retrouvent au petit matin, dans leur petite cabane aménagée sur le pont, un escolier serpent. Plus tard, ils apprendront qu'ils ont été les premiers à avoir vu un poisson de cette espèce vivant. 
Ses occupants vont survivre uniquement grâce à la pêche et à la récupération d'eau de pluie.


Itinéraire du Kon-Tiki
Le 30 juin, l'équipage aperçoit enfin la terre : l'atoll de Puka Puka. Quelques jours plus tard, le 4 août, ils entrent brièvement en contact avec les habitants de l'île de Fangatau, mais ne parviennent pas à s'en approcher. Trois jours plus tard, le 7 août, après avoir heurté et s'être échoués définitivement sur son récif barrière, ils prennent pied sur un motu inhabité de l'atoll de Raroia, dans l'archipel des Tuamotu, en Polynésie française soit après après 101 jours et 8.000 kilomètres de navigation.


Thor Heyerdahl relatera cette expédition dans un livre qui connaîtra un succès mondial (L'Expédition du Kon-Tiki) mais rencontrera aussi beaucoup de scepticisme parmi les scientifiques. En effet, en raison de courants contraires très forts, le radeau avait dû être remorqué bien au large avant d'être vraiment livré à lui-même. Ce n'est que plusieurs années plus tard que d'autres découvertes ont permis de comprendre l'usage des Guaras, dérives primitives utilisées pour rendre les radeaux navigables en toutes circonstances, et ainsi prouver la validité de la théorie de Thor Heyerdhal, sur le plan de la navigation.


Le navire fut ensuite remisé au musée du Kon-Tiki, sur Bygdøy à Oslo.