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mercredi 10 mars 2010

Le vélodrome d'Hiver ou le Vel’d’Hiv

Au début du XXe siècle, la compétition cycliste devient un spectacle de masse prisé par la population ouvrière des villes. La construction des vélodromes participe à cette vogue.
Dès 1902, Henri Desgrange (le créateur du Tour de France) demande à l'architecte Gaston Lambert d'aménager la Galerie des Machines, vestige de l'Exposition universelle de 1889 situé dans le quartier de Grenelle (situé au fond du Champ de Mars devant l’Ecole militaire), pour y créer une piste de compétition cycliste. Inauguré le 20 décembre 1903, le vélodrome connaît rapidement un grand succès populaire. Mais en 1909, la ville annonce la destruction de la Galerie des Machines afin de libérer la perspective vers le Champ de Mars.

Desgrange décide alors d'édifier tout à côté, à l'angle du boulevard de Grenelle et de la rue Nélaton dans le XVe arrondissement, un nouveau temple du vélo. Dans le nouveau Vel' d'Hiv' qui voit alors le jour, 17.000 spectateurs, sur des gradins de briques et de béton, peuvent observer les coureurs qui parcourent une piste de sapin de 250 mètres de long autour d'une vaste pelouse centrale. La salle est éclairée par une immense verrière zénithale et plus de mille ampoules.

De nombreuses manifestations s'y déroulèrent. La fameuse course cycliste des Six jours de Paris, créée en 1913 à l'exemple d'une course américaine équivalente, connut son heure de gloire dans l'entre-deux-guerres, et devint vite le sommet de la saison cycliste. En 1926 commença également l'élection de la Reine des 6 jours, chargée de donner le départ de la course (les Reines étaient choisies dans le milieu des artistes populaires à la mode : Édith Piaf, Annie Cordy, Yvette Horner furent ainsi Reines des 6 jours). L'animation se répandait alors de jour comme de nuit jusque dans les rues du quartier.

En 1931, l'édifice est rénové par l'américain Jeff Dickson et devient le Palais des Sports de Grenelle. En effet, avec sa compagnie la Jeff Dickson International Sports, il organise en plus des traditionnels matchs de boxe et course de vélos, d'autres compétitions sportives dans l'enceinte : tennis, basket-ball mais également hockey et patinage sur glace (grâce à un équipement adéquat permettant la réalisation d'une patinoire). C'est le début des "années folles" du hockey sur glace.

En juillet 1942, le régime nazi organise l'opération "Vent Printanier" : une énorme rafle de Juifs dans plusieurs pays européens. Les 16 et 17 juillet, plusieurs milliers de juifs (13 152) furent "amassés" dans le vélodrome avant leur déportation vers le camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau.
Il s’agit de la plus grande arrestation massive de Juifs réalisée en France pendant la Seconde Guerre mondiale. En France, le régime de Vichy mobilise la police française pour participer à l'opération : à Paris, 9.000 policiers et gendarmes rafleront les Juifs.

Le Vélodrome fut détruit en 1959.

mardi 9 mars 2010

Les différentes espèces de pigeons à Paris

Les pigeons parisiens appartiennent à 3 espèces : ils sont pour la plupart des pigeons bisets (Columba livia), les autres espèces étant le Pigeon ramier ou palombe (Columba palumbus) et le pigeon colombin (Columba oenas). On trouve aussi de plus en plus la Tourterelle turque, plutôt dans les parcs, et en milieu semi-urbain ou péri-urbain, cette dernière n'est pas classée comme nuisible.
La population actuelle de pigeons bisets de ville à Paris est estimée à plusieurs dizaines de milliers d'individus, le chiffre d'environ 80.000 est avancé, ce qui équivaudrait à 1 oiseau pour 25 habitants.

À l'origine, les pigeons bisets vivaient dans les falaises rocheuses, les montagnes ou les zones désertiques. La première domestication connue du pigeon date de l’Egypte des pharaons, il y a 5.000 ans. L’élevage du pigeon était initialement alimentaire. Mais ses compétences de grand voyageur revenant fidèlement à son pigeonnier ont bien vite été observées et le "pigeon voyageur" est né.
Le pigeon a en effet connu d'importantes fonctions commerciales et militaires, jouant jusqu'en 1918 un rôle important, voire essentiel pour la transmission des messages stratégiques (de nombreuses armées entretiennent toujours un petit nombre de pigeons voyageurs, qui servent aussi parfois au sauvetage). C'est, entre autre, la magnétite présente dans certains tissus de son cerveau qui, équivalente aux composants de nos boussoles, l'aide à retrouver aisément son pigeonnier même quand il est relâché à plusieurs centaines de kilomètres.

Les pigeons sont maintenant des hôtes caractéristiques des grandes villes.
Les pigeons bisets nichent dans les anfractuosités des bâtiments. Espèce à fort potentiel d’adaptation, il a conquis tous les espaces disponibles des greniers des immeubles aux constructions métalliques (métro aérien, halls de gares…). Le pigeon ramier, de plus grande taille, niche, quant à lui, dans les arbres des parcs et jardins.
Ils se nourrissent essentiellement de graines, de fruits et plus rarement de quelques insectes.
La durée de vie moyenne d’un pigeon en ville est de 6 à 8 ans.

lundi 8 mars 2010

Pourquoi les Oscars se nomment-ils ainsi ?

Au lendemain de la 82e cérémonie des Oscars, petit retour sur l’origine du nom de la plus célèbre récompense cinématographique américaine (voir mondiale) :
chaque année, depuis le premier banquet des Oscars qui s’est tenu le 16 mai 1929 dans le Blossom Room de l’hôtel Hollywood Roosevelt, ont été décernées les Academy Awards, plus connus sous le nom d'Oscars et 2 701 statuettes dorées y ont été remises (avant la cérémonie de 2010).
Pour être nommé, les films doivent respecter un certain nombre de règles dont être sortis en salle dans le comté de Los Angeles en Californie entre le 1er janvier et le 31 décembre de l'année précédant la cérémonie.

Le trophée a été dessiné par Cedric Gibbons, co-fondateur de l'AMPAS (Academy of Motion Picture Arts and Sciences en français: Académie des Arts et des Sciences du Cinéma), et responsable artistique de la MGM entre 1924 et 1956.
Il est constitué de britannium (alliage d'étain, de cuivre, et d'antimoine) plaqué d'or (à l’exception de la Seconde guerre mondiale, où en raison de la pénurie de métaux, les statuettes distribuées étaient en plâtre peint. Évidemment, après le conflit, l’AMPAS a remplacé toutes ces statues pour des Oscars en métal et en or).
D'une hauteur de 34,29 centimètres pour un poids de 3,85 kg, il a été sculpté par George Stanley et réalisé par la société R. S. Owens & Company à Chicago. Elle représente un chevalier, debout sur une bobine de film, les mains tenant une épée. La bobine présente 5 ouvertures correspondant aux 5 secteurs originaux de l’Academy : acteurs, réalisateur, producteurs, techniciens et scénaristes. Bien que la statuette ait conservé sa forme au fil des années, la taille de la base a été modifiée en 1945 pour adopter le format qu’on connaît aujourd’hui.
Désigné officiellement sous le terme d'Academy Award, il est surnommé "Oscar" depuis 1934.
Une anecdote rapporte que Margaret Herrick, bibliothécaire et directrice générale de l’AMPAS, trouva qu’il ressemblait à son oncle ayant pour prénom Oscar. Une autre version attribue la paternité de ce surnom à Bette Davis dont le mari, Harmon Oscar Nelson, ressemblait également à la statuette.

Quoi qu’il en soit, c’est lors de la 6e cérémonie des Oscars en 1934, que le chroniqueur Sidney Skolsky utilisa le premier le terme "Oscar" pour parler du prix de la Meilleure actrice remporté par Katharine Hepburn.
Le surnom ne fut officiellement adopté par l'Académie qu'en 1939.

La fleur interdite au théâtre

oeillet
Saviez-vous qu’il ne faut jamais offrir de bouquet d'œillets à une actrice (en revanche les roses sont très appréciées). L'origine de cette tradition vient de ce qu'à l'époque où les théâtres avaient encore des acteurs permanents, le directeur offrait un bouquet de roses aux comédiennes dont le contrat était renouvelé. Mais pour ne pas faire de dépenses inutiles, celles qui étaient renvoyées recevaient des œillets, fleurs qui coûtent moins cher...
Au Royaume-Uni on ne donne aucune fleur avant la représentation, il faut attendre la fin de la pièce.