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lundi 1 mars 2010

L’origine des noms des tempêtes

Historiquement, les noms des tempêtes étaient donnés selon le jour où elles se produisaient ou toute autre association marquante et ce nom variait donc d'un pays à l'autre.

En 1954, Karla Wege, étudiante de l'Université libre de Berlin, suggéra de nommer les dépressions et anticyclones qui affectent l'Europe pour rendre les cartes météorologiques plus faciles à suivre. L'Institut météorologique de l'Université libre de Berlin adopta cette idée. Elle devint célèbre pour son travail comme météorologiste à la télévision et popularisa cette pratique à Berlin. Jusque dans les années 1990, cette nomenclature était exclusivement suivie dans les journaux, radios et télés de Berlin. Les tempêtes Vivian et Wiebke ayant tellement marqué le continent, l'idée fut reprise par l’ensemble des médias allemands et européens.

L’attribution du nom des tempêtes a évolué au cours des années. Aujourd’hui, les dépressions reçoivent des noms féminins durant les années paires et des noms masculins durant les années impaires. Les anticyclones reçoivent des noms selon la convention inverse.
Initialement, l'Institut suivait une liste préétablie de noms, où on remplaçait le nom des tempêtes et anticyclones qui avaient marqué la mémoire collective (comme cela se fait toujours pour les cyclones tropicaux).
Depuis 2002, le public peut acheter le droit de nommer une tempête et une nouvelle liste est donc confectionnée à chaque année. L’acheteur débourse 199€ pour une dépression, 299€ pour un anticyclone. Et si une dépression ou un anticyclone ne trouve pas preneur, le site organise des enchères sur eBay.

En moyenne, 150 noms sont donnés au cours d'une année aux dépressions en Europe mais seulement un nombre infime atteint la renommée. Les noms de dépressions retirées le sont généralement pour des dommages exceptionnels par le vent mais la pluie abondante causant des inondations et la neige abondante peuvent être le facteur. Les événements reliés à des anticyclones qui donnent des sécheresses, des vagues de chaleurs ou des gels sérieux peuvent être également consacrés.

Bien que cette pratique soit exclusivement allemande et que d'autres pays peuvent utiliser une liste de noms différents, certaines tempêtes célèbres sont passées dans le vocabulaire de l'Europe entière.
C’est un certain Wolfgang Schütte qui a choisi le prénom Xynthia. Les deux prochaines s’appelleront Yve et Zana.

dimanche 28 février 2010

Le « Miracle sur glace »

En 1980, lors des XIIIe Jeux olympiques d'hiver à Lake Placid (aux États-Unis), le tournoi de hockey va voir l'improbable victoire des États-Unis sur les Soviétiques lors des demi-finales.
Ce match sera par la suite désigné par le terme de "Miracle sur glace".

Tous les pronostics plaidaient en la faveur de l’équipe soviétique à la conquête d’un cinquième titre olympique consécutif : l’entraîneur Viktor Tikhonov dirigeait plusieurs joueurs de légende tels Boris Mikhailov, Alexander Maltsev, Vladimir Petrov, Valeri Kharlamov et le gardien Vladislav Tretiak, sans oublier les jeunes talents Viacheslav Fetisov et Sergueï Makarov.
L’équipe soviétique s’appuyait sur des joueurs expérimentés à l'inverse de l’équipe américaine formée des meilleurs joueurs universitaires, encore jeunes et inexpérimentés (l’entraîneur Herb Brooks choisissant des amateurs en lieu et place des joueurs professionnels de la Ligue nationale de hockey inéligibles).

Une semaine avant le début du tournoi, un match préparatoire fut organisé au Madison Square Garden de New York, le score fut sans appel et les États-Unis reçurent une véritable correction par les Soviétiques, s’inclinant 10 à 3.

Dans une patinoire naturellement acquise à la cause des Américains, les joueurs soviétiques ouvrent rapidement le score - Krutov détourne un tir d'Alexeï Kasatonov, hors de portée du gardien américain Jim Craig. Les Américains parviennent à égaliser par l’intermédiaire de Buzz Schneider mais les Soviétiques reprennent l’avance par Makarov. À une seconde de la fin de la première période sur un tir lointain de Christian, mal dégagé par Tretiak, Johnson parvient à recoller au score.
Au début de la deuxième période, l’entraîneur russe Tikhonov prend la décision de remplacer Tretiak par Vladimir Mychkine et Maltsev redonne l’avantage à l’URSS. Les jeunes Américains réussissent une nouvelle fois à revenir par l’intermédiaire de Johnson en début de la troisième période. Enfin, à dix minutes de la fin du match, le capitaine américain Mike Eruzione réussit à tromper la vigilance du gardien soviétique pour donner l’avantage aux Américains pour la première fois. Les Américains remportent le match grâce à une performance extraordinaire du gardien de but Jim Craig et créent l'exploit.

Deux jours plus tard, les États-Unis réussissent à battre la Finlande 4 à 2 pour remporter leur seconde médaille d'or Olympique de leur histoire.
À l'occasion de son centenaire (1908 - 2008), la Fédération Internationale de hockey a sacré le "Miracle sur la glace" comme l'événement numéro un de son histoire.

vendredi 26 février 2010

La première apparition de Batman

Au début de l'année 1939, le succès de Superman dans la revue Action Comics a poussé les éditeurs de National Publications (qui deviendra plus tard DC Comics) à vouloir créer de nouveaux héros. C'est ainsi que Bob Kane créa "the Bat-Man" avec l’aide de son collaborateur Bill Finger. C'est ce dernier qui trouva le nom Bruce Wayne. Il explique que "le prénom de Bruce vient de Robert 1er d'Écosse. (…) j'ai cherché un nom de famille suggérant le colonialisme. J'ai essayé Adams, Hancock… puis j'ai pensé à Anthony Wayne".

La première histoire de Batman "The Case of the Chemical Syndicate" fut publié dans Detective Comics #27, en mai 1939.
Finger a écrit le tout premier strip de Batman, et Kane l'a dessiné. Finger indiqua que Batman a été écrit dans le style des pulps (abréviation de "pulp magazines", publications peu coûteuses et très populaires aux États-Unis durant la première moitié du XXe siècle publiant principalement de la fiction) et cela se ressentait dans le fait que Batman n'avait aucun remords à tuer ou battre des criminels. The Bat-Man fut un tel succès que dès 1940 il eut droit à sa propre série.

Dès les premiers strips, on sentit l'évolution physique du personnage. En un an, il était complet, "mon Batman définitif" déclara Kane. La ceinture remplie de gadgets fut introduite dans Detective Comics #29, suivies par le batarang et le premier "bat-vehicule" dans le #31.
Il faudra attendre le Batman#33 de novembre 1939 que l'on nous dévoile un peu plus ses origines et Batman #47 pour en savoir plus et apprendre le nom de l'assassin de ses parents : Joe Chill. Le côté "pulp" commence à s'estomper dès 1940 dans Detective Comics #38 avec l'introduction de Robin (dont le nom a été inspiré par Robin des Bois et par le nom anglais du rouge-gorge).

Enfin, à la question "qui est le plus fort entre Batman et Superman", une réponse fut apportée le jeudi 26 février 2010 lors d’une vente aux enchères à New-York. En moins d'une semaine, deux albums rares mettant chacun en scène l'un des deux super-héros ont été vendus. Un exemplaire de la première BD de la chauve-souris a été adjugé pour 1.075.500 dollars (792.283 euros). C’est plus que celui consacré à Superman, qui s’était tout de même envolé à 1 million de dollars (737.881 euros).

Pourquoi Vincent Van Gogh s’est-il coupé l’oreille ?

Vincent Van Gogh a toujours été très proche de son frère cadet Théo. Celui-ci l’aida moralement et financièrement à de nombreuses reprises, les 652 lettres que Vincent lui écrivit en font foi.

En 1888, Théo annonce à son frère qu'il va se marier. Le sentiment d’abandon qu’il ressent semble être une des raisons qui décident Vincent Van Gogh à quitter Paris. Il suit en cela les conseils de Toulouse-Lautrec qui lui parle de la luminosité des paysages méridionaux. Le 20 février 1888, il s'installe à Arles initialement dans la vieille ville à l'intérieur des remparts à l'hôtel-restaurant Carrel au 30 rue de la Cavalerie, avec comme compagnon le peintre danois Christian Mourier-Petersen, puis en mai 1888, au nord de la place Lamartine, dans la Maison Jaune.

Vincent rêve d'une communauté d'artistes unissant fraternellement leurs expériences et leurs recherches : Paul Gauguin vient le rejoindre dans ce but le 23 octobre 1888 et ils commencent à travailler ensemble comme par exemple sur la série de tableaux consacrés aux Alyscamps (nécropole remontant à l'époque romaine située à Arles et signifiant Champs Élysées en provençal).
Mais les deux hommes s'entendent mal : la tension et l’exaltation permanentes qu’impliquent leur démarche créatrice et une telle urgence de peindre débouchent sur une crise : le 24 décembre 1888, à la suite d'une dispute plus violente que les autres, Van Gogh, en proie au délire tente de tuer son compagnon, puis, pour s’auto-punir, se coupe le lobe de l'oreille gauche avant d'aller l'offrir à une prostituée. En mars 1889, après une période de répit, il peint entre autres l’Autoportrait à l'oreille bandée (janvier 1889).
Le 8 mai 1889, hanté par l’idée du suicide mais pleinement conscient du mal qui le ronge, il quitte Arles, ayant décidé de lui-même d'entrer dans un asile près de Saint-Rémy-de-Provence (l'hôpital psychiatrique du monastère Saint-Paul-de-Mausole) où il va rester pendant une année.

Théo est hospitalisé en octobre 1890 en clinique psychiatrique atteint de syphilis qui le rend fou, et y meurt le 25 janvier 1891. Il n'a survécu que six mois à son frère. Vincent avait trente-sept ans et Théo trente-quatre.

À plusieurs reprises, Vincent Van Gogh a connu de réels problèmes mentaux, en particulier dans les dernières années de sa vie. Au fil des ans, il a beaucoup été question de l'origine de la maladie mentale de Van Gogh et de ses répercussions sur son travail. Plus de 150 psychiatres ont tenté d'identifier sa maladie et quelque 30 diagnostics différents ont été proposés.
Parmi les diagnostics avancés, on trouve la schizophrénie, le trouble bipolaire, la syphilis, l'intoxication par ingestion de peintures, l'épilepsie et la porphyrie aiguë intermittente. Chacune de ces maladies pourrait être responsable de ses troubles et aurait été aggravée par la malnutrition, le surmenage, l'insomnie et un penchant pour l'alcool, en particulier l'absinthe.
On a récemment prétendu que la maladie de Van Gogh serait liée à une intoxication par le plomb, car il utilisait des peintures à base de plomb et parce que l'un des symptômes de l'intoxication par le plomb est un gonflement de la rétine qui peut conduire à l'apparition d'un effet de Halo, effet qui apparait d'ailleurs dans plusieurs tableaux de Van Gogh.