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lundi 5 octobre 2009

Le stylo le plus vendu au monde

Sans surprise, il s’agit bien du stylo à bille "Cristal" de Bic mais saviez-vous que depuis sa création en 1950, ce stylo a été vendu plus de 100 milliards d’exemplaires ce qui représente suffisamment d'encre pour tracer une ligne jusqu'à Pluton, et en revenir, plus de 20 fois.

En lançant cette plume révolutionnaire à un prix dérisoire, c'est le concept du jetable que Marcel Bich inventait (il n’est l’inventeur du stylo à bille ; il racheta le brevet au hongrois Lazlo Biro, qui datait de 1938).
Il reste encore actuellement le stylo le plus vendu dans le monde.

Le premier logo de la société date de 1950. Les lettres BIC sont insérées dans un parallélogramme rouge arrondi.
En 1952 l'affichiste Raymond Savignac débute sa collaboration avec Bic et crée la campagne publicitaire "Elle court, elle court, la Pointe Bic". En 1961, il est à l'origine de la création du petit bonhomme Bic dans le cadre d'une nouvelle campagne publicitaire. Ce personnage représentant un petit écolier à tête de bille portant un stylo dans son dos était destiné à attirer l'attention des enfants.
Le logo tel qu'il existe aujourd'hui est créé l'année d'après, en 1962. L'écolier est placé devant les trois lettres BIC et le jaune et le noir deviennent les couleurs traditionnelles du logo.

Bic se lança dans le développement d’une ligne complète d'articles d'écriture (stylos à bille, rollers, feutres, portemines, surligneurs, marqueurs, crayons graphite). Elle acquiert en 1979 la société Conté, une marque de produits de dessin et de coloriage. Elle reprend en 1992 aux États-Unis la marque Wipe-Out et en Europe la marque Tipp-Ex en 1997, afin de développer une gamme d'articles de correction et d'effaçage. Le groupe achète en 1997 la marque Sheaffer, fabricant d'articles d'écriture haut de gamme (stylos à plume, stylos à bille, portemines) et en 2004, Stypen, fabricant français de stylos-plume.

Mais au delà des stylos, Bic diversifie également son activité et commercialise en 1972 son premier briquet.
En 1975, Bic lance son premier rasoir. C'est un rasoir monolame, également jetable.
L'entreprise se lance dans la création d'articles de sports de glisse aquatique (filiale Bic Sport pour les planches de surf et les planches à voile notamment) et d'objets promotionnels marqués (filiale Bic Graphic).

Aujourd'hui Bic est présent sur les cinq continents, dans plus de 160 pays.

dimanche 4 octobre 2009

L'origine du Bikini

Louis Réard inventa le bikini et le présenta pour la première fois à Paris le 5 juillet 1946 à la piscine Molitor porté par Micheline Bernardini, une célèbre danseuse nue du Casino de Paris.
Il déclara avoir choisi le nom de Bikini en référence à l'atoll du même nom sur lequel, cinq jours auparavant, avait eu lieu une explosion nucléaire. Il espérait que l'effet de mode de ce nouveau produit serait comparable à celui de l'explosion qui venait d'avoir lieu.

Le maillot de bain deux pièces avait toutefois fait de timides apparitions depuis les années 1930-1940.
En 1932, le couturier parisien Jacques Heim avait lancé « Atome », un maillot de bain deux pièces (le maillot avait la taille d'un short) qui remplaçait ainsi le maillot-gaine. Une bataille publicitaire s'engagea alors en 1946 entre Réard et Heim :
- « Atome, le plus petit maillot de bain du monde »
- « Le Bikini, le maillot de bain plus petit que le plus petit maillot de bain du monde»
- « Le Bikini, la première bombe an-atomique ! »

Cependant, comme le montre la fresque ci-contre, ce vêtement était déjà connu depuis l'Antiquité : les archéologues, à partir des années 1920, ont mis à jour, dans la villa de Casale en Sicile, des mosaïques représentant des femmes jouant en bikini.

Le bikini a été difficilement accepté par les autorités morales et religieuses de l'époque. Il n'obtint pas à sa création un véritable succès ; ce fut un choc culturel et le sulfureux maillot de bain fut même interdit sur certaines plages en Europe (par exemple jusqu'aux années 1970 dans les piscines allemandes).

C'est à partir des années 60, avec l'apparition du bikini dans plusieurs films et, surtout, avec le boom touristique, que l'utilisation du bikini devient populaire.
En 1956, Brigitte Bardot le rendit populaire dans le film Et Dieu… créa la femme dans lequel elle le portait en toile vichy. Beaucoup de jeunes filles françaises voulurent l'imiter.
Une chanson à succès lui fut même consacrée Itsy Bitsy Teenie Weenie Yellow Polka Dot Bikini de Brian Hyland, reprise en français par Dalida ainsi que par Brigitte Bardot et Richard Anthony : Itsy bitsy, petit Bikini.

Les USA restent frileux ; on peut lire en 1957 dans le magazine Modern Girl : « Il n'est guère nécessaire de perdre son temps à parler de ce « bikini » puisqu'il est purement inconcevable qu'une fille nantie de tact et décence ne porte un jour une telle chose ». Toutefois, la même année, le Life Magazine publie une photo où Jayne Mansfield pose en bikini.
En 1962, l'actrice Ursula Andress en fait un succès mondial dans le film James Bond 007 contre Dr. No.
Le célèbre bikini blanc fut vendu aux enchères chez Christie's en 2001 pour la somme de 41 250 livres sterling.

samedi 3 octobre 2009

Le pangramme

Un pangramme (du grec pan : « tous » et gramma : « lettre »), est une phrase comportant toutes les lettres de l'alphabet.
Une des finalités d'un pangramme est de tester les machines à écrire. On l'utilise aussi en typographie pour faire des tests de fontes de caractères.

En français, un pangramme ne peut évidemment comporter moins de 26 lettres (42 si l'on compte les lettres accentuées et ligatures de l'alphabet français : à, â, é, è, ê, ë, î, ï, ô, ù, û, ü, ÿ, ç, æ et œ). Si l'on peut atteindre la limite théorique en recourant massivement aux abréviations et aux sigles, le talent consiste à construire une phrase cohérente la plus courte possible, sans lettres solitaires, ni abréviation ou sigle.

Avec un peu d'ingéniosité, il est facile d'en créer sur le modèle des phrases réflexives : « Jugez que ce texte renferme l'alphabet, dix voyelles, k et w. » (Thérèse Amiel).
Mais il semblerait qu'on ne peut créer un pangramme de moins de 30 lettres qu'en rendant la phrase inintelligible.
« Portez ce vieux whisky au juge blond qui fume » et « Buvez de ce whisky que le patron juge fameux » sont probablement les plus célèbres pangrammes français. En anglais, il s'agit de « The quick brown fox jumps over the lazy dog » (le vif renard brun saute par-dessus le chien paresseux).

Georges Perec allie pangramme et lipogramme dans La Disparition, roman n'utilisant pas la lettre e : « Portons dix bons whiskys à l'avocat goujat qui fumait au zoo ».

vendredi 2 octobre 2009

Iznogoud tout droit sortie d’un épisode du Petit Nicolas

Iznogoud est une série de bande dessinée de René Goscinny et Jean Tabary. Cette série fut créée en 1961 pour le magazine Record dont elle constituait le fleuron principal, sous le titre : Les aventures du calife Haroun El Poussah ; après la disparition de ce magazine, elle continua dans le journal Pilote en 1968.

René Goscinny raconte ainsi la genèse du personnage d'Iznogoud :
« La série Iznogoud est née d'une façon spéciale : elle est curieusement issue du Petit Nicolas que je faisais avec Sempé » (et notamment dans Les Vacances du petit Nicolas).
« J'avais écrit une histoire où Nicolas était en vacances dans une colonie, avec un moniteur qui racontait des histoires aux enfants. Et il leur avait raconté l'histoire d'un méchant grand vizir qui voulait toujours devenir calife à la place du calife : Il y avait une fois, dans un très lointain pays, un calife qui était très bon, mais qui avait un très méchant vizir. Et, lorsqu'on nous a demandé une série à Tabary et moi pour la revue Record, j'ai pensé faire une parodie des Mille et une nuits, en prenant toujours le thème du vizir qui veut devenir calife et qui n'y arrive pas. Et puis j'ai décidé que là je m'abandonnerais à mon péché mignon de trouver les calembours les plus atroces. »

D'ailleurs, Nicolas dit que la suite de l'histoire parle du calife qui se déguise pour voir ce que les gens pensent de lui, c'est en fait l'intrigue d'un épisode d'Iznogoud.

Au passage, Le petit Nicolas, imaginé en 1959 par René Goscinny et illustré par Jean-Jacques Sempé, commémore en 2009 le cinquantenaire de la première publication dans la presse française des histoires de Nicolas.