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samedi 20 mars 2010

Qu'est ce que le "Suisse de Valence" ?

Suisse de Valence
Le "Suisse" spécialité de Valence (Drôme), est un biscuit un peu compact en forme de bonhomme. Il est en pâte sablée et contient de petits morceaux d'écorce d'orange confite. Il est parfumé à la fleur d'oranger.
Le nom, la forme et la décoration de ce biscuit sont inspirés de l'uniforme des gardes suisses du Pape Pie VI prisonnier puis décédé à Valence en 1799. Il est caractéristique avec son chapeau sur la tête, une fine moustache, des yeux en grains de café et des boutons en raisins de corinthe. 


En 1798, le pape Pie VI est contraint par la République Française de quitter Rome et renoncer à son pouvoir temporel et de se contenter de son pouvoir spirituel. Pie VI quitte le Vatican dans la nuit du 19 au 20 février. Réfugié à Sienne puis à la chartreuse de Florence (en juin 1798), Pie VI est rattrapé par les troupes françaises et fait prisonnier. Il est successivement emmené à Bologne, Parme, Turin, puis Briançon, Grenoble et enfin Valence (France).

samedi 20 février 2010

L'origine du Carpaccio

La recette du Carpaccio a été inventée en 1950 par le chef Giuseppe Cipriani, père d’Arrigo Cipriani, actuel propriétaire du Harry's Bar de Venise, pour la Comtesse Amalia Mocenigo, une femme à qui son médecin interdisait de manger de la viande cuite. Cette année-là, il y avait une grande exposition du peintre Carpaccio. Ses rouges très particuliers que l'on trouve dans les toges des dignitaires, la couverture de sainte Ursule, le corsage de la Vierge, les tentures, etc. rappelaient au chef la couleur des fines tranches dans l'assiette de la comtesse.

Le peintre Vittore Carpaccio fut l'un des premiers à utiliser la présence de l'architecture, préfigurant un genre, les Vedute (paysages urbains). Il traitera invariablement de manière grave et naïve, parfois pittoresque, la réalité vénitienne, en marge de la mode picturale de son époque.
Il fut toute sa vie au service des Scuole (écoles), confréries charitables et de bienfaisance qui employaient des artistes dont les mécènes étaient d’illustres familles vénitiennes, ce qui explique que leurs emblèmes figurent en bonne place dans ses œuvres.

Giuseppe Cipriani est également l'inventeur du cocktail le Bellini. Mélange de nectar de Pêches blanches et de prosecco (le champagne italien), le cocktail a été conçu en 1948, et doit son nom au peintre vénitien Giovanni Bellini (et non pas au compositeur sicilien du xixe siècle Vincenzo Bellini, comme on le croit parfois).
Le Bellini est devenu la boisson emblématique de l’endroit. Rappelons que le Harry’s, fondé en 1931, devint dès son ouverture le rendez-vous de tous les hommes de goût et est connu pour avoir été l’une des escales favorites d’Hemingway.

mercredi 17 février 2010

Comment élabore-t-on le sirop d’érable


Le sirop d'érable est majoritairement produit au Canada – 83 % de la récolte mondiale – et plus particulièrement dans la province de Québec (75 % de la production mondiale). Le climat caractéristique de ces régions à la fin de l’hiver est un facteur déterminant de la production de sirop d’érable.
Parmi les nombreuses espèces d'érables, trois sont principalement utilisées pour la production de sirop d'érable : l'érable noir (Acer nigrum) et l'érable à sucre (Acer saccharum) mais aussi l'érable rouge (Acer rubrum) dans une moindre proportion.

Les acériculteurs collectent l'eau d'érable à la fin de l'hiver ou au début du printemps, suivant les régions, lorsqu'il reste de la neige au sol et que des nuits de gel sont suivies par des jours de dégel. Une entaille (dans la version traditionnelle) permet de récupérer l'eau d'érable, liquide qui contient environ 2% à 3% de sucre. Ce sucre (essentiellement du saccharose) provient des racines de l'arbre. Au printemps, il monte sous l’écorce, à travers le xylème, dans la totalité de l'arbre afin de fournir l'énergie suffisante pour relancer son métabolisme. L'eau d'érable (ou sève brute) est différente de la sève élaborée. L'arrivée de cette dernière et de son goût amer marque la fin de la récolte d'eau d'érable.
On ne récolte jamais l'eau d'un érable dont le tronc fait moins de 20 cm de diamètre. La règle générale est donc d'attendre jusqu'à 45 ans après la plantation d'un érable avant de commencer à récolter son eau. Cependant, un érable à sucre peut vivre jusqu'à 300 ans, voire davantage.

Une fois acheminée dans les cabanes à sucre (ou sucrerie), l’eau d’érable subit sa transformation. L’évaporation de l'eau la rend plus consistante donnant naissance au sirop d'érable. Il faut entre 35 et 40 litres d'eau d'érable pour obtenir un litre de sirop.
Le sirop d'érable est ensuite classé par teinte :
- extra clair (AA)
- clair (A)
- moyen (B)
- ambré (C)
- foncé (D)

Plus le sirop est clair, meilleure est la classe, mais moins le goût est prononcé. Le sirop le plus fin est produit en mi-saison. Pendant longtemps, la préférence est allée vers un sirop d'érable qui soit le plus clair possible. Jusqu'au XVIIIe siècle, le sirop d'érable était principalement consommé directement par les producteurs ou par leurs proches. À l'époque, il était pour ces personnes plus difficile et plus cher d'obtenir du sucre de canne que du sirop d'érable. On cherchait à obtenir un sucre d'érable qui se rapproche le plus possible du sucre de canne. Aujourd'hui, certains reviennent à des sirops plus colorés car ils ont un goût plus prononcé.

samedi 30 janvier 2010

Don Gorske, Big Mac enthusiast !


Donald A. Gorske, né le 28 novembre 1953 à Fond du Lac, dans le Wisconsin, est connu pour avoir mangé plus de 23.000 hamburgers Big Mac dans les restaurants de la chaine McDonald's au cours de sa vie (lui assurant une place au sein du Livre Guinness des records en 2006).
Gorske raconte que dès qu'il obtint sa première voiture, à l'âge de dix-sept ans, il alla chez McDonald's le 17 mai 1972, où il acheta 3 Big Mac qu'il dégusta sur place pour le déjeuner. Il y revint ensuite deux fois ce même jour et consomma au total 9 Big Mac.
Il affirma plus tard avoir mangé 265 Big Mac au cours du mois, soit une moyenne de 8,5 par jour.

Don Gorske a depuis mangé environ deux Big Mac par jour chaque jour. Il affirme également ne boire quasiment que du Coca-Cola et ne manger les frites que rarement.
Au début, Gorske gardait toutes les boites des Big Mac qu'il consommait à l'arrière de sa voiture.

Au cours de l'année 2003, Don Gorske a consommé 741 Big Mac, soit un moyenne de 2.03 par jour. Gorske mesure 1m87, pèse 84 kg, et affirme que son niveau de cholestérol est à 140. Sa consommation revendiquée de deux Big Mac par jour représente un apport de 1 080 calories, selon les informations nutritionnelles publiées par McDonald's ; ce qui ne prend pas en compte les apports occasionnés par les boissons. Pour information, le département de l'Agriculture des États-Unis recommande un apport journalier avoisinant les 2 200 calories. Gorske consomme principalement de la nourriture riche en calories, mais réussit à maintenir un poids stable en consommant moins de calories qu'un américain moyen.

Le 17 août 2008, Gorske consomma son 23.000e Big Mac dans son restaurant McDonald's favori situé à Fond du Lac. Il affirme que, depuis le jour où il a consommé son premier Big Mac, il n'y a eu que huit jours durant lesquels il n'en a pas mangé un seul. Un de ces jours fut celui où sa mère décéda, Gorske ne mangea pas de Big Mac pour respecter sa demande.

Don Gorske note également où et quand il consomme ses Big Mac sur un bloc-notes qu'il conserve sur lui en permanence. Gorske a de plus conservé précieusement tous les tickets de caisse de ses Big Mac dans une boite.

Dans le documentaire Super Size Me Don raconte qu'en 1984, on lui donna 5 dollars pour manger un Whopper. Il consomma le Whopper, puis il prit l'argent et l'utilisa pour acheter un Big Mac dans un McDonald's des environs. Dans les bonus du DVD du film, on y apprend qu'il travaille comme gardien de prison.
En 2006, Gorske participa au jeu télévisé I've Got a Secret. Il est également l'auteur du livre 22,477 Big Macs (2008).

vendredi 8 janvier 2010

Qu’est-ce que le favophilie


La favophilie (ou fabophilie) est une activité qui consiste à collectionner les fèves de galettes des rois.

L'histoire de la fève commence avec le légume : dans les temps préhistoriques, celui-ci était consommé et utilisé comme engrais. La fève a un rôle important dans les rites antiques à cause de sa forme embryonnaire. Symbolisant le fœtus chez les anciens égyptiens, ces derniers enterraient leurs morts dans des champs de fèves en vue d'une réincarnation. C'est le symbole de vie qui reste au Moyen Âge et la fève est utilisée dans les mariages.

Elle sert aussi de jeton de vote, fonction qui commença chez les Grecs qui se servaient de fèves noires et blanches pour décider de l'acquittement ou de la condamnation.

C'est lorsque l'Église décide de s'imposer, pour cesser les célébrations païennes que l'épiphanie apparaît. Mais La coutume du gâteau traditionnel ne se répand réellement que durant le XVe siècle.
La fête des rois faillit être interdite sous la Convention car à l'époque, elle portait le nom de la fête des sans-culotte ; le gâteau fut donc rebaptisé le gâteau de l'égalité. En 1793, le maire de Paris eut beau interdire aux pâtissiers la fabrication de ce gâteau, celle-ci continua tout de même.

La première fève en porcelaine fut fabriquée en 1874 en Allemagne sous forme de baigneur. C'est seulement à partir de 1892 jusqu'au XXe siècle que les thèmes se diversifient : on découvre des fèves avec des thèmes représentatifs de l'époque. Les thèmes religieux apparaissent, tels les crèches, Jésus, les anges, les colombes, puis laissent peu à peu leur place à la royauté et aux porte-bonheur.

Dans les années 1960 sont apparues des fèves en matière plastique puis dans les années 1980-1990, les fèves métalliques, principalement dorées (dont certaines à l'or fin).
À la fin des années 1980, les fèves en porcelaine sont revenues en force. C'est dans cette même période que l'ère du dessin animé et de la bande dessinée a commencé pour aujourd'hui envahir une grande partie du marché actuel de la fève.
Certains boulangers renommés (Poilâne, Le Nôtre, ...) ont alors eu l'idée de fabriquer leurs propres fèves personnalisées.

Certains fabophiles peuvent avoir des collections énormes (près de 100.000 fèves) et quelques-uns vivent en permanence en déplacement, de vide-greniers en bourses ou salons.
Chaque année il sortirait 4 à 5.000 nouvelles fèves en France ! Par ailleurs, de nouveaux types de collections ont vu le jour comme les collections des sacs de galettes des rois ou des couronnes...

samedi 19 décembre 2009

L'histoire du Petit beurre de LU


Le Petit Beurre LU est de forme rectangulaire avec les quatre grands angles en forme d'oreilles, 14 dents dans la longueur, et 10 dents dans la largeur. La surface du biscuit est lisse et possède 24 points de quatre rangées sur six colonnes entremêlés de l'inscription "LU PETIT-BEURRE NANTES" sur trois lignes. La lettre B du Petit-Beurre est située au centre du biscuit. Le doré du biscuit est naturel et provient de la cuisson du biscuit. La dorure est uniforme sur l'ensemble de la partie centrale et plus soutenue sur les dents.
Si on empile huit petits beurres, l'épaisseur obtenue est égale à la largeur du biscuit. Cette astuce permet de réaliser un paquet carré de 24 petits beurres, autant que d'heures dans une journée. Ainsi, les dimensions du gâteau étaient pensées afin de rationnaliser l'emballage, le transport et le stockage.

En 1846, Jean-Romain Lefèvre quitte sa Meuse natale pour s'installer à Nantes. Il y fonde avec son épouse, Pauline-Isabelle Utile, une "fabrique de biscuits de Reims et de bonbons secs".
De leurs noms naîtra l'enseigne Lefèvre-Utile (écourtée plus tard aux deux lettres Lu). La pâtisserie connaît une grande popularité auprès des nantais.
En 1882, Louis Lefèvre-Utile, le benjamin de la famille, reprend l'affaire familiale. Il entend concurrencer l'industrie biscuitière britannique très en vogue à l'époque en France. Pour atteindre cet objectif, il lui faut voir plus grand que la pâtisserie de la rue Boileau. Louis-Lefèvre Utile achète donc une ancienne filature sur le quai Baco de Nantes pour construire une fabrique moderne de biscuits. Il y met au point plusieurs gammes de biscuits et un jour, en 1886, lui vient une idée simple. Il élabore un biscuit à base de farine, de beurre, de sucre et de lait. Il lui dessine une forme rectangulaire aux bords découpés et aux quatre coins saillants. La légende dira qu'il s'est inspiré des napperons en dentelle de sa grand-mère. Le Véritable Petit Beurre était né.

Cependant, Louis Lefèvre-Utile, lorsqu'il conçoit le Petit-Beurre, fait l'erreur de ne pas déposer la forme. Il est rapidement copié par ses concurrents. Il met alors en place une publicité nommant son Petit-Beurre de "Véritable Petit Beurre". Après de longues années, il parvient à imposer la recette à base de produit de base sans ajouts chimiques, réduisant le nombre de concurrents.
D'autres petits beurre sont produits en France comme le "Petit beurre de Lorient au sel de Guérande". En 1891 à Hanovre en Allemagne, la société Bahlsen commercialise un Butterkeks (biscuit au beurre très ressemblant au Petit Beurre français) appelé Leibniz-Keks en hommage au philosophe et mathématicien Gottfried Wilhelm von Leibniz.

En 1897, pour soutenir le lancement du Petit Beurre, Firmin Bouisset, affichiste et illustrateur, conçoit le personnage de l'écolier qui devient l'un des archétypes de la marque (on le retrouve encore aujourd'hui sur les biscuits Petit Ecolier).
En 1900, c'est la consécration. Lu reçoit le grand prix de la biscuiterie à l'exposition universelle.

Pendant la Première Guerre mondiale et malgré le contingentement des matières premières, les Américains fournissent à la marque les ingrédients nécessaires en échange de biscuits pour leur armée.

En 1957, R. Loewy, le père du design industriel, rénove le paquet du Petit Lu et donne naissance aussi au logo LU moderne.

Aujourd'hui, avec la marque Lu, Danone est le premier biscuitier de France et le numéro deux mondial. Les Petits Beurres sont encore consommés à ce jour par 26% des foyers français et demeurent la marque phare de Lu

lundi 14 décembre 2009

La différence entre une Tisane et une Infusion

Une tisane est une boisson aux propriétés faiblement curatives obtenue par macération, décoction ou infusion de matériel végétal (fleurs fraîches ou séchées, feuilles, tiges, racines), dans de l'eau chaude ou froide.
Les différents modes de préparation ont tous pour but d'extraire les principes actifs des végétaux.
La macération consiste à laisser tremper le matériel végétal dans l'eau froide pendant plusieurs heures. On parfume ainsi de l'eau à la menthe, à la mélisse, etc.
L’infusion consiste à verser de l'eau chaude sur le matériel végétal puis à le laisser tremper pendant quelques minutes. Par exemple : infusion de verveine, de tilleul, de badiane, de sauge, etc.
La décoction consiste à jeter le matériel végétal dans l'eau, à porter celle-ci à ébullition pendant quelques minutes, puis éventuellement à la laisser refroidir. Par exemple : décoction de queues de cerises, de prêles, d'avoine, etc. La décoction contient toujours une plus grande quantité de principes actifs de la plante que l'infusion.

L’infusion est donc une méthode d'extraction des principes actifs ou des arômes d'un végétal. Le terme désigne de fait les boissons préparées par cette méthode, comme les tisanes, le thé par exemple.

samedi 7 novembre 2009

L'histoire du cocktail le Tequila Sunrise

On raconte (sans réelle preuve tangible) que cette boisson a été créée en 1976 par un barman de San Francisco. Il passa toute la nuit dans le bar où il travaillait, ivre jusqu'à ce que son patron pénètre à 9 heures du matin dans la salle et le réveille.
Le barman, par peur de se faire licencier, lui raconta qu'il avait passé toute la nuit dans le bar réfléchissant à un Cocktail à créer et a attendu le lever du soleil pour s'inspirer et mixer un cocktail imitant cet instant. Naturellement pour prouver son histoire, il inventa rapidement ce mélange qu'il baptisa aussitôt "Tequila sunrise" (lever du soleil tequila).


Ingrédients :
6 cl de téquila
12 cl de jus d’orange
2 cl de sirop de grenadine
4 glaçons

dimanche 1 novembre 2009

L'origine de l'expression "Etre un cordon bleu"

Un "Cordon bleu" était, sous l'ancien Régime le surnom donné à l'insigne que portait un chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit. Il désigne aujourd'hui un fin cuisinier.

Institué en 1578 par Henri III pendant les guerres de Religion afin de regrouper les principaux chefs du parti catholique contre les protestants, l'ordre du Saint-Esprit était l'ordre de chevalerie le plus prestigieux de la monarchie française.
Les chevaliers de cet ordre portaient comme insigne une croix de Malte. Elle était suspendue à un large ruban de couleur moirée bleu ciel, d'où le surnom de cordon bleu aux chevaliers qui la portaient.
Aboli à la Révolution, le cordon bleu constitua pendant deux siècles la distinction suprême dans l'aristocratie française. Il fut remplacé par la Légion d’Honneur.

La locution pouvait donc s'appliquer par métaphore à tout ce qui est d'une rare élévation. Ainsi un poète du XVIIe siècle qui souhaitait se faire admettre à l'Académie française déclara que cette assemblée était « le cordon bleu des beaux esprits » : il fut élu.

Cependant, selon d'autres sources, l'application culinaire est fondée sur des faits plus précis : certains seigneurs de haut parage, tous dignitaires du Saint-Esprit et porteurs du cordon de l'ordre, avaient pris l'habitude de se réunir en une sorte de club gourmand pour cultiver l'art du bien-boire et du bien-manger.
Leurs déjeuners devinrent célèbres et l'on employa un temps l'expression « faire un repas de cordons bleus ». Façon de parler qui a passé des gourmands tombés dans l'oubli aux préparateurs des plats eux-mêmes, tous cuisiniers et cuisinières de haute volée.
En 1895, une journaliste prénommée Marthe Distel publie le premier journal de cuisine La Cuisinière Cordon Bleu. Au vu du succès du journal, elle se lance dans des démonstrations culinaires.
Depuis, des écoles Le Cordon Bleu ont été créées à travers le monde afin de répandre la culture et l'art de vivre à la française.

dimanche 11 octobre 2009

L'origine canadienne de Thanksgiving


Chaque deuxième lundi d'octobre est célébrée l'Action de grâce ou Thanksgiving au Canada. Son origine est différente de son homologue américaine, célébrée le quatrième jeudi de novembre (cf Origine américaine de Thanksgiving)
Les toutes premières Actions de grâce furent des fêtes de la moisson ou des occasions de remercier Dieu pour des récoltes abondantes. Pour cette raison, l’Action de grâce a toujours lieu à la fin de l’automne, après la rentrée des récoltes abondantes.

Deux versions sont évoquées sur l’origine de l’Action de grâce au Canada.
La première version remonte à l’explorateur anglais Martin Frobisher, qui tentait de trouver un passage nordique vers l’Orient. En 1578, il tient une cérémonie formelle, sur le territoire actuel de la province de Terre-Neuve-et-Labrador, afin de rendre grâce d’avoir survécu au long voyage. On considère cette cérémonie comme la première Action de grâce canadienne, et la première à avoir eu lieu en Amérique du Nord.

L'autre version évoque qu'à la même époque, les colons français, ayant traversé l’Océan Atlantique et s’étant installés au Canada avec l’explorateur Samuel de Champlain, organisent également de grandes fêtes pour rendre grâce à Dieu. Ils forment même « l’Ordre de Bon Temps » et partagent volontiers leur nourriture avec leurs voisins autochtones.

Après la Révolution américaine, les réfugiés américains qui étaient demeurés loyaux (les loyalistes) au Royaume-Uni sont exilés des États-Unis et s’installent au Canada. Ils apportent avec eux les coutumes et traditions de l’Action de grâce américaine, bien que, en tant que fête liturgique, l’Action de grâce au Canada correspond également à la fête de la moisson européenne ; les églises sont décorées de cornes d’abondance, de citrouilles, de maïs, de blé et d’autres produits de la récolte, des hymnes de moisson sont chantés le dimanche de l’Action de grâce et les sermons sont tirés des histoires bibliques relatives à la fête de la moisson juive (la Souccot).

le 5 avril 1872, après la confédération canadienne, marque la première Action de grâce donnant lieu à un congé civil a lieu pour célébrer le rétablissement du Prince de Galles (futur Roi Édouard VII) après une maladie grave. Avant cette date, des jours d'Action de grâce sont observés commençant en 1799 mais n'ont pas lieu à chaque année.

Après la Première Guerre mondiale, le Jour de l'armistice et l’Action de grâce sont tous deux célébrés le lundi de la semaine du 11 novembre. Dix ans plus tard, en 1931, les deux journées deviennent des fêtes distinctes, et le Jour de l’Armistice devient le Jour du souvenir.
Le 31 janvier 1957, le Parlement du Canada fixe la date au deuxième lundi d’octobre de manière permanente par une proclamation : « Une journée pour rendre grâce au Dieu tout-puissant des bienfaits dont jouit le peuple du Canada... »

Happy Thanksgiving !

samedi 10 octobre 2009

L'origine du mot bouillabaisse

bouillabaisseLe nom bouillabaisse vient de la vieille expression provençale "bolhabaissa" - de bolh "il bout" et abaissa "il abaisse", en parlant du feu, autrement dit "quand ça bout, tu baisses".

Ce plat est originaire de la Grèce antique, de l'époque de la fondation de Marseille (Massalia) au VIIe siècle av.J.-C. La population mangeait alors un simple ragoût de poisson nommé kakavia en Grec ancien, à partir de reste ou d'invendu de poissons ramenés par les pêcheurs.
La bouillabaisse apparaît également dans la mythologie romaine: il s'agit de la soupe que Vénus a fait manger à Vulcain pour l'apaiser jusqu'à l'endormissement, dans le but d'aller batifoler avec Mars.

vendredi 9 octobre 2009

L’Histoire de la Maison Ladurée

Tout a commencé en 1862, lorsque Louis Ernest Ladurée, homme du sud-ouest, minotier de son état, crée une boulangerie au 16 rue Royale à Paris.
A cette époque, la Madeleine est un quartier d’affaires en plein développement où les plus grands artisans du luxe français sont déjà installés.

En 1871, alors que le baron Haussmann donne un nouveau visage à Paris, un incendie permet la transformation de la boulangerie en pâtisserie.
La décoration de la pâtisserie est confiée à Jules Chéret - célèbre peintre affichiste de la fin du siècle. Il s’inspire des techniques picturales utilisées pour les plafonds de la Chapelle Sixtine et de l’Opéra Garnier. En les intégrant à son oeuvre, il donne profondeur et relief aux plafonds, qu’il orne d’anges joufflus et en particulier « l’ange Pâtissier » qui inspirera plus tard toute la charte graphique de la maison.

Sous le second Empire, les cafés se développent et sont de plus en plus luxueux. Ils font courir la belle société parisienne. Ils deviennent, avec les restaurants chics de la Madeleine, les lieux de rendez-vous les plus prestigieux de Paris.
Le début de ce siècle voit Paris pris d’une frénésie de sorties et de divertissements. Les Parisiens se précipitent à l’Exposition Universelle. Les femmes, elles aussi, changent. Elles veulent rencontrer des gens nouveaux or, les cercles et les salons littéraires ne sont plus à la mode.

L’histoire des salons de thé parisiens est intimement liée à l’histoire de la famille Ladurée. En effet, Jeanne Souchard, épouse d’Ernest Ladurée et fille d’un hôtelier connu de Rouen, a l’idée de mélanger les genres : le café parisien et la pâtisserie, et donne ainsi naissance à l’un des premiers salons de thé de la capitale. Le salon de thé aura un avantage certain sur les cafés : celui de pouvoir accueillir les femmes en toute liberté.

Le macaron est le produit vedette de la maison Ladurée.
Il en est vendu plus de 15 000 macarons par jour dans ses différents magasins.

jeudi 8 octobre 2009

L'origine du Petit-suisse


À l’origine, les petits-suisses étaient vendus dans une fine bande de papier et placés par six dans de petites caissettes de bois. Ils pesaient 60 g pièce et se nommaient simplement « suisse ». Il existe une version géante du petit-suisse, dénommé le "suisse double" ou "double suisse".

Le fait que le petit-suisse soit, contrairement à ce que pourrait laisser penser son nom, normand et non suisse, est dû à l’idée, dans les années 1850, d’un employé de nationalité suisse de la laiterie de Madame Hérould à Villers-sur-Auchy (près de Gournay-en-Bray) d’ajouter de la crème au lait destiné à produire les bondons (fromage à base de lait de vache enrichi de crème, à pâte molle, non pressée, non cuite et fondante), reprenant en cela une recette appliquée dans son pays d'origine.

Cette histoire aurait pu s'arréter là, si un commis, Charles Gervais, n'avait pas vu l'interêt de ce produit et n'en avait pas fait pendant de longues années le produit phare de sa maison.
La société Gervais, jusqu'alors spécialiste des double-crèmes, devint le plus gros producteur de petits-suisses et mit au point une organisation de distribution sans faille notament pour livrer ses produits à Paris, d'abord en calèche puis par chevaux.
Le petit-suisse profita aussi du savoir de la société Pommel, le redoutable concurrent (et voisin) de la maison Gervais au début du siècle, qui se lança aussi dans cette production et la distribua abondamment en Normandie.

En vertu d'une dérogation expresse dans le Traité du 14 mai 1974 entre la Confédération Suisse et la République Française sur la protection des indications de provenance, des appellations d’origine et d’autres dénominations géographiques, l’utilisation en France de la dénomination « Petit Suisse » pour des fromages fabriqués en France est autorisée. Elle demeure par contre interdite en Suisse.

mardi 22 septembre 2009

Le "kopi luwak", un café récolté dans des excréments


Produit en Indonésie, le Kopi Luwak est un café récolté dans les excréments d'une civette asiatique, le luwak.
Cette civette palmiste hermaphrodite, qui fait partie de la famille des viverridés et du genre Paradoxurus, vit dans les caféiers et consomme les grains, mais sans les digérer.
Avant d’être rejetés, ils sont fermentés dans le système digestif de l’animal, ce qui leur donne un goût particulier.
Seul le Luwak possède cette caractéristique étonnante ce qui explique la rareté.

Ce café vaut environ 250 euros le kilo, ce qui en fait l’un des cafés les plus chers au monde.
Certains de ces agriculteurs de kopi luwak par exemple indocivetcoffee.com offrent un mélange de grains de café arabica et robusta.

mardi 15 septembre 2009

Origine (américaine) de Thanksgiving

En 1620, le Mayflower accoste à Plymouth dans le Massachusetts avec les pèlerins fuyant les persécutions religieuses.
Les pères Pèlerins (Pilgrim Fathers) y fondent la première colonie. Il jette les bases d'une démocratie locale respectueuse des croyances de chacun. Ce pacte demeure l'une des sources de la pratique démocratique américaine.

Comme prévu, la première année est très difficile. De nombreux colons succombent à la faim et à la maladie. Les autres ne doivent leur survie qu'aux dindes sauvages et au maïs fourni par les Indiens.

Afin de célébrer la première récolte, à l’automne 1621, le gouverneur William Bradford décréta trois jours d'action de grâce. Les colons invitèrent alors le chef Massasoit et 90 de ses hommes à venir partager leur repas, en guise de remerciement pour l'aide apportée. Durant ce festin, des dindes sauvages et des pigeons furent offerts. C'est le premier « Thanksgiving Day ».

Le président Lincoln érigera le « Thanksgiving Day » en fête nationale en 1863.

C'est comme cela que, chaque 4e jeudi de novembre (cette année, le 26 novembre), les familles des États-Unis savourent de la dinde aux airelles avec des patates douces et de la tarte au potiron au dessert.

mercredi 2 septembre 2009

L’origine du Bloody mary

Le bloody mary est un cocktail contenant de la vodka, du jus de tomate, et généralement d'autres épices tels que la sauce Tabasco, du sel au céleri, de la sauce Worcestershire et du jus de citron.

Si on date l’apparition de ce cocktail dans les années 1920, son nom est quant à lui très contesté.

Pour certains, il tient son nom de Marie Tudor, surnommée Bloody Mary. Cette reine d'Angleterre, réputée sanguinaire, était la fille d'Henry VIII et régna pendant quelques années. Elle doit son surnom à une politique de persécutions des protestants qui fait suite au rétablissement du catholicisme durant son règne, pendant les années 1550.

Pour d'autres, ce nom fut inventé au Harry's Bar à Paris en 1921, où il aurait été créé pour la première fois.

Selon la légende, c'est pour le comédien américain Roy Barton que Petiot aurait concocté ce mélange d'épices, de citron, de jus de tomates et de Vodka, qui fut d'abord connu sous le nom de "Bucket of Blood", avant de devenir le "Bloody Mary".

On raconte également, dans la région de Pampelune, que le Bloody Mary doit son nom à la célèbre Mary Read, la seule "piratesse" reconnue historiquement, qui s’est illustrée au cours du XVIIIe siècle, auprès de la légende de la piraterie anglaise Jack Rackham. Sa brutalité au combat et son courage lui ont valu le surnom de Bloody Mary.

Enfin, le nom d'Ernest Hemingway est associé à l’origine de la boisson. Il craignait les colères de sa femme, Mary Welsh, lorsqu'il prenait de l'alcool, la surnommant Bloody Mary.

jeudi 13 août 2009

L'origine de la mayonnaise

L'origine du mot mayonnaise est controversée.
Le mot mayonnaise serait un dérivé du mot Mahon (Mao), capitale de Minorque dans les Baléares, île occupée à cette époque par les anglais.
Le cuisinier d’un amiral anglais aurait présenté cette sauce fabriquée avec les deux seuls ingrédients dont il disposait : œuf et huile. Cet amiral aurait ensuite ramené la recette en Europe.

Autre hypothèse, le maître gastronomique Carême popularisera, au XIXe siècle, la mayonnaise après avoir arrangé la recette : il la rendra onctueuse et légère, ce qui lui vaudra d’être connue à travers le monde entier.

La ville française de Bayonne (sauce « à la bayonnaise ») aurait également pu donner son nom à ce type de sauce par déformation orthographique. Cette forme semblerait être confirmée par le fait qu'il n'existe pas de trace écrite de la sauce "à la mayonnaise" avant le début du XIXe siècle, donc longtemps après la prise de la ville de Mahón.

Une dernière hypothèse, plus controversée, et émise par le linguiste et historien Nicolas Lepreux, suggère que la mayonnaise proviendrait de la région de Mayenne, et que le "e" se serait mué en "o" au fil du temps.

vendredi 24 juillet 2009

Pourquoi le homard rougit à la cuisson ?

Des scientifiques britanniques ont (enfin) percé le secret du changement de couleur du homard, qui passe du "bleu pourpre" au fond de l'océan au "rouge orange" si caractéristique au fond de la marmite, une question qui taraudait les biologistes depuis plus de cinquante ans.

La clé de cette mutation réside dans une protéine présente dans la carapace du crustacé, la béta-crustacyanine, explique une équipe de chercheurs de l'Imperial College (Londres) et des universités de Manchester et de Londres, dans un article paru lundi dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

Ces chercheurs ont réussi à visualiser en 3-D cette grosse molécule, grâce à une méthode de cristallographie par rayons X. Ils ont ainsi découvert que des modifications structurelles à l'intérieur de celle-ci agissent sur une molécule annexe, l'astaxanthine, qui lui est attachée et qui est capable de lui conférer différentes couleurs.

L'astaxanthine, une molécule de la famille des caroténoïdes, voit en effet ses propriétés d'absorption de la lumière modifiées selon qu'elle est libre ("rouge orange") ou bien attachée à la béta-crustacyanine et alors aplatie ("bleu pourpre").

Sous l'effet de la chaleur, lors de la cuisson, la béta-crustacyanine se déforme tellement que l'astaxanthine reste bloquée dans sa forme libre et conserve donc sa couleur rouge orange.

Cette découverte "conclut un long de travail de recherches entamé par cette équipe britannique en 1995 et met un point final à une question qui intriguait les biologistes depuis que le prix Nobel George Wald avait attiré l'attention là-dessus", s'est félicité le Dr Naomi Chayen, de l'Imperial College.

Source : AFP

jeudi 18 juin 2009

Combien de saveurs notre langue peut-elle distinguer ?

Notre langue est recouverte de 3 000 à 4 000 papilles, qui sont des petits reliefs.
Ces papilles gustatives sont responsables de la perception des goûts.

Salé, sucré, acide et amer, voici les quatre saveurs que nos papilles gustatives reconnaissent d’amblée. Et pour le reste ? La banane, le café, la vanille, …
En réalité ce ne sont pas des goûts. Seuls le sucré, le salé, l'acide et l'amer sont susceptibles d'être perçus par les bourgeons du goût.
Pour le reste des goûts, c'est du côté du nez et de l'odorat que ça se passe. En mangeant, vous respirez et votre odorat permet d’identifier de quel type d’aliment il s’agit.
Si vous doutez, demandez à quelqu’un (un proche de préférence) de vous donner à manger un aliment. Fermez les yeux et bouchez-vous le nez. Il vous sera bien difficile de dire ce que c’est !

lundi 13 avril 2009

Origine du nom Massachusetts... et de Thanksgiving

Berceau de la nation américaine, le Massachusetts doit son nom à une tribu indienne qui vivait autour de la baie du même nom. En 1620, le Mayflower accoste à Plymouth avec les pèlerins fuyant les persécutions religieuses. Les pères Pèlerins (Pilgrim Fathers) y fondent la première colonie. Il jette les bases d'une démocratie locale respectueuse des croyances de chacun. Ce pacte demeure l'une des sources de la pratique démocratique américaine.
Comme prévu, la première année est très difficile. De nombreux colons succombent à la faim et à la maladie. Les autres ne doivent leur survie qu'aux dindes sauvages et au maïs fourni par les Indiens.
En novembre 1621, enfin, la communauté organise une journée d'action de grâce. C'est le « Thanksgiving Day ».
Le président Lincoln érigera le « Thanksgiving Day » en fête nationale en 1863. C'est comme cela que, chaque 4e jeudi de novembre, les familles des États-Unis savourent de la dinde aux airelles avec des patates douces et de la tarte au potiron au dessert.