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dimanche 4 décembre 2011

La légende du moineau à la langue coupée

La légende du moineau à la langue coupée est une ancienne fable japonaise et interprétée dans le théâtre Nô sous la forme d'une danse, la danse des moineaux. 


En voici l'histoire : 
Dans une lointaine contrée vivent un vieil homme nommé Nasakeji, et sa femme. Tous deux sont bons et honnêtes. Ils possèdent pour toute fortune un moineau apprivoisé, Bidori, qu’ils chérissent. Un jour, leur voisine, la vilaine Ara-aba, met de la fécule à sécher dans son jardin. Bidori, passant par là, voit la fécule et la mange. Mais la femme surveille son bien et, fort en colère, se saisit de l’oiseau. Puis, pour le punir, elle lui coupe la langue. Gravement blessé, Bidori s’enfuit à tire d’aile dans la forêt toute proche. 
L’après-midi, le vieil homme et sa femme, rentrant des champs, sont très surpris de ne pas rencontrer Bidori volant à leur rencontre comme à l'accoutumée. Ils le cherchent partout, sans succès, dans la maison et à l’extérieur de celle-ci. En désespoir de cause, ils questionnent leur voisine Ara-baba. Celle-ci leur raconte l’histoire en ricanant. Fort inquiets, ils partent à la recherche de l’oiseau sillonnant la région par monts et par vaux en appelant  "Bidori... Bidori". 
Finalement ils trouvent leur compagnon dans la forêt. Heureux de retrouver ses maîtres, le moineau les invite chez lui. Ils sont accueillis fort aimablement par toute la famille. Une table est dressée avec du poisson, des gâteaux et du saké. Après le repas, les enfants exécutent "la danse des moineaux" (suzume odori) en leur honneur. Les paysans prennent congé de leurs hôtes en fin d’après-midi. Désireux de leur faire un cadeau, Bidori leur présente deux malles et leur demande de choisir laquelle leurs invités emporteront. L’une est grande et semble fort lourde. L’autre est bien plus petite. "Je suis âgé", dit Nasekeji, "je choisirai donc la plus petite. Je pourrai ainsi la porter plus aisément". 
Après avoir vivement remercié leurs amis pour leur hospitalité, le mari et sa femme prennent le chemin du retour. Une fois arrivés chez eux, ils ouvrent le panier. À leur grande surprise ils constatent que celui-ci contient une fortune en or, argent, pierres précieuses et soieries. 
L'origine de leur fortune est rapidement connue de tout le village. Apprenant leur aventure, l’envieuse Ara-aba décide de tenter également sa chance. Elle parcourt la forêt appelant à son tour "Bidori... Bidori...". L’oiseau se montre. Elle lui dit alors combien elle est heureuse de le revoir. Le moineau invite courtoisement la vilaine femme à le suivre chez lui et, au moment de se séparer, lui laisse également le choix entre deux malles. La cupidité d’Ara-aba la conduit à choisir la plus grande et la plus lourde. Puis, avec à peine un mot de remerciement, elle prend congé de ses hôtes, pliée sous le poids de son fardeau. Sur le chemin du retour, poussée par la curiosité, elle ouvre le panier. À peine le couvercle est-il rabattu que démons, fantômes et serpents se jettent sur elle et la dévorent après lui avoir infligé maintes souffrances.

mercredi 30 novembre 2011

"sensé" et "censé" ?

Personnellement, j'hésite à chaque fois donc petit rappel pour tout le monde ;-)


Le terme "sensé" signifie avoir du bon sens, qui a de la raison, du jugement. On dit par exemple que c’est un homme sensé. 


Le mot "censé" est quant à lui synonyme de "supposé", "réputé", "considéré comme". Exemple : Il était censé être mort, je ne comprends pas. 
Censé est le participe passé d’un verbe aujourd'hui désuet (XVIIe), censer, qui signifiait "juger, condamner".

lundi 28 novembre 2011

Origine et signification du terme "Tarmac"

Le Tarmac, marque déposée, est à l'origine un matériau breveté par Edgar Purnell Hooley en 1901. Le terme "tarmac" est un apocope de tarmacadam qui est la juxtaposition de tar (goudron anglais) et de macadam. 


Pour rappel, le macadam est une technique d'empierrement des chaussées développée par l'Écossais John Loudon McAdam. Son principe est de procéder en couches successives de granulométries décroissantes : de gros éléments sont placés à la base, pour assurer la solidité, puis de plus petits pour combler les vides et enfin, en surface, une couche de matériaux finement concassés puis compactés vient "fermer" l'ensemble. 
C'est donc à partir du macadam en rajoutant du béton de goudron que le tarmacadam fut développé. 


On emploie aujourd'hui couramment le terme "Tarmac" pour évoquer la partie de l'aéroport réservée au trafic et au stationnement des avions (mais pas la piste d'atterrissage). Même si la plupart des plates-formes aéroportuaires utilisent aujourd'hui d'autres matériaux, notamment le béton, le nom est resté pour désigner cette surface de stationnement des aéronefs dans un aéroport, en particulier la zone où s'effectue l'embarquement et le débarquement des passagers et du fret.


Tarmac aéroport



dimanche 27 novembre 2011

Qu'est ce que le cri Wilhelm ?

Le cri Wilhelm, ou Wilhelm scream, est un effet sonore utilisé comme clin d’œil sonore dans de nombreux films. À l’origine, il s’agit d’un cri de la bande-son du film Les Aventures du capitaine Wyatt en 1951. L’acteur, Sheb Wooley, en serait l'auteur. 


Il a été popularisé par le bruiteur de la saga Star Wars, Ben Burtt, qui retrouva l'enregistrement original du son sur une bande étiquetée "Homme se faisant dévorer par un alligator". Bien que sa première utilisation connue date du film Les Aventures du capitaine Wyatt, Burtt baptisa l'effet sonore d'après "Pvt. Wilhelm" ("Soldat Wilhelm"), un personnage secondaire qui poussait également ce cri dans le film de 1953 The Charge at Feather River. Il commença à tenter de l'inclure dans chaque film sur lequel il travailla. 
C'est son utilisation dans les films de la saga Star Wars qui amorça une blague d'initiés avec Richard Anderson, puis avec les monteurs de Skywalker Sound, et de Weddington Productions. Ils essayèrent alors de l'incorporer dans chacun des films auxquels ils travaillaient quand cela était approprié, le genre le plus évident étant le film d'action. 


En hommage à son usage original, il fut utilisé dans Indiana Jones et le Temple maudit lorsque le méchant, Mola Ram, se fait dévorer par des crocodiles. Plus récemment il a été utilisé dans le film Death Proof de Quentin Tarantino lors d'un accident de voiture au milieu du film. Il apparaît également dans Seuls Two d'Eric et Ramzy, et dans Kung Fu Panda (lors de l'interrogatoire de l'enfant), mais aussi trois fois dans la trilogie du Seigneur des Anneaux.