Le drapeau de l'Afrique du Sud est utilisé depuis le 27 avril 1994 et marque la fin de l'Apartheid. Le motif montre l'idée de la convergence et de l'unification. Le noir, le vert et le jaune représentent les couleurs du drapeau de l'ANC (inspiré des couleurs pan-africaines) tandis que les couleurs rouge, blanche et bleue représentent l'ancien drapeau sud-africain datant de 1928.
Les bandes horizontales orange, blanches et bleues (Princevlag) rendaient hommage au drapeau néerlandais de 1652, date à laquelle Jan van Riebeeck accosta en Afrique du Sud. Au centre du drapeau étaient disposées l'Union Jack anglais au côté des emblèmes de l'Orange et du Transvaal. Ce drapeau symbolisait l'histoire blanche du pays. Il avait lui-même succédé au Red Ensign britannique, souvent utilisé et adapté dans les colonies et dominions britanniques.
Dans les années 1960, il avait été envisagé de le modifier pour supprimer la référence à l'Union Jack et de remplacer les drapeaux du centre par un springbok et des Protéas alors que les couleurs orange, blancs et bleus auraient été disposés verticalement. Le projet fut abandonné en 1971.
On prête aux différentes couleurs du drapeau différentes significations :
le bleu représente le ciel ;le vert, la terre africaine ; le blanc, les natifs européens ; le noir, la population noire ; le jaune, la richesse aurifère du pays ; le rouge, le sang versé pendant les conflits internes ; le "Y" renversé symbolise la jonction et l'union de toutes ces composantes.
Ou également :
le bleu pour les fleuves ; le vert pour l'agriculture ; le blanc pour la paix ; le noir pour la force ; le jaune pour les minéraux et le rouge pour le sang.
Le Saviez-Vous vous souhaite la bienvenue
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L'idée est simple : une info par jour ou presque. Certaines vous amuseront, certaines vous fascineront, d'autres vous laisseront sans doute perplexes...
Merci de votre fidélité et à très bientôt.
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samedi 24 avril 2010
vendredi 23 avril 2010
L’Origine du monde
L’Origine du monde est un tableau réalisé par Gustave Courbet en 1866. Il s’agit d’une huile sur toile de 46 cm par 55 cm. Le tableau représente le sexe et le ventre d’une femme allongée nue sur un lit, les cuisses écartées, et cadrée de sorte qu'on n'en voit rien au-dessus des seins ni en dessous des cuisses.
À l’époque de la réalisation du tableau, le modèle préféré de Courbet est une jeune femme, Joanna Hiffernan, dite Jo. C’est son amant James Whistler, peintre américain admirateur et disciple de Courbet, qui la lui a fait rencontrer. En 1866, Courbet réalise un autre tableau, La Belle Irlandaise, dont le modèle est Joanna Hiffernan. En tout, Courbet réalisa quatre portraits de Jo. Elle fut vraisemblablement le modèle de L’Origine du monde, ce qui expliquerait la brutale séparation entre Courbet et Whistler peu de temps après la réalisation de l’œuvre. Malgré la différence de coloration des cheveux roux de Jo et des poils pubiens plus sombres de L’Origine du monde, l’hypothèse que Jo ait été le modèle de ce dernier prévaut.
Le XIXe siècle connut dans la représentation du nu les prémices d’une révolution picturale dont les acteurs principaux furent Courbet et Manet. Courbet rejetait la peinture académique et ses nus lisses, idéalisés, mais s’attaquait aussi directement à la bienséance hypocrite du Second Empire, où l’érotisme voire la pornographie étaient tolérés lorsqu’il s’agissait de peinture mythologique ou onirique.
Avec L'Origine du monde, Courbet s'autorise une audace et une franchise qui donnent au tableau son pouvoir de fascination. La description quasi anatomique d'un sexe féminin n'est atténuée par aucun artifice historique ou littéraire.
Le réalisme de Courbet, qui se targua plus tard de n’avoir jamais menti dans sa peinture, repoussait toujours plus loin les limites du présentable. Avec L’Origine du monde, il exhiba en quelque sorte la partie cachée de L'Olympia de Manet.
Grâce à la grande virtuosité de Courbet, au raffinement d'une gamme colorée ambrée, L'Origine du monde échappe cependant au statut d'image pornographique. La franchise et l'audace de ce nouveau langage n'excluent pas un lien avec la tradition : ainsi, la touche ample et sensuelle et l'utilisation de la couleur rappelle la peinture vénitienne, et Courbet lui-même se réclamait de Titien et Véronèse, de Corrège, et de la tradition d'une peinture charnelle et lyrique.
Le premier propriétaire de l'oeuvre et certainement son commanditaire, fut le diplomate turco-égyptien Khalil-Bey (1831-1879). Figure flamboyante du Tout-Paris des années 1860, il rassemble une éphémère mais éblouissante collection, dédiée à la célébration du corps féminin.
Le dernier propriétaire du tableau fut Jacques Lacan. En 1995, l’œuvre est attribuée au musée d’Orsay. L'Origine du monde, désormais présenté sans aucun cache, retrouve sa juste place dans l'histoire de la peinture moderne.
À l’époque de la réalisation du tableau, le modèle préféré de Courbet est une jeune femme, Joanna Hiffernan, dite Jo. C’est son amant James Whistler, peintre américain admirateur et disciple de Courbet, qui la lui a fait rencontrer. En 1866, Courbet réalise un autre tableau, La Belle Irlandaise, dont le modèle est Joanna Hiffernan. En tout, Courbet réalisa quatre portraits de Jo. Elle fut vraisemblablement le modèle de L’Origine du monde, ce qui expliquerait la brutale séparation entre Courbet et Whistler peu de temps après la réalisation de l’œuvre. Malgré la différence de coloration des cheveux roux de Jo et des poils pubiens plus sombres de L’Origine du monde, l’hypothèse que Jo ait été le modèle de ce dernier prévaut.
Le XIXe siècle connut dans la représentation du nu les prémices d’une révolution picturale dont les acteurs principaux furent Courbet et Manet. Courbet rejetait la peinture académique et ses nus lisses, idéalisés, mais s’attaquait aussi directement à la bienséance hypocrite du Second Empire, où l’érotisme voire la pornographie étaient tolérés lorsqu’il s’agissait de peinture mythologique ou onirique.
Avec L'Origine du monde, Courbet s'autorise une audace et une franchise qui donnent au tableau son pouvoir de fascination. La description quasi anatomique d'un sexe féminin n'est atténuée par aucun artifice historique ou littéraire.
Le réalisme de Courbet, qui se targua plus tard de n’avoir jamais menti dans sa peinture, repoussait toujours plus loin les limites du présentable. Avec L’Origine du monde, il exhiba en quelque sorte la partie cachée de L'Olympia de Manet.
Grâce à la grande virtuosité de Courbet, au raffinement d'une gamme colorée ambrée, L'Origine du monde échappe cependant au statut d'image pornographique. La franchise et l'audace de ce nouveau langage n'excluent pas un lien avec la tradition : ainsi, la touche ample et sensuelle et l'utilisation de la couleur rappelle la peinture vénitienne, et Courbet lui-même se réclamait de Titien et Véronèse, de Corrège, et de la tradition d'une peinture charnelle et lyrique.
Le premier propriétaire de l'oeuvre et certainement son commanditaire, fut le diplomate turco-égyptien Khalil-Bey (1831-1879). Figure flamboyante du Tout-Paris des années 1860, il rassemble une éphémère mais éblouissante collection, dédiée à la célébration du corps féminin.
Le dernier propriétaire du tableau fut Jacques Lacan. En 1995, l’œuvre est attribuée au musée d’Orsay. L'Origine du monde, désormais présenté sans aucun cache, retrouve sa juste place dans l'histoire de la peinture moderne.
jeudi 22 avril 2010
Qu’est ce que le projet Pigeon ?
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le "Project Pigeon" (et plus tard le "Project Orcon") était un projet du psychologue américain Burrhus F. Skinner qui avait pour but de développer un missile dirigé par un ou plusieurs pigeon(s).
Le dispositif reposait sur une lentille optique qui projetait une image de la cible sur un écran placé à l'avant et à l'intérieur du missile. Un pigeon entraîné grâce au principe du conditionnement opérant reconnaissait la cible sur l'écran et devait la picorer. Tant qu'il donnait des coups de bec au centre de la cible, le missile conservait une trajectoire rectiligne. Si le pigeon picorait à côté, cela signifiait que le missile déviait de sa trajectoire. Le système de contrôle rectifiait alors la direction en fonction du choix du pigeon. Trois pigeons étaient supposés se trouver à l'intérieur du missile, le système utilisant la règle de la majorité entre les trois pigeons pour décider de la direction la plus adéquate.
Le National Defense Research Committee, en dépit de son scepticisme, contribua à hauteur de 25.000 dollars US pour la recherche mais l'idée était, en fin de compte, trop radicale pour les militaires. Skinner ignorait aussi l'existence de projets secrets sur le radar, une nouvelle technologie qui rendait son invention obsolète.
Avant cela, les pigeons de la Première Guerre Mondiale et ceux utilisés depuis plusieurs siècles avaient connus divers usages militaires. Certaines armées élèvent encore des pigeons, pour les utiliser en cas de conflit, en cas d'absence ou de pénurie d'électricité par exemple.
D'autres animaux ont aussi été dressés à des fins militaires, comme des dauphins pour la recherche de mines sous-marines dans le cadre du Programme de Mammifères Marins de l’U.S. Navy.
Le dispositif reposait sur une lentille optique qui projetait une image de la cible sur un écran placé à l'avant et à l'intérieur du missile. Un pigeon entraîné grâce au principe du conditionnement opérant reconnaissait la cible sur l'écran et devait la picorer. Tant qu'il donnait des coups de bec au centre de la cible, le missile conservait une trajectoire rectiligne. Si le pigeon picorait à côté, cela signifiait que le missile déviait de sa trajectoire. Le système de contrôle rectifiait alors la direction en fonction du choix du pigeon. Trois pigeons étaient supposés se trouver à l'intérieur du missile, le système utilisant la règle de la majorité entre les trois pigeons pour décider de la direction la plus adéquate.
Le National Defense Research Committee, en dépit de son scepticisme, contribua à hauteur de 25.000 dollars US pour la recherche mais l'idée était, en fin de compte, trop radicale pour les militaires. Skinner ignorait aussi l'existence de projets secrets sur le radar, une nouvelle technologie qui rendait son invention obsolète.
Avant cela, les pigeons de la Première Guerre Mondiale et ceux utilisés depuis plusieurs siècles avaient connus divers usages militaires. Certaines armées élèvent encore des pigeons, pour les utiliser en cas de conflit, en cas d'absence ou de pénurie d'électricité par exemple.
D'autres animaux ont aussi été dressés à des fins militaires, comme des dauphins pour la recherche de mines sous-marines dans le cadre du Programme de Mammifères Marins de l’U.S. Navy.
mercredi 21 avril 2010
Qu’est ce qu’une Vuvuzela ?
La vuvuzela, (aussi appelé lepatata en Setswana) est une corne, d'environ un mètre de long, utilisé par les supporters de football dans les stades d'Afrique du Sud.À l'origine, la vuvuzela était faite en cornes de koudou, une espèce d'antilope africaine. On dit que le son de cet instrument servait autrefois de signal de rassemblement pour les peuples locaux. Mais depuis ces 15 dernières années, la vuvuzela s'est démocratisée dans les stades, au point de représenter aujourd'hui un symbole d'espoir et d'unité pour de nombreux Sud-Africains.
Sa pratique nécessite un souffle puissant qui permet d'émettre un son monotone qui s'apparente à celui d'une corne de brume ou d'un barrissement. Aujourd’hui en plastique, la vuvuzela est devenue un accessoire incontournable et les couleurs plutôt flashy correspondent en général aux couleurs des équipes locales comme par exemple les Kaizer Chiefs ou les Orlando Pirates.
Néanmoins leur utilisation suscite la controverse et la vuvuzela est devenue un sujet international lors des préparatifs de la Coupe des Confédérations 2009 et de la Coupe du monde de football de 2010. La FIFA envisageait d'interdire son utilisation mais la South African Football Association (SAFA) défendit son utilisation comme une composante essentielle de l'ambiance dans les stades. La FIFA accepta l'argument en juillet 2008, permettant son utilisation pour la Coupe de Confédérations 2009 et la Coupe du Monde 2010.
Petit exemple en image
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