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lundi 8 février 2010

La France, exclue du Tournoi des V Nations


Tout commence en 1913, trois ans seulement après l’entrée de la France dans le tournoi.
La France qui n'est pas favorite, perd 21 à 3 face à l'Ecosse. Connaissant mal les règles du rugby, le public parisien s'en prend à l'arbitre anglais J.W. Baxter. Au coup de sifflet final, une centaine de supporters envahit la pelouse. L'arbitre évite les jets des pierres et les coups grâce au fair-play et au courage des rugbymen écossais et français qui l'encerclent pour le protéger. Les Britanniques menacent la Français de l'exclusion si ce genre d'incident se reproduit.

La deuxième crise intervient en 1931. A l'origine du bannissement, le combat acharné que se sont livrés la France et le Pays de Galles, le 21 avril 1930 à Colombes.
En cas de victoire, les Tricolores peuvent s'adjuger (si l'Angleterre perd son match) leur premier titre dans le V Nations. Les places s'arrachent au marché noir, près de 20 000 personnes restent à l'extérieur. Le stade est archi-comble, la foule est en délire. Dans ce match au sommet, remporté haut la main par les visiteurs (0-11 pour les Gallois), les coups pleuvent de partout. Le président de la Fédération galloise, rejoint par ses homologues britanniques, trouve dans ce match un prétexte pour dénoncer la violence du jeu français.

Cette fois, la France n'échappe pas à l'exclusion après le tournoi de 1931. D’autres raisons viennent s’ajouter à cela : les primes accordées aux joueurs du championnat de France, les soupçons de professionnalisme et la recrudescence de la violence dans le jeu comme le France-Galles de 1930.
Le XV du Coq sera de nouveau admis en 1939, la Fédération française de rugby, qui a pris le relais de l'USFSA en 1920, ayant accepté de sacrifier le championnat. Mais la Seconde Guerre mondiale va empêcher le tournoi d'être organisé de 1940 à 1947.

Ce qu'il faut savoir sur le Super Bowl


Le Super Bowl est créé en 1966 sous le nom de NFL-AFL World Championship Game. Cependant, les médias et les fans préfèrent "Super Bowl". Il faut attendre la troisième édition de la grande finale pour voir apparaître officiellement le nom de Super Bowl (que l’on traduirait littéralement par "super bol", ou "super saladier" évoquant la forme des stades où se pratique le jeu, certains portant d’ailleurs un nom similaire comme l’Orange Bowl de Los Angeles).

Les éditions sont numérotées en chiffres romains, ce qui est un comble de snobisme dans un pays où pratiquement personne ne sait les déchiffrer. Il y a d’ailleurs chaque année des protestations pour que l’on revienne à une numérotation plus simple. Cette année le Super Bowl porte le numéro XLIV (44), particulièrement dur à lire.

La formation victorieuse reçoit le Trophée Vince Lombardi, nommé ainsi en hommage à l’entraîneur des Packers de Green Bay, vainqueurs des deux premiers Super Bowl. Le trophée prend ce nom en 1970, à la suite du décès de Vince Lombardi.
Depuis sa création, le Super Bowl n'est jamais allé jusqu'aux prolongations. Les Lions de Detroit, les Cleveland Browns, les Houstons Texans et les Jacksonville Jaguars n'ont jamais atteint le Superbowl.

Le Super Bowl est un événement majeur de la télévision américaine. Les études d’audience montrent que ce match enregistre des parts de marché considérables, situées entre 40 et 60%. On estime ainsi que 141 millions d’Américains (2006) suivent cette rencontre à la télévision. Sur les dix meilleures audiences de tous les temps aux États-Unis, la moitié d’entre elles sont survenues lors des Super Bowl. Cet engouement s'explique en partie par le fait qu'il s'agit du seul championnat professionnel dont la finale se dispute en une seule partie, contrairement à la NBA, la NHL et la MLB, où la meilleure équipe est désignée au terme d'au moins quatre parties.

Dans son livre The billion dollars Game, qui raconte l’histoire du Super Bowl, Allen St. John le décrit comme la fête nationale officieuse des Etats-Unis. Toutes les personnes ne sont pas forcément passionnées par le jeu. En fait la première motivation des téléspectateurs et surtout des téléspectatrices est de découvrir les nouvelles publicités. Entre 49 et 60% des adultes disent préférer les spots publicitaires au jeu lui-même.
L'autre grande attraction se déroule à la mi-temps du match. Un concert est organisé sur la pelouse même où se joue le match. Quelques unes des plus grandes stars de la musique y ont déjà participé. On se souvient notamment de la prestation de Janet Jackson avec Justin Timberlake et du fameux épisode du sein (qui choqua une partie de la population américaine). En 2010, l'animation est assurée par le groupe de rock anglais, The Who.

Les annonceurs disposent de 67 spots de 30 secondes dans 60 minutes de jeu. Certains annonceurs sont assimilés au Super Bowl, comme la bière Budweiser, qui est presque la boisson officielle de la compétition, bien que des concurrents y affichent également leur publicité. Chaque année Budweiser se livre à une débauche de créativité. Dans l’une de ses publicités, on voyait de jeunes supporters se téléphoner et se demander : "Qu’est-ce que tu fais ?". Et ils répondaient : "Watchin’ a game, havin’ a bud", (J’regarde un match, j’bois une Bud)… depuis lors la phrase est presque passée dans le langage courant.


Lors de cette 44e édition, les Saints de la Nouvelle-Orléans ont remporté leur première finale du championnat de football américain de leur histoire, face aux Colts d'Indianapolis (37-17).

vendredi 5 février 2010

L’origine de l’expression "en voiture, Simone !"


Simone Louise des Forest - de son nom complet Simone Louise de Pinet de Borde des Forest - était un célèbre pilote automobile. Elle passa son permis de conduire dès 1929, faisant d'elle une des premières françaises à avoir eu son permis de conduire.
Elle entama une carrière de pilote automobile professionnel, bousculant ainsi les préjugés de l'époque, participant à de nombreuses courses automobiles et à des rallyes jusqu'en 1957, sans avoir le moindre accident au cours de sa carrière. Elle fut aussi l'une des premières femmes à ouvrir une auto-école en 1950.

Son nom reste associé à une célèbre expression populaire française : "En voiture Simone !". Cette réplique — qui est en fait tronquée, la phrase complète étant : "En voiture Simone, c'est toi qui conduis, c'est moi qui klaxonne !") — est tirée de la célèbre émission Intervilles diffusée à partir de 1962 sur l’ORTF. Celle-ci était animée à l'époque par Guy Lux et Léon Zitrone, chacun défendant avec plus ou moins de bonne foi les couleurs d'une ville, lesquelles s'affrontaient au cours d'épreuves diverses. Une troisième personne, Simone Garnier, était chargée d'arbitrer les deux parties. Par analogie avec Simone Louise des Forest, Guy Lux lança un jour cette réplique, laquelle se répandit rapidement et abondamment.

jeudi 4 février 2010

Qu’est ce qu’un Western spaghetti

Le western spaghetti est un sous-genre de western qui doit son nom à un sarcasme du cinéma américain quant à ses origines italiennes. Si les catégories de base du western traditionnel se retrouvent bien dans la déclinaison italienne du genre, celle-ci se démarque des productions américaines typiques à plusieurs niveaux.

Tout d'abord, le western spaghetti dépasse le schéma manichéen récurrent pour mettre en scène des personnages bien plus complexes. Il ne s'agit plus d'une lutte unilatérale des gentils cow-boys, blancs, chevaleresques et propres sur eux contre les indiens sauvages et primitifs ou les terribles bandits mexicains.
Au contraire, les protagonistes des westerns spaghettis ont tout de l'anti-héros. Misogynes et mal rasés, cyniques et individualistes, ces pistoleros ont l'avantage d'être beaucoup plus crédibles que les cow-boys qui après avoir chevauché toute la journée conservent des vêtements immaculés et une coiffure impeccable.
En s'éloignant de l'archétype du héros sans peur et sans reproche, le western spaghetti rend ses personnages bien plus humains, et foncièrement sympathiques malgré tous leurs défauts.

Esthétiquement, le western spaghetti se définit sous l'influence décisive de Sergio Leone par des angles de caméra très largement ouverts sur des paysages imposants, mais aussi par l'utilisation de cadrages originaux et très expressifs (comme des contre-plongées, l'encadrement de la scène dans des fenêtres ou des cordes de potence, etc.) ou des cadrages très serrés (gros plan sur un regard, une main sur une gâchette,...).

La musique de film joue également un rôle très important, lente et rythmée, elle s'accélère progressivement pour faire monter l'intensité dramatique lorsque le scénario le réclame. Le western spaghetti a sans conteste fourni quelques unes des plus belles bandes originales du septième art sous la direction d'Ennio Morricone.

Le genre sera largement reconnu et plébiscité grâce à quelques films mythiques de très grande qualité.

Dernièrement, des chercheurs de la Royal Society de Birmingham ont établi que le "western-spaghetti" est plus réaliste que celui "made in Hollywood". Ils sont partis du constat que dans la grande tradition hollywoodienne de type Le train sifflera trois fois, le méchant cow-boy empoigne généralement son revolver en premier, avant d'être abattu par le gentil héros. Au contraire, dans l'école italienne du western, le bon atteint généralement son arme en premier, et triomphe du duel.
Cf article : Pour rester en vie, le cow-boy doit forcément tirer en premier