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lundi 17 octobre 2011

L'insolite mort du Président Français Félix Faure

Félix Faure
Félix Faure est un homme politique français, président de la République de 1895 jusqu’à sa mort. Il est décédé au palais de l'Élysée le 16 février 1899, à l'âge de 58 ans.
En 1897, il rencontra, à Chamonix, Marguerite Steinheil, épouse volage du peintre Adolphe Steinheil, auquel fut confié la commande officielle d'une toile monumentale intitulée "La remise des décorations par le président de la République aux survivants de la redoute brûlée". De ce fait, Félix Faure se rendit souvent à la villa "Le vert logis", au no 6 de l'impasse Ronsin à Paris, où résidait le couple Steinheil. Marguerite devint rapidement sa maîtresse et le rejoignit régulièrement dans le "salon bleu" du palais de l'Élysée.

Le Progrès : la Mort de Félix Faure
Le 16 février 1899, Félix Faure téléphona à Marguerite et lui demanda de passer le voir en fin d'après-midi. Quelques instants après son arrivée, les domestiques se précipitèrent pour répondre à des coups de sonnette éperdus, et découvrirent le président râlant, allongé sur un divan, tandis que Marguerite Steinheil réajustait ses vêtements en désordre. Félix Faure mourut quelques heures plus tard d'une congestion cérébrale.

La nouvelle que le président était mort dans les bras de sa maîtresse se répandit rapidement et les circonstances croustillantes du décès prirent rapidement le pas sur la tragédie d'une mort subite. 
Une plaisanterie populaire ira jusqu'à préciser que c'est par une fellation, que la maîtresse provoqua l'orgasme qui lui fut fatal, et fera de Mme Steinheil "La Pompe funèbre". On rapporta également que l'abbé qui fut mandé par son entourage pour lui administrer les derniers sacrements, demandant à son arrivée : "Le président a-t-il toujours sa connaissance ?" se serait entendu répondre : "Non, elle est sortie par l'escalier de service !" 

Les chansonniers de l'époque affirmèrent : "Il voulait être César, il ne fut que Pompée". Cette phrase a été attribuée également à Georges Clemenceau, qui ne l'aimait guère. Ce dernier aurait également déclaré à cette occasion : "En entrant dans le néant, il a dû se sentir chez lui" et "Ça ne fait pas un Français en moins, mais une place à prendre".

Félix Faure est d’ailleurs le seul président en fonction à être décédé dans le palais de l'Élysée.

jeudi 13 octobre 2011

L’incroyable succès du livre « Le Tour de la France par deux enfants »

Le Tour De France Par Deux Enfants
Le Tour de la France par deux enfants est un livre de lecture scolaire rédigé par Augustine Fouillée (née Tuillerie) sous le pseudonyme de G. Bruno et publié par les éditions Belin en 1877.
L’ensemble relate le périple de deux enfants, André et Julien Volden, qui, à la suite de l’annexion de l’Alsace-Lorraine par les Prussiens et du décès de leur père, partent à la recherche d'un oncle paternel à travers les provinces françaises. Ils accumulent une richesse de connaissances nées de l’apprentissage des techniques, de l’habileté dans le travail : ils s’initient à l’agriculture, à l’économie domestique, à l’hygiène… Toutes ces connaissances aboutiront à l’établissement final dans la ferme presque idéale de La Grand’Lande.

Le livre servait à l’origine de livre de lecture du cours moyen des écoles de la IIIe République. Très patriotique, il visait à la formation civique, géographique, scientifique, historique et morale de la jeunesse, qu’il fallait aussi préparer à reconquérir l’Alsace et la Lorraine. Chaque chapitre commence par une maxime et s’organise autour d’un thème principal. Il s’agit de faire connaître le territoire de France avec toutes ses activités. Aux questions spontanées des enfants sont toujours apportées des réponses simples, avec une carte située toujours sous les yeux, pour l’enseignement de la géographie.

Son succès fut tel qu’il avait atteint un tirage de 6 millions d’exemplaires en 1900 et fut utilisé jusque dans les années 1950. On observa que le public continuait à réclamer, après sa disparition du programme. En 1976, il s’en était vendu 8.400.000 exemplaires, dont 7.000.000 exemplaires avant 1914. On peut toujours se le procurer aujourd’hui (gratuit sur iTunes).

lundi 10 octobre 2011

Qu’est ce qu’un « Flat Daddy » ?

Un "flat daddy" ou une "flat mommy" (également appelé "flat soldier") est la photographie en buste ou en pied d'un soldat de l'armée américaine parti en mission en Irak ou en Afghanistan, que l'on reproduit à taille réelle sur un support rigide et que l'on découpe selon les contours du soldat, afin de l'offrir à ses enfants restés au pays. Ces effigies permettent aux familles de garder le contact avec un parent qui se trouve à des dizaines de milliers de kilomètres. On les trimballe partout, aux entraînements de football, au café, aux mariages, ...

Flat Daddy

C'est Cindy Sorenson, de Bismarck, dans le Dakota du Nord, qui est à l'origine de ce concept. L'idée lui est venue en 2003 en entendant parler d'enfants de soldats qui avaient réalisé des modèles miniatures d'eux-mêmes pour les envoyer à leurs parents au combat, s'inspirant d’un livre pour enfants : Flat Stanley. Ce personnage qui, après avoir été malencontreusement aplati, se glisse dans des enveloppes et utilise le système postal pour voyager.
L'idée a alors été reprise par la Garde nationale de l'État du Maine. Le 26 mai 2008, "Flat Daddy" devient une marque déposée.

Flat Daddy

Les soldats plats sont aussi utilisés par les parents de jeunes soldats. Carol Campbell, d’Anson, dans le Maine, a une version en deux dimensions de sa fille Jessica, 24 ans, qui prend place à la table familiale comme le raconte Courrier International. Mme Campbell note au dos tous les lieux où sa fille est allée. En juin, la Jessica plate a même chaperonné une soirée à laquelle assistait sa jeune sœur.
“Au début ça peut perturber, mais ça n’a jamais été le cas pour moi, confie Mme Campbell. J’ai l’impression qu’elle est là avec moi. Le Flat Soldier apporte un réconfort, et on en a bien besoin.”

mardi 4 octobre 2011

L’origine du terme « mousquetaire »

Le mousquetaire était autrefois un fantassin armé d'un mousquet. Le corps des mousquetaires de la maison militaire du roi de France est créé en 1622 lorsque Louis XIII le dote de mousquets. Un mousquet (de l'italien moschetto) est une arme à feu portative à canon long, crosse d'épaule et platine à mèche ou à rouet, inventé pour pallier le manque de puissance des arquebuses. C'est l'ancêtre de notre fusil actuel.

Mousquetaire mousquets

Les mousquetaires sont recrutés uniquement parmi les gentilshommes ayant déjà servi dans la Garde. L'accès aux mousquetaires, corps d'élite et de parade, proche du roi, représente une promotion.
Chaque mousquetaire doit se monter, s'habiller et s'équiper à ses frais. Seul le mousquet était fourni par le Roi (les pistolets et les épées devant être achetés). Si au début les mousquetaires n'avaient pas d'uniforme (ils portaient pour se distinguer une casaque ornée de 4 croix de velours blanc qui leur servaient de manteau mais était peu pratique lors des combats), par la suite, une tenue est fixée. L'habit est rouge écarlate et brodé d'or. Selon François Bluche, au début du XVIIIe siècle, un mousquetaire avait besoin de 1000 livres pour s'équiper en temps de paix et de 2000 livres en temps de guerre.

Alexandre Dumas les a immortalisés dans la trilogie Les Trois Mousquetaires, Le Vicomte de Bragelonne et Vingt ans après, en s'inspirant de la devise des mousquetaires : "Un pour tous, tous pour un". Ce roman a rendu populaire les mousquetaires, mais ne doit en aucun cas être considéré comme une œuvre historique, tant les libertés avec l'histoire sont nombreuses.