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dimanche 7 mars 2010

L'origine du magazine Playboy

Playboy a été créé en 1953 à Chicago par Hugh Hefner. Connu pour ses playmates et ses photographies érotiques mais aussi des articles life style, le magazine a vu quelques grands auteurs contemporains publier leurs nouvelles dans Playboy. On peut citer Arthur C. Clarke, Ian Fleming, Vladimir Nabokov ou encore Margaret Atwood. Il est également connu pour sa ligne éditoriale sur la politique.

Après plusieurs idées de titres (Stag Party, The Gentlemen’s Club), Hugh Hefner et son associé Eldon Sellers s’arrêtent sur le titre de Playboy.
Le premier numéro sort en décembre 1953. Ce premier numéro n'avait pas de date au cas où les ventes ne fussent pas bonnes. En couverture, Marilyn Monroe. Elle est la première sweetheart du mois. C’est un succès immédiat. En quelques semaines, le titre se vend à plus de 50 000 exemplaires à 50 cents le numéro. Le second numéro fut publié en janvier 1954.

Le célèbre logo, qui représente un profil stylisé de lapin portant un nœud papillon de smoking, a été dessiné par l'artiste Art Paul pour le deuxième numéro du magazine et est apparu sur la couverture de chacun des numéros depuis.
Le lapin apparaît sur chaque couverture et les lecteurs peuvent s'amuser à le retrouver. Hefner a dit qu'il avait choisi le lapin comme mascotte pour sa "connotation sexuelle humoristique". Le premier choix avait été un cerf à grands bois, et c'est au dernier moment que sa tête a été remplacée par celle du lapin.

Dans les années 1970, le magazine vend presque 9,5 millions d’exemplaires à travers le monde. La meilleure vente est pour le numéro de novembre 1972 : 7.161.561 exemplaires. Pam Rawlings faisait la couverture.
Aujourd'hui, Playboy est toujours le leader dans le marché des magazines masculins, vendant 3 millions d’exemplaires par mois aux États-Unis.
Pamela Anderson est la playmate qui est apparue le plus souvent sur la couverture du Playboy (12 fois).


October 1965
Playmate of the Month Allison Parks.



January 2000
Millennium Collector's Edition.



November 2009
Playmate of the Marge Simspon.



jeudi 4 mars 2010

Qu’est ce que le test de Turing ?

Le test de Turing est une proposition de test d’intelligence artificielle ayant la faculté d’imiter la conversation humaine. Décrit par Alan Turing en 1950 dans sa publication Computing machinery and intelligence, ce test consiste à mettre en confrontation verbale un humain avec un ordinateur et un autre humain à l’aveugle. Si ce dernier n’est pas capable de dire qui est l’ordinateur et qui est l’autre homme, on peut considérer que le logiciel de l’ordinateur a passé avec succès le test.

Le test a été inspiré d’un jeu d’imitation dans lequel un homme et une femme vont dans des pièces séparées et les invités tentent de discuter avec les deux protagonistes en écrivant des questions et en lisant les réponses qui leur sont renvoyées. Dans ce jeu l’homme et la femme essayent de convaincre les invités qu’ils sont tous deux des femmes.
À l’origine Turing a imaginé ce test pour répondre à sa question existentielle : "une machine peut-elle penser ?", en donnant une interprétation plus concrète de sa question. Dans sa publication, le terme "Jeu d’imitation" est utilisé pour sa proposition de test. Le nom de "Test de Turing" semble avoir été inventé en 1968 par Arthur C. Clarke dans ses nouvelles de science-fiction dont a été tiré le film 2001 : L'Odyssée de l'espace.

Turing a prédit que les ordinateurs seraient un jour capables de passer le test. En fait, il estimait qu’en l’an 2000 des machines avec 128 Mo de mémoire seraient capables de tromper environ 30 % des juges humains durant un test de 5 minutes. Il a prédit que les humains à ce moment-là, ne verraient pas l’expression "machine intelligente" comme contradictoire. Il a aussi prédit que l’acquisition par apprentissage des ordinateurs serait aussi importante pour construire des ordinateurs performants, une affirmation qui est aujourd’hui considérée comme plausible par les chercheurs contemporains en intelligence artificielle.
En 2004, aucun ordinateur n’a réussi le test de Turing en tant que tel. Des programmes de conversation simple tels que ELIZA ont trompé des humains croyant parler à d’autres humains, avec des expressions informelles, comme le bot AOLiza. Malgré cela, de tels "succès" ne sont pas comparables au test de Turing.

Le prix Loebner est une compétition annuelle qui permet de déterminer le meilleur programme capable de réussir le test de Turing. Bien que le prix soit attribué chaque année au logiciel jugé le plus proche de la conversation humaine, dont ALICE a été vainqueur à plusieurs reprises, le prix attribué au système qui passerait le test de Turing avec succès n’a jamais été attribué.

mercredi 3 mars 2010

Qu’est ce que le Paris-Brest-Paris ?

En 1890, dopé par les derniers progrès techniques, le sport cycliste est en plein développement. Rédacteur au Petit Journal, Pierre Giffard a l’idée d’une course homérique, d’une distance inégalée : 1.200 kilomètres.
Symboliquement, les coureurs devront aller jusqu’au bout du monde, le Finistère, "penn ar bed" en langue bretonne.

Le départ est donné devant le siège du journal, le 6 septembre 1891. 206 amateurs et professionnels participent à cette édition bien que les étrangers et les femmes ne sont pas autorisés à concourir.
16 points de contrôle sont prévus pour ce que le journal annonce "la course nationale de bicyclette...". Les machines sont montées avec des pneus en caoutchouc creux ou des pneumatiques gonflables, ceux-ci faisant leur apparition et se montrant plus légers et plus performants.
Charles Terront gagne la course, roulant sans dormir durant 71h22m avec une moyenne de 17,590 km/h à l’aller et de 16,780 sur le chemin du retour. 100 cyclistes terminent, certains après plusieurs jours en s'arrêtant dans des auberges pour la nuit.

Le devenir de la course PBP va être lié au contexte politique national. Pierre Giffard va courageusement s’engager dans la lutte pour la réhabilitation du capitaine Dreyfus. Il va jusqu’à refuser, dans son journal, les publicités d’antidreyfusards notoires, comme le Marquis de Dion, célèbre constructeur d’automobiles.
Dans cette France coupée en deux, les industriels regroupés autour de Dion et des frères Michelin ne pouvaient plus tolérer que le principal organe de presse sportive, le quotidien, Le Vélo, créé par Giffard en 1892, soit ainsi politiquement orienté. Ils décident donc de lui créer un concurrent, l’Auto-Vélo, dirigé par Henri Desgrange.

En 1901, l'organisation de la course est donc reprise par l'Auto-Vélo, qui recherchait une épreuve d'envergure pour lancer son journal. La course devint internationale et deux catégories furent créées : les coureurs de vitesse, 25 partants, et les touristes-routiers (les ancêtres des randonneurs), 114 partants.
À 04h53 le 16 août 41 coureurs s’élancent. Maurice Garin gagne en 52h11 en arrivant dans un vélodrome du Parc des Princes quasi vide, car personne ne l’attendait si tôt. Il battait de 19 heures et 30 minutes le temps de Terront dix ans plus tôt.

Le succès de la course décida Henri Desgrange à l'organiser tous les dix ans.
Des éditions furent organisées en 1911, 1921, 1948, 1951, 1956 et 1961 mais a ensuite été déprogrammées en raison du manque d'intérêt. Si la compétition a disparu, les randonneurs, cependant, ont perpétué la tradition, tant avec la formule Paris-Brest-Paris Randonneur qu’avec la formule Paris-Brest-Paris Audax.

mardi 2 mars 2010

L’origine de la marque Rolls-Royce

En 1884 Henri Royce, commence une affaire d'électricité et de mécanique. En 1902, ce mécanicien de génie en grande partie autodidacte construit sa première automobile à Manchester.
Il est introduit auprès de Charles Rolls, un ingénieur aristocrate fou de moteurs, donnant naissance à l'entreprise Rolls-Royce fondée le 4 mai 1904. A l'origine la compagnie fut fondée sous l'appellation Royce-Rolls mais l'abréviation "Rolls" domina le nom d'origine et fut ensuite placé en première position.
Les principes fondateurs de la marque, édictés par Henry Royce, étaient simples : "Chercher la perfection en tout. Prendre le meilleur de ce qui existe et l'améliorer. Et quand rien n'existe, le concevoir".

Entre 1904 et 1906, dix-neuf voitures à moteur deux cylindres, de 2 litres sont sorties des usines, suivies de quelques exemplaires à moteur trois cylindres de 3 litres et de la 30 HP, construite à trente exemplaires. Habillée d'une superbe carrosserie en aluminium, la 13e voiture de la série, la Silver Ghost ("fantôme d'argent"), s'inscrivait dans l'histoire de l'automobile en parcourant 15 000 milles entre le 1er juillet et le 8 août 1907 sans aucune panne mécanique.

Le 12 juillet 1910, Charles Rolls se tue dans une démonstration aérienne tandis que Henri Royce meurt en 1933 mais concevant avant sa mort de nombreux moteurs tels que le Merlin (qui équipa notamment le chasseur Supermarine Spitfire).
Aux célèbres Silver Ghost et aux prestigieuses Phantom ont succédé les Silver Dawn, Silver Cloud, Silver Spirit/Spur, et l'illustre Silver Shadow à carrosserie monocoque et suspension hydropneumatique par Citroën (1965).

Le fameux bouchon de radiateur de la marque, The spirit of Ecstasy ("L'esprit d'extase" en anglais : sensation ressentie au volant d'une Rolls-Royce), fut créée en 1911 par le célèbre sculpteur anglais de l'époque Charles Sykes. La statuette représente une jeune femme dans une attitude dynamique inclinée vers l'avant ; ses bras sont lancés hauts en arrière et ses vêtements se gonflent dans son dos dans le prolongement des bras, dans un mouvement évoquant des ailes. Charles Sykes s'inspira de la Victoire de Samothrace pour créer cette figurine. On remarquera la forme particulière des calandres, s'inspirant de l'architecture des temples grecs. Certaines légendes laissent croire que la statuette serait faite à l'image de la maîtresse de Henri Royce.

La Centenary Phantom, un modèle qui ne sera produit qu'à quarante exemplaires, va marquer le centenaire de Rolls-Royce. En un siècle, la firme a fabriqué quelque 100 000 voitures.