Le mot vient probablement du latin cannula, "petit roseau", qui a donné le terme médical canule, désignant un petit tuyau servant à introduire un liquide dans le corps, généralement par l'anus. Le mot a donné le verbe "canuler", signifiant "importuner, ennuyer".
À la fin du XIXe siècle, les élèves de l'École normale supérieure forgent à partir de ce verbe le mot pseudo-latin canularium, désignant une farce jouée aux dépens de quelqu'un. Au début du XXe siècle, le mot est attesté sous la forme abrégée canular. Il s'est depuis répandu dans la langue courante.
Le Saviez-Vous vous souhaite la bienvenue
Friand de culture, avide de savoir ?
L'idée est simple : une info par jour ou presque. Certaines vous amuseront, certaines vous fascineront, d'autres vous laisseront sans doute perplexes...
Merci de votre fidélité et à très bientôt.
L'idée est simple : une info par jour ou presque. Certaines vous amuseront, certaines vous fascineront, d'autres vous laisseront sans doute perplexes...
Merci de votre fidélité et à très bientôt.
mercredi 31 mars 2010
lundi 29 mars 2010
L'origine de l'expression "Minute Papillon"
Cette expression, qui signifie que l'on demande à une personne de prendre son temps, semble être apparue pour la première fois au XXe siècle.
« Papillon » était le patronyme d'un serveur du café du Cadran (situé à l'angle de la rue Daunou et de la rue Louis-le-Grand dans le 2e arrondissement de Paris), dans les années précédant la Seconde Guerre mondiale.
« Papillon » était le patronyme d'un serveur du café du Cadran (situé à l'angle de la rue Daunou et de la rue Louis-le-Grand dans le 2e arrondissement de Paris), dans les années précédant la Seconde Guerre mondiale.
L'histoire veut que l'établissement était le lieu de rendez-vous de nombreux journalistes (et notamment ceux du Canard Enchaîné). Ces clients, toujours pressés, hélaient sans cesse le garçon de café par son nom : "Papillon, Papillon". Le serveur débordé répondait alors : "Minute, j'arrive !". Alors, par amusement, lorsqu'ils voulaient lui signifier qu'il pouvait prendre son temps, les clients lui disaient "Minute Papillon !".
Il pourrait aussi plus simplement s'agir d'une référence aux papillons qui ne se posent jamais longtemps et qui passent rapidement d'une fleur à une autre (papillonner).
Il pourrait aussi plus simplement s'agir d'une référence aux papillons qui ne se posent jamais longtemps et qui passent rapidement d'une fleur à une autre (papillonner).
samedi 27 mars 2010
L'origine de l'expression "Coup du chapeau"
Le coup du chapeau (en anglais : hat-trick) est un terme sportif d'origine anglophone associé au chiffre 3.
D'après l'Oxford English Dictionary, l'expression date du XIXe siècle et vient de la coutume consistant, au cricket, à décerner un nouveau chapeau à l'insigne du club à un lanceur éliminant trois batteurs en trois de ses lancers consécutifs (même si les lancers sont dans des séries de lancers ou des manches différentes, et dans ces deux cas même si un joueur adverse a été éliminé par un autre lanceur entre-temps). En test cricket (forme de cricket disputée au niveau international), le premier joueur à avoir réussi cette performance est l'australien Fred Spofforth (photo).
Le sens de l'expression varie suivant le sport concerné.
L'expression "coup du chapeau" ou hat-trick est utilisée au hockey lorsqu'un joueur marque trois buts consécutifs au cours d'un match. Au Québec, on utilise plutôt le terme "tour du chapeau" et jamais "hat-trick".
Au football, il existe trois écoles au niveau de la définition d'un hat-trick :
- Il suffit qu'un joueur marque trois buts au cours du même match.
- Il faut qu'il inscrive ses trois buts sans qu'un autre de ses coéquipiers ne casse sa série en marquant.
- Les adversaires sont également pris en compte, et il faut que le joueur marque ses trois buts sans qu'aucun autre but ne soit inscrit pendant sa série.
Chez les Britanniques, c'est la première définition qui est la règle ; "A hat-trick occurs in football when a player scores three goals in a single game". Le seul débat au Royaume-Uni concerne la prise en compte de la prolongation. Certains considèrent qu'un hat-trick n'est valable que pendant un match de 90 minutes, tandis que d'autres étendent cette possibilité à la prolongation.
Au rugby, on parle de hat-trick lorsqu'un joueur marque trois essais (consécutifs ou non) dans le même match.
En Formule 1, un hat trick est réussi par un pilote si celui-ci réussit lors d'un même week-end de Grand Prix la pole position, le meilleur tour en course et la victoire. Le premier hat trick de l'histoire a été réalisé par l'Argentin Juan Manuel Fangio, au volant de son Alfa Romeo 158, dès le second Grand Prix du championnat du monde de Formule 1, le 21 mai 1950, lors du Grand Prix de Monaco. Jim Clark (photo) fut longtemps détenteur du record de hat-tricks jusqu'à être détrôné par Michael Schumacher. On parle de "grand chelem" quand le pilote, au cours de son hat-trick, parvient à rester en tête du début à la fin de la course.
Lors d'un combat de catch (lutte professionnelle), le hat-trick nomme une prise où l'on repète le même mouvement trois fois de suite.
D'après l'Oxford English Dictionary, l'expression date du XIXe siècle et vient de la coutume consistant, au cricket, à décerner un nouveau chapeau à l'insigne du club à un lanceur éliminant trois batteurs en trois de ses lancers consécutifs (même si les lancers sont dans des séries de lancers ou des manches différentes, et dans ces deux cas même si un joueur adverse a été éliminé par un autre lanceur entre-temps). En test cricket (forme de cricket disputée au niveau international), le premier joueur à avoir réussi cette performance est l'australien Fred Spofforth (photo).Le sens de l'expression varie suivant le sport concerné.
L'expression "coup du chapeau" ou hat-trick est utilisée au hockey lorsqu'un joueur marque trois buts consécutifs au cours d'un match. Au Québec, on utilise plutôt le terme "tour du chapeau" et jamais "hat-trick".
Au football, il existe trois écoles au niveau de la définition d'un hat-trick :
- Il suffit qu'un joueur marque trois buts au cours du même match.
- Il faut qu'il inscrive ses trois buts sans qu'un autre de ses coéquipiers ne casse sa série en marquant.
- Les adversaires sont également pris en compte, et il faut que le joueur marque ses trois buts sans qu'aucun autre but ne soit inscrit pendant sa série.
Chez les Britanniques, c'est la première définition qui est la règle ; "A hat-trick occurs in football when a player scores three goals in a single game". Le seul débat au Royaume-Uni concerne la prise en compte de la prolongation. Certains considèrent qu'un hat-trick n'est valable que pendant un match de 90 minutes, tandis que d'autres étendent cette possibilité à la prolongation.
Au rugby, on parle de hat-trick lorsqu'un joueur marque trois essais (consécutifs ou non) dans le même match.
En Formule 1, un hat trick est réussi par un pilote si celui-ci réussit lors d'un même week-end de Grand Prix la pole position, le meilleur tour en course et la victoire. Le premier hat trick de l'histoire a été réalisé par l'Argentin Juan Manuel Fangio, au volant de son Alfa Romeo 158, dès le second Grand Prix du championnat du monde de Formule 1, le 21 mai 1950, lors du Grand Prix de Monaco. Jim Clark (photo) fut longtemps détenteur du record de hat-tricks jusqu'à être détrôné par Michael Schumacher. On parle de "grand chelem" quand le pilote, au cours de son hat-trick, parvient à rester en tête du début à la fin de la course.Lors d'un combat de catch (lutte professionnelle), le hat-trick nomme une prise où l'on repète le même mouvement trois fois de suite.
vendredi 26 mars 2010
Les deux « déjeuner sur l'herbe »
Le Déjeuner sur l'herbe est un tableau d'Édouard Manet datant de 1862-1863, d'abord intitulé Le Bain, puis La Partie carrée. L’œuvre fut exposée sous le titre Le Bain au "Salon des Refusés" organisé à l’initiative de Napoléon III mais la juxtaposition d'une femme nue et de deux hommes tout habillés suscita la controverse et l’œuvre fut rejetée par le jury du Salon. Elle en constitua la principale attraction, objet de moqueries et source de scandale.Pourtant, Manet revendique dans Le déjeuner sur l'herbe l'héritage des maîtres anciens et s'inspire de deux œuvres du Louvre : Le Concert champêtre du Titien (alors attribué à Giorgione) et Le jugement de Pâris, gravure de Raphaël. Mais dans Le déjeuner sur l'herbe, la présence d'une femme nue au milieu d'hommes habillés n'est justifiée par aucun prétexte mythologique ou allégorique. La modernité des personnages rend obscène, aux yeux de ses contemporains, cette scène presque irréelle.
Le style et la facture choquèrent presque autant que le sujet. Manet abandonne les habituels dégradés pour livrer des contrastes brutaux entre ombre et lumière. Avec ce tableau, Manet ne respecte aucune des conventions admises, mais impose une liberté nouvelle par rapport au sujet et aux modes traditionnels de représentation.
En 1865, Claude Monet commença à peindre son propre Déjeuner sur l'herbe en réponse à celui de Manet. L'œuvre mesurait plus de quatre mètres sur six et devait constituer un hommage mais aussi un défi à l'égard de Manet. Mais le projet fut abandonné en 1866, juste avant l'inauguration du Salon auquel Monet le destinait.
En 1920, Le peintre raconte lui-même ce qu'il est advenu du tableau : "je devais payer mon loyer, je l'ai donné en gage au propriétaire qui l'a roulé dans sa cave, et quand, enfin, j'ai eu de quoi le retirer, vous voyez si il avait eu le temps de moisir". Monet récupère la toile en 1884, la découpe, et n'en conserve que trois fragments. Le troisième a aujourd'hui disparu tandis que les deux autres sont exposés au Musée d'Orsay.
L'œuvre représente une scène plus socialement acceptable de récréation bourgeoise (on remarque Camille Monet et Frédéric Bazille), mais puisqu'il s'agit d'une démonstration du nouveau style impressionniste, l'accent est plus sur les effets de lumière que sur le sujet comme tel. Le jeu subtil d'ombre et de lumière démontre les avantages de la peinture pleinairiste (représentation de scènes d'extérieur, s'attachant plus ou moins aux jeux de la lumière naturelle) et contraste avec la lumière d'atelier peu naturelle de Manet.
En 1865, Claude Monet commença à peindre son propre Déjeuner sur l'herbe en réponse à celui de Manet. L'œuvre mesurait plus de quatre mètres sur six et devait constituer un hommage mais aussi un défi à l'égard de Manet. Mais le projet fut abandonné en 1866, juste avant l'inauguration du Salon auquel Monet le destinait.En 1920, Le peintre raconte lui-même ce qu'il est advenu du tableau : "je devais payer mon loyer, je l'ai donné en gage au propriétaire qui l'a roulé dans sa cave, et quand, enfin, j'ai eu de quoi le retirer, vous voyez si il avait eu le temps de moisir". Monet récupère la toile en 1884, la découpe, et n'en conserve que trois fragments. Le troisième a aujourd'hui disparu tandis que les deux autres sont exposés au Musée d'Orsay.
L'œuvre représente une scène plus socialement acceptable de récréation bourgeoise (on remarque Camille Monet et Frédéric Bazille), mais puisqu'il s'agit d'une démonstration du nouveau style impressionniste, l'accent est plus sur les effets de lumière que sur le sujet comme tel. Le jeu subtil d'ombre et de lumière démontre les avantages de la peinture pleinairiste (représentation de scènes d'extérieur, s'attachant plus ou moins aux jeux de la lumière naturelle) et contraste avec la lumière d'atelier peu naturelle de Manet. Une étude complète du tableau originel est au Musée Pushkin (Moscou).
Inscription à :
Articles (Atom)