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vendredi 3 décembre 2010

L'origine de la Coupe Davis

Dwight Filley Davis (1879-1945)
En 1899, Dwight Filley Davis (1879-1945), un étudiant américain de l'Université Harvard, l'un des meilleurs joueurs de tennis du moment, a l'idée de créer une compétition annuelle internationale mettant aux prises les États-Unis et la Grande-Bretagne. Nommée initialement International Lawn Tennis Challenge (défi international de tennis sur gazon), la compétition se déroule à Boston, Massachusetts, sur les courts en gazon du Longwood Cricket Club, du 7 août au 10 août 1900.


Saladier Coupe Davis
L'année suivante, la rencontre n'est pas reconduite, mais en 1902 le tournoi a repris avec une nouvelle coupe, un immense saladier en argent. Le nom de l'équipe gagnante est gravé chaque année sur le socle qui soutient le Saladier et le vainqueur le garde jusqu'à la prochaine finale.
Entre 1900 et 1910, seulement six équipes prennent part à l'épreuve : les États-Unis, le Royaume-Uni (sous le nom d'Îles britanniques), la Belgique, la France, l'Autriche-Hongrie et l'Australasie (équipe d'Australie et Nouvelle-Zélande).


Très vite, pourtant, la compétition s'ouvre "à toutes les nations civilisées d'Orient en Occident", selon son slogan au début des années 1920. 34 nations sont ainsi en compétition en 1927. L'International Lawn Tennis Challenge est alors la seule compétition à vocation véritablement mondiale du calendrier sportif. Celle-ci ne prendra le nom actuel de Coupe Davis après le décès de son créateur, en 1945.
Aujourd'hui, plus de 140 nations se disputent le Saladier d'argent.


Le record de victoires est détenu par les États-Unis avec 32 victoires dont 7 consécutives de 1920 à 1926. En individuel Roy Emerson l'a emporté 8 fois avec l'équipe d'Australie, de 1959 à 1962 et de 1964 à 1967.
De 1927 à 1932, l'équipe française, composée de René Lacoste, Henri Cochet, Jean Borotra et Jacques Brugnon, domine la compétition avec 6 victoires consécutives. Après la fameuse équipe des "Quatre Mousquetaires", cet exploit n'a jamais été renouvelé.

jeudi 2 décembre 2010

L'origine du mot "décimer"

Le terme "décimer" vient du latin decimo, issu de decimare, lui-même dérivé de decem ("dix").


Les Romains pratiquaient la décimation lors des défaites de leurs propres armées. Il s'agissait d'un châtiment militaire qui consistait à punir de mort certains soldats lorsqu’il y en avait un grand nombre qui avait commis quelque lâcheté ou manqué à l’obéissance ; on regroupait ces soldats par groupe de dix et on les faisait tirer au sort. Le soldat, sur qui le sort était tombé, était exécuté par ses neuf camarades, souvent par lapidation ou matraquage. Les neuf restants recevaient des rations d'orge au lieu de blé et étaient forcés de dormir dehors du camp romain.


Les premières sources écrites de décimation furent enregistrées par Tite-Live et eurent lieu en 471 avant JC au cours de premières guerres de la République romaine contre les Volsques (anciens peuples italiques). La pratique a été relancée par Crassus en 71 avant JC dans la Troisième guerre servile contre Spartacus. Jules César est également mentionné comme ayant utilisé la pratique.
Selon Suétone, ce châtiment a été utilisé pour la dernière fois par l'empereur Auguste en 17 avant J.-C. alors que selon Tacite, Lucius Apronius l'aurait utilisé pour punir une cohorte (unité d'une légion comprenant environ 600 hommes) après leur défaite contre Tacfarinas en l'an 20.


Plus récemment, le général italien Luigi Cadorna appliqua une décimation à des unités sous-performantes au cours de la Première Guerre mondiale. Dans son livre Stalingrad, Antony Beevor raconte comment, au cours de la Seconde Guerre mondiale, un commandant soviétique d'une division pratiqua lui aussi une sorte de décimation.


Par extension et évolution sémantique, le verbe "décimer" a pris un sens plus large signifiant "massacrer" ou "tuer".

mercredi 1 décembre 2010

Le conte japonais de la Fontaine de jouvence

La Fontaine de Jouvence est une des anciennes légendes des temps modernes au Japon.


Il était une fois un très vieux bûcheron nommé Yoshida qui vivait auprès de sa très vieille femme, Fumi. Ils habitaient tous deux, pleinement heureux, dans l'île sacrée de Miya Jima, couverte de pins et d'érables. Un des plus beaux paysages du Japon. Nul n'avait le droit de mourir ici. Ils avaient connu de grandes joies lors de la naissance de leurs trois enfants. De grandes peines aussi. Mais la solitude et la vieillesse les avaient gagnés, ils étaient ridés et secs comme ces vieux troncs que l'on rencontre dans la forêt.


Un jour, par un clair soleil d'automne, Yoshida se dirigea vers la forêt et se promena dans ce lieu qu'il avait tant fréquenté autrefois. Il n'avait jamais prêté attention à cette fontaine. Puisant un peu de son eau limpide, il la porta à ses lèvres. 
Miracle ! Voici que ses cheveux redevinrent noirs, que son visage perdit ses rides, que les forces passées lui revinrent. Yoshida reconnut le solide jeune homme qu'il avait été. Il avait bu, sans le savoir, l'eau de la Fontaine de Jouvence.
Il se hâta vers sa maison où l'attendait Fumi. Lorsqu'elle vit entrer ce beau jeune homme qu'elle avait connu, elle poussa un cri de surprise. Yoshida la rassura et lui expliqua son aventure. C'était décidé. Elle irait aussi boire l'eau de la Fontaine de Jouvence.


Le lendemain, tôt le matin, elle se dirigea vers la source. Yoshida garda la maison. Le temps passa. Yoshida commença à s'inquiéter. Au bout d'un certain temps, il partit à sa recherche. Il arriva à la source. Personne. Il s'aprêta à rentrer lorsqu'un bruit lui fit tourner la tête. Il s'agissait d'une vague plainte. Yoshida s'approcha de l'endroit d'où venait le bruit. Caché par les hautes herbes qui entouraient la source, il aperçut un tout petit enfant à peine âgé de quelques mois. Trop jeune pour pouvoir parler, il tendit ses bras vers Yoshida d'un air désespéré. Dans ses yeux, le bûcheron crut reconnaître le regard de celle qu'il avait tant aimée. Oui, ce petit enfant était Fumi. Fumi qui, dans sa soif d'éternelle jeunesse, avait tant bu l'eau de la source qu'elle était devenue un nourrisson.


Yoshida attacha la fillette sur son dos comme le font les Japonaises de cette époque et rentra chez lui avec la pensée qu'il devrait, à l'avenir, protéger et éduquer celle qui fut jadis sa compagne.

mardi 30 novembre 2010

L'origine du nom de Yoda

Yoda est un personnage emblématique de la saga Star Wars imposant la sagesse et le respect auprès des maîtres Jedi.


Yoda Maître Jedi Star Wars
George Lucas, passionné de sanskrit, a repris un terme de cette langue pour nommer le personnage : Yoddha, en sanskrit, signifie "guerrier", et Yodea, en hébreu, signifie "celui qui sait".
Le mot Jedi viendrait, quant à lui, du japonais "jidaigeki" (films dont l'action se passe à l'époque médiévale japonaise). Cependant, compte tenu des nombreux emprunts de George Lucas au sanskrit pour les noms de ses personnages, une autre hypothèse soutient que Jedi viendrait du terme "Jethi", nom d'une famille de brahamnes qui auraient reçu leurs techniques martiales (lutte et vajramushti) de la divinité Krishna.


Les yeux de Yoda ont été repris sur ceux de Albert Einstein, pour, d'après Lucas, "lui donner un air intelligent et sage". Dans les épisodes de la première trilogie, Yoda s'appuie sur une canne, qui était en réalité pour le marionnettiste Frank Oz un moyen de le faire bouger.


Sa façon de parler est devenue mythique : elle utilise la syntaxe Objet, Sujet, Verbe, totalement à l'inverse de la plupart des langues indo-européennes, qui suivent la syntaxe Sujet, Verbe, Objet. Cependant, pour que certaines phrases restent compréhensibles, ce ne sont souvent que les auxiliaires qui sont déplacés. La formation des phrases est une résultante d'une figure stylistique appelée hyperbate.
Exemples :
"Le côté obscur de la Force, redouter tu dois."
"Quand neuf cents ans comme moi tu auras, moins en forme tu seras."
"En grand danger, vous êtes."
"T'aider, je puis."
"Bonnes relations avec les Wookies, j'entretiens."
"De débuter vient juste la guerre des clones."
"Ton père, il est."