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jeudi 2 septembre 2010

L’Yonne, plus forte que la Seine

Un confluent, ou point de confluence, est le lieu où se rejoignent plusieurs cours d'eau. Selon l’usage, le cours d'eau avec le plus fort débit annuel donne son nom au cours d'eau issu de cette confluence. Le cours d’eau, dont le débit est le moins important est donc considéré comme l’affluent.


La Seine et L'Yonne
Selon cette définition, ce ne serait donc pas la Seine, mais l'Yonne le cours principal du bassin parisien. En effet, à leur confluent à Montereau-Fault-Yonne, l'Yonne présente un débit et un bassin versant supérieurs à ceux de la Seine (respectivement 93 m3/s et près de 10 800 km2 pour l'Yonne, et à peine 80 m3/s et 10 300 km2 pour la Seine). Le débit de l'Yonne étant supérieur à celui de la Seine à la confluence, c'est donc géographiquement la Seine qui se jette dans l'Yonne. Dans ces conditions, Paris est en réalité traversé par l’Yonne.


Plusieurs hypothèses peuvent expliquer les raisons de cette particularité :
- les débits des deux cours d’eau ont pu évoluer dans le temps ;
- en l’absence d’appareils précis de mesure d’hydrométrique, il a été convenu que le débit de la Seine était plus important que celui de l’Yonne
- à l’époque gauloise où les guerres entre les différentes tribus de la région faisaient rage, imposer la Seine était sans doute une façon d’asseoir le pouvoir de ceux qui contrôlaient ce fleuve.


La même situation se reproduit en amont avec l'Aube dont le bassin versant est de 4.700 km2 , avec un débit de 41 m3/s, contre 4.000 km2 et 33 m3/s pour la Seine.


les sources de la Seine
Pour l’anecdote, les sources de la Seine, situées sur le plateau de Langres en Côte-d'Or, sont la propriété de la ville de Paris depuis 1864. Une grotte artificielle a été construite l'année suivante pour abriter la source principale et la statue d'une nymphe symbolisant le fleuve. Celui-ci abrite également les vestiges d'un temple gallo-romain (actuellement enfouis). Des objets témoignant du culte aux sources du fleuve (Dea Sequana) sont exposés au musée archéologique de Dijon.