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mardi 9 octobre 2012

La plus vieille photographie de Paris

Voici la plus ancienne photographie de Paris datant de 1839, une vue du Boulevard du Temple prise semble-t-il depuis l’actuelle caserne Vérines, située place de la République.



Le cliché est l’un des tout premier daguerréotype (procédé photographique mis au point par Louis Daguerre qui produit une image sans négatif sur une surface en argent, polie comme un miroir, exposée directement à la lumière).
Le temps d’exposition dépassant les 10 minutes, le trafic de cette rue fréquentée s’avéra trop rapide pour apparaître. Seul apparaît l’homme en bas à gauche, resté immobile le temps de faire cirer ses chaussures. Il s’agit probablement de la première photo d’une personne vivante. 



Source : http://www.pariszigzag.fr/

mardi 21 février 2012

Quelle est la différence entre Dupond et Dupont ?

Dupond et Dupont (appelés les Dupondt collectivement) sont des personnages fictifs des Aventures de Tintin par Hergé. 
Dupont et Dupond sont physiquement semblables en tout point sauf un : la forme de leur moustache. Celle de Dupond est droite ou en forme de D incliné, alors que celle de Dupont est troussée ou en forme de T épais renversé. 


Dupond et Dupont


L'orthographe de leurs noms laisse à penser qu'ils ne sont pas frères mais sosies, quoique comme pour Tintin lui-même il n'est pas clair si Dupond/t est leur nom ou leur prénom. Il est cependant fort probable qu'ils se connaissent depuis bien longtemps car ils sont les seuls personnages récurrents (avec Tintin et Milou) qui se tutoient. Ils partagent le même appartement que l'on voit pour la première fois dans Le Crabe aux pinces d'or. On apprend dans Les Bijoux de la Castafiore qu'ils ont effectué leur service militaire au Génie. 


Parmi les sources d'inspiration des Dupondt, les exégètes de Tintin citent le père et l'oncle d'Hergé Alexis et Léon Remi, qui étaient d'authentiques jumeaux (bien que ne ressemblant pas aux personnages, excepté la moustache quand ils l'arboraient) et auraient suscité l'intérêt de l'auteur pour la gémellité. Se promenant avec chapeau melon et canne ou parapluie à la main, la notoriété des personnages fictifs les rattrapa dans la rue, les passants qui les voyaient passer disaient qu'ils "faisaient les Dupondt". 


 Merci au site Quelle est la différence pour l'idée !

mercredi 17 août 2011

La particularité du tableau « La Vigne rouge »

La Vigne rouge à Montmajour, connu sous le nom La Vigne rouge, est une peinture à l'huile de l'artiste peintre hollandais Vincent Van Gogh, exécutée à Arles en novembre 1888. Il s’agit du seul tableau que le peintre ait vendu de son vivant.

La vigne rouge Vincent Van Gogh

La Vigne rouge a été exposée pour la première fois, en 1890 à Bruxelles, au Salon annuel du "groupe des XX" (cercle artistique d'avant-garde fondé à Bruxelles en 1883). Elle y sera vendue, et cela quelques mois à peine avant le suicide de Van Gogh, pour la somme de 400 francs (ce qui correspondrait approximativement à 850 € aujourd'hui) à Anna Boch, un peintre impressionniste membre des XX et mécène d'art belge. Anna Boch est la sœur d'Eugène Boch, peintre impressionniste et ami de Van Gogh qui avait d'ailleurs réalisé son portrait (Le Peintre aux Étoiles) à Arles durant l'automne 1888.
La toile est aujourd’hui visible au Musée des Beaux-arts Pouchkine à Moscou.

vendredi 5 août 2011

L’origine du nom de scène du mime Marceau

Marcel Marceau
Marcel Marceau, né Marcel Mangel le 22 mars 1923 à Strasbourg, plus connu sous le nom de mime Marceau, est un acteur et mime français.
Lors de la seconde Guerre Mondiale, il rejoint en 1942 la Résistance sous l'influence de son cousin germain Georges Loinger. C'est alors qu'il prend le pseudonyme de Marceau :
« Je me souvenais d'une phrase de Victor Hugo parlant des généraux des campagnes napoléoniennes d'Italie : "Hoche sur l'Adige, Marceau sur le Rhin" Comme j'étais né dans le Bas-Rhin, j'ai décidé de m'appeler Marcel Marceau. »
Il gardera toute sa vie son nom de maquisard en souvenir de la Résistance "qui est toujours en moi lorsque j'évoque tous ceux qui ont disparu, tous ceux qui ont été torturés et fusillés, pour que notre monde reste libre et juste".

À sa mort en 2007, les quotidiens n'ont pas hésité à le qualifier de "Français le plus célèbre du monde".

mardi 26 juillet 2011

Pourquoi Napoléon mettait-il sa main dans son veston ?

A priori deux raisons avancées qui peuvent être tout à fait complémentaire.

Ingres Bonaparte Premier Consul
Première raison et la plus complète :
Les œuvres d'Isabey Bonaparte à la Malmaison (1801) et d’Ingres Bonaparte, Premier Consul (1804) ont pour point commun de montrer pour la première fois Napoléon glissant sa main sous son gilet. Contrairement à la légende il ne s'agit pas de soulager une douleur à l'estomac. Il s’agirait en fait d’une licence iconographique rhétorique : on voit ici le Premier consul dans l'attitude calme du législateur loin des représentations bellicistes qui rappellent le guerrier.
Bien avant Napoléon la peinture montrait déjà ainsi des hommes de pouvoir, monarques ou militaires, cette posture symbolisant la pondération. L’origine de cette pose oratoire proviendrait du philosophe grec Eschine représenté ainsi dans la statuaire antique. L'imaginaire collectif va associer ce geste à l'image de Napoléon, au point de le symboliser encore aujourd'hui à travers le cinéma et la télévision. Presque toutes les représentations officielles de Napoléon réalisées sous le Consulat et l'Empire le montrent dans des attitudes de modération, la propagande va imposer l'idée d'un empereur clément.

Seconde raison :
Cette posture ferait référence à une posture élégante adoptée par les hommes notamment à cette époque. Selon un extrait d'un livre du père de la Salle (1651-1719), intitulé Les règles de la bienséance et de la civilté chrétienne et réédité plusieurs fois à la fin du XVIIIe siècle :
« C’est un défaut de croiser les bras sur la poitrine, de les entrelacer derrière le dos, de les laisser pendre avec nonchalance, de les balancer en marchant, sous prétexte de soulagement ; [...] si l’on n’a point de canne, ni manchon, ni gants, il est assez ordinaire de poser le bras droit sur la poitrine ou sur l’estomac, en mettant la main dans l’ouverture de la veste. »

mercredi 13 juillet 2011

L’origine du Hara-kiri

Le seppuku (littéralement « coupure au ventre ») ou hara-kiri, est une forme rituelle de suicide masculin par éventration, apparue au Japon vers le XIIe siècle dans la classe des samouraïs. En japonais, le terme seppuku est plus formel, et typiquement utilisé dans les textes écrits et officiels. Le terme populaire harakiri est utilisé dans la langue parlée japonaise, mais n'était pas utilisé dans les textes.

Traditionnellement, le seppuku était réalisé dans un temple en s'ouvrant l'abdomen à l'aide d'un wakizashi (sabre court) ou d'un poignard de type tantō. La forme traditionnelle consiste en une ouverture transversale (dans la largeur), sous le nombril. Le seppuku comporte une version encore plus douloureuse, le jumonji-giri, qui consiste à rajouter une coupe verticale (de haut en bas) à la coupe horizontale pour marquer sa volonté d'expiation. Il existe une version moins honorable (et moins douloureuse) dans laquelle un ami (kaishakunin) coupe la tête pour une mort instantanée. Le seppuku étant un rituel masculin, les femmes nobles et épouses de samouraïs pratiquaient le jigai, une forme de suicide consistant à se trancher la gorge (carotide) avec un poignard.

Seppuku ou Hara-kiri
Minamoto no Tametomo aurait été le premier homme et samouraï à pratiquer le seppuku honorable après sa défaite à la première bataille d'Uji en 1180, en prenant exemple sur les femmes chinoises : accusées d'avoir enfanté l'enfant d'un autre homme que leur époux, elles s'ouvraient le ventre de désespoir afin de prouver leur fidélité.
Indissociable du Bushido, le code d'honneur du guerrier samouraï, il est officiellement interdit en 1868.

jeudi 9 juin 2011

Le premier timbre postal de l'histoire

Penny black timbre
Le Penny Black est le premier timbre postal de l'histoire. Il a été émis le 1er mai 1840 au Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande, pour un usage à partir du 6 mai à l'initiative de Rowland Hill lors de la réforme du système postal britannique destinée à faire désormais payer l'expéditeur, et plus le destinataire comme auparavant.
Ce timbre représente le profil de la reine Victoria. Il fut imprimé en taille-douce (procédés de gravure en creux sur métal) pour dissuader les fraudeurs avec les détails de la gravure. La couleur fut abandonnée lors de son remplacement, certains clients malhonnêtes parvenant à effacer suffisamment l'encre de l'oblitération pour réutiliser les timbres.
Le premier tirage fut de 60.000 exemplaires. Lorsque le timbre a été retiré de la vente, environ 70 millions d'exemplaires avaient été imprimés.


Ce premier timbre postal fut aussi le premier objet recherché par les philatélistes à cause d'une particularité : chaque timbre porte les coordonnées de la place qu'il occupait initialement sur la feuille d'impression. Ces coordonnées sont formées de deux lettres : une pour la ligne et une pour la colonne, de AA à TL. Imprimées dans les coins du timbre, ces lettres permettent aux philatélistes de reconstituer les feuilles complètes des premiers timbres britanniques.

mardi 17 mai 2011

L'origine du mot "silhouette"

Une silhouette est une peinture, une photographie, réalisée par un trait tracé autour de l'ombre projetée du visage ou du corps du sujet. Cet art, appelé aussi art de l'ombre tire son nom d’Étienne de Silhouette qui se répandit dans de nombreux autres pays.


Silouhette
Cet homme politique français, né en 1705, fut chancelier de la maison d'Orléans, puis contrôleur général des finances de Louis XV en 1759. C'est lui qui inventa l'impôt sur les signes extérieurs de richesse (impôt sur les portes et fenêtres). Il voulut promouvoir de grandes réformes et restaurer les finances en taxant les privilégiés et les plus riches. Il échoua complètement laissant le souvenir d'actions mal conduites et incomplètes. Il subit les critiques de la noblesse, et même de Voltaire qui jugeait que ses mesures pouvaient être justifiables mais ne convenaient pas à un temps de guerre ni à la situation politique française. Ce serait donc pour le ridiculiser qu’au XVIIIe siècle, l'on qualifia "à la silhouette" un croquis qui présentait un aspect mesquin ou inachevé. Furent aussi appelés "à la Silhouette", les culottes sans gousset pour y déposer son argent.


Pour d'autres, l’origine du terme s’explique parce qu’Étienne de Silhouette s’amusait à dessiner les portraits de ses invités sur les murs de son château de Bry-sur-Marne.

jeudi 7 avril 2011

La particularité du Téléphone de Sophie Calle

Le Téléphone Sophie Calle
Le Téléphone est une œuvre d'art contemporain imaginée en 2006 par l'artiste française Sophie Calle et conçue avec la collaboration de l'architecte américano-canadien Frank Gehry, dans le cadre d'une commande publique destinée à accompagner l'implantation du Tramway des Maréchaux Sud à Paris. Installée sur le pont du Garigliano, à mi-chemin entre les deux rives, le téléphone public est dépourvu de cadran et de moyen de paiement, il ne peut pas émettre d'appel sortant. Il ne peut pas non plus recevoir d'appel entrant, à part de l'artiste elle-même, puisqu'elle est la seule à en connaître le numéro.

 Plaque Le Téléphone Sophie Calle
Ainsi fait-elle régulièrement sonner le combiné depuis son domicile de Malakoff, à des moments aléatoires ("quand bon me semblera", dit-elle, "à 04:00 du matin ou à des heures plus convenables", et "peut-être trois fois dans la même nuit"), afin de dialoguer avec les passants que la sonnerie aura attirés, leur raconter des histoires, pendant une durée tout aussi aléatoire ("huit secondes ou quatre heures"). Elle s'est engagée contractuellement à exécuter cette performance interactive cinq fois par semaine pendant au moins trois ans (jusqu'en 2009).

Concernant la genèse de cette idée, Sophie Calle explique qu'elle l'a eue après avoir "lu un article sur une cabine téléphonique qui se trouvait dans le désert", connue sous le nom de Mojave phone booth.

lundi 14 mars 2011

L’origine du logo de Gaumont

Gaumont fut fondée sous le nom de L. Gaumont et compagnie par Léon Gaumont en juillet 1895 en reprenant le Comptoir général de photographie des frères Richard. La société fabrique à ses débuts des jumelles, des appareils de projection et de prise de vues mais elle se diversifie dès 1897 dans la production de films en raison du nombre important de produits concurrents bien que le marché soit très récent. Ces films sont des atouts supplémentaires pour vendre les appareils. Au départ, il s'agit simplement de documentaires. Le premier de ces films est consacré à la ville de Boulogne-sur-Mer et rencontre un énorme succès.

En 1903, Léon Gaumont dépose la marque Elgé (dont la prononciation rappelle les initiales L. G.). Il choisit la fleur, la marguerite, comme logo, en hommage à sa mère Marguerite Dupanloup. Aujourd'hui, malgré de régulières modifications du dessin, la marguerite est toujours présente même si sa signification est quelque peu oubliée. Ce logo a conduit l'entreprise à se voir longtemps surnommée "la firme à la marguerite". C'est aussi en référence à cela, qu'en 2006, le musée virtuel Gaumont a été ouvert le 16 novembre, soit le jour de la Sainte Marguerite.
Logo Gaumont 1904
1904
Logo Gaumont 1908
1908
Logo Gaumont 2003
2003

A noter, qu'il s’agit de la plus ancienne société de cinéma au monde.

samedi 22 janvier 2011

Le Bal du moulin de la Galette de Auguste Renoir

Le Bal du Moulin de la Galette est une huile sur toile peinte par Auguste Renoir en 1876 mesurant 1,31m de hauteur par 1,75m de largeur. Elle est sans doute la plus importante de Renoir au milieu des années 1870 et fut exposée à l'exposition du groupe impressionniste de 1877.


Bal du moulin de la Galette Renoir


La scène se déroule en plein air (contrainte que s'imposaient les impressionnistes), un dimanche après-midi, un jour de beau temps au Moulin de la Galette (seul moulin à vent encore en état de marche de la butte Montmartre dans le 18e arrondissement de Paris).
Les personnes présentes dans la scène sont des amis du peintre : modèles, peintres, habitués du lieu, parmi lesquels on reconnaît : l’écrivain Georges Rivière, le peintre Goeneutte, Frank Lamy qui sont installés à la table du premier plan et une dénommée Estelle qui est assise sur le banc ainsi que Frédéric Samuel Cordey.
Si le peintre choisit de représenter quelques uns de ses amis, il s'attache avant tout à rendre l'atmosphère véhémente et joyeuse de cet établissement populaire de la Butte Montmartre. Renoir représente ainsi sur sa toile, une foule joyeuse de personnes de tous les milieux sociaux, qui partagent du bon temps, dansent à gauche, bavardent à droite, fument et boivent.


Au lieu d’utiliser comme le font la plupart des peintres, la netteté au premier plan puis progressivement un flou, il met le flou partout et la seule distinction de profondeur se fait par la taille des personnes représentées. Il décide de représenter cette scène dans une ambiance bleutée parsemée de taches de lumière réparties inégalement comme si elles traversaient le feuillage des arbres pour parvenir auprès de la foule. C’est grâce à la lumière que Renoir fait ressortir ces personnages, par exemple le couple à gauche de la scène semble être entouré de lumière au sol et la robe rose clair de la femme renforce cet effet et les met en avant.


Ce tableau, par son sujet ancré dans la vie parisienne contemporaine, son style novateur mais aussi son format imposant, signe de l'ambition de la démarche de Renoir, est un des chefs-d'oeuvre des débuts de l'impressionnisme. Le tableau est maintenant conservée au musée d’Orsay.

mercredi 12 janvier 2011

La péripétie du Bateau de Matisse

Le bateau Henri Matisse
Le Bateau est un découpage de 1953 par Henri Matisse. L'image de ce tableau, qui est une des œuvres finales de l'artiste, est composée de morceaux de papier découpés et peints avec de la gouache.
En 1961, Le Bateau fut exposé a public au MoMA (Museum of Modern Art) à New York. En raison d'une erreur survenue lors de son affichage, le tableau passa 47 jours à l'envers. A l'occasion d'une visite au musée, Geneviève Habert reconnut l'erreur et alerta le New York Times qui publia un article à son sujet. L'erreur fut, bien entendu, immédiatement corrigée.

samedi 8 janvier 2011

La danse, le Sirtaki ne date que de 1964

Sirtaki danse grecque
Le sirtaki (sirtáki ou syrtáki, en grec συρτάκι) est une danse populaire d'origine grecque. Malgré sa renommée mondiale, ce n'est pas une danse authentiquement traditionnelle de Grèce. En fait, elle fut créée en 1964 pour le film Zorba le Grec d'un mélange de version lente et rapide de la danse hasapikos (hasápikos / χασάπικος). La musique est de Míkis Theodorakis.
Une distinction notable de cette musique est son tempo qui s'accélère progressivement, le rythme passant de 4/4 à 2/4. Les pas, lents et près du sol au début, deviennent plus légers et plus sautés.
Le sirtáki vient du grec syrtos, désignant un groupe traditionnel de danses grecques avec un style particulier opposé au pidikhtos, qui favorise le style sauté ou avec des rebonds. Malgré cela, le sirtáki incorpore aussi bien le syrtos (lent) que le pidikhtós (rapide).
Le sirtáki se danse en cercle ouvert ou en ligne, les mains sur les épaules des voisins. La formation en ligne est plus traditionnelle.


Le film s’inspire du roman Alexis Zorba de Nikos Kazantzakis. Le réalisateur, Michael Cacoyannis, y exprime une certaine philosophie du plaisir et met en relief les traditions folkloriques et les mœurs de son pays. Il filme les paysages de manière réaliste, sans esthétisme, et se plaît à tirer sa direction d’acteurs du côté de la farce. Anthony Quinn, coproducteur du film, donne une composition puissante et savoureuse. Il considère le rôle de Zorba comme le plus important de sa carrière et, de fait, son interprétation fait tout le sel de cette œuvre.
Premier succès international d’un cinéaste grec, le film a obtenu trois oscars, dont un pour Lila Kedrova en tant que meilleure actrice dans un second rôle. La musique de Mikis Theodorakis est restée célèbre et a popularisé le folklore grec dans le monde entier.


Petit extrait :



jeudi 6 janvier 2011

La description du générique de Desperate Housewives

Desperate Housewives série
Desperate Housewives (ou Beautés désespérées au Québec) est un feuilleton télévisé américain créé par Marc Cherry mettant en scène le quotidien mouvementé de quatre femmes : Susan Mayer, Lynette Scavo, Bree Van De Kamp et Gabrielle Solis. Elles vivent dans la rue Wisteria Lane, nom d'une rue fictive de la ville de Fairview, dans l'État fictif d'Eagle State (États-Unis) qui caricature les stéréotypes d'une banlieue chic américaine avec ses pelouses parfaites, de grandes maisons confortables, souvent entourées par une barrière aux piquets blancs. Traduit, Wisteria Lane, signifie "Allée des Glycines", on peut d'ailleurs en voir dans le jardin de Mary-Alice.


Le générique de la série Desperate Housewives est un détournement de quelques documents iconographiques plus ou moins célèbres mettant en scène des femmes et leur évolution au cours du temps. Il a été mis en musique par le célèbre compositeur Danny Elfman.


On aperçoit tout d'abord Ève, qui croque la pomme. C'est en fait un mélange de plusieurs œuvres de Lucas Cranach l'Ancien (1492-1553). Puis le décor change : la toile de fond, qui représente un décor typique égyptien, est une œuvre de David Roberts (1796-1864) à laquelle on a ajouté le portrait de la reine d'Égypte Néfertari. Comme Lynette, cette reine est littéralement "débordée" par ses enfants. Cette scène laisse place au tableau Les Époux Arnolfini de Jan Van Eyck (1390-1441). La femme se met à balayer la pièce alors que son époux jette ses ordures partout. On se retrouve ensuite avec une adaptation du tableau American Gothic de Grant Wood (1892-1942). La femme y est plus renfrognée que sur l'original, car son mari, censé être un fermier austère, se laisse séduire par une pin-up, peinte par Gil Elvgren (1914-1980) dans les années 1950. On voit ensuite une affiche de propagande américaine de Dick Williams datant de la seconde guerre mondiale : "Am I Proud!". Dans le générique de la série, la ménagère lâche ses courses, et on aperçoit la boîte de Campbell's Soup Cans d'Andy Warhol (1928-1987). Cette boîte de conserve se retrouve dans les mains d'une femme qui frappe son mari avec, ce couple est tiré des oeuvres pop art de Roy Lichtenstein (1923-1997).


Ce générique primé dresse un portrait de la femme au foyer à travers les âges (de la soumission jusqu'à la rébellion). Il montre également différents grands courants artistiques et restitue la place de la femme dans ceux ci.
À noter qu'il est remplacé en saison 4 par un mini générique de quelques secondes, avec le thème de Danny Elfman remixé.





jeudi 9 décembre 2010

Nighthawks, de Edward Hopper

Nighthawks est un tableau peint en 1942 par l'Américain Edward Hopper, montrant des personnes assises dans un diner (restaurant typique américain) de centre-ville, tard dans la nuit. C'est non seulement le plus célèbre tableau de Hopper, mais également l'un des plus marquants de l'art américain. Il fait actuellement partie de la collection de l'Art Institute of Chicago.


Nighthawks Edward Hopper.


La scène aurait été inspiré par un diner dans Greenwich Village, quartier où résidait Hopper à New-York (depuis démoli). Le peintre aurait également affirmé s’être inspiré d’une nouvelle de Hemingway, "The Killers", dans laquelle deux tueurs à gages assassinent un ancien boxeur – un récit que Siodmak portera à l’écran en 1946, s’inspirant à son tour de plusieurs tableaux du peintre dans plusieurs décors de ce film.
Le terme "night-hawk", pouvant être traduit par "oiseau de nuit", est utilisé au sens figuré pour décrire quelqu'un qui reste jusqu'à la fin. C'est également le nom d'une famille d'oiseaux (engoulevents) chassant la nuit.


Hopper a commencé à le peindre immédiatement après l'attaque sur Pearl Harbor, le dimanche 7 Décembre 1941. Après cet événement, il y avait un sentiment généralisé de tristesse à travers le pays, un sentiment qui est dépeinte dans la peinture.
Dans cette oeuvre, le diner émet une lueur surnaturelle dans la nuit, comme un phare au coin d'une rue sombre, les lampes fluorescentes venant d'entrer en usage dans le début des années 1940. Si on regarde de près, on s'aperçoit qu'il n'y a pas moyen de sortir de la zone du bar. De même, le diner n'a pas de porte visible menant à l'extérieur.


Nighthawks Bogart Presley Monroe Dean
Nighthawks a inspiré de nombreux hommages et parodies, dont un poster largement diffusé dans lequel les trois personnes accoudées au bar sont remplacés par les icônes de la culture populaire américaine que sont Humphrey Bogart, Elvis Presley, Marilyn Monroe et James Dean. 
Le tableau a aussi été utilisé dans plusieurs bandes dessinées, dont Pearls Before Swine, et également dans plusieurs épisodes des Simpsons (Homer, le baron de la bière) ainsi que dans l'épisode Oiseaux de nuit de Dead Like Me (épisode 12 de la saison 1, justement intitulé Nighthawks dans sa version originale) et dans l'épisode 8 de la saison 1 de That '70s Show. Il est également à l'origine du titre du troisième album de Tom Waits, Nighthawks at the Diner. Enfin il a inspiré une scène du film The End of Violence de Wim Wenders.
C'est aussi un des fonds d'écran du dernier système d'exploitation d'Apple : Snow Leopard.

mercredi 8 décembre 2010

La différence entre un navet et un nanar ?

Un nanar est, dans le langage familier, un film tellement mal réalisé et ridicule qu'il en devient involontairement amusant et comique.
Normalement, le nanar diffère du navet par son aptitude à divertir. Le nanar amuse par ses défauts, tandis que le navet est simplement mauvais et ennuyeux.


Selon Bernard Pivot, le terme nanar serait en fait dérivé de navet, qui daterait lui-même d'avant même l'invention du cinéma : on l'utilisait au XIXe siècle dans les salons pour désigner des tableaux de peu de valeur ou des œuvres littéraires ennuyeuses. 


Selon le dictionnaire Le Robert, le terme nanar date bien du XIXe siècle mais s'orthographiait alors nanard. Il ne dériverait pas de navet mais de l'ancien mot d'argot panard signifiant vieil homme. Un nanard est donc aussi à l'origine une vieille "croûte" (une vieille personne étant d'ailleurs parfois surnommée un "vieux croûton"), une œuvre que l'on trouve mauvaise et risible car elle est désuète. Ce dernier point est parfois pris en compte, des dictionnaires traduisant nanar par mauvais car démodé (ce qui n'est pas toujours faux d'ailleurs...).


On peut aussi employer le mot nanar comme adjectif dans tout ce qui est drôle car mauvais. Par exemple, parler d'un livre nanar pour un livre qui fait rire parce qu'il est très mal écrit. Dans de nombreuses régions (notamment en Franche Comté), ce mot est rentré dans l'argot des jeunes pour décrire les situations improbables et ridicules. Il est aussi utilisé pour parler de personnes un peu bêtes (avec parfois une drôle d'attitude) et qui nous semblent malgré tout sympathiques.


Navet - Statue d'Apollon du Belvedere
Concernant l'origine du mot navet, Claude Duneton, dans son ouvrage La Puce à l'oreille, tend à établir un lien entre ce terme et une statue antique d'Apollon située dans le jardin du Belvédère à Rome. Selon Duneton, à la fin du XVIIIe siècle, les jeunes étudiants en art de passage dans la capitale italienne, agacés par les concerts de louanges entretenus autour de l'œuvre, la nommèrent "le navet épluché", eu égard "à la forme allongée et lisse de ses membres, dont la musculature n'apparaissait pas". La plaisanterie gagna Paris lorsque l'œuvre y fut transférée en 1798 lors des campagnes napoléoniennes. Le terme de navet s'appliqua progressivement non seulement aux sculptures, mais aussi aux dessins et peintures dont on désirait contester la qualité. Il passa au XXe siècle de la toile peinte à l'écran de cinéma.

samedi 27 novembre 2010

Il existe quatre versions du tableau Le Cri d'Edvard Munch

Le Cri (Skrik, 1893) est un tableau expressionniste de l'artiste norvégien Edvard Munch. Il fait parti de la série La Frise de la Vie, que Munch a assemblée au tournant du siècle ; il traite d'une manière récurrente des thèmes de la vie, de l'amour, de la peur et de la mort. Cette oeuvre, symbolisant l'homme moderne emporté par une crise d'angoisse existentielle, est souvent considérée comme l'oeuvre la plus importante de l'artiste.


Le Cri Edvard Munch


Le paysage au fond est Oslo, vu depuis la colline. Selon Donald Olson, professeur d'astrophysique à l'université du Texas, ce coucher de soleil d'un rouge flamboyant, était vraisemblablement provoqué par les cendres émises lors de l'explosion du volcan Krakatoa en 1883.
Munch écrit : "Je me promenais sur un sentier avec deux amis — le soleil se couchait — tout d'un coup le ciel devint rouge sang — je m'arrêtai, fatigué, et m'appuyai sur une clôture — il y avait du sang et des langues de feu au-dessus du fjord bleu-noir et la ville — mes amis continuèrent, et j'y restai, tremblant d'anxiété — je sentais un cri infini qui se passait à travers l'univers".


Munch exécuta quatre versions du tableau, dont les plus fameuses sont une tempera* sur carton au musée Munch d'Oslo (de 83,5 cm de haut sur 66 cm de large), et une huile, tempera et pastel à la Galerie nationale d'Oslo (91 cm de haut sur 73,5 cm de large). Une troisième version appartient également au musée Munch, une quatrième figure dans une collection particulière appartenant au milliardaire norvégien Petter Olsen.


*procédé de peinture consistant à délayer des pigments en poudre dans de l'eau additionnée d'un agent liant tel le jaune d'oeuf

dimanche 24 octobre 2010

L'origine du mot "apothéose"

L'apothéose (du latin apotheosis - déification - issu du grec ancien apothéoses) était, dans la Rome antique, le rite funéraire le plus honorifique, qui élevait le défunt au rang des dieux. Elle se marquait par le lâcher d'un aigle depuis le bûcher funèbre, qui accompagnait l'âme du défunt vers le séjour céleste des dieux. Le défunt recevait alors le qualificatif de divinus (divin). Jules César fut le premier à recevoir l'apothéose, sur décision du Sénat romain. Le Sénat décida l'apothéose pour la plupart de ses successeurs.


Par extension, l'apothéose est devenu des honneurs extraordinaires rendus à un homme mort ou vivant, que l’opinion générale et l’enthousiasme public élèvent au-dessus de l’humanité. On parle également d'apothéose pour une fin particulièrement spectaculaire d'un spectacle.


Enfin, dans le domaine de l'histoire de l'art, l'apothéose désigne un thème iconographique (utilisé dans la sculpture autant que dans la peinture) visant à représenter la réception d'un personnage principal parmi les dieux, au domaine des cieux ou avec le panthéon de sa civilisation.

lundi 18 octobre 2010

Les Demoiselles d'Avignon ne sont pas d'Avignon

Les Demoiselles d'Avignon est le titre d'une peinture à l'huile sur toile, de très grand format (243,9 x 233,7 cm), réalisée à Paris par Pablo Picasso en 1907.


Les Demoiselles d'Avignon de Picasso


En 1900, Picasso, âgé de 19 ans, quitte Barcelone pour Paris. En 1904, il s'installe au Bateau-Lavoir, un atelier situé à Montmartre. Commencé durant l'hiver 1906, le tableau est "achevé" (ou plutôt laissé à l'état "d'inachèvement voulu"), en juillet 1907. Il est titré à l'origine "El Burdel de Aviñón", en souvenir du Carrer d'Avinyó (la Rue d'Avignon), une rue chaude de Barcelone près de laquelle vivait Picasso jeune. Le tableau prend son nom définitif de "Demoiselles d'Avignon" en juillet 1916, donné par André Salmon à l'occasion du Salon d'Antin organisé par ce dernier.


Ce tableau est considéré comme le point de départ du cubisme et l'un des tableaux les plus importants de l'histoire de la peinture en raison de la rupture stylistique et conceptuelle qu'il propose. L'œuvre a été acquise par le Musée d'art moderne (MoMA) de New-York en 1939.

jeudi 14 octobre 2010

Pourquoi Winnie l'Ourson s'appelle-t-il ainsi?

Winnie l'ourson version originale
Winnie l'ourson (Winnie the Pooh ou Pooh Bear) est un personnage de la littérature d'enfance créé le 15 octobre 1926 par Alan Alexander Milne. Les illustrations des ouvrages sont l'œuvre d'Ernest Howard Shepard.
Le nom de Winnie a été choisi par l'auteur en référence à une ourse pensionnaire du zoo de Londres où il avait l'habitude de se rendre avec son fils. L'animal avait été donné au zoo par le Capitaine Harry Colebourn, vétérinaire dans l'armée canadienne, lors de la Première Guerre mondiale. Colebourn avait apprivoisé l'ourse et l'avait baptisée Winnipeg en souvenir de sa ville natale. Il l'avait acheté à un trappeur dans la ville de White River en Ontario.