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samedi 11 janvier 2014

Un sixième de la population mondiale fumait en 2012

967 millions de personnes étaient fumeuses en 2012, soit presque un sixième de la population mondiale ! En France, elles sont 27,7% à fumer. 

Selon l'Organisation Mondiale de la Santé, la cigarette serait responsable de 100 millions de décès au 20e siècle et pourrait en causer 1 milliard au 21e siècle.

mercredi 17 juillet 2013

Faites l'amour… pour faire plus jeune !

Selon une étude du Pr. David Weeks de l'hôpital d'Edimbourg menée pendant 10 ans auprès de 3.500 hommes et femmes (US et Europe), trois rapports sexuels par semaine donneraient l'apparence d'avoir entre sept et douze ans de moins.
Point commun de la portion de l'échantillon faisant substantiellement plus jeune que leur âge : la fréquence de leurs rapports sexuels.

Le Pr. Weeks précise aussi que la multiplication des partenaires ou l'infidélité ne contribuent pas au rajeunissement apparent. L'inverse serait même observé.

Source : Le Figaro
http://sante.lefigaro.fr/actualite/2013/07/11/20953-lactivite-sexuelle-reguliere-serait-elixir-jouvence

mardi 8 janvier 2013

Qu'est ce que la manœuvre dite « de Van Wijlick »

Il s'agit d'une méthode pour mettre fin à un hoquet bénin fonctionnant chez plus de 90 % de la population. La manœuvre dite "de Van Wijlick" consiste à bomber la poitrine et rapprocher les omoplates en reculant les épaules le plus en arrière possible. Quelques secondes suffisent à stopper net le hoquet.

En médecine, le hoquet, ou myoclonie phrénoglottique est un réflexe respiratoire caractérisé par une succession de contractions inspiratoires spasmodiques, incontrôlables et involontaires des muscles inspiratoires.
L'arrivée d'air est freinée par la glotte, qui se ferme brutalement environ 35 millisecondes après la contraction du diaphragme. L'air ne passe plus dans la trachée et fait vibrer les cordes vocales, provoquant ainsi le bruit guttural caractéristique du hoquet.

Les médecins distinguent ainsi trois types de hoquets:
le hoquet bénin : le plus fréquent, qui ne dure généralement que quelques minutes.
le hoquet persistant : qui dure plus de 48h.
le hoquet réfractaire : qui dure plus d'un mois.

samedi 5 mai 2012

L'origine du Viagra

Le sildénafil, plus connu sous sous la marque Viagra®, fut découvert par les laboratoires Pfizer et breveté en 1996. Il empêche la destruction du monoxyde d'azote responsable de l'érection. 
Son but premier était le traitement de l'angine de poitrine (une forme de maladie cardiaque). Lors des études cliniques de phase 1, il fut remarqué que l'effet sur l'angine de poitrine n'était pas celui espéré. En revanche, un des effets secondaires observés était que le sildénafil provoquait une érection. Pfizer décida donc de repositionner le sildénafil sur cette indication, alors dépourvue de médicament. 
L'autorisation de mise sur le marché fut accordée en 1998 aux USA et en 1999 en Europe. Le Viagra fut donc le premier médicament dans le traitement de l'impuissance et a été un immense succès commercial. La demande était telle que dans les pays où le Viagra n'était pas commercialisé, il s'est retrouvé en vente au marché noir à des prix parfois des dizaines de fois plus élevés que son prix commercial légal. 
Le brevet d'exclusivité du viagra tombant vers juin 2011, il est possible d'espérer un médicament générique tout à fait légal et également beaucoup moins cher.


Moins connu, l'un des effets indésirables pouvant arriver suite à la prise de sildénafil, est une perte de l'audition, dans les 3 jours suivants la dernière prise, réversible 1 fois sur 3 dans les deux semaines.


Viagra

lundi 24 octobre 2011

La théorie des 21 grammes

21 grammes
La théorie de la masse de l'âme, ou théorie des 21 grammes, est une théorie émise par le médecin américain Duncan MacDougall en mars 1907 qui prétend que le corps humain a une âme et que cette âme a une masse, estimée à 21 grammes (trois quarts d'once). À la mort, l'âme s'échapperait du corps humain, qui se retrouverait allégé de ce poids.


MacDougall prit la masse de six patients moribonds avant et après leur mort. Constatant dans l'écart des mesures une portion non nulle non justifiable biologiquement, il en déduisit qu'il pouvait s'agir de la masse de l'âme s'échappant du corps humain, ce qui en constituerait une preuve inédite.

Il reproduisit l'expérience sur quinze chiens et ne constata aucune variation. MacDougall extrapola en imaginant que seul l'Homme possède une âme. En mars 1907, un compte-rendu de ces expériences fut publié par le New York Times et le journal médical American Medicine.


mercredi 20 juillet 2011

Qu’est ce que le Délire d'illusion des sosies?

Le délire d'illusion des sosies de Capgras (parfois appelé délire d'illusion des sosies ou encore syndrome de Capgras) est un trouble psychiatrique dans lequel le patient, tout en étant parfaitement capable d'identifier la physionomie des visages, affirme envers et contre tout que les personnes de son entourage ont été remplacées par des sosies qui leur ressemblent parfaitement.
 Le patient, se retrouvant face à un proche, déclare que ce dernier a été remplacé par quelqu'un qui lui ressemble, un sosie, mais que ce n'est pas la personne qu'il connaît. L'examen des détails (couleur de cheveux, yeux) le renforce dans son idée : ce n'est pas vraiment la bonne personne. Le patient vit très mal la proximité avec ces sosies qui n'ont pas d'individualité, pas de nom. Des réactions agressives sont possibles.

Ce syndrome délirant a été décrit par Joseph Capgras en 1923.  Avec son assistant, Jean Reboul-Lachaux, Capgras a décrit dans une étude appelée L'Illusion des sosies le cas d'une madame D. atteinte d'une psychose atypique et placée en hôpital psychiatrique, parce qu'elle avait la conviction que son mari avait été remplacé par un sosie en tout point semblable à lui. Après avoir d'abord refusé le devoir conjugal et verrouillé sa chambre à coucher, elle avait fini par demander à son fils un fusil. Quand il avait fallu l'interner avec l'aide de la police, elle avait opposé une résistance acharnée.

mardi 28 juin 2011

Qu’est ce que la ménopause masculine ?

L’andropause (ou ménopause masculine) est un phénomène biologique, similaire à la ménopause de la femme, qui peut affecter les hommes entre quarante et cinquante-cinq ans. Comme pour la ménopause chez la femme, l’andropause se caractérise par une baisse des niveaux hormonaux (la testostérone chez l’homme). Commençant à trente ans, le niveau de testostérone diminue de 10 % chaque décennie et s'étale jusqu'au décès sur les trois, quatre ou cinq décennies suivantes. Elle diminue de 1 % par an à partir de l'âge de cinquante ans.

L'andropause a été décrite dans la littérature médicale pour la première fois dans les années 1940, mais notre capacité à la diagnostiquer est relativement récente (certains spécialistes préfèrent utiliser le terme de "hypogonadisme").
Les changements corporels surviennent très graduellement chez l’homme et peuvent être accompagnés de changements d’attitudes et d’humeurs, de fatigue, de perte d’énergie, d’appétit sexuel et d’agilité physique. Leur qualité de vie amoindrie, les hommes de plus de cinquante ans qui consultent, se plaignent de "ne plus être l'homme qu'ils étaient". Des études montrent que ce déclin en testostérone peut fragiliser les hommes pour des problèmes de santé tels que maladies cardiaques et fragilisation des os.
Une étude européenne en 2010 estime que 2 % de la population étudiée est concernée. Néanmoins l’intérêt pour l'andropause ne cesse de croitre parmi les chercheurs.

mardi 3 mai 2011

Qu’est ce que le Syndrome de Charles Bonnet

Charles Bonnet
Le Syndrome de Charles Bonnet doit son nom au naturaliste genevois Charles Bonnet qui en donna la description en 1760.
Il s'agit d'hallucinations visuelles complexes survenant chez des sujets âgés ne présentant pas de troubles mentaux. Ces hallucinations sont dites "lilliputiennes" c'est-à-dire que les objets ou personnages sont perçus comme étant plus petits que dans la réalité. 

Charles Bonnet relate le cas de son grand-père de 87 ans atteint d'une cataracte des deux yeux responsable d'une cécité presque complète mais qui disait percevoir des personnages, des oiseaux, des voitures attelées, des bâtiments, des tapisseries et des motifs en échafaudages.
Dans la plupart des cas, les patients sont des personnes souffrant d'un déficit visuel lié au vieillissement, de lésions oculaires ou d'une atteinte des nerfs optiques. Cependant, ces hallucinations peuvent également se manifester lors d’un delirium tremens, conséquence neurologique sévère du syndrome de sevrage d'alcool.

lundi 7 février 2011

Comment fait-on les rayures dans le dentifrice ?

Il existe trois méthodes permettant au dentifrice d’arborer de jolies rayures :

Tube de dentifrice rayures
Premièrement, des rayures peuvent être produites à l'aide de deux tubes, un petit tube contenu dans un plus grand, chaque tube contenant une pâte de couleur différente. Lorsque l'on presse le tube de dentifrice, les deux pâtes passent à travers un orifice spécialement conçu pour produire le motif à rayures. Ce type de dentifrice a donné lieu à une séquence culte du film Epidemic de Lars von Trier où ce dernier découpe un tube afin d'en découvrir le fonctionnement.

Deuxièmement, il est possible de colorer seulement la surface du dentifrice. L'intérieur du tube est rempli d'une pâte blanche d’une certaine couleur (selon le dentifrice) et à la sortie du tube il y a un petit compartiment d'une pâte d’une autre couleur beaucoup moins visqueuse que la première. Lorsque l'on appuie sur le tube, cette seconde pâte va se déposer sur le bord du cylindre de dentifrice en sortant par des petits orifices de façon à réaliser les rayures. Les rayures sont donc présentes seulement à la surface : le dentifrice est comme peint.

Dentifrice rayures
Dernière solution, et afin de réduire les coûts de production, il est aujourd'hui courant de remplir les tubes de pâte comportant déjà des rayures. Quand le tube est pressé, les rayures s'écoulent en parallèle et ne se mêlent pas. La pâte à rayures qui sort du tube est simplement une version plus étroite de ce que contient le tube. Le remplissage est effectué à l'aide d'une tête de remplissage multi-buse qui distribue une pâte de couleur différente dans chaque direction. Pour maintenir les rayures parallèles à l'axe du tube, la tête commence en bas et se rétracte au fur et à mesure du remplissage, restant toujours juste au-dessus du niveau de la pâte. Les tubes à deux compartiments sont généralement réservés aux dentifrices contenant deux préparations devant interagir et qui sont ainsi conservées séparées jusqu'au moment de l'utilisation.

jeudi 13 janvier 2011

Pourquoi la pomme d'Adam s'appelle-t-elle ainsi ?

pomme d'Adam
La pomme d'Adam est le nom familier de la proéminence du cartilage thyroïde du larynx sur la face antérieure du cou. Il s'agit de la convergence en avant (sur la ligne médiane) des 2 lames.
La pomme d'Adam est essentiellement une caractéristique de l'homme adulte, bien que les femmes soient dotées du même cartilage proéminent : les femmes, même sans surpoids, ont une localisation graisseuse entre le menton et le cou dans laquelle est cachée leur pomme d'Adam. Il est rarissime que la pomme d'Adam soit saillante chez la femme.
A noter que plus on a une voix grave et plus la pomme d'Adam est basse.


Adam et Eve Pomme Fruit
Le nom vient du fruit défendu qu'Ève fait consommer à Adam (devenu, au fil des traductions, une pomme), fruit qui lui serait "resté en travers de la gorge" selon la tradition catholique.
Même si le pommier est le plus souvent cité (parce que c'est un arbre courant en Europe) l'espèce de l'arbre n'est pas indiquée dans les textes de la Génèse. Ainsi, selon les interprétations, le fruit défendu serait une pomme, une poire, une figue ou une grenade. La référence fréquente à la pomme pourrait être due au fait qu'en latin, pomum signifie "fruit", le terme propre pour désigner les pommes étant malum, mala. Ainsi, quand les peintres ont illustré le fruit défendu ils ont choisi celui qui paraissait le mieux correspondre au terme pomum, la pomme. Selon d'autres interprétations, la pomme est restée associée au péché originel, du fait de la traduction latine de la Vulgate et du nom latin de l'arbre malus, qui désigne aussi bien un arbre "mauvais", c'est-à-dire interdit, qu'un simple pommier.

vendredi 7 janvier 2011

L'origine du mot Hygiène

Le mot hygiène dérive du nom de la déesse grecque Hygie, qui était la déesse de la santé et de la propreté. Fille d'Asclépios, le dieu de la médecine, Hygie symbolise la prévention alors que sa sœur Panacée est la déesse guérisseuse reliée au traitement médical et aux médicaments.


Bains publics Rome Antique
Dans la Grèce antique et la Rome antique, l'hygiène est symbole de santé et se concrétise par exemple par la fréquentation des bains publics. La gymnastique médicinale a été inventée par le médecin Hérodicus de Lentini qui avait constaté les effets bénéfiques de l'exercice physique sur la santé. Elle était aussi recommandée par Hippocrate.


Le serment d'Hippocrate fait référence à cette déesse: "Je jure par Apollon, médecin, par Asclépios, par Hygie et Panacée, par tous les dieux et toutes les déesses, les prenant à témoin que je remplirai, suivant mes forces et ma capacité, le serment et l’engagement suivant […]"

mardi 4 janvier 2011

Qu'est ce que l'inverse de l'effet Placebo ?

Effet placebo
Un placebo est une mesure thérapeutique d'efficacité intrinsèque nulle ou faible, sans rapport logique avec la maladie, mais agissant, si le sujet pense recevoir un traitement actif, par un mécanisme psychologique ou psycho-physiologique. Dit autrement : "ça marche juste parce que j'y crois", ou l'auto-suggestion appliquée à la médecine.
L'effet placebo (du latin : "je plairai") est défini comme l'écart positif constaté entre le résultat thérapeutique observé lors de l'administration d'un médicament et l'effet thérapeutique prévisible en fonction des données strictes de la pharmacologie. Tout geste thérapeutique, valide ou non, comporte d'ailleurs une part plus ou moins grande d'effet placebo.


L'effet placebo n'est pas toujours bénéfique, il peut être de nature dommageable pour l'individu : c'est l'effet nocebo (du latin : "je nuirai"). On a ainsi pu observer l'apparition de troubles chez des riverains d'une antenne-relais de téléphonie mobile, alors même que l'installation n'avait pas encore été mise en service. Il a été étudié également l'influence de la prière sur la guérison d'un malade. Si ce dernier était au courant que des prières étaient exercées en sa faveur, le malade avait plus de chance d'avoir des complications médicales. Le stress supplémentaire serait la cause des risques de complications.
Cet effet nocebo peut aussi prendre la forme des effets indésirables d'un vrai médicament. Il est présent car le patient, sachant qu'il prend un médicament, recrée inconsciemment les effets indésirables dont il a pu entendre parler auprès de ses amis, dans les médias, ou simplement lus sur la notice.
Selon un article de Courrier international, les femmes se croyant sujettes au risque d'arrêt cardiaque présenteraient quatre fois plus de chances de mourir de maladie cardiovasculaire que celles ayant les mêmes facteurs de risque.


Petite anecdote pour la route :
Sir Joseph Ollife, médecin de la cour de Napoléon III, prescrivait contre l'impuissance et la frigidité le mélange : "Aqua simplex (60 g) - Illa repetita (40 g) - Eadem stillata (10 g) - protoxyde d'hydrogène (0,30 g) - Nil aliud (1,25 g) : 5 gouttes avant chaque repas".
Malgré de brillants résultats, il fut disgracié quand un latiniste eut éventé la mèche : sous les noms savants se cachaient toujours le même ingrédient:
Aqua fontis (eau de fontaine)
Illa repetita (la même répétée)
Idem stillata (la même distillée)
Hydrogeni protoxyde (H2O : formule chimique de l'eau)
Nil aliud (rien autre chose)

mercredi 24 novembre 2010

L'origine de l'hystérie

Le terme d'hystérie vient du médecin grec Hippocrate, qui inventa ce mot pour décrire une maladie qui avait déjà été étudiée par les Égyptiens. Le terme est dérivé du mot grec hystera, signifiant l'utérus. La maladie était donc intimement liée à l'utérus ; la théorie admise étant que celui-ci se déplaçait dans le corps, créant les symptômes.
Platon décrivait ainsi ses causes et ses manifestations dans Timée : "L'utérus est un animal qui désire engendrer des enfants. Lorsqu'il demeure stérile trop longtemps après la puberté, il devient inquiet et, s'avançant à travers le corps et coupant le passage à l'air, il gêne la respiration, provoque de grandes souffrances et toutes espèces de maladies".


Au Moyen Âge, les hystériques (sorcières, etc.) étaient considérées comme possédées par le diable et souvent brûlées.
Charles Le Pois fut le premier médecin à prétendre avoir localisé mentalement l'hystérie en 1618 et c'est Thomas Willis qui a le mieux défendu cette idée. Plus tard c'est le médecins Paul Briquet qui dénombra un cas d'hystérie masculine pour 20 cas d'hystérie féminine à la suite d'une étude publiée en 1855 et basée sur 430 patients. Notons qu'il prétendait que cette affection était absente chez les religieuses mais fréquentes chez les prostituées.


Hystérie - Charcot 1886
C'est ensuite le neurologue Charcot qui - tout en conservant l'idée d'une localisation cérébrale et à son corps défendant - promut l'idée d'une origine psychogène de l'affection en faisant apparaître et disparaître les symptômes par hypnose.
Ambroise-Auguste Liébeault et Bernheim de Nancy défendaient l'idée que l'hystérie était d'origine affective et émotive en promouvant le traitement par psychothérapie.
Enfin, ce sont les travaux que Sigmund Freud a réalisé avec Joseph Breuer qui l'ont mis sur les traces de la construction du modèle psychanalytique. Freud élabore les notions de psychonévrose de défense et de libido. Deux ans plus tard seront publiées les Études sur l'hystérie. Breuer n'était pas d'accord avec Freud sur le fait que toutes les hystériques avaient subi un traumatisme sexuel, la plupart du temps une séduction d'adulte, ou dans nos termes actuels un "abus". Il partageait par contre l'idée qu'un traumatisme vécu était à l'origine des troubles hystériques.


L'étude des causes et des facteurs de l'hystérie a donc beaucoup évolué en fonction des époques et des modes. L'hystérie reste encore très controversée.

lundi 20 septembre 2010

Qu’est ce que le syndrome de Stendhal ?

Le syndrome de Stendhal est une maladie psychosomatique qui provoque des accélérations du rythme cardiaque, des vertiges, des suffocations voire des hallucinations chez certains individus exposés à une surcharge d'œuvres d'art.


Santa Croce Florence
Ce syndrome est appelé ainsi à la suite de l'écrivain français Stendhal qui a vécu une expérience similaire lors de son voyage en Italie, à l'étape de Florence, en 1817. Il écrit alors :
"J'étais arrivé à ce point d'émotion où se rencontrent les sensations célestes données par les Beaux Arts et les sentiments passionnés. En sortant de Santa Croce, j'avais un battement de cœur, la vie était épuisée chez moi, je marchais avec la crainte de tomber."
Stendhal n'a rien fait pour s'en prémunir puisque s'asseyant sur un banc de la place, il lut un poème pour se remettre, et vit que ses visions empiraient à la lecture de cette somme de culture ambiante dans les lieux : il fut épris et malade à la fois de tant de profusion.


Ce syndrome ne fut pas décrit comme un syndrome spécifique avant 1979. La psychiatre italienne Graziella Magherini, officiant à l'hôpital central de la ville, a observé et décrit plus de 100 cas similaires parmi les touristes de Florence, le berceau de la Renaissance.
Le facteur déclenchant de la crise a lieu le plus souvent lors de la visite de l'un des 50 musées de la ville. Le visiteur est subitement saisi par le sens profond que l'artiste a donné à son œuvre, et perçoit toute l'émotion qui s'en dégage d'une façon exceptionnellement vive, qui transcende les images et le sujet de la peinture. Les réactions des victimes subjuguées sont très variables : des tentatives de destruction du tableau ou d'hystérie ont été observées. Les gardiens de musée de Florence sont formés à l'intervention auprès de visiteurs victimes du syndrome de Stendhal, bien que cela reste très rare (on trouve aussi la dénomination de "Syndrome de Florence").


Ce syndrome fait partie de ce qu'on peut appeler les troubles du voyage ou syndromes du voyageur.
Le syndrome de Jérusalem est équivalent au Syndrome de Stendhal, à ceci près qu'il ne se rapporte pas aux œuvres d'art mais au sens religieux révélé lors du pèlerinage dans la ville sainte des trois monothéismes.

mardi 14 septembre 2010

L’origine de l’expression « Courir comme un dératé »

Pline, dans son "Histoire Naturelle", rapporte que les Anciens attribuaient à la rate de nombreuses propriétés dont celle de stocker l’humeur mélancolique du corps en créant angoisse, stress et soucis ainsi que celle de provoquer les points de côté et de nuire par conséquent à la course.
On croyait ainsi que les Anciens desséchaient la rate des coureurs et de leurs chevaux pour en améliorer les performances. En fait, ils réduisaient la rate et l’empêchaient de gonfler en utilisant une décoction de prêles.


Au XVIe et XVIIe siècle, les médecins de l’époque voulant vérifier cette théorie, pratiquèrent des splénectomies (ablation de la rate) sur des animaux et notamment des chiens ; ceux-ci mouraient peu de temps après l’opération puisque l’un des rôles essentiels de la rate concerne l'immunité cellulaire et la régulation de la formation et de la destruction des éléments figurés du sang (il est tout de même possible aujourd’hui pour l'Homme de vivre sans rate).
On continua cependant à imaginer malgré tout qu'un homme sans rate courait plus vite d'où l’expression "courir comme un dératé", attestée dès 1750.

mercredi 18 août 2010

Qu’est ce que le déjà-vu ?

Le déjà-vu, ou paramnésie (du grec para, à côté, et mnésis, mémoire, formé sur amnésis), est la sensation d'avoir déjà été témoin ou d'avoir déjà vécu une situation présente, accompagné d'une sensation d'irréalité, d'étrangeté. Cette impression, qui peut être déplaisante, touche à peu près 7 personnes sur 10. Selon le psychologue suisse Arthur Funkhouser, on peut en distinguer trois types différents : le déjà vécu, le déjà senti et le déjà visité.
Ce terme a été créé en 1876 par Émile Boirac (1851-1917), qui l'a employé dans son livre L’Avenir des Sciences Psychiques.


La sensation de déjà vu est reliée directement à celui de la mémoire, or cette dernière n'a pas encore reçu d'explication mécanistique satisfaisante. Il existe une quarantaine de théories qui tentent d'apporter une explication rationnelle à cette sensation. La difficulté d'étude provient de l'impossibilité, à l'heure actuelle, de déclencher cette sensation chez le sujet étudié.
On peut néanmoins citer quelques exemples de théories avancées par différents auteurs :
- Il s'agirait d'une fausse reconnaissance due à la confusion de la situation présente avec une situation similaire mais non totalement identique du passé, ou à la reconnaissance d'un événement oublié de la conscience (cryptamnésie). Des psychologues pensent avoir reproduit la sensation de déjà vu avec l'aide de l'hypnose. Plusieurs réserves liées à l'utilisation de l'hypnose ont été émises.
- Arrêt partiel et très court de l'activité du cerveau : nous vivons quelque chose ; le cerveau s'arrête momentanément d'enregistrer des nouvelles mémoires. Nous revivons cette chose au même instant puisque le cerveau ne s'est arrêté que pendant une fraction de seconde. À ce moment, nous avons l'impression d'avoir vécu ceci il y a très longtemps puisque, vu qu'il manque une toute petite information à votre mémoire, le cerveau a du mal à reconstruire certaines notions de temps. Au bout d'une ou deux minutes, le cerveau aura trouvé un complément fictif mais plausible à ce manque, donc cette impression disparaîtra.
- L'observation de ce phénomène chez les patients ayant une certaine forme d’épilepsie, une anomalie temporaire dans le processus de décharge neuronale a également été proposée. Toutefois, il ne s'agit pas d'un symptôme de l'épilepsie.
- Certains croyants et mystiques estiment qu'il s'agit de la réminiscence de souvenirs d’une existence antérieure et la preuve pour eux de la métempsycose (passage d'une âme dans un autre corps) ou de la réincarnation. D’autres pensent encore que la sensation de déjà vu serait le souvenir de rêves prémonitoires.
- Dans Psychopathologie de la vie quotidienne (1901), Sigmund Freud assimilait le déjà-vu à un "déjà-rêvé", il considère que le déjà-vu est bel et bien la reviviscence (réapparition d'un souvenir) d'une perception, mais de la perception d'un fantasme (ou d'une rêverie diurne) inconsciente et que la personne ne peut donc se souvenir consciemment.

mercredi 20 janvier 2010

Qu’est ce que le syndrome de Paris ?

Le syndrome de Paris est l’un des syndromes du voyageur, trouble psychique généralement passager que rencontrent certaines personnes confrontées à certains aspects de la réalité du pays visité.

Le syndrome de Paris touche les personnes ayant une vision idéalisée de la ville (le Paris de la Nouvelle Vague ou d’Amélie Poulain). Celles-ci sont très déçues par la réalité et déstabilisées par le fossé culturel existant entre la France et le pays natal. Ce syndrome touche particulièrement les touristes japonais.
Le terme "syndrome de Paris" n’est pas récent et se retrouve dans un ouvrage paru il y a 20 ans et écrit par le Docteur Hiroaki Ota, psychiatre de l’Hôpital Sainte Anne à Paris. Il y analysait le trop fort décalage entre l’image que se font les Japonais de la France et la réalité. Les magazines japonais consacrés à Paris idéaliseraient la capitale.

Le comportement et le langage démonstratifs des Français sont parmi les éléments les plus insupportables aux yeux des Japonais. Exprimer ouvertement son point de vue, interrompre son interlocuteur, être en désaccord et le faire savoir sont des attitudes contraires à l’éthique japonaise. Les femmes sont les plus touchées et supportent mal l’attitude trop latine de certains Français. Le syndrome peut aller dans de rares cas jusqu’à l’hospitalisation et le rapatriement.

Il existe également d’autres syndromes connus :
Le Syndrome de Stendhal (ou syndrome de Florence)
Il se manifeste chez des personnes qui, exposées à une abondance d'œuvres d'art, se retrouvent face à leur conception artistique et à la grandeur physique et morale des œuvres. Il a été décrit par Stendhal qui le premier, en 1817, dans ses carnets de voyage, a fait la description de ce que lui-même a ressenti en sortant de la Basilique Santa Croce à Florence.

Le Syndrome de Jérusalem
Il est équivalent au syndrome de Stendhal, à ceci près qu'il ne se rapporte pas aux œuvres d'art, mais au sens religieux révélé lors du pèlerinage dans la ville sainte des trois monothéismes, Jérusalem.

Le syndrome indien
Il concerne les touristes se rendant en Inde, pays dans lequel tous leurs repères n’ont plus cours. La foule, le bruit, les odeurs, la pauvreté, les excès du climat (mousson, chaleur…), l’omniprésence de la mort et du mysticisme provoquent, dans le meilleur des cas, une folle envie de fuir, mais peuvent également engendrer un vacillement de la personnalité parfois accompagné de troubles psychiatriques importants.

Normalement, ces symptômes cessent lorsque les personnes touchées rentrent chez elles.

samedi 14 novembre 2009

L’origine du Papier d’Arménie


L'histoire du Papier d'Arménie débute à la fin du XIXe siècle. Auguste Ponsot, en voyage dans l'Empire Ottoman, se rend en Arménie, appartenant alors au gigantesque empire. Il découvre que les habitants parfument et désinfectent leurs maisons en faisant brûler du Benjoin.
Réputé depuis l’Antiquité pour ses propriétés antiseptiques, cicatrisantes et expectorantes, le baume de benjoin servait autrefois, en usage externe, pour traiter l’asthme, la toux et les enrouements. On lui attribue des forces purifiantes, dont le principal effet est d’éliminer toutes les émotions et pensées impures et grossières.

Auguste va « adopter » cette coutume en France avec Henri Rivier, pharmacien. Ce dernier dissout le Benjoin dans de l’alcool à 90º, mélangé avec un support de papier buvard.
L’« alchimie » qu’a réalisée Henri Rivier va se révéler très utile : le papier d’Arménie est couronné de succès pendant l’exposition d’hygiène de 1888 et de 1889.
Au cours de celle-ci, convaincus de l'efficacité et du caractère antiseptique du papier, les deux inventeurs placèrent deux morceaux de viande sous deux cloches, faisant brûler dans l'une d’entre elles du Papier d'Arménie. Au bout d'une semaine, la viande ayant "respiré" les effluves du papier était encore consommable, alors que l'autre était faisandée. Une expérience qui a marqué les esprits...!

Plus récemment, le papier d’Arménie avait été mis en accusation après que des présences quantifiées de benzène et de formaldéhyde avaient été détectées selon une étude portant sur les désodorisants d’intérieurs conduite par le magazine Que Choisir. Dans la même publication, il aurait fallu préciser que sur les soixante-douze produits testés, le papier d’Arménie est le produit ayant le taux le plus faible.

Aujourd’hui, ce produit est présenté comme un parfum d’intérieur ou parfum d’ambiance, sans gaz propulseur. C’est également un anti-mite, un parfum efficace contre les odeurs de cuisine et notamment de friture, de fumée de cigarette, d’animaux.
Il est produit à Montrouge, en France, depuis 1885. Sa formule « secrète » reste inchangée.
Seul le véritable Papier d’Arménie a le droit de porter imprimé sur chaque lamelle la signature d’A. PONSOT.


Laisser brûler
Les p'tits papiers
Papier de riz
Ou d'Arménie
Qu'un soir ils puissent
Papier maïs
Vous réchauffer


Les petits papiers Paroles et Musique: Serge Gainsbourg 1965 © Sidonie 1965

lundi 2 novembre 2009

Quand la radioactivité était bonne pour la santé…

Le radium fut découvert par Marie Curie et son mari Pierre en 1898 par extraction de la pechblende, un minerai d'uranium. Il est d'un aspect parfaitement blanc mais il noircit lors de son exposition à l'air libre. Il est extrêmement radioactif.

Vantant les propriétés bénéfiques de la radioactivité, des nombreux produits de consommations courantes contenant du radium virent le jour. Ainsi, tout au long des années vingt, les médecins rédigeront à la chaîne des ordonnances de radium pour l'arthrite, la goutte, l'hypertension, la sciatique, le lumbago et le diabète.
Avant sa mort en 1934, Marie Curie avait pourtant prévenu que les bases scientifiques des thérapies au radium étaient encore empiriques.

En France, on trouve en pharmacie la crème Tho-Radia vendue selon la formule du Dr Alfred Curie (un médecin homonyme des fameux Pierre et Marie Curie), censée effacer les rides.
« La science a créé Tho-Radia pour embellir les femmes. A elles d'en profiter. Reste laide qui veut ! », affirme le slogan d'une publicité qui vante les bienfaits du produit.
En toute "logique", Tho-Radia décline son principe à toutes sortes de produits. Apparaissent ainsi la poudre Tho-Radia, qui contient du titane en plus du radium et du thorium, le savon, préconisé pour le démaquillage et la toilette des bébés, ou le dentifrice Tho-Radia.

Mais Tho-Radia a de la concurrence. La marque Radiocrèmeline est censée avoir un pouvoir sédatif et provoquer la multiplication rapide des couches cutanées. Avec la crème Activa, « on ne vieillit plus, mieux on rajeunit ! ». La poudre et la crème Alpha-Radium « porphyrisées par un procédé nouveau procure au visage le velouté mat si apprécié par la femme élégante ».

L'un des produits qui a le plus de succès est sans doute l'eau radioactive. Nombreuses ont été les entreprises du secteur à s'engouffrer dans ce nouveau marché. Certains foyers vont même s'équiper en cafetière et fontaine à radium. Les cures thermales, en vogue avant même la découverte de la radioactivité, ont maintenant "une assise scientifique".
Même les animaux ont droit à leur cure de radium.

Les effets mutagènes des radiations, en particulier les risques de cancer, ne furent découverts qu'en 1927 par Hermann Joseph Muller (1890-1967).
Pourtant ce radium fut encore utilisé, par exemple, dans les aiguilles des montres jusqu'aux années 1950, pour ses propriétés de luminescence.
Les ouvrières américaines travaillant le radium, les « Radium Girls », dans une usine de production de cadrans lumineux à Orange dans le New Jersey ont subis d'importantes expositions aux rayonnements ionisants. Cinq d'entre elles se firent connaitre par leurs efforts visant à assigner leur employeur en justice. Quelques unes sont décédées au cours de la procédure judiciaire des suites de leur exposition antérieure au rayonnement.

Enfin, la marque Burk & Braun affirmait qu'ajouter du bromure de radium sur le chocolat avait un "effet rajeunisseur".

dimanche 25 octobre 2009

Le karōshi ou "mort par sur-travail"

Le karōshi (lit. « mort par sur-travail ») désigne la mort subite de cadres ou d'employés de bureau par arrêt cardiaque suite à une charge de travail ou à un stress trop important.

Le terme karōshi a été introduit par trois médecins, Hosokawa, Tajiri et Uehata, dans un ouvrage publié en 1982 pour désigner un ensemble de troubles cardiovasculaires associés à un temps de travail excessif.
Le premier cas reconnu de karōshi date de 1969, il s'agit d'un employé de 29 ans travaillant au sein du service expéditions d'un grand journal japonais qui est décédé d'un arrêt cardiaque sur son lieu de travail. Alors que la problématique de l'impact du stress au travail sur les maladies cardiovasculaires est souvent abordée en Europe et aux États-Unis sous l'angle du travail des cadres, le karōshi touche aussi bien les employés de bureau ou le secteur des transports.

La reconnaissance du lien entre décès et conditions de travail se base principalement sur le temps de travail lors de la semaine précédant l'accident. Le critère utilisé est un temps de travail de 24 heures (trois fois une journée de travail normale) le jour précédent l'accident ou de 16 heures par jour (deux fois le temps normal) durant toute la semaine précédente.
L'essentiel des connaissances sur le karōshi est issu d'études de cas sur le passé professionnel des victimes.

En 2007, la police a décompté 2 207 cas de karoshi au Japon. Ce chiffres pourraient augmenter avec la récession économique, qui tend les relations dans les entreprises, préviennent les experts. Les cas pourraient bien être plus nombreux que ce que laissent croire les chiffres officiels. Selon un avocat de proches de victimes, Hiroshi Kawahito, moins de 10 % des incidents sont déclarés aux services sociaux, car la longueur des procédures découragent plusieurs proches.