“La culture ne s'hérite pas, elle se conquiert.”
André Malraux - Oraisons Funèbres
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La Marche des Volontaires (义勇军进行曲) est l'hymne national de la République populaire de Chine, ainsi que de Macao et de Hong-Kong.
La Marche des Volontaires était, à l'origine, le générique des Enfants de Chine (Sons and Daughters in a Time of Storm - 风云儿女 - 1935), un film sur la seconde guerre sino-japonaise (1937-1945), dans lequel elle est chantée par Yuan Muzhi et Gu Menghe.
Le 27 septembre 1949, elle devint l'hymne national provisoire car elle faisait allusion à un moment historique fort de la Chine et dégageait une musique énergique reflétant les traditions révolutionnaires chinoises depuis la fin de la dynastie Qing. Mais, pendant la Révolution culturelle, Tian Han fut accusé d'être antirévolutionnaire et fut torturé à mort. L'hymne ne pouvait plus être chanté, juste joué. Le 5 mars 1978, les paroles furent modifiées. Cependant, beaucoup de personnes réclamèrent les paroles d'origine et c'est ainsi que le 4 décembre 1982, La Marche des Volontaires retrouva ses paroles d'origine et fut proclamée hymne national officiel de la République populaire de Chine.
Le mascara est un produit cosmétique permettant de mettre les yeux en valeur en colorant les cils et leur donnant plus de longueur apparente.
À l'origine, le mascara était de la poudre d'antimoine. L'antimoine est une roche noire aux reflets bleutés qu'on concassait et qu'on broyait jusqu'a donner une poudre. Les Français l'ont découvert en Algérie au milieu du XIXe siècle car les tribus nomades et semi-nomades des hauts plateaux l'utilisait comme produit de beauté mais aussi pour se prémunir des différents trachomes et maladies des yeux.
En 1913, le chimiste T. L. Williams et sa sœur, Maybel lancent un mascara fait de poussière de charbon mélangée à de la vaseline. La légende raconte qu’il souhaitait ainsi aider sa sœur Maybel à séduire l'homme dont elle est amoureuse.
Williams vend son produit par correspondance et crée une société qu'il appelle Maybelline, combinaison du nom de sa sœur et de "vaseline". Dans les années 40, pour répondre à une demande croissante, Maybelline vend son Mascara dans de plus en plus de magasins. A l'origine, ce produit était vendu 10 cents ! Le mascara était disponible sous forme de pain, et était composé de colorants et de cire de carnauba. Les utilisatrices mouillaient une brosse, la frottaient sur le pain de mascara puis l'appliquaient sur les yeux. La version actuelle comprenant un tube et une brosse a été présentée en 1957 par Helena Rubinstein. Son nom vient de la langue anglaise qui elle même le tire de la langue italienne où mascara veut dire "masque".
Le tigre est le plus grand félin sauvage, c'est également le plus gros prédateur sur la terre ferme derrière l'ours kodiak et l'ours polaire. Ce félin a un corps plus long que celui du lion, ce qui le fait paraître beaucoup plus massif.
L'espèce est divisée en neuf sous-espèces possédant des différences mineures en termes de taille ou de comportement (tigre de Sibérie, tigre de Chine méridionale, tigre de Bali, tigre d'Indochine, tigre de Malaisie, tigre de Java, tigre de Sumatra, tigre du Bengale et tigre de la Caspienne). Les mensurations du tigre varient fortement d'une sous-espèce à l'autre : un tigre de Sumatra mâle ne pèsera pas plus de 140 kg pour 2,3 mètres de longueur totale tandis qu'un tigre de Sibérie peut atteindre les 300 kg pour 3,3 mètres de long. La hauteur au garrot du tigre peut ainsi varier de 0,85 à un mètre, sa longueur totale avec la queue de 2 à 3,7 mètres et son poids de 65 à 300 kg. Le record de poids est détenu par un tigre de Sibérie abattu en 1950 : il pesait 384 kg.
Le tigre a une fourrure de couleur jaune clair à orange foncé rayée de noir. Les tigres vivant dans les forêts sont en général plus sombres et ont un nombre de rayures plus important. En hiver, le poil s'éclaircit et devient plus dense pour le tigre de Sibérie et le tigre de la Caspienne.
Le tigre blanc, parfois présenté dans les zoos voire les cirques, n'est pas une sous-espèce ni une race géographique du tigre. Quelques spécimens sauvages furent observés en Inde, mais c'est un individu capturé en 1951, Mohan, qui est devenu l'ancêtre de la plupart des tigres blancs captifs. La plupart des tigres blancs ont des rayures noires à brun clair sur un pelage blanc cassé ; les yeux sont bleus. On considère qu'il s'agit d'une mutation autosomale récessive nommée chinchilla, rencontrée chez d'autres mammifères, notamment le chat domestique et le lapin.
Chassées jusqu'au milieu du XXe siècle, les populations de tigres ont fortement décru, passant d'un effectif estimé à 100 000 individus en 1900 à environ 3 500 tigres, la majorité vivant en Inde. La réduction de son habitat et le braconnage alimentant la médecine traditionnelle chinoise sont les principales menaces pesant sur l'espèce. En Chine, il est interdit depuis 1993 d'utiliser des extraits de tigre dans la pharmacopée et l'os de sailong a remplacé l'os de tigre. À Taiwan, 59% des pharmacies fournissaient des préparations à base d'os de tigre au début des années 90 et ne sont plus que moins d'1% à le faire fin 2009. Mais au Cambodge, en Indonésie, au Laos, au Myanmar et au Viêtnam, la lutte contre le braconnage est très faible et les marchés persistent.
Un odonyme (parfois écrit hodonyme) est un nom de lieu qui se réfère à une voie de communication. Un odonyme peut aussi bien être le nom d'une rue, d'une route, d'une place, d'un chemin, etc.
Les historiens donnent cinq époques où l'on peut observer une typologie similaire sur tout le territoire.
Le Moyen Âge : les dénominations répondent à une logique fonctionnelle. Le nom de la voie est celui du lieu qu'elle dessert, ce lieu étant religieux ou civil : → "place de l'Église", "place du Marché", "rue des Bouchers" ;
XVIIe et XVIIIe siècles : rupture avec le Moyen Âge et la dénomination fonctionnelle. Les voies portent alors le nom des Grands du royaume (ce procédé aurait été inspiré par Sully) : → "place Louis-le-Grand", "rue de Condé" ;
Révolution française : la débaptisation est courante, les instances révolutionnaires ne changeant pas seulement les noms des rues mais aussi des villes : → Les "rue de l'Égalité", "place de la Nation" apparaissent dans la plupart des cités ;
L'Empire : déjà sous le Directoire, la débaptisation s'essouffle. Sous l'Empire le phénomène s'inverse et les "rue Saint-Antoine" ou "rue de l'Église" sont réintroduites. C'est aussi l'époque de l'apparition des noms de généraux et de victoires militaires dans les villes françaises : "rue de Wagram", "rue Ney" ;
XXe siècle : c'est l'éclectisme. Les courants principaux sont les personnages célèbres majoritairement masculins, les régions géographiques et les pays ("rue de Colmar", "avenue du Japon", "route de Laval", etc.) et enfin les références à la nature ("allée des Roses", "rue des Alouettes", etc.).
En 2009, Rue de l'Église est l'odonyme le plus fréquent (avant la place de l'Église et la Grande Rue). La Poste en recense près de 8 000 : 20% des communes françaises possèdent une voie nommée de telle façon. La Rue Pasteur étant celui concernant une personne le plus attribué.