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mardi 4 janvier 2011

Qu'est ce que l'inverse de l'effet Placebo ?

Effet placebo
Un placebo est une mesure thérapeutique d'efficacité intrinsèque nulle ou faible, sans rapport logique avec la maladie, mais agissant, si le sujet pense recevoir un traitement actif, par un mécanisme psychologique ou psycho-physiologique. Dit autrement : "ça marche juste parce que j'y crois", ou l'auto-suggestion appliquée à la médecine.
L'effet placebo (du latin : "je plairai") est défini comme l'écart positif constaté entre le résultat thérapeutique observé lors de l'administration d'un médicament et l'effet thérapeutique prévisible en fonction des données strictes de la pharmacologie. Tout geste thérapeutique, valide ou non, comporte d'ailleurs une part plus ou moins grande d'effet placebo.


L'effet placebo n'est pas toujours bénéfique, il peut être de nature dommageable pour l'individu : c'est l'effet nocebo (du latin : "je nuirai"). On a ainsi pu observer l'apparition de troubles chez des riverains d'une antenne-relais de téléphonie mobile, alors même que l'installation n'avait pas encore été mise en service. Il a été étudié également l'influence de la prière sur la guérison d'un malade. Si ce dernier était au courant que des prières étaient exercées en sa faveur, le malade avait plus de chance d'avoir des complications médicales. Le stress supplémentaire serait la cause des risques de complications.
Cet effet nocebo peut aussi prendre la forme des effets indésirables d'un vrai médicament. Il est présent car le patient, sachant qu'il prend un médicament, recrée inconsciemment les effets indésirables dont il a pu entendre parler auprès de ses amis, dans les médias, ou simplement lus sur la notice.
Selon un article de Courrier international, les femmes se croyant sujettes au risque d'arrêt cardiaque présenteraient quatre fois plus de chances de mourir de maladie cardiovasculaire que celles ayant les mêmes facteurs de risque.


Petite anecdote pour la route :
Sir Joseph Ollife, médecin de la cour de Napoléon III, prescrivait contre l'impuissance et la frigidité le mélange : "Aqua simplex (60 g) - Illa repetita (40 g) - Eadem stillata (10 g) - protoxyde d'hydrogène (0,30 g) - Nil aliud (1,25 g) : 5 gouttes avant chaque repas".
Malgré de brillants résultats, il fut disgracié quand un latiniste eut éventé la mèche : sous les noms savants se cachaient toujours le même ingrédient:
Aqua fontis (eau de fontaine)
Illa repetita (la même répétée)
Idem stillata (la même distillée)
Hydrogeni protoxyde (H2O : formule chimique de l'eau)
Nil aliud (rien autre chose)