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mercredi 13 juillet 2011

L’origine du Hara-kiri

Le seppuku (littéralement « coupure au ventre ») ou hara-kiri, est une forme rituelle de suicide masculin par éventration, apparue au Japon vers le XIIe siècle dans la classe des samouraïs. En japonais, le terme seppuku est plus formel, et typiquement utilisé dans les textes écrits et officiels. Le terme populaire harakiri est utilisé dans la langue parlée japonaise, mais n'était pas utilisé dans les textes.

Traditionnellement, le seppuku était réalisé dans un temple en s'ouvrant l'abdomen à l'aide d'un wakizashi (sabre court) ou d'un poignard de type tantō. La forme traditionnelle consiste en une ouverture transversale (dans la largeur), sous le nombril. Le seppuku comporte une version encore plus douloureuse, le jumonji-giri, qui consiste à rajouter une coupe verticale (de haut en bas) à la coupe horizontale pour marquer sa volonté d'expiation. Il existe une version moins honorable (et moins douloureuse) dans laquelle un ami (kaishakunin) coupe la tête pour une mort instantanée. Le seppuku étant un rituel masculin, les femmes nobles et épouses de samouraïs pratiquaient le jigai, une forme de suicide consistant à se trancher la gorge (carotide) avec un poignard.

Seppuku ou Hara-kiri
Minamoto no Tametomo aurait été le premier homme et samouraï à pratiquer le seppuku honorable après sa défaite à la première bataille d'Uji en 1180, en prenant exemple sur les femmes chinoises : accusées d'avoir enfanté l'enfant d'un autre homme que leur époux, elles s'ouvraient le ventre de désespoir afin de prouver leur fidélité.
Indissociable du Bushido, le code d'honneur du guerrier samouraï, il est officiellement interdit en 1868.