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mardi 3 janvier 2012

La signification du terme "Caucus"

Difficile de passer à côté du terme "Caucus" si vous suivez l'actualité du jour ! Mais quelle en est sa signification ? 
Ce terme est employé dans le monde anglo-saxon, en Suisse et dans l'Amérique du Nord pour désigner principalement des réunions de supporters ou de membres de partis ou de mouvement politiques. 


Son étymologique fait débat. Néanmoins, l'origine la plus probable est la déformation du possessif du mot "caulker" (calfateur) utilisé dans le "Caulker's Club". Phonétiquement Caulker's Club s'est transformé en Caucus Club d'où la graphie et prononciation qui s'ensuivirent. 
Le Caulker's Club fut le premier syndicat organisé connu aux États-Unis, destiné à protéger les intérêts des ouvriers du port de Boston et dirigé par Samuel Adams, l'un des pères fondateurs de nation américaine et frère de John Adams qui deviendra le second président des États-Unis. 


Si un caucus était à l'origine une réunion de personnes dont l'objectif était de promouvoir un changement de politique ou d'organisation, le mot caucus en anglais peut aujourd'hui servir à la fois de nom commun et de verbe. 
Dans le contexte des élections présidentielles américaines, ce terme désigne le rassemblement de militants politiques locaux d'un parti pour choisir les délégués qui désigneront le candidat à l'investiture de ce parti dans la course à la présidence lors de la convention fédérale de leur parti. 
Le système du caucus pour la désignation des délégués n'existe que dans environ une douzaine d’États. Traditionnellement, le premier à désigner ses délégués par caucus est l'Iowa début janvier. 


Caucus Iowa


Son sens varie suivant les pays. En Suisse par exemple, dans certains cantons romands francophones, notamment Genève, un caucus est la réunion des élus d'un même parti ou groupe politique. Celle-ci a en général pour but de fixer une position commune sur chaque objet de l'ordre du jour de la prochaine séance de l'assemblée législative ou délibérative. 
Ce terme est également utilisé dans le sport : au football américain, le caucus (en anglais huddle) est le court conciliabule que tiennent les joueurs de l'équipe à l'offensive juste avant un essai, et au cours duquel le quart-arrière annonce la stratégie pour le jeu qui va suivre.
Enfin, dans le théâtre d'improvisation, le caucus est le moment de concertation entre le coach et ses joueurs, avant le début de l'impro, une fois le thème donné par l'arbitre.


Huddle Caucus

lundi 27 juin 2011

Que signifie le terme japonais "busshu-suru" ?

Le 8 janvier 1992, le président américain George Bush père vomit sur le 1er ministre japonais, Kiichi Miyazawa, et s'évanouit durant un dîner d'État. Cet incident entraîna la création du terme japonais "busshu-suru", littéralement "faire un Bush", ce qui désigne le fait de vomir en public de manière embarrassante.



mercredi 1 juin 2011

De qui Martine Aubry est-elle la fille ?

Martine Aubry
Martine Aubry, née Martine Delors le 8 août 1950 à Paris (XVIIe), est la fille de Jacques Delors, ministre socialiste des Finances de 1981 à 1985, puis président de la Commission européenne de 1985 à 1995, et de Marie Lephaille, dont la famille est originaire de la Soule (Pays basque).
Le 20 mars 2004, divorcée de Xavier Aubry dont elle garde toujours le nom, elle épouse en secondes noces l'avocat lillois Jean-Louis Brochen.
Elle est ministre de l'Emploi et de la Solidarité de 1997 à 2000, où elle met notamment en œuvre la réforme des 35 heures et la couverture maladie universelle (CMU). 

Au 1er juin 2011, elle est maire de Lille, présidente de la communauté urbaine de Lille et première secrétaire du Parti socialiste.

mardi 17 mai 2011

L'origine du mot "silhouette"

Une silhouette est une peinture, une photographie, réalisée par un trait tracé autour de l'ombre projetée du visage ou du corps du sujet. Cet art, appelé aussi art de l'ombre tire son nom d’Étienne de Silhouette qui se répandit dans de nombreux autres pays.


Silouhette
Cet homme politique français, né en 1705, fut chancelier de la maison d'Orléans, puis contrôleur général des finances de Louis XV en 1759. C'est lui qui inventa l'impôt sur les signes extérieurs de richesse (impôt sur les portes et fenêtres). Il voulut promouvoir de grandes réformes et restaurer les finances en taxant les privilégiés et les plus riches. Il échoua complètement laissant le souvenir d'actions mal conduites et incomplètes. Il subit les critiques de la noblesse, et même de Voltaire qui jugeait que ses mesures pouvaient être justifiables mais ne convenaient pas à un temps de guerre ni à la situation politique française. Ce serait donc pour le ridiculiser qu’au XVIIIe siècle, l'on qualifia "à la silhouette" un croquis qui présentait un aspect mesquin ou inachevé. Furent aussi appelés "à la Silhouette", les culottes sans gousset pour y déposer son argent.


Pour d'autres, l’origine du terme s’explique parce qu’Étienne de Silhouette s’amusait à dessiner les portraits de ses invités sur les murs de son château de Bry-sur-Marne.

mardi 10 mai 2011

Pourquoi Mitterrand était-il surnommé "tonton" ?

Tonton François Mitterrand
Le surnom "Tonton" a été donné à François Mitterrand par le Canard enchaîné. Il viendrait pour certains d'un nom de code que François Mitterrand aurait eu pendant la Seconde Guerre mondiale, pour d'autres de l'irruption télévisuelle de son neveu Frédéric Mitterrand, que Roland Topor caricaturera dans son émission Téléchat.
L'ancien conseiller en communication de François Mitterrand, Gérard Colé, explique dans son livre Le Conseiller du Prince que Tonton était le surnom donné au président par les agents chargés de sa sécurité personnelle, ce surnom a ensuite été diffusé dans le but de remplacer le surnom "le Vieux" qui était jusque-là généralement utilisé. Il fut repris ensuite par des sympathisants socialistes tels que Renaud qui donna ce surnom pour titre d'une chanson consacrée au président. Dans une récente émission, le publicitaire Jacques Séguéla a prétendu que ce surnom venait du publicitaire lui-même, qui était chargé de la campagne publicitaire des élections de 1981.

L’ancien Président de la République eut au cours de la carrière d’autres surnoms. Voici les plus connus :
- "Le Vieux". Surnom donné au sein du PS, notamment par Jean-Luc Mélenchon, vraisemblablement en imitation de l'usage des trotskistes d'appeler ainsi Léon Trotski.
- "Dieu". Célèbre réplique du Bébête show : "Appelez-moi Dieu !", par Kermitterrand. Selon Georges-Marc Benamou dans Le dernier Mitterrand, François Mitterrand avait suspendu une réplique de la marionnette Kermitterrand au robinet de la douche de son appartement privé du palais de l'Élysée.
- "Florentin" ou "le Prince". Ses amis lui donnent le surnom de "Florentin" en référence à l'art de l'esquive, illustré sous la Renaissance par des natifs de Florence comme Laurent le Magnifique ou Machiavel. Pour ses détracteurs, le surnom évoque plus l'intrigue et le cynisme politiques. L'inventeur de ce surnom semble avoir été François Mauriac, son ami fidèle et une de ses références littéraires.
- "Rastignac", autre surnom de François Mauriac donné à François Mitterrand, il fait bien entendu référence au personnage Rastignac de Balzac, qui simple étudiant de province monte à Paris dans la volonté de parvenir au pouvoir et qui finit Ministre.
- "Mimi l'Amoroso" : à cause de sa relation, amoureuse ou amicale, avec la chanteuse Dalida, qui l'avait soutenu durant la campagne présidentielle de 1981.

vendredi 4 mars 2011

Qu’est ce que le prix Kadhafi des droits de l'Homme ?

Le prix Mouammar Kadhafi des droits de l'homme est une distinction politique, créée en 1988 par Mouammar Kadhafi. Ce prix a pour but d'honorer "les personnalités et les organisations qui jouent un rôle marquant dans le domaine des droits humains". Le prix est décerné par un Comité populaire international lors d'une cérémonie organisée par les autorités libyennes.

Florilège de lauréats du prix Kadhafi des droits de l'Homme :
1989 : Nelson Mandela
1993 : les enfants victimes de la guerre de Bosnie-Herzégovine
1995 : Ahmed Ben Bella, ancien président algérien et Francisco da Costa Gomes, ancien président portugais
1998 : Fidel Castro, dirigeant de la République Cubaine
2004 : Hugo Chávez, le président du Venezuela
2009 : Daniel Ortega, président de la République du Nicaragua
2010 : Recep Tayyip Erdoğan, Premier ministre de la Turquie (en photo ci-dessous)

Prix Kadhafi des droits de l'Homme Premie ministre turc

mardi 16 novembre 2010

Les débuts de la communication par la présidence de la République

Pendant les IIIe et IVe Républiques, la communication présidentielle auprès du grand public a longtemps été quasi inexistante et limitée essentiellement au support médiatique dominant de l'époque, la presse écrite.


Gaston Doumergue
Le premier à s'adresser aux Français à la radio (sur la station Radio Paris) fut un ancien président de la République devenu président du conseil, Gaston Doumergue, qui s'exprime pendant quinze minutes le 24 mars 1934 pour parler de son projet de révisions des lois constitutionnelles de 1875. L'Illustration consacre trois pages à cet évènement. Durant son passage à la tête du gouvernement en 1934, il prononce en tout huit discours radiodiffusés.


Albert Lebrun
Le premier chef de l'État en exercice à intervenir toujours sur ce support fut Albert Lebrun à l'occasion du cinquantenaire de la Statue de la Liberté, lors d'une émission en "duplex" organisée entre New York et Paris et diffusée tant aux États-Unis qu'en France le 28 octobre 1936, répondant au discours du président américain Franklin Delano Roosevelt.


Charles de Gaulle
C'est réellement Charles de Gaulle, souhaitant créer une relation particulière entre le chef de l'État et le peuple français, que l'utilisation des médias de masse par la présidence va se généraliser sous la Cinquième République. La communication gaullienne repose alors sur deux armes principales, minutées et orchestrées avec précision : les conférences de presse régulières (le général de Gaulle en réalise dix-sept durant ses dix ans passés à l'Élysée) et les allocutions radiodiffusées (il est ainsi le premier président à utiliser de manière massive tant la radio que la télévision, par le biais notamment du contrôle total de l'ORTF par l'État). À ce titre, il est l'initiateur, et cela dès le 28 décembre 1958 (avant même son investiture), de la tradition de la présentation à la Nation des voeux présidentiels pour la nouvelle année.
À partir de 1965, il crée également la pratique des entretiens accordés à un journaliste sélectionné (en l'occurrence Michel Droit, avec lequel il se prêtera à cet exercice à cinq reprises : trois les 13, 14 et 15 décembre 1965 durant l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle, un le 7 juin 1968 pour revenir sur les événements de mai et un le 10 avril 1969 en vue du référendum sur la réforme du Sénat et la régionalisation). Le premier président de la Cinquième République a ainsi réalisé en dix ans pas moins de 62 allocutions radiodiffusées.


L'utilisation de ces différents supports audiovisuels s'est par la suite particulièrement amplifiée et modifiée avec l'évolution des techniques et de la culture politique et en fonction de la personnalité des différents titulaires de la fonction.

mercredi 3 novembre 2010

Qu'est ce que la théorie des dominos

La théorie des dominos est une théorie géopolitique américaine énoncée au XXe siècle, selon laquelle le basculement idéologique d'un pays en faveur du communisme serait suivi du même changement dans les pays voisins selon un effet domino.


Selon cette théorie, il fallait éviter le basculement vers le communisme de tel ou tel pays, car les pays voisins basculeraient à leur tour. Elle justifia l'intervention militaire au Viêt Nam (guerre du Viêt Nam) pour prévenir une future domination communiste du sud-est asiatique. Cette intervention se fit dans le cadre de la doctrine Truman qui reposait sur une offre d'assistance militaire et financière de la part des États-Unis, s'adressant aux pays décidés à s'opposer aux pressions communistes.
Les partisans de la théorie des dominos affirment que la crainte des Etats-Unis s'est partiellement réalisée, puisque la chute du Sud-Vietnam en 1975 a effectivement accompagné et/ou entraîné celle du Cambodge et du Laos.


Les adversaires de cette théorie soutiennent quant à eux que le bloc communiste n'était pas monolithique et que certains régimes ou partis communistes étaient entre eux en conflit ouvert : c'est ainsi qu'une véritable guerre a opposé le Vietnam et le Cambodge dès 1977, puis le Vietnam et la Chine en 1979. Ils soulignent également la motivation nationaliste et pas seulement communiste des protagonistes et qualifient souvent la théorie de simple propagande. Selon ces critiques, la chute des pays voisins du Vietnam s'explique par l'instabilité provoquée par la guerre du Vietnam.


Cette théorie a été reprise, en sens inverse, pour qualifier l'objectif de refonte démocratique du "Grand Moyen-Orient". Peu avant la Guerre en Irak, l'idée défendue par les intellectuels néo-conservateurs d'une démocratisation du Proche-Orient qui commencerait par l'Irak puis s'étendrait à toute la région a été comparée par des hommes politiques français ou par des médias à une nouvelle théorie des dominos. Selon les néoconservateurs, l'implantation de la démocratie dans un pays provoquera le même changement dans les pays voisins, jusqu'à la disparition des régimes autoritaires.

jeudi 12 août 2010

Qu’est ce que le logiciel Carnivore ?

Carnivore est un policeware (anglicisme, mot-valise formé à partir de police et software, littéralement "logiciel de police") implanté par le Federal Bureau of Investigation (FBI) qui est similaire aux écoutes téléphoniques, mais concerne les courriers qui peut observer tout le trafic Internet d'un utilisateur cible.
Le logiciel Carnivore que le FBI doit installer chez les fournisseurs d'accès internet (FAI) est essentiellement un Packet sniffer personnalisable. C’est le premier exemple de policeware révélé au public.


Le logiciel est issu d'un projet précédent du FBI, Omnivore. Omnivore débuta en février 1997, et fut ensuite renommé. Après une image négative longtemps relayée par la presse, le FBI changea le nom de son système de "Carnivore" à "DCS1000", un nom plus commun. DCS est censé signifier "Digital Collection System". Le système dispose néanmoins des mêmes fonctionnalités. Les trois systèmes séparés (Carnivore, Packeteer et CoolMier) sont connus sous le nom de DragonWare Suit.
Il a été rapporté au milieu du mois de janvier 2005 que le logiciel Carnivore avait été abandonné par le FBI depuis 2001, en faveur de logiciels disponibles dans le commerce.

mercredi 19 mai 2010

Qu’est ce que l’effet Bradley

L'effet Bradley (en anglais Bradley effect), quelquefois aussi appelé l'effet Wilder, est le nom donné aux États-Unis au décalage souvent observé entre les sondages électoraux et les résultats des élections américaines quand un candidat blanc est opposé à un candidat non blanc (noir, hispanique ou autres).


Tom Bradley
Le nom vient de celui de Tom Bradley, un Afro-américain qui perdit l'élection de 1982 au poste de gouverneur de Californie, à la surprise générale, alors qu'il était largement en tête dans tous les sondages. En se fondant sur les sondages de sortie des urnes, un certain nombre de médias ont prédit la victoire de Bradley au point que les premières éditions du San Francisco Chronicle du lendemain présentait en manchette un titre qui proclamait : "Bradley : victoire en vue." Malgré tout, Bradley a perdu de peu.


Un comportement analogue des électeurs fut remarqué en 1989 dans l'élection au poste de gouverneur de Virginie où se présentaient un candidat démocrate, L. Douglas Wilder qui était afro-américain, et le républicain Marshall Coleman qui était blanc. Wilder a fini par l'emporter, mais de moins d'un demi pour cent, alors que les sondages préélectoraux lui donnaient en moyenne une avance de 9 pour cent.
Après l'élection au poste de gouverneur de Virginie en 1989, "l'effet Bradley" a été parfois appelé "l'effet Wilder". Les deux termes sont encore utilisés, et on dit parfois mais moins fréquemment "effet Dinkins" en référence à l'élection de David Dinkins comme maire de New York en 1989 contre Rudy Giuliani.


Une des théories pour expliquer l'effet Bradley est que certains électeurs donnent une réponse fausse lors des sondages, de peur qu'en déclarant leur réelle préférence, ils ne prêtent le flanc à la critique d'une motivation raciale de leur vote. Cet effet est similaire à celui d'une personne refusant de discuter de son choix électoral. Si la personne déclare qu'elle est indécise, elle peut ainsi éviter d'être forcée à entrer dans une discussion politique avec une personne partisane. La réticence à donner une réponse exacte s'étend parfois jusqu'aux sondages dits de sortie de bureau de vote. La façon dont les sondeurs conduisent l'interview peut être un déterminant dans la réponse du sondé.


Pour l'élection présidentielle américaine de 2008, certains analystes estimaient que l'effet Bradley pouvait faire perdre 6 points à Barack Obama entre son pourcentage dans les sondages et celui de l'élection, d'autres le considérant comme une légende sociologique. Au final Obama a largement remporté l'élection.

lundi 15 février 2010

L'origine du drapeau canadien


Pendant la majeure partie de son histoire, le Canada utilisa comme beaucoup d'autres nations nées du Commonwealth le drapeau royal de l'Union (Union Jack) comme son drapeau officiel national, avec le Red Ensign canadien comme variation populairement reconnue comme étant propre au Canada.

Le projet d'adoption d'un drapeau propre au Canada reçut son appui principal du premier ministre Lester B. Pearson. Après des décennies de discussion à propos d'un nouveau drapeau, il proposa, en 1964, un dessin de drapeau figurant trois feuilles d'érable rouge sur fond blanc. Cepandant, les Canadiens français majoritairement au Québec demandaient l'ajout de deux bandes bleues au côté des bandes rouges pour représenter les peuples fondateurs du pays.
Par la suite, un comité sur la question du drapeau fut créé par le Sénat et la Chambre des Communes, et à la fin du processus d'élimination, il ne restait plus que trois choix au comité :
- l'enseigne rouge britannique chargée d'une fleur-de-lys
- le drapeau à trois feuilles d'érable
- le drapeau à une feuille d'érable
Le comité parlementaire proposa le dessin actuel, créé par George Stanley sur l'inspiration du drapeau du Collège militaire royal du Canada. Le comité fit sa sélection finale le 22 octobre 1964.

Le drapeau du Canada, couramment appelé l'Unifolié (en anglais Maple Leaf Flag)fut adopté à l'unanimité par le comité le 29 octobre 1964 et proclamé par la reine Elisabeth II le 28 janvier 1965. La cérémonie officielle d'inauguration eu lieu sur la colline du Parlement, à Ottawa, le 15 février 1965.

Malgré les controverses, le nouveau drapeau a été rapidement adopté par le peuple canadien. Les deux bandes rouges de chaque côté représentent les deux océans qui bordent le Canada. Le Canada est figuré par le carré central (appelé pal canadien) sur lequel figure l'élément emblèmatique du Canada la feuille d'Erable. Le rouge reprend les couleurs établies par le roi George V pour les bannières royales anglaises et le blanc pour les bannières royales françaises depuis le XVIIe siècle.

Une illusion d'optique est repérable sur le drapeau du Canada. En effet, on peut observer deux visages d'hommes formés sur le fond blanc, par symétrie au-dessus de la feuille d'érable. Ces hommes semblent être en colère et se disputer. Les canadiens les ont donc surnommés Jacques et Jack pour marquer la dispute entre la langue française et l'anglais dans la culture canadienne.

samedi 21 novembre 2009

Les deux « Bloody Sunday » de l'histoire Irlandaise

Bloody Sunday est le terme utilisé pour décrire la journée de violence qui s’est déroulée à Dublin le 21 novembre 1920, durant la Guerre d’Indépendance de l’Irlande (1919-1920).

L’armée de la nouvelle république, l’IRA, engagea une guérilla contre le Royal Irish Constabulary, ses organisations auxiliaires et l’armée britannique qui étaient déterminées à supprimer les forces irlandaises séparatistes. Le gouvernement britannique a formé de son côté ses propres troupes paramilitaires, les Black and Tans (surnom en rapport avec la couleur des uniformes) et la Auxiliary Division (connue aussi sous le nom d’Auxiliaries ou Auxies). Le comportement de ces deux groupes fut presque immédiatement controversé (les principales critiques furent émises par le roi George V en personne) à cause de leur brutalité et de la violence exercée non seulement contre les prisonniers et les personnes suspectées de faire partie de l’IRA mais aussi contre le peuple irlandais en général. Ce sont ces Auxiliaries qui sont responsables du massacre du Bloody Sunday.

La journée commença avec l’assassinat de 14 agents britanniques ou de leurs informateurs mais également de personnes sans engagement politique par l'Armée républicaine irlandaise sous les ordres de Michael Collins. Les forces britanniques réagirent en ouvrant le feu sur la foule pendant un match de football gaélique disputé à Croke Park à Dublin. Au total 14 personnes furent tuées et 65 autres blessées. Les plus jeunes victimes avaient 10 et 11 ans.
Plus tard dans la journée, deux officiers de rang élevé de l'IRA, Dick McKee et Peadar Clancy, qui avaient aidé à l'élaboration du plan d'action sont arrétés. Incarcérés au château de Dublin, ils y sont torturés puis « tués lors d'une tentative d'évasion ».

Le comportement des Auxiliaries et des Black and Tans aida beaucoup au retournement de la population contre la couronne britannique.
Par ailleurs certains politiciens britanniques et le roi lui-même ne firent aucun secret de leur sentiment d’horreur après le massacre. Le Bloody Sunday fit les grands titres de la presse internationale et entacha largement la crédibilité du Royaume-Uni en Irlande.

La chanson de U2, Sunday Bloody Sunday, n'évoque pas cet évènement mais celui du même nom qui s'est déroulé le dimanche 30 janvier 1972 à Derry en Irlande du Nord, où quatorze manifestants pacifiques furent tués par des tirs de l'armée britannique.
Cette journée marque une nouvelle étape de ce qui allait devenir la guerre civile irlandaise. Les rangs de l'IRA se gonflèrent après ce massacre, entraînant un engrenage mortel d'attentats et de représailles entre les camps en présence, comme lors du Bloody Friday à Belfast.

vendredi 13 novembre 2009

Léon Trotski, exclu du Parti communiste de l'Union soviétique


Au début des années 1920 et notamment à partir de 1923, Trotski analyse l'évolution du parti bolchevik et met en garde le régime des risques à une trop grande bureaucratisation.
La mort de Lénine permet à la bureaucratie de s'imposer et Trotski se rapproche tactiquement, à partir de 1926, de Zinoviev et de Kamenev dans l'opposition unifiée. Il dirige avec eux un courant qui s'oppose à Staline.

Cette opposition lui vaut d'être exclu du parti en 1927, et d'être déporté à Alma-Ata. Staline finit par le faire expulser d'URSS en 1929, pendant que la répression s'abat sur ses partisans, qui sont envoyés au Goulag. Durant cet exil, il écrit de nombreux ouvrages et continue à militer pour le communisme et la révolution internationale.

En février 1929, Trotski est conduit à Constantinople où il remet aux autorités turques une lettre déclarant qu'il est venu contre son gré, après quelque temps passé dans l'ambassade soviétique il effectue plusieurs déménagements et finit par être placé en résidence surveillée sur l’île de Büyükada de l'archipel des Îles des Princes (Prinkipo) au large de Constantinople. Il publie un bulletin mensuel d'opposition en langue russe dès juillet 1929.
En avril 1930, il organise une conférence qui déboucha sur la mise en place d'un secrétariat international provisoire de l'opposition communiste. Après quatre années passées en Turquie, il séjourne en France de juillet 1933 à juin 1935, puis expulsé à nouveau, il trouve refuge en Norvège. Son fils Sergueï Sedov, resté en URSS, sera tué au cours des Grandes Purges staliniennes des années 1930.

Avec la révolution espagnole, les partisans de l'opposition sont massacrés par milliers. Les procès de Moscou se tiennent en août 1936 et aboutissent à l'exécution des principaux accusés : il en fut l'un des rares absents.
Il quitte la Norvège en septembre 1936, pour aller s'installer au Mexique grâce au président Lazaro Cardenas, où il est accueilli dans la « Maison bleue » des peintres Diego Rivera et Frida Kahlo. Il a une liaison passionnée avec cette dernière, qui lui dédie même un tableau : Autoportrait dédié à Léon Trotski.

Le 20 août 1940 à Mexico, Trotski est mortellement blessé, dans le quartier de Coyoacán, d'un coup de piolet dans l'arrière du crâne par un agent de Staline.
Avant de succomber à ses blessures, Trotski put encore confier :
« Dites à nos amis : Je suis sûr de la victoire de la IVe Internationale ».

lundi 9 novembre 2009

Le 9 novembre : le Schicksalstag de l’histoire allemande



La date du 9 novembre est tout particulièrement importante pour l'histoire allemande. Elle vit notamment :

- l'exécution du parlementaire Robert Blum après l'insurrection viennoise d'octobre 1848 ;
Élu au Parlement de Francfort après la Révolution de Mars, il y fut un des meneurs des "démocrates" — issus de l'aile radicale du mouvement libéral - qui voulaient que l'unité allemande se réalise dans un cadre républicain. Lors de la seconde phase de la Révolution de 1848, il prit part à l'insurrection viennoise d'octobre 1848, ce qui lui valut d'être exécuté, en dépit de son immunité parlementaire, par les troupes contre-révolutionnaires autrichiennes.


- la proclamation de la république de Weimar en 1918 ;
La république de Weimar désigne le régime politique que connut le Reich allemand (Deutsches Reich) entre 1919 et 1933. C'est en effet dans la ville de Weimar que, suite à la défaite allemande à la fin de la Première Guerre mondiale, l’Assemblée nationale constituante allemande rédigea une nouvelle constitution qui fut adoptée le 31 juillet 1919. Il disparut de facto après l'accession au pouvoir d'Adolf Hitler en janvier 1933.

- l'échec du putsch d'Adolf Hitler à Munich en 1923 ;
En novembre 1923, alors que l'économie s'est effondrée avec l'occupation de la Ruhr, Hitler croit le moment venu pour prendre le contrôle de la Bavière avant de marcher sur Berlin et d'en chasser le gouvernement élu. Les 8 et 9 novembre 1923, il conduit avec le maréchal Erich Ludendorff le coup d'État avorté de Munich connu comme le Putsch de la Brasserie. Le complot bâclé est facilement mis en déroute, et lors d'un heurt de ses troupes avec la police devant la Feldherrnhalle, Hitler est lui-même blessé tandis que sont tués 16 de ses partisans, promus ultérieurement "martyrs" iconiques du nazisme.

- la nuit de cristal en 1938 ;
La nuit de Cristal (en allemand Reichskristallnacht) est le nom donné au pogrom contre les Juifs du Troisième Reich qui se déroula dans la nuit du 9 novembre 1938 au 10 novembre 1938. Le pogrom fut ordonné par le chancelier du Reich, Adolf Hitler, organisé par Joseph Goebbels, et commis par des membres de la SA, de la SS, ou de la Jeunesse hitlérienne, soutenus par le SD, la Gestapo et d'autres forces de police. Sur tout le territoire du Reich, plus de 250 synagogues furent détruites, 7.500 commerces et entreprises exploités par des Juifs saccagés; 91 Juifs furent assassinés, des centaines d'autres se suicidèrent ou moururent suite à leurs blessures et près de 30 000 furent déportés en camp de concentration : au total, le pogrom et les déportations qui le suivirent causèrent la mort de 2.000 à 2.500 personnes. Point culminant de la vague antisémite qui submergea l'Allemagne dès l'arrivée des nazis au pouvoir en janvier 1933, la "nuit de cristal" fut l'une des prémices de la Shoah.

- la chute du mur de Berlin en 1989 ;
L'affaiblissement de l'Union soviétique, la perestroïka conduite par Mikhaïl Gorbatchev et la détermination des Allemands de l'Est, qui organisent de grandes manifestations, provoquent, le 9 novembre 1989, la chute du « mur de la honte », suscitant l'admiration incrédule du « Monde libre » et ouvrant la voie à la réunification allemande.

On parle donc pour cette date de Schicksalstag (Jour du Destin).

jeudi 5 novembre 2009

La légende urbaine de "Ich bin ein Berliner"

« Ich bin ein Berliner » (en allemand, « Je suis un Berlinois ») est une citation célèbre du discours du président américain John F. Kennedy lors de sa visite à Berlin-Ouest le 26 juin 1963, à l'occasion du quinzième anniversaire du blocus de Berlin.
Cette phrase avait pour but de montrer le soutien des États-Unis aux habitants de l'Allemagne de l'Ouest, et notamment aux Berlinois.

Selon une légende urbaine, lors de ce discours, Kennedy aurait commis une faute grammaticale qui aurait changé le sens de sa phrase.
Selon cette légende, la phrase correcte est « Ich bin Berliner », « Ich bin ein Berliner » ne signifiant pas « Je suis un Berlinois » (habitant de Berlin) mais « Je suis un Berliner » (une boule de Berlin en français, soit un beignet).
Cette légende a été reprise à l'époque par de nombreux médias anglophones de bonne réputation (New York Times, BBC, The Guardian, etc.).
En réalité, les deux formes sont parfaitement correctes, et même si la phrase «
Ich bin Berliner » est plus fréquente, elle aurait été étrange de la part de Kennedy qui parlait au sens figuré, puisque dire « Ich bin Berliner » aurait donné l'impression qu'il se présentait comme véritablement originaire de Berlin.

Voici un extrait du discours prononcé par le président J. F. Kennedy face au mur de Berlin le 26 juin 1963 : « Il y a beaucoup de gens dans le monde qui ne comprennent pas ou qui prétendent ne pas comprendre quelle est la grande différence entre le monde libre et le monde communiste. Qu'ils viennent à Berlin ! Il y en a qui disent qu'en Europe et ailleurs, nous pouvons travailler avec les communistes. Qu'ils viennent à Berlin ! Lass sie nach Berlin kommen (« Qu'ils viennent à Berlin ») ! Notre liberté éprouve certes beaucoup de difficultés et notre démocratie n'est pas parfaite. Cependant, nous n'avons jamais eu besoin, nous, d'ériger un mur pour empêcher notre peuple de s'enfuir. (...) Le mur fournit la démonstration éclatante de la faillite du système communiste. Cette faillite est visible aux yeux du monde entier. Nous n'éprouvons aucune satisfaction en voyant ce mur, car il constitue à nos yeux une offense non seulement à l'histoire mais encore une offense à l'humanité. (...) Tous les hommes libres, où qu'ils vivent, sont citoyens de Berlin. C'est pourquoi, en tant qu'homme libre, je suis fier de dire : Ich bin ein Berliner ! (Je suis un Berlinois). »

jeudi 29 octobre 2009

Schwarzenegger adepte de l’acrostiche

Un acrostiche est un poème fondé sur une figure de style consistant en ce que les initiales de chaque vers, lues verticalement de haut en bas, composent un mot ou une expression se rapportant au sujet du poème.

Raconté par Rue89, Arnold Schwarzenegger en fait un bel exemple dernièrement :

Arnold Schwarzenegger explique aux députés du Congrès de Californie qu'il ne signera pas une proposition de loi, qu'il considère comme inutile : il existe selon lui tant de sujets plus graves.
Maintenant, observez bien la lettre et découvrez un autre message, caché celui là.

« To the Members of the California State Assembly:

I am returning Assembly Bill 1176 without my signature.

For some time now I have lamented the fact that major issues are overlooked while many
unnecessary bills come to me for consideration. Water reform, prison reform, and health
care are major issues my Administration has brought to the table, but the Legislature just
kicks the can down the alley.

Yet another legislative year has come and gone without the major reforms Californians
overwhelmingly deserve. In light of this, and after careful consideration, I believe it is
unnecessary to sign this measure at this time.

Sincerely,

Arnold Schwarzenegger
»

Cliquez-ici pour voir la lettre


La proposition de loi était anodine (votée à l'unanimité, elle concernait l'aménagement d'une partie du port de San Francisco). Mais son auteur, le démocrate Tom Ammiano, a irrité le gouverneur républicain lors d'un événement politique à San Francisco quelques semaines plus tôt.
Pendant le discours de Schwarzenegger, Ammiano l'avait traité de « menteur » à haute voix, et crié « Kiss my gay ass ! » (« embrasse mon cul de gay »). Puis il avait pris le micro et dénoncé la politique de Schwarzenegger, accusé d'avoir notamment bloqué plusieurs propositions de loi qui visaient à légaliser le mariage homosexuel.


A la sortie de la lettre et interrogé par la presse, le porte-parole du gouverneur Aaron McLear a joué les innocents :
« Mon Dieu. Quelle coïcidence ! Je suppose que quand vous devez user si souvent de votre veto, ce sont des choses qui finissent par arriver. »
Le porte-parole d'Ammiano a appelé à une trêve : « Un partout, la balle au centre.
»


Pour le plaisir, voici d’autres acrostiches célèbres

Un acrostiche a été découvert dans une pièce de Pierre Corneille : Horace (acte II, scène 3) :

S'attacher au combat contre un autre soi-même,
Attaquer un parti qui prend pour défenseur
Le frère d'une femme et l'amant d'une sœur,
Et rompant tous ces nœuds, s'armer pour la patrie
Contre un sang qu'on voudrait racheter de sa vie,
Une telle vertu n'appartenait qu'à nous ;
L'éclat de son grand nom lui fait peu de jaloux,

Alfred de Musset envoya à George Sand ce poème qui est un acrostiche selon certains :
Quand je mets à vos pieds un éternel hommage
Voulez-vous qu'un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d'un cœur
Que pour vous adorer forma le Créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n'ose dire.
Avec soin, de mes vers lisez les premiers mots
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.
George Sand répondit :
Cette insigne faveur que votre cœur réclame
Nuit à ma renommée et répugne à mon âme.
Ou
Cette insigne faveur que votre cœur réclame
Nuit peut être à l'honneur mais répond à ma flamme

lundi 21 septembre 2009

L’élection de René Coty à la présidence de la IVe République

Vice-président du Conseil de la République en 1948, René Coty approchait de ses soixante-douze ans à la fin de 1953 et on ne pensait guère à lui pour succéder à Vincent Auriol à l'Élysée.

Pour la première fois, alors que jusque-là le président de la République était rapidement élu, les scrutins s'éternisèrent lors de l'élection de 1953.
Les institutions de la Quatrième République restent, en effet, proches de celle de la Troisième République : c'est un régime parlementaire bicaméral, avec un chef d'État faible et un gouvernement exerçant l'essentiel du pouvoir exécutif. Ce pouvoir exécutif est essentiellement exercé par le président du Conseil. Proposé par le président de la République puis investi (accepté par vote à la majorité absolue) par l'Assemblée nationale, il forme une fois confirmé dans ses fonctions un gouvernement s'appuyant sur la majorité politique le soutenant à l'Assemblée.

Fin 1953, Joseph Laniel, candidat de la droite, n'arriva jamais à obtenir la majorité absolue, nécessaire dans ce genre d'élection. Après le dixième tour, il se retira au profit de Louis Jacquinot, lequel fit encore moins bien, passant même au-dessous de son rival socialiste, Marcel-Edmond Naegelen ; il se retira à son tour au profit de René Coty qui, sans être candidat, avait obtenu soixante-et-onze voix. Cette fois, le nouveau candidat de la droite passa d'emblée à douze voix de la majorité absolue ; on décida de procéder immédiatement au treizième tour et René Coty fut largement élu (23 décembre 1953) pour entrer en fonction le 16 janvier 1954.

Pour l'anecdote, une fois élu président, René Coty fit appel à Charles Merveilleux du Vignaux comme secrétaire général de l'Élysée. Ce dernier ne le souhaitait pas et multipliait les objections, toujours repoussées par Coty. À court d'idées, l'impétrant usa de cet argument : « Monsieur le Président, je ne suis pas républicain ... » auquel Coty répliqua : « Mais, moi non plus ! ». À ce moment, Charles Merveilleux du Vignaux accepta le poste.

L'espion héros du film OSS 117 : Le Caire, nid d'espions fait très souvent référence à René Coty, son idole, dans ses répliques. Il distribue fièrement, et à tout va, des photos du président : "C'est notre raïs à nous. C'est M. René Coty. Un grand homme. Il marquera l'Histoire."

lundi 10 août 2009

L'origine du drapeau de l'Alaska

Le drapeau de l'Alaska se compose de huit étoiles couleur or qui représentent la Grande Ourse et l'étoile polaire sur un fond bleu foncé.

Il fut dessiné en 1927 par Benny Benson, un garçon de 13 ans qui résidait à Seward, pour un concours destiné à créer un drapeau pour le territoire de l'Alaska. Le dessin a été choisi parmi plus de 700 dessins d'écoliers dans tout l'Alaska.

La plupart des autres dessins étaient des variations sur le sceau du territoire : soleil de minuit, ours polaire, aurores boréales, tamis de chercheur d'or. Pour célébrer le choix de son drapeau, Benny Bensson reçu une récompense de 1 000 dollars et une montre gravée.

La législature de l'Alaska a adopté le dessin du garçon comme drapeau officiel pour le Territoire de l'Alalska le 2 mai 1927. Le tout premier drapeau basé sur le dessin de Benny, conçu avec de la soie bleue et des étoiles dorées, a flotté le 9 juillet 1927. Il est resté le drapeau de l'Alaska lorsque l'Alaska devint le quarante-neuvième État américain, en 1959.

mardi 23 juin 2009

Le serment du Jeu de paume

Le serment du Jeu de paume est un engagement d’union pris le 20 juin 1789 à la salle du Jeu de paume, à Versailles, par les 578 députés du tiers état lors des états généraux de 1789.
Face aux pressions du roi de France Louis XVI, ils firent serment de ne pas se séparer avant l’élaboration d’une Constitution. Ce serment est voté à l’unanimité moins une voix, celle de Martin-Dauch de Castille.

Le 23 juin, le tiers montre sa volonté de tenir son serment. Prenant la parole devant l’Assemblée, Louis XVI casse les décisions du tiers et interdit aux trois ordres de siéger en commun.
Le souverain parti, les gardes semblent vouloir disperser par la force les députés du Tiers qui refusent d’obéir. Quelques députés de la noblesse, dont La Fayette mettent la main à l’épée. C’est à ce moment que Mirabeau aurait prononcé la fameuse phrase, dont plusieurs versions existent: « Allez dire à ceux qui vous envoient que nous sommes ici par la volonté du peuple et que nous ne quitterons nos places que par la force des baïonnettes ! »
Le roi capitule. « Eh bien, dit-il, s’ils ne veulent pas s’en aller, qu’ils restent ! » Le 27 juin, il ordonne aux privilégiés des deux autres ordres de se joindre au tiers, en une chambre unique.

Pour l’anecdote, c’est le député Guillotin, connu pour une célèbre machine à décapiter sans douleur les condamnés à mort, qui a indiqué la présence de la salle du Jeu de paume, non loin du château de Versailles.

vendredi 19 juin 2009

Définition d'Interpol

Interpol est une organisation internationale créée en 1923 dans le but de promouvoir la coopération policière internationale. C'est la contraction de l'expression anglaise International Police.
Deuxième organisation internationale après l'ONU, Interpol a 187 membres (des 195 États reconnus internationalement).

Basée au 200, quai Charles de Gaulle à Lyon dans le quartier de la Cité internationale (France) depuis le 1er mai 1989 (elle était auparavant basée depuis sa création à Saint-Cloud), l'organisation dispose par ailleurs de sept bureaux régionaux - en Argentine, au Cameroun, en Côte d'Ivoire, au Salvador, au Kenya, en Thaïlande et au Zimbabwe - et d'une représentation aux Nations Unies à New York.

Ses activités tournent autour du trafic et production de drogue, du terrorisme, du blanchiment d'argent, du crime organisé. Mais Interpol n'est pas à proprement parler une organisation policière. Il s'agit plutôt d'une structure d'étude et d'analyse sur la criminalité et le terrorisme. Il n'y a pas de "service action" dans cette organisation, les interventions sont menées par les polices de chaque pays, parfois de manière conjointe.