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mardi 6 avril 2010

Qu’est ce que le « Chemin des Dames »

carte chemin des damesLe Chemin des Dames se situe dans le département de l'Aisne entre Laon et Soissons.
Il fut baptisé ainsi à la fin du XVIIIe siècle. Il s'agissait alors d'un petit chemin, peu carrossable. Il fut emprunté entre 1776 et 1789 par Adélaïde et Victoire, filles du roi Louis XV, également appelées Dames de France qui, venant de Paris, se rendaient fréquemment au château de La Bove, près de Bouconville-Vauclair. Le château appartenait à Françoise de Châlus (1734-1821), duchesse de Narbonne-Lara, ancienne maîtresse de Louis XV et ancienne dame d'honneur d'Adélaïde. La légende affirme que pour faciliter le voyage, le comte fit empierrer le chemin qui prit le nom charmant de Chemin des Dames.

En 1814, Napoléon Ier y battit les Prussiens et les Russes à la bataille de Craonne, au prix de 5 400 morts parmi ses jeunes recrues que l'on appelait les Marie-Louise.

chemin des dames 1917C'est lors de la Première Guerre mondiale que le Chemin des Dames acquit une tragique notoriété. L'offensive imaginée et dirigée par le général Nivelle durant le printemps 1917 (connu sous le noms de offensive Nivelle, seconde bataille de l'Aisne ou bataille du Chemin des Dames) est un cruel échec pour les armées françaises : alors que Nivelle pensait que l'avancée serait foudroyante, Laon (située à une quinzaine de kilomètres à vol d'oiseau) devant être atteinte en fin de journée, le front allemand est à peine entamé. Pendant de nombreux mois, les armées allemandes et françaises se disputent le plateau.
Le bilan de l'offensive est difficile à établir. Lors des comités secrets réunissant les députés du 29 juin au 7 juillet 1917, le député Favre estime les pertes à près de 200.000 hommes côté français au bout de deux mois d'offensives. Quant aux pertes allemandes, elles sont encore plus difficiles à évaluer.
C'est après cette grande tuerie que se développèrent dans l'armée française des mutineries, particulièrement fréquentes après le 16 avril 1917, et concentrées essentiellement sur le Chemin des Dames et le front de Champagne.

Le 27 mai 1918, Ludendorff, général en chef des armées allemandes, lance une offensive sur le Chemin des Dames, précédée par une préparation d'artillerie intense et précise. Le succès est éclatant : les troupes avancent de 15 km dans la journée et chassent les Français de la vallée de l'Aisne. La bataille se poursuit dans les environs de Château-Thierry. Un certain Adolf Hitler participe à cette offensive au sein du 16e Régiment royal bavarois d'infanterie de réserve.
Alors que Paris est menacé, les Alliés organisent une contre-offensive le 28 juillet. Le 7 août, tout le terrain perdu est repris.