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samedi 10 avril 2010

Qu'est ce qu'un triple sec ?

Un triple sec est une liqueur d'écorces d'orange utilisée dans de très nombreux cocktails et recettes. Il peut néanmoins se boire sec, sur glace avec un zeste de citron vert frais. Elle résulte d'une triple distillations d'écorces d'oranges douces et amères.
Le triple sec a été inventé en 1834 par le liquoriste Jean-Baptiste Combier à Saumur. Il adapta une recette du chimiste François Raspail (1794-1878), personnalité marquante de la Révolution française de 1848, qu’il aurait connu en prison. Selon d’autres sources, François Raspail aurait publié une recette d’élixir, dite "liqueur de Raspail", dans un almanach, que Jean-Baptiste Combier aurait adaptée en "élixir Combier" (mariage entre du cognac, du triple-sec, de l’orange douce et des plantes).
En 1849, Édouard Cointreau invente à son tour une récette de triple-sec à Angers.

vendredi 9 avril 2010

L’origine du drapeau de la Belgique

Les couleurs du drapeau belge sont celles de l'écu de l'ancien duché de Brabant. Il représentait un lion d'or (jaune) sur fond de sable (noir), griffes et dents de gueules (rouge).

C'est la représentation de la Muette de Portici (opéra de Daniel-François-Esprit Auber), donnée le 25 août 1830 au Théâtre de la Monnaie de Bruxelles, à l'occasion du 59e anniversaire du roi Guillaume d'Orange, qui déclencha les émeutes qui menèrent à la révolution belge et à la création de la Belgique.

drapeau de la Belgique en 1830Le premier drapeau déployé par les révolutionnaires belges ce 25 août à Bruxelles fut le drapeau français, placé en premier sur l’Hôtel de Ville.
Le 26, Lucien Jottrand, avocat et rédacteur au Courrier des Pays-Bas, chargea son collègue Ducpétiaux de remplacer les drapeaux français qui flottaient un peu partout dans Bruxelles par celui des éphèmères États-Belgiques-Unis. Ducpétiaux se rendit vers la Grand-Place et entra, au coin de la rue de la Colline, dans le magasin d'aunage des époux Abts pour y demander la confection de deux drapeaux. Marie Abts confectionna sans tarder deux drapeaux composés de trois bandes de mérinos, placés horizontalement (cf drapeau ci-contre).
Le premier alla flotter à l'Hôtel de Ville à la place de l'étendard français ; le second fut pris par un ami de Ducpétiaux, Alexandre Vanhulst, afin d'être brandi à la tête de la première compagnie de la Garde bourgeoise et de rallier le peuple bruxellois à la cause nationale.

Drapeau des Etats-Belgiques-UnisLa mythologie patriotique veut que ce drapeau tricolore, repris en 1830, ait déjà été celui de la révolution brabançonne de 1787-1790. En réalité le drapeau qui remplace alors le drapeau français est inspiré des couleurs brabançonnes.

drapeau belgeLe 30 septembre, le gouvernement provisoire adopte officiellement le drapeau national, imité bientôt par le Congrès national et le 30 octobre toute l'armée, y compris les Gardes urbaines, est tenue de porter la cocarde nationale noir-jaune-rouge. Quelques mois plus tard, un arrêté du gouvernement provisoire du 23 janvier 1831, décrète la disposition verticale des couleurs, le rouge à la hampe.

L'ancienne disposition horizontale des couleurs fera une dernière fois son apparition vers septembre 1832 lorsqu'un arrêté royal octroie des drapeaux d'honneur, non destinés à être arborés, à cent communes qui s'étaient distinguées lors de la libération du territoire. Ces drapeaux commémorant les journées de 1830 respectent logiquement la disposition horizontale primitive des couleurs : trois bandes verticales noir, jaune et rouge.

jeudi 8 avril 2010

Qui est l’Oncle Sam ?

L'origine de l'Oncle Sam semble remonter à la guerre de 1812.

Samuel Wilson Samuel Wilson était un fournisseur de viandes basé à Troy, dans l’état de New York. Durant la guerre de 1812, les affaires de Samuel Wilson prospéraient : il avait obtenu un contrat pour fournir du bœuf à l'armée et il expédiait la viande salée dans des barils. Ces barils étaient marqués "U.S." car ils restaient la propriété du gouvernement. Les militaires de la base de Troy, recevant des caisses de viande marquées "U.S.", interprétaient avec humour ces initiales en "Uncle Sam" en l'honneur de leur fournisseur Samuel Wilson.
Samuel Wilson est décédé en 1854 et son corps repose dans le cimetière d'Oakwood à Troy.

Après la Statue de la Liberté, à New York, Oncle Sam est probablement la personnification la plus célèbre des États-Unis. En 1961, le Congrès reconnut à Uncle Sam Wilson de Troy la parenté du symbole des États-Unis.
Si le terme "Oncle Sam" est aussi souvent utilisé comme un synonyme des États-Unis, il désigne parfois plus spécifiquement le gouvernement américain ou son émanation.
D'autres personnifications des États-Unis existent, plus anciennes mais elle se sont effacées devant l'oncle Sam : Brother Jonathan a disparu aux alentours de la guerre civile ; quant à la représentation féminine Columbia, elle n'est apparue que très rarement depuis les années 1880.

Uncle Sam I want youD'une manière conventionnelle, l'Oncle Sam est représenté comme un grand homme assez âgé, dégingandé, portant de longs cheveux blancs et une barbichette. Andrew Jackson, 7e Président des États-Unis, a servi de modèle au personnage. Sa carrière politique commença lors de la guerre de 1812, et coïncide avec l'affirmation du personnage.

mercredi 7 avril 2010

L’origine de l’expression "la Perfide Albion"

Perfide Albion est une expression péjorative française courante désignant l'Angleterre et, par extension, la Grande-Bretagne et le Royaume-Uni.
On trouve cette expression pour la première fois dans un poème écrit en 1793 par Augustin Louis de Ximénès "Attaquons dans ses eaux la perfide Albion" (1726-1817, Poèmes).
Elle a surtout été popularisée en France à la fin du XIXe siècle par sa reprise à tout propos dans La Famille Fenouillard de Christophe : "La perfide Albion qui a brûlé Jeanne d'Arc sur le rocher de Sainte-Hélène".

Le terme "perfide" signifie "qui ne respecte pas sa foi, sa parole". Autrement dit, une personne ou une entité à laquelle on ne peut pas faire confiance. Mais si l'on remonte au très dévot catholique Bossuet, c'est toutefois à un contexte religieux qu'il faut se référer : "L'Angleterre, ah, la perfide Angleterre, que le rempart de ses mers rendait inaccessible aux Romains, la foi du Sauveur y est abordée." Le mot a ici un sens de "sans foi, incrédule".
Le terme "perfide" fait aussi partie de la rhétorique politique au XVIIe siècle. Ainsi Madame de Sévigné : "Le roi et la reine d'Angleterre sont bien mieux à Saint-Germain que dans leur perfide royaume."

Albion est quant à lui le nom latin de la Grande-Bretagne, que Pline l'Ancien mentionne dans ses écrits : Albion et Albiones. L’origine du mot viendrait de alba qui signifie blanc et renverrait à la blancheur des falaises crayeuses de Douvres.
Dans le Dictionnaire des expressions et locutions, Alain Rey et Sophie Chantreau y ajoutent une autre explication : Albion aurait été donné à l'Angleterre par allusion à Albion, nom d'un géant, fils du dieu Neptune.
Selon une autre légende celtique, Albion tiendrait son nom d'Albine, aînée des Danaïdes qui, condamnées à errer en mer pour le meurtre de leurs maris, auraient débarqué sur la côte anglaise.