Le dernier jour de la guerre a fait près de 11 000 tués, blessés ou disparus, soit plus que lors d'une opération majeure comme le Jour J en 1944.
Certains soldats ont perdu la vie lors d'actions militaires décidées par des généraux qui savaient que l'armistice avait déjà été signé. Par exemple le général Wright de la 89e division américaine prit la décision d'attaquer le village de Stenay afin que ses troupes puissent prendre un bain, ce qui engendra la perte de 300 hommes.

La date de décès des morts français du 11 novembre a été antidaté au 10 novembre par les autorités militaires pour qui il n'était pas possible ou trop honteux de mourir le jour de la victoire.
Le dernier britannique, George Edwin Ellison a été tué à 9 h 30 alors qu'il faisait une reconnaissance non loin de Mons en Belgique.
Le dernier soldat canadien a été George Lawrence Price, deux minutes avant l'armistice. Il a d'abord été enterré à Havré avant d'être transféré à Saint-Symphorien (Belgique), au cimetière militaire. Sa pierre tombale d'Havré est exposée au musée d’Histoire militaire de Mons.
Enfin, l'américain Henry Gunther est généralement considéré comme le dernier soldat tué lors de la Première Guerre mondiale, 60 secondes avant l'heure d'armistice. Les Allemands, qui occupent une position à proximité, voient surgir du brouillard deux soldats américains baïonnettes au canon. Etonnées parce qu'ils savaient le cessez le feu imminent, les soldats allemands tirent au-dessus de leurs têtes, les soldats se couchent sur le sol. Henry Gunther se relève et continue à avancer. Il est abattu de cinq balles de mitrailleuse. Il est 10 h 59 soit une minute avant l'armistice.
Le général Pershing, dans son ordre du jour du 11 novembre 1918 annonçant l'armistice, le notifie comme le dernier soldat américain tué sur le sol français. Il est promu sergent à titre posthume et la Distinguished Service Cross lui est décernée ; son corps est rapatrié à Baltimore1 en 1923.
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