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vendredi 30 octobre 2009

L'origine du papier bulle


Le papier bulle est un matériau plastique transparent utilisé en général pour emballer des objets fragiles.

Il a été créé par deux ingénieurs, Alfred Fiedling et Marc Chavannes en 1957. Comme beaucoup d'inventions, elle a été accidentelle : ils essayaient de créer un papier peint texturé avec un relief qui puisse être facilement lavé. Ils baptisèrent AirCap ce matériau cellulaire amortissant.
Le nom en anglais est Bubble Wrap, marque déposée de la compagnie Sealed Air Corporation.

Pour le plus grand plaisir de chacun, cette entreprise a créé un site dédié au monde du papier bulle et à développer un espace de jeu pour crever les fameuses bulles de plastique !


jeudi 29 octobre 2009

Pourquoi les deux plus célèbres des gaulois s’appellent-ils Astérix et Obélix

Le 29 octobre 1959 exactement, naissaient dans le premier numéro du journal Pilote, Astérix et Obélix.

Le nom Astérix vient du signe typographique l'astérisque, petite étoile indiquant dans un texte le renvoi à une note de bas de page (on la note « * »), en faisant un jeu de mots pour que le nom termine en "-ix" comme celui de Vercingétorix. Pour Uderzo, le personnage d'Astérix doit être malin, petit mais costaud, « Aussi perceptible qu'une ponctuation ».
Le nom « Astérix » peut également se traduire par « Roi des étoiles » du latin « aster » (étoile) et du mot celte « rix » (roi).
Les auteurs ont également choisi « Astérix » pour la lettre A car, comme disait Goscinny, c'est « Un avantage indéniable pour les classements alphabétiques des futures encyclopédies de la bande dessinée ».

Le nom d'Obélix vient quant à lui de l'obèle, également un signe typographique dans les manuscrits anciens utilisé pour noter un passage douteux (on la note « † »). Cependant on attribue généralement l'origine du mot aux obélisques, des colonnes de pierre célébrant le soleil chez les égyptiens.

Ces utilisations de noms de symbole par Goscinny viennent du fait que sa famille possédait une imprimerie, il connaissait donc les signes typographiques utilisés parfaitement.

N’oublions pas le fidèle compagnon à quatre pattes, Idéfix. Son nom vient d’un concours lancé auprès des lecteurs pour baptiser le petit chien apparu discrètement devant une boucherie de Lutèce au détour d'une case dans Le Tour de Gaule, avant de suivre Astérix et Obélix jusqu'au banquet final, d'où il repart un os dans la gueule. Des milliers de lettres arrivent, et cinq lecteurs proposent le nom Idéfix, qui est retenu. Les heureux gagnants remportent un abonnement gratuit à Pilote.

Schwarzenegger adepte de l’acrostiche

Un acrostiche est un poème fondé sur une figure de style consistant en ce que les initiales de chaque vers, lues verticalement de haut en bas, composent un mot ou une expression se rapportant au sujet du poème.

Raconté par Rue89, Arnold Schwarzenegger en fait un bel exemple dernièrement :

Arnold Schwarzenegger explique aux députés du Congrès de Californie qu'il ne signera pas une proposition de loi, qu'il considère comme inutile : il existe selon lui tant de sujets plus graves.
Maintenant, observez bien la lettre et découvrez un autre message, caché celui là.

« To the Members of the California State Assembly:

I am returning Assembly Bill 1176 without my signature.

For some time now I have lamented the fact that major issues are overlooked while many
unnecessary bills come to me for consideration. Water reform, prison reform, and health
care are major issues my Administration has brought to the table, but the Legislature just
kicks the can down the alley.

Yet another legislative year has come and gone without the major reforms Californians
overwhelmingly deserve. In light of this, and after careful consideration, I believe it is
unnecessary to sign this measure at this time.

Sincerely,

Arnold Schwarzenegger
»

Cliquez-ici pour voir la lettre


La proposition de loi était anodine (votée à l'unanimité, elle concernait l'aménagement d'une partie du port de San Francisco). Mais son auteur, le démocrate Tom Ammiano, a irrité le gouverneur républicain lors d'un événement politique à San Francisco quelques semaines plus tôt.
Pendant le discours de Schwarzenegger, Ammiano l'avait traité de « menteur » à haute voix, et crié « Kiss my gay ass ! » (« embrasse mon cul de gay »). Puis il avait pris le micro et dénoncé la politique de Schwarzenegger, accusé d'avoir notamment bloqué plusieurs propositions de loi qui visaient à légaliser le mariage homosexuel.


A la sortie de la lettre et interrogé par la presse, le porte-parole du gouverneur Aaron McLear a joué les innocents :
« Mon Dieu. Quelle coïcidence ! Je suppose que quand vous devez user si souvent de votre veto, ce sont des choses qui finissent par arriver. »
Le porte-parole d'Ammiano a appelé à une trêve : « Un partout, la balle au centre.
»


Pour le plaisir, voici d’autres acrostiches célèbres

Un acrostiche a été découvert dans une pièce de Pierre Corneille : Horace (acte II, scène 3) :

S'attacher au combat contre un autre soi-même,
Attaquer un parti qui prend pour défenseur
Le frère d'une femme et l'amant d'une sœur,
Et rompant tous ces nœuds, s'armer pour la patrie
Contre un sang qu'on voudrait racheter de sa vie,
Une telle vertu n'appartenait qu'à nous ;
L'éclat de son grand nom lui fait peu de jaloux,

Alfred de Musset envoya à George Sand ce poème qui est un acrostiche selon certains :
Quand je mets à vos pieds un éternel hommage
Voulez-vous qu'un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d'un cœur
Que pour vous adorer forma le Créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n'ose dire.
Avec soin, de mes vers lisez les premiers mots
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.
George Sand répondit :
Cette insigne faveur que votre cœur réclame
Nuit à ma renommée et répugne à mon âme.
Ou
Cette insigne faveur que votre cœur réclame
Nuit peut être à l'honneur mais répond à ma flamme

mercredi 28 octobre 2009

La plus vieille série TV au monde

Une page d’histoire de la télévision américaine vient de se tourner. Après 72 années d’imbroglio amoureux, d’intrigues familiales et de révélations fracassantes, la série Guiding Light ("Les vertiges de la passion" en France) s’est arrêtée.
L’épisode final, le n°15.700, fut diffusé le 18 septembre dernier sur CBS. En cause : la restriction budgétaire et le mode de vie du public qui a bien changé en 57 ans.


Ce feuilleton américain créé par Irna Phillips et Emmons Carlson a donc été diffusé du 30 juin 1952 au 18 septembre 2009 sur CBS.
En France, le feuilleton a été partiellement diffusé (à partir de l'épisode 9.000 environ) à partir du 7 septembre 1987 sur TF1 puis (à partir de l'épisode 13.815 environ) à partir du 6 septembre 2004 sur France 3.

Sponsorisé par la société Procter & Gamble, ce soap opera est bien le plus ancien de l'histoire de la télévision américaine. Elle avait débuté en janvier 1937, à la radio NBC, avant d’être adaptée pour le petit écran en 1952 sur CBS.

Depuis, Guiding Light a récolté 69 récompenses de la télévision américaine. Elle met en scène différentes familles (Bauer, puis Spaulding, Chamberlain, Reardon et Lewis) dans la ville imaginaire de Springfield.
"Guiding Light est un monument de l’histoire de la télévision, elle a traversé les médias, adapté ses histoires aux évolutions de la société et a su renouveler son public au fil des générations" a salué Nancy Tellem, présidente du groupe CBS Paramount Network Television Entertainment

A lire également dans le même thème : Quelques records de séries télévisées

mardi 27 octobre 2009

Comment distinguer un "h" aspiré et un "h" muet ?

Un "h" aspiré ne provoque pas d'aspiration, mais un blocage dans la prononciation, qui évite la liaison. Pour le reconnaître, il suffit de pouvoir placer un article défini devant le mot : "le ; la".
Exemple :
Le haricot
La haine
Les hors-la-loi
Dans les dictionnaires, le mot avec "h" aspiré, est précédé d'un astérisque (*).

Un h muet, n’a quant à lui, aucune incidence sur la prononciation, et par conséquent, lorsqu'un mot commence par un h muet, on effectue la liaison et l'élision avec le mot précédent. Pour le reconnaître, il n’est donc pas être possible de placer le déterminant défini "le, la" devant le mot :
on ne dit pas "le homme" mais l’homme.
l'heure se prononce comme l'Eure
les horloges, l’hiver, l’honnêteté, les hélicoptères, …

Dans tous les mots français commençant par la lettre h, la lettre suivante est toujours une voyelle (exception pour le sigle hlm).
Parmi les rares mots qui utilisent la voyelle y après le h aucun n’est aspiré ; de même le h est rarement aspiré avec le i. Pour les autres voyelles, le h est le plus souvent aspiré, sauf pour les racines grecques les plus anciennes, le h ayant été conservé principalement pour les racines latines ou dans les imports récents. Dans toutes les interjections, et les mots tirés de cris d’animaux ou de sons produits par un objet, le h est expiré.

lundi 26 octobre 2009

L’origine du doigt d’honneur

Les origines de ce geste sont très incertaines, mais elles sont probablement vieilles de plusieurs milliers d'années.
Il est appelé digitus impudicus (« doigt insolent ») dans des textes de la Rome antique, et on y fait référence dans la comédie d'Aristophane, Les Nuées. On en parle déjà en tant que geste utilisé pour insulter.
L'usage très répandu du doigt d'honneur est probablement dû à la grande influence géographique de l'Empire romain et de la civilisation gréco-romaine.

L’histoire populaire raconte que pendant la Guerre de Cent Ans, les archers anglais raillaient leurs homologues Français en leur montrant les deux doigts qui servaient à tirer à l'arc (l'index et le majeur).
Sans apporter de preuve à charge ou à décharge de cette théorie, elle tiendrait à l'adoption d’un long et puissant arc par les troupes anglaises. Le choix de cette arme leur conférait une telle supériorité face à la cavalerie et aux arbalétriers français, que ceux qui étaient capturés voyaient leur majeur amputé afin de ne plus pouvoir tirer à l'arc. Aussi, par provocation, avant les batailles, les Anglais auraient agité le majeur et l’annulaire en direction des troupes françaises dans l'idée de dire « Venez-donc les chercher ».
Il semblerait également que ce geste ait été repris des Gallois eux-mêmes, à l'époque où ils affrontaient l'Angleterre.

Cette théorie est la même que celle donnée pour l’origine du signe V. En montrant le dos de la main à l’interlocuteur, il est considéré aussi insultant que le doigt d’honneur. Les archers anglais auraient pris l'habitude avant la bataille de faire le signe V à l'adresse des Français.

Au fil des siècles, de nombreuses variantes sont apparues. Par exemple, on peut tendre le pouce en même temps mais aussi tendre les trois doigts et dire « lis entre les lignes ». Il y a aussi une variante du geste « je ne sais pas » italien : les doigts de la main mis sous le menton et approchés de l'interlocuteur, avec à la fin du geste le pliage de trois doigts pour faire un doigt d'honneur.

dimanche 25 octobre 2009

Le karōshi ou "mort par sur-travail"

Le karōshi (lit. « mort par sur-travail ») désigne la mort subite de cadres ou d'employés de bureau par arrêt cardiaque suite à une charge de travail ou à un stress trop important.

Le terme karōshi a été introduit par trois médecins, Hosokawa, Tajiri et Uehata, dans un ouvrage publié en 1982 pour désigner un ensemble de troubles cardiovasculaires associés à un temps de travail excessif.
Le premier cas reconnu de karōshi date de 1969, il s'agit d'un employé de 29 ans travaillant au sein du service expéditions d'un grand journal japonais qui est décédé d'un arrêt cardiaque sur son lieu de travail. Alors que la problématique de l'impact du stress au travail sur les maladies cardiovasculaires est souvent abordée en Europe et aux États-Unis sous l'angle du travail des cadres, le karōshi touche aussi bien les employés de bureau ou le secteur des transports.

La reconnaissance du lien entre décès et conditions de travail se base principalement sur le temps de travail lors de la semaine précédant l'accident. Le critère utilisé est un temps de travail de 24 heures (trois fois une journée de travail normale) le jour précédent l'accident ou de 16 heures par jour (deux fois le temps normal) durant toute la semaine précédente.
L'essentiel des connaissances sur le karōshi est issu d'études de cas sur le passé professionnel des victimes.

En 2007, la police a décompté 2 207 cas de karoshi au Japon. Ce chiffres pourraient augmenter avec la récession économique, qui tend les relations dans les entreprises, préviennent les experts. Les cas pourraient bien être plus nombreux que ce que laissent croire les chiffres officiels. Selon un avocat de proches de victimes, Hiroshi Kawahito, moins de 10 % des incidents sont déclarés aux services sociaux, car la longueur des procédures découragent plusieurs proches.

Quelques records de séries télévisées

- Lost l'épisode pilote (le premier épisode d'une série) le plus cher de l'histoire de la télévision : 24 millions de dollars (deux parties de 12 millions de dollars chacune).

- La série M.A.S.H diffusé de 1972 à 1983, a été l'un des plus gros succès dans l'histoire de la télévision américaine. Elle s'est finie en apothéose. Le tout dernier épisode a été suivi en 1983 par 106 millions d'Américains. Les 52 millions de téléspectateurs réunis autour du "Serie Finale" de Friends paraissent bien peu à côté.

- Pour le début de sa quatrième saison, la série ER (Urgences) diffuse en direct complet le premier épisode de cette nouvelle saison. Niveau scénario, une équipe de télévision doit vivre pendant 24h au rythme des urgences du Cook County. Les journalistes sont joués par les cameramen de NBC, chaîne qui diffuse la série.
Décalage horaire oblige, l'épisode a été tourné trois fois de suite en direct, pour être visible par tous les Américains. Cet exploit technique a nécessité des heures de préparation, et n'a jamais été renouvelé.

- Né en 1923, Aaron Spelling a produit plus de 200 séries ou téléfilms jusqu'à sa mort en 2006, ce qui fait de lui le producteur le plus prolifique de la télévision américaine. Aaron Spelling a, entre autres, lancé les séries La croisière s'amuse, Dynastie, 90210 (Beverly Hills), Charmed ou 7th Heaven (7 à la maison), ...

- Baywatch (Alerte à Malibu) fut la série la plus exportée au monde, diffusée dans plus de 140 pays, et comptant 1,1 milliard de téléspectateurs à travers la planète. Cette très large diffusion a ainsi permis à son acteur principal David Hasselhoff de devenir officiellement "L'homme le plus vu au monde".

- Plus de 200 guest-star pour seulement 193 épisodes, voila le record très people de la série Will and Grace. L'avocat homosexuel Will et sa meilleure amie Grace ont ainsi accueilli Madonna, Sharon Stone, Jennifer Lopez, Elton John, Andi Garcia, Britney Spears ou encore Rosanna Arquette.

Source : L’internaute

samedi 24 octobre 2009

Le plus grand centre commercial au monde


Jusqu'en novembre 2008, le plus grand centre commercial du monde était le South China Mall avec 660.000 m2 et 1.500 boutiques, suivi du Golden Ressources Center de Pékin avec 560.000 m2 et 1.000 boutiques tous deux ouverts en 2004.
L’ouverture du Dubai Mall, en novembre 2008, lui a ravi la première place. Le Dubai Mall compte 800.000 mètres carrés de surface commerciale et 1.200 boutiques. Le Dubai Mall est devenu le plus grand centre commercial au monde.


Une "île de la mode" de 80.000 m2 abrite soixante-dix magasins de haute couture ainsi que les premières Galeries Lafayette et Bloomingdale's du Moyen Orient. Un souk consacré au commerce de l'or réunira, à terme, près de 220 détaillants.
Pour attirer le chaland, le centre comprend l'un des aquariums les plus grands au monde où nagent des requins, des raies et, au total, 85 espèces marines différentes, une patinoire olympique, des chutes d'eau et une vue sur la tour la plus haute du monde, le Burj Dubai. Pour les plus jeunes, le premier parc à thème Sega y a ouvert ses portes sur 7.000 m2 ainsi que le parc KidZania sur 7.400 m2, qui lie amusement et éducation.

Un multiplexe de vingt-deux salles et The Grove, une rue au toit ouvrant complètent l'offre commerciale.
Plus de cent-vingt restaurants et cafés, mais aussi The Adress, un hôtel de luxe, cinq étoiles avec 250 chambres et 450 appartements sera à disposition des touristes. Environ 14.000 places de parking sont prévues.

Retour en France et changement de décor : le plus grand centre commercial français est celui de Belle Épine à Thiais dans le Val-de-Marne avec 140.900 m2, ensuite viennent Les Quatre Temps à La Défense dans les Hauts-de-Seine avec 130.000 m2. Ils ambitionnent de prendre la première place du classement à l'issue des travaux d'agrandissement et de rénovation. À moins qu'en Seine-Saint-Denis dans la ville de Rosny-sous-Bois, les deux centres commerciaux Rosny 2 et Domus (respectivement 119.000 m2 et 75.000 m2) ne soient reliés par une passerelle, cumulant alors un centre commercial de près de 200.000 m2.
A noter encore parmi les plus grands centres d'Europe : Centro Comercial Colombo à Lisbonne au Portugal et Bluewater en Angleterre, dans la grande banlieue de Londres.

Le plus grand centre commercial d'Amérique du Nord est, quant à lui, le West Edmonton Mall qui se trouve à Edmonton, en Alberta au Canada, alors que le plus grand des États-Unis se nomme Mall of America (se situant à Bloomington, dans la banlieue de Saint Paul-Minneapolis, dans le Minnesota.

vendredi 23 octobre 2009

L’origine du trench-coat, le « manteau des tranchées »


Spécialisé dans les vêtements chauds et plus particulièrement dans les manteaux de pluie, Thomas Burberry crée en 1880 la gabardine (tirée du nom d'un tissu de coton d'armure façonnée et très serrée), une étoffe protégeant du froid, résistante à la pluie et de très bon usage.
Le jeune créateur aurait créé ce tissu lors d'une rencontre avec un berger de sa région, dont la veste avait l'étonnante particularité de résister à la pluie. L'homme attribuait cela aux produits utilisés lors du bain des moutons, qui ont la propriété de protéger la laine des bêtes des d'intempéries. Persuadé du potentiel de cette découverte, et fort du désir d'innover, il fait breveter la gabardine dès 1888.

Au tournant du siècle, Burberry apparaît comme une véritable institution, au Royaume-Uni comme à l'étranger, tout en poursuivant sa quête d'innovation.

En 1914, pour répondre à la commande de l’armée britannique d'un modèle de manteau imperméable pour les officiers (mieux adapté au combat et aux intempéries caractéristiques du théâtre des opérations en Belgique et dans le Nord de la France), Thomas Burberry reprend le design son ancien tielocken, dessiné 13 ans plus tôt pour la Seconde Guerre des Boers et l'adapte aux nouvelles sortes de combat ; d'où le nom : littéralement « manteau des tranchées ».
Doté dans un premier temps d’épaulettes et de pattes de resserrage, des anneaux sont ensuite ajoutés pour attacher les grenades devant et un sabre dans le dos.

Entre 1914 et 1918, un demi-million de soldats anglais et français portèrent l’imperméable.

La consécration intervient, alors que le roi Édouard VII fait passer le nom de Burberry dans le langage courant en prenant l'habitude de prononcer cette phrase : "Give me my Burberry!" ("Qu'on me donne mon Burberry!) C'est ensuite au tour du roi George V de rendre hommage à la marque en faisant de Thomas Burberry son habilleur officiel en 1919. La guerre finie de nombreux vétérans retournèrent chez eux avec leurs imperméables, et commencent à populariser le vêtement à la ville.

BogartPendant la Seconde Guerre mondiale, le trench-coat faisait partie de l'équipement des soldats et des officiers, surtout dans les forces armées des États-Unis, mais également par les forces armées du Royaume-Uni, de l'Allemagne nazie et de l’Union soviétique.

Les trench-coats furent également popularisés par plusieurs films.
Il est devenu l’un des attributs clés du détective et le symbole de l’atmosphère des films noirs en particulier avec Humphrey Bogart.

jeudi 22 octobre 2009

Le logo de Chupa Chups dessiné par Salvador Dali

Chupa Chups est une marque de sucettes créée en 1958 par le catalan Enric Bernat, confiseur de profession. Il descend d’une famille de fabricants de friandises. Son grand père avait mis au point le premier bonbon culte en Espagne, une boule de sucre caramélisé.

En 1958, il reprend l’idée de la boule mais cherche un moyen pratique pour que les enfants ne se retrouvent pas avec les mains sales et collantes. Il monte ainsi la petite boule de sucre sur un petit bâtonnet, « une sorte de bonbon au bout d’une fourchette ».
Enric Bernat décide tout d’abord d’appeler sa sucette « GOL » pour sa ressemblance avec un ballon de football et la bouche comme une cage de but. Mais n'étant pas satisfait de ce nom, il engagea une agence publicitaire pour donner un nom plus accrocheur.
Le nom de la sucette devint alors « CHUPS », inspiré du verbe espagnol « Chupar » qui signifie « sucer ».
Pour commercialiser sa sucette, une chanson fut créée dont le refrain disait chupa chupa chupa un chups (en français « suce suce suce une chups »).
Finalement, comme les enfants réclamaient à leurs parents une sucette « CHUPA CHUPS », Enric Bernat décida de rebaptiser son produit ainsi. Dans les années 60, le bâton en bois est remplacé par du plastique.

Pour ce qui est de la création du logo, la marque progressant sur les marchés mondiaux, le besoin se fit sentir de développer un logo plus universel. La tâche fut confiée, en 1969, au grand artiste Salvador Dali qui eût l’idée d’intégrer le logo dans une marguerite.
La dernière évolution de ce logo date en 1988.

mercredi 21 octobre 2009

Le plus grand hôtel au monde

Avec 120.000 chambres d'hôtel, rien de plus normal pour Las Vegas que d’accueillir le plus grand hôtel du monde (ce qui en fait la première ville hôtelière du monde) !

Situé sur le légendaire Strip de Las Vegas, l'hôtel The Venetian a ouvert ses portes en juillet 1999. Il est situé en face du Treasure Island et à côté du Casino Royale.
Comme son nom l'indique, cet hôtel reprend comme thème la ville de Venise. A bord des célèbres gondoles vénitiennes, les visiteurs peuvent emprunter un réseau de canaux pour parcourir le Grand Canal Shoppes, le centre commercial du Venetian.
Le Venetian comptait à son ouverture 3.036 suites de 60 m² minimum mais une extension de 1.013 suites a été construite, la "Venezia Tower", portant le tout à 4.049 suites.
Le 1er Janvier 2008, une immense extension du complexe, intitulée The Palazzo a été ouverte au public. Ce nouvel établissement, sur un thème italien, propose environ 3.000 chambres de luxe aux visiteurs. Avec l'ouverture de cette extension, le complexe Venetian / Palazzo est devenu le plus grand hôtel du monde avec plus de 7.000 chambres.


L’hôtel qui ressemble à une ville dans la ville compte une cinquantaine de restaurants, son propre centre commercial ainsi qu'un casino de plus de 120 tables de jeu et 1.400 machines à sous.
Il comprend également un musée de motos mais aussi le Guggenheim Museum of Las Vegas qui accueille de très grandes toiles venant, entre autres, du musée du Louvre à Paris et du musée de l'Hermitage de Saint-Pétersbourg sans oublier le musée de cire Madame Tussauds Las Vegas.

mardi 20 octobre 2009

L’origine du Talkie-Walkie

En 1936, visitant l’Europe, Paul Galvin fut convaincu qu’une guerre allait déchirer le continent. De retour dans l’Illinois, il demande aux ingénieurs de la petite firme qu’il avait fondée avec son frère en 1928, Motorola, de travailler sur un outil de communication léger et sans fil.
Donald Hings, ingénieur canadien, fut le premier à répondre à la demande de son patron et à inventer le talkie-walkie.

En 1940, l’armée américaine se dote de ces premiers appareils de télécommunication. Plus de 100 000 talkies-walkies seront vendus avant la fin de la guerre.

Le nom « Talkie-Walkie » date de 1941. En effet, lorsque le Donald Hings fit la démonstration de son appareil à Toronto, un journaliste aurait aperçu un soldat portant un modèle d'émetteur-récepteur portatif et lui aurait demandé à quoi servait l'appareil, le soldat aurait répondu, qu'il permettait de parler tout en marchant. C'est de là que vient le nom talkie-walkie, puisqu'en anglais le mot « marcher » se dit « walk » (walkie) et « parler » se dit « talk » (talkie), d'où l'appellation « talkie-walkie ».
Il est cependant intéressant de noter que dans toutes les autres langues utilisant cet anglicisme - y compris l'anglais -, on ne parle pas de "talkie-walkie", mais de "walkie-talkie". Le français a étrangement inversé l'ordre des deux mots.

Le Talkie-Walkie n’est pas la seule invention de la firme Motorola.
En 1955, il crée le 1er transistor à forte puissance au monde et en 1963, le 1er tube cathodique rectangulaire pour TV couleur.
En 1969, les 1ers mots échangés sur la Lune et retransmis en direct le sont depuis une radio Motorola.
En 1983, Motorola lance le 1er téléphone cellulaire portable commercialisé au monde. Beaucoup d’autres innovations suivirent dans le domaine de la téléphonie, comme en 1996 avec le lancement du téléphone cellulaire mobile StarTAC®, le plus petit et le plus léger (88g) au monde.

lundi 19 octobre 2009

Record de balles tennis tenant dans le bouche d’un chien

Le record du monde du plus grand nombre de balles de tennis tenues dans la bouche d'un chien est de... 5 !
Prénommé Augie, ce facétieux golden-retriever appartenant à la famille Miller (résidant à Dallas au Texas) a réussi, le 6 juillet 2003, à ramasser 5 balles de tennis et à les faire tenir dans sa gueule.

Good girl Augie :-)

Il y a 50 ans... Salut Les Copains


Il y a 50 ans jour pour jour, était lancée par Frank Ténot et Daniel Filipacchi sur Europe 1 l’émission de variétés (pop music) Salut les copains.
Diffusée du lundi au vendredi entre 17 h et 19 h, l'émission gagna un vaste public, en partie par sa conception très structurée qui lui assura une audience plus fidèle que si elle n'avait été qu'une simple succession de chansons dans le désordre. Une structure qui finit par devenir un rituel presque addictif chez les fans :

Le chouchou de la semaine : diffusé en début et en fin d'émission, ainsi qu'à la reprise après la grande pause pub de milieu d'émission, le morceau choisi était assuré de 15 passages à l’antenne aux heures de plus grande écoute la semaine.

Autre moyen pour un chanteur moins médiatisé de se faire entendre, à défaut d'être écouté, la séquence " Gros plan ", qui permet la diffusion successive de trois de ses titres. Cette rubrique aida rapidement le public à se familiariser avec le "son" d'artistes moins connus, et ainsi à les apprécier.

Enfin, le Coup de chapeau (coin du spécialiste) permettait à une même chanson d’être exécutée dans trois versions, et parfois dans deux langues, différentes. Les reprises de "standards" du rock ainsi que les nombreuses traductions françaises de succès anglo-américains permettaient de fournir régulièrement cette rubrique.

Ce succès amène Daniel Filipacchi, en juillet 1962, à créer un magazine du même nom. Il met à l'honneur des chanteurs français et plus rarement anglais ou américains à l'exception des Beatles ou des Rolling Stones. Des artistes qui font l'objet de reportages liés à leur actualité musicale mais également à leur vie privée.
Le tirage atteint rapidement un million d’exemplaires suscitant des vocations et inspirant la concurrence : " Age tendre et tête de bois " évidemment, " Bonjour les amis", " Extra " ou encore " Nous les garçons et les filles ".

On prît conscience de l'importance de ce public lors de la Nuit Salut les Copains, place de la Nation à Paris (22 juin 1963), premier spectacle gratuit avec la participation de tous les artistes de l'émission.
SLC était alors devenu un véritable phénomène de société.

dimanche 18 octobre 2009

samedi 17 octobre 2009

Les stations fantômes du métro de Paris

Les stations fantômes du métro de Paris sont des stations fermées au public. Pour des raisons historiques ou commerciales, plusieurs stations du métro de Paris sont inutilisées et inaccessibles, ce qui leur confère un certain mystère.

La plupart ferment lors de l'entrée en guerre de la France en septembre 1939, au début de la Seconde Guerre mondiale. La grande majorité rouvre dans les années qui suivent, mais quelques-unes considérées comme peu fréquentées et donc peu rentables restent fermées plus ou moins longuement.
Par exemple, Varenne (ligne 14, actuelle ligne 13) rouvre le 24 décembre 1962, puis la station Bel-Air (ligne 6) le 7 janvier 1963. Rennes (ligne 12) et Liège (ligne 13) rouvrent au public après presque trente ans de fermeture, respectivement le 20 mai 1968 et le 16 septembre 1968. Mais cette réouverture est réalisée au prix d'horaires aménagés : ces deux stations sont fermées après 20 h, ainsi que chaque dimanche et jour férié. Rennes redevient une station à horaires classiques le 6 septembre 2004, et Liège, dernière station du réseau à horaires restreints, retrouve des horaires normaux le 4 décembre 2006.
Cluny (ligne 10) reste dans l'oubli durant près d'un demi-siècle. Mais la construction de la gare Saint-Michel - Notre-Dame de la ligne B du RER provoque sa réouverture, pour établir une correspondance avec la ligne 10 : elle rouvre au public le 17 février 1988 en même temps que la gare de la ligne B. Elle est rebaptisée pour l'occasion Cluny - La Sorbonne.

Trois stations n'ont jamais été rouvertes : Arsenal (ligne 5), Champ-de-Mars (ligne 8) et Croix-Rouge (ligne 10).

Enfin, deux stations du métro de Paris ont été réalisées sur des embranchements, mais n'ont jamais accueilli le moindre voyageur étant dépourvues d'accès extérieurs : Porte Molitor / Murat et Haxo.
Porte Molitor est une station construite sur un raccordement entre les lignes 9 et 10 dit « voie Murat », et destinée à l'origine à la desserte du stade du Parc des Princes les soirs de matchs. Mais l'exploitation trop compliquée de cette desserte a fait abandonner le projet. Les voies servent depuis au garage des trains.
Une voie unique, dénommée la voie des Fêtes, relie la Place des Fêtes à la Porte des Lilas avec une station intermédiaire : Haxo. Cette voie est destinée à relier les lignes 3 et 7 (actuelles 3bis et 7bis), mais il fut finalement décidé de ne mettre en place qu'un simple service de navettes directes entre les stations des deux lignes, navette boudée par les voyageurs et supprimée en 1939.

vendredi 16 octobre 2009

L'oiseau le plus grand au monde

Avec ses 2,20 mètres de haut et ses 120 kg, l'autruche est le plus gros et le plus grand oiseau de notre planète.
Reconnaissable à son plumage noir et blanc (pour les mâles) ou gris-brun (pour les femelles), elle habite les plaines arides d'Afrique orientale et centrale.

Mais cet oiseau ne se repose pas sur ses lauriers et multiplie les performances en tous genres : elle est dotée des plus gros yeux de tous les animaux terrestres, elle pond les plus gros œufs du monde et c'est également elle qui détient le record de vitesse des bipèdes avec 70 km/heure. S'il est vrai que l'autruche court, elle ne vole cependant pas, comme les autres oiseaux de la famille des ratites.
(source : l'internaute)

L’histoire de la Maison Guerlain

Guerlain est le plus ancien parfumeur français.
En 1828, après des études de médecin chimiste en Angleterre, Pierre-François-Pascal Guerlain, s'installe à Paris comme parfumeur vinaigrier.
La même année il crée la parfumerie Guerlain, sous la forme d'une boutique dans l'Hôtel Meurice à Paris. Il y vend des sapoceti — savons au blanc de baleine parfumés aux essences naturelles —, ses premières eaux de toilette comme Senteurs des Champs et Bouquet du Jardin du Roi, des lotions importées d'Angleterre, des crèmes de soin de la peau, comme son Blanc de perles, censé éclaircir le teint de la peau, une crème liquéfiée de graisse d'ours et une crème de rose aux limaçons.

En 1840, il s'installe dans des locaux sur la rue de la Paix, un lieu très à la mode et compose des fragrances sur mesure pour de nombreuses personnalités. Assisté de ses deux fils, Aimé et Gabriel, il acquiert une grande réputation et devient le fournisseur officiel de la reine de Belgique.
En 1853, l’EAU DE COLOGNE IMPERIALE, dédiée à l'épouse de Napoléon III, lui vaut le brevet de Fournisseur Royal. Son flacon est orné des impériales abeilles garnies d’or, celui-ci est toujours fabriqué de nos jours.
En 1870, c'est la création de Ne m'oubliez pas, le premier bâton de rouge à lèvres en tube élaboré à partir de cire à bougie parfumée. L'idée est venue d'un cousin qui fabriquait des bougies.

En 1889, correspond à la création de Jicky par Aimé Guerlain, composé de fragrances de bois associées à d'autres aromates comme la lavande, l'iris, la coumarine à odeur de foin, et des baumes. Il fut le premier parfum à utiliser des produits de synthèse dans sa composition; mais, son secret a été d'ajouter une légère note animale issue des glandes anales de la civette, un petit félin, ce qui à l'époque choqua les femmes mais plût aux dandys.

En 1904, est créé Secret de Bonne Femme, la première crème hydratante à la texture de crème fouettée.
En 1921, Jacques Guerlain compose Shalimar, à base de Guerlinade — un composé de baumes, d'iris et de vanille —, créé en hommage à la princesse hindoue, Mumtaz Mahal pour laquelle son époux fit construire et lui dédia le plus emblématique des mausolées, le Taj Mahal.

Depuis 1828, la maison Guerlain a produit plus de 300 parfums.
La devise du fondateur de la maison Guerlain était : "la gloire est éphémère, seule la renommée dure"

Pour rappel, en parfumerie, il est aujourd’hui courant de faire la distinction entre Eaux de Parfum, Eaux de Toilette et Eaux de Cologne. Ces désignations font référence à leur concentration en essences :
Eau de Parfum : 12 - 20 % d'essences
Eau de Toilette : 7 - 12 % d'essences
Eau de Cologne : 4 - 6 % d’essences

jeudi 15 octobre 2009

Shakespeare et Cervantès morts le même jour mais pas à la même date

Le calendrier grégorien a été conçu à la fin du XVIe siècle par un collège de scientifiques sous la direction de Christophorus Clavius pour corriger la dérive séculaire du calendrier julien.

En effet, dans les pays occidentaux, on utilisait le calendrier créé sous Jules César. On considérait que l’année comptait 365.25 jours (365 jours pendant trois ans et 366 la quatrième année).
Le problème, c’est qu’en réalité la Terre ne met pas 365,25 jours mais 365,2425 pour faire le tour du soleil. Chaque année, il était pris 11 minutes de retard sur le soleil.

Proposé dès le début du pontificat de Grégoire, ce calendrier prend son nom quand le pape décide de l’adopter.

Ainsi, le jeudi 4 octobre 1582, l’Espagne, l’Italie, la Pologne et le Portugal adopte le calendrier et passe directement au vendredi 15 octobre sautant ainsi 10 jours.
Ces dix jours permettaient de rattraper d’un coup le retard croissant pris par l’ancien calendrier julien sur les dates des équinoxes depuis le début de l’ère chrétienne, plus de 12 siècles avant, et de retrouver la concordance entre l'équinoxe de printemps et le 21 mars calendaire. Le but était également de lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune fictive de l’équinoxe de printemps) qui se déplaçait vers l'été.

Ainsi Shakespeare et Cervantès sont morts le même jour, mais pas à la même date, le Royaume-Uni, pour sa part anglicane, adopté le calendrier grégorien qu’en 1752.
En effet, de nombreux pays refusèrent de l'appliquer pour des raisons religieuses ou politiques (conflit entre la papauté et certains pays protestants, et application limitée par les Églises orthodoxes qui acceptent le nouveau mode de calcul des années séculaires dans le calendrier julien mais sans appliquer le décalage calendaire).
Les autres pays suivirent à des dates très diverses, de décembre 1582 (comme pour la France) jusqu'à 1927 pour la Turquie.

Autres anecdotes :
- Thérèse d'Avila meurt dans la nuit du 4 octobre au 15 octobre 1582. La date de la fête des saints étant fixée au lendemain de leur mort, la fête de cette sainte tombe le 15 octobre.
- Pour les Anglais, Isaac Newton est né le 25 décembre 1642, pour les Français, le 4 janvier 1643...


mercredi 14 octobre 2009

L'origine de la marque Banania


Affiche BananiaCette marque se présente comme témoin de l’histoire, accompagnant et participant aux grands évènements économiques, historiques et politiques.

Elle naît en 1912 à l’initiative de Pierre Lardet, journaliste et critique dans l’univers de l’opéra, qui lors d’un voyage en Amérique du Sud découvre dans un village au cœur de la forêt du Nicaragua une boisson faite de farine de banane, de cacao, de céréales et de sucre. À son retour en France il dépose la marque le 31 août 1914 et entame la commercialisation du produit. Dès le départ, l'entreprise met en avant les côtés énergisant et reconstituant du produit. La première publicité, parue en 1914 dans le journal Excelsior, titre ainsi "Banania, suralimentation intensive".

Le premier symbole de la marque est une femme antillaise dessinée par Tishon mais le célèbre tirailleur sénégalais est rapidement adopté en 1915, dans le contexte de la première Guerre Mondiale (où quelques 30.000 soldats africains furent envoyés en première ligne. Ils seront honorés lors du défilé de la victoire, sur les Champs-Elysées, le 14 juillet 1919). C'est le dessinateur Giocomo de Andreis qui dessine alors ce personnage qui deviendra l'emblème de la marque.
Lardet continue à exploiter la veine de la guerre et dit proposer avec Banania "pour nos soldats la nourriture abondante qui se conserve sous le moindre volume possible". Il envoie également 14 wagons de Banania aux soldats du front pour leur donner "force et vigueur".


En 1921, Lardet s'associe avec l'hôtelier Albert Viallat et ensemble ils donnent un nouvel élan à la marque en développant fortement la publicité. Les dessinateurs Sepo ou Vica travaillent ainsi pour Banania dans les années 1930. La marque participe avec succès à l'Exposition coloniale internationale de 1931. Le slogan "Y'a bon Banania" et le tirailleur sénégalais deviennent des références, inséparables de Banania.
Il est vendu en France en 1938, près de 1.400 tonnes de Banania. Ce volume de vente atteint les 10.000 tonnes au milieu des années 1960 avec 30% de part de marché pour le chocolat en poudre.

Le slogan et le logo historique sont abandonnés en 1967, date à laquelle le groupe Clin-Midy rachète Banania. C’est également en 1967 que pour lutter contre la concurrence la marque BANANIA lance le cacao Benco soluble instantanément dans le lait.

L'entreprise sponsorise alors de 1984 à 1986 le maillot jaune du Tour de France. Elle fait une nouvelle apparition sur le Tour en 2003. Mais le leader du chocolat instantané des années 1970 voit peu à peu ses ventes fondre, pour ne plus représenter en 2008 que 8 % de parts de marché, contre 31% à Nesquik et 26% à Poulain.




Publicité de Banania en 1988


"D’après vous, qu’ai-je de plus que le sergent Garcia ?" Diégo, élevé au Banania.
Cette campagne fut lancée en 1988 par l’agence Roux-Séguéla-Cayzac & Goudard. D’autres grands personnages furent sollicités : "D’après vous, comment ai-je pu faire 198 enfants ?" Ramsès élevé au Banania, "Vous croyez que j’ai trouvé E=Mc2 par hasard ?" Albert élevé au Banania, "D’après vous, comment ai-je pu régner 72 années ?", Louis élevé au Banania.

mardi 13 octobre 2009

L’origine du Post-it


Revenons-en à la société 3M (Minnesota Mining & Manufacturing Company) – cf « Pourquoi le ruban adhésif s’appelle-t-il Scotch ? »).

En 1970 le docteur T. Carletti modélise un produit adhésif qui se colle et se décolle de nombreuses fois sans laisser de trace. Puis, le docteur Spencer Silver, chercheur américain de la société américaine 3M, en réussit la production.
C’est alors qu’en 1974, son collègue de travail, Arthur Fry, membre d'une chorale d'église, enduit des petits carrés de papier de ce produit pour en faire des marque-pages volants pour ses partitions de chorale sans les abîmer.
Les célèbres petits papiers, qui se collent, se décollent et se recollent à volonté étaient nés.

Celui n’est pourtant commercialisé qu'en 1980, car il fallut convaincre les responsables de l'entreprise ainsi qu’engager de longs travaux d'élaboration pour sa commercialisation.
Le produit fin prêt, son lancement reste malheureusement un échec.
C'est alors que la société 3M a la bonne idée de distribuer gratuitement des échantillons à Wall Street, puis à la City de Londres. L’effet est immédiat, le succès commercial ne se dément plus !

Le nom Post-it est déposé en 1981 mais le brevet de base est en revanche tombé dans le domaine public depuis 2000 n’empêchant pas la société 3M de produire encore aujourd’hui plus de 55 000 produits, disponibles dans plus de 200 pays et de déposer près de 600 brevets en moyenne par an .

En 2004, le CA atteint pour la première fois 20 milliards de dollars, et de nouveaux produits contribuent de manière significative à la croissance. Les innovations les plus récentes sont les Notes Post-it® Super Sticky, le Ruban Transparent de Masquage Scotch®, les films optiques pour les télévisions LCD, et une nouvelle famille de produits de nettoyage Scotch-Brite®.

"To Mark A Significiant Space in the Living Room #1" by Rebecca Murtaugh

lundi 12 octobre 2009

Pourquoi le ruban adhésif s’appelle-t-il Scotch

La société 3M (Minnesota Mining & Manufacturing Company, fondée en 1902 par cinq hommes d'affaires) peignait les carrosseries de voiture, et la mode de l'époque était de peindre de 2 couleurs différentes. Les clients exigeaient des délimitations nettes et précises. La solution adoptée par la société était de poser des journaux, mais cette solution posait problème au décollage car ce procédé abîmait la peinture.
Richard G.Drew, jeune assistant de laboratoire, chercha avec l'accord de ses supérieurs un système plus adapté. Il inventa alors un ruban adhésif de masquage, collant sur les 2 bords. Ainsi naît la ligne de produits Scotch® qui accentue la tendance croissante de 3M à la diversification de sa production.
Les employés de la société 3M, pensant qu'il s'agissait d'une économie d'adhésif, le surnommèrent ruban écossais (scotch tape), à cause de la réputation des écossais d'être économes. Par diminutif, le mot Scotch entra dans le langage courant.

dimanche 11 octobre 2009

L'origine canadienne de Thanksgiving


Chaque deuxième lundi d'octobre est célébrée l'Action de grâce ou Thanksgiving au Canada. Son origine est différente de son homologue américaine, célébrée le quatrième jeudi de novembre (cf Origine américaine de Thanksgiving)
Les toutes premières Actions de grâce furent des fêtes de la moisson ou des occasions de remercier Dieu pour des récoltes abondantes. Pour cette raison, l’Action de grâce a toujours lieu à la fin de l’automne, après la rentrée des récoltes abondantes.

Deux versions sont évoquées sur l’origine de l’Action de grâce au Canada.
La première version remonte à l’explorateur anglais Martin Frobisher, qui tentait de trouver un passage nordique vers l’Orient. En 1578, il tient une cérémonie formelle, sur le territoire actuel de la province de Terre-Neuve-et-Labrador, afin de rendre grâce d’avoir survécu au long voyage. On considère cette cérémonie comme la première Action de grâce canadienne, et la première à avoir eu lieu en Amérique du Nord.

L'autre version évoque qu'à la même époque, les colons français, ayant traversé l’Océan Atlantique et s’étant installés au Canada avec l’explorateur Samuel de Champlain, organisent également de grandes fêtes pour rendre grâce à Dieu. Ils forment même « l’Ordre de Bon Temps » et partagent volontiers leur nourriture avec leurs voisins autochtones.

Après la Révolution américaine, les réfugiés américains qui étaient demeurés loyaux (les loyalistes) au Royaume-Uni sont exilés des États-Unis et s’installent au Canada. Ils apportent avec eux les coutumes et traditions de l’Action de grâce américaine, bien que, en tant que fête liturgique, l’Action de grâce au Canada correspond également à la fête de la moisson européenne ; les églises sont décorées de cornes d’abondance, de citrouilles, de maïs, de blé et d’autres produits de la récolte, des hymnes de moisson sont chantés le dimanche de l’Action de grâce et les sermons sont tirés des histoires bibliques relatives à la fête de la moisson juive (la Souccot).

le 5 avril 1872, après la confédération canadienne, marque la première Action de grâce donnant lieu à un congé civil a lieu pour célébrer le rétablissement du Prince de Galles (futur Roi Édouard VII) après une maladie grave. Avant cette date, des jours d'Action de grâce sont observés commençant en 1799 mais n'ont pas lieu à chaque année.

Après la Première Guerre mondiale, le Jour de l'armistice et l’Action de grâce sont tous deux célébrés le lundi de la semaine du 11 novembre. Dix ans plus tard, en 1931, les deux journées deviennent des fêtes distinctes, et le Jour de l’Armistice devient le Jour du souvenir.
Le 31 janvier 1957, le Parlement du Canada fixe la date au deuxième lundi d’octobre de manière permanente par une proclamation : « Une journée pour rendre grâce au Dieu tout-puissant des bienfaits dont jouit le peuple du Canada... »

Happy Thanksgiving !

samedi 10 octobre 2009

L'origine du mot bouillabaisse

bouillabaisseLe nom bouillabaisse vient de la vieille expression provençale "bolhabaissa" - de bolh "il bout" et abaissa "il abaisse", en parlant du feu, autrement dit "quand ça bout, tu baisses".

Ce plat est originaire de la Grèce antique, de l'époque de la fondation de Marseille (Massalia) au VIIe siècle av.J.-C. La population mangeait alors un simple ragoût de poisson nommé kakavia en Grec ancien, à partir de reste ou d'invendu de poissons ramenés par les pêcheurs.
La bouillabaisse apparaît également dans la mythologie romaine: il s'agit de la soupe que Vénus a fait manger à Vulcain pour l'apaiser jusqu'à l'endormissement, dans le but d'aller batifoler avec Mars.

vendredi 9 octobre 2009

L’Histoire de la Maison Ladurée

Tout a commencé en 1862, lorsque Louis Ernest Ladurée, homme du sud-ouest, minotier de son état, crée une boulangerie au 16 rue Royale à Paris.
A cette époque, la Madeleine est un quartier d’affaires en plein développement où les plus grands artisans du luxe français sont déjà installés.

En 1871, alors que le baron Haussmann donne un nouveau visage à Paris, un incendie permet la transformation de la boulangerie en pâtisserie.
La décoration de la pâtisserie est confiée à Jules Chéret - célèbre peintre affichiste de la fin du siècle. Il s’inspire des techniques picturales utilisées pour les plafonds de la Chapelle Sixtine et de l’Opéra Garnier. En les intégrant à son oeuvre, il donne profondeur et relief aux plafonds, qu’il orne d’anges joufflus et en particulier « l’ange Pâtissier » qui inspirera plus tard toute la charte graphique de la maison.

Sous le second Empire, les cafés se développent et sont de plus en plus luxueux. Ils font courir la belle société parisienne. Ils deviennent, avec les restaurants chics de la Madeleine, les lieux de rendez-vous les plus prestigieux de Paris.
Le début de ce siècle voit Paris pris d’une frénésie de sorties et de divertissements. Les Parisiens se précipitent à l’Exposition Universelle. Les femmes, elles aussi, changent. Elles veulent rencontrer des gens nouveaux or, les cercles et les salons littéraires ne sont plus à la mode.

L’histoire des salons de thé parisiens est intimement liée à l’histoire de la famille Ladurée. En effet, Jeanne Souchard, épouse d’Ernest Ladurée et fille d’un hôtelier connu de Rouen, a l’idée de mélanger les genres : le café parisien et la pâtisserie, et donne ainsi naissance à l’un des premiers salons de thé de la capitale. Le salon de thé aura un avantage certain sur les cafés : celui de pouvoir accueillir les femmes en toute liberté.

Le macaron est le produit vedette de la maison Ladurée.
Il en est vendu plus de 15 000 macarons par jour dans ses différents magasins.

jeudi 8 octobre 2009

L'origine du Petit-suisse


À l’origine, les petits-suisses étaient vendus dans une fine bande de papier et placés par six dans de petites caissettes de bois. Ils pesaient 60 g pièce et se nommaient simplement « suisse ». Il existe une version géante du petit-suisse, dénommé le "suisse double" ou "double suisse".

Le fait que le petit-suisse soit, contrairement à ce que pourrait laisser penser son nom, normand et non suisse, est dû à l’idée, dans les années 1850, d’un employé de nationalité suisse de la laiterie de Madame Hérould à Villers-sur-Auchy (près de Gournay-en-Bray) d’ajouter de la crème au lait destiné à produire les bondons (fromage à base de lait de vache enrichi de crème, à pâte molle, non pressée, non cuite et fondante), reprenant en cela une recette appliquée dans son pays d'origine.

Cette histoire aurait pu s'arréter là, si un commis, Charles Gervais, n'avait pas vu l'interêt de ce produit et n'en avait pas fait pendant de longues années le produit phare de sa maison.
La société Gervais, jusqu'alors spécialiste des double-crèmes, devint le plus gros producteur de petits-suisses et mit au point une organisation de distribution sans faille notament pour livrer ses produits à Paris, d'abord en calèche puis par chevaux.
Le petit-suisse profita aussi du savoir de la société Pommel, le redoutable concurrent (et voisin) de la maison Gervais au début du siècle, qui se lança aussi dans cette production et la distribua abondamment en Normandie.

En vertu d'une dérogation expresse dans le Traité du 14 mai 1974 entre la Confédération Suisse et la République Française sur la protection des indications de provenance, des appellations d’origine et d’autres dénominations géographiques, l’utilisation en France de la dénomination « Petit Suisse » pour des fromages fabriqués en France est autorisée. Elle demeure par contre interdite en Suisse.

mercredi 7 octobre 2009

L'origine de l'abribus


En 1955, Jean-Claude Decaux décida, alors qu’il n’a que 18 ans, de créer une société spécialisée dans les placards publicitaires d’autoroutes, JCDecaux. Ceux-ci étant frappés d’une taxation exorbitante par une loi de 1964, il s’orienta vers l’affichage urbain.
Il eut alors l'idée d'offrir gratuitement aux communes des aubettes (éléments de mobilier urbain permettant aux usagers des transports en commun d'attendre l'arrivée du véhicule dans un abri les protégeant des intempéries) sous la marque Abribus en échange d'annonces publicitaires.



Le premier projet fut testé en 1964 avec la municipalité de Lyon et s’étendit rapidement aux villes de Grenoble, d’Angers et de Poitiers. Pendant les premières années la société se heurta aux réticences des annonceurs sceptiques sur l’impact de ces affiches relativement petites. Mais l’idée fit son chemin et l’entreprise décolla au début des années soixante-dix. Dans un contexte où la possibilité de créer de nouveaux emplacements publicitaires était limitée, ce concept a assuré la fortune de son créateur et une position de quasi-monopole pour sa société. Aujourd’hui, JCDecaux est n°1 mondial du Mobilier Urbain avec 378.000 faces publicitaires.


Il s’agit là d’un cas typique d’antonomase, qui consiste à employer un nom propre pour signifier un nom commun. Certaines antonomases courantes finissent par se lexicaliser et figurent dans les dictionnaires usuels – comme c’est le cas pour l’abribus.
On dit ainsi couramment : un kleenex ("mouchoir en papier"), un klaxon ("avertisseur sonore"), un frigidaire ("réfrigérateur"), du scotch ("bande adhésive"), un solex ("motocyclette"), etc.

mardi 6 octobre 2009

Pourquoi parle-t-on de bateaux-mouches

C'est à l'occasion de l'exposition universelle de 1867 à Paris que les premiers bateaux-mouches firent leur entrée dans la capitale.
À la suite d'un concours lancé par les organisateurs de l'exposition, le constructeur naval lyonnais Michel Félizat (associé à d'autres lyonnais) remporta le prix et achemina par la Saône, le canal de Bourgogne, l'Yonne et la Seine, une trentaine d'exemplaires de ses bateaux à passagers construits dans ses ateliers implantés dans le quartier de la Mouche au sud de Lyon (d'où leur nom).

Après la guerre, alors que le transport fluvial de voyageurs disparaissait au profit des transports terrestres (voies sur berges) ou souterrains (Métropolitains), Jean Bruel acquit un des derniers bateaux ayant été construits pour l’exposition universelle de Paris, afin de proposer des promenades touristiques sur la Seine. Il déposa la marque-dénomination Bateaux Mouches en 1950.


Afin de conférer une notoriété et une publicité suffisantes à sa nouvelle activité touristique sur la Seine, Jean Bruel inventa le personnage mythique de Jean-Sébastien Mouche, qu’il présenta comme le concepteur des Bateaux Mouches.
Avec l’accord de ce dernier, le journaliste et écrivain Robert Escarpit rédigea une biographie de ce personnage imaginaire, dont il fait à la fois le collaborateur du baron Haussmann, le créateur d'un corps d'inspecteurs de la police spécialisés dans le renseignement et appelés « mouchards » et bien sûr l'inventeur des bateaux-mouches.
A l’occasion de la cérémonie d’inauguration de son nouveau bateau le 1er avril 1953, toute la presse évoqua cet événement insolite, acte fondateur d’une nouvelle activité touristique sur la Seine qui attira depuis des millions de visiteurs.
Ce canular a survécu pas mal de temps, et aujourd'hui encore il arrive qu'on s'y laisse prendre.

lundi 5 octobre 2009

Le stylo le plus vendu au monde

Sans surprise, il s’agit bien du stylo à bille "Cristal" de Bic mais saviez-vous que depuis sa création en 1950, ce stylo a été vendu plus de 100 milliards d’exemplaires ce qui représente suffisamment d'encre pour tracer une ligne jusqu'à Pluton, et en revenir, plus de 20 fois.

En lançant cette plume révolutionnaire à un prix dérisoire, c'est le concept du jetable que Marcel Bich inventait (il n’est l’inventeur du stylo à bille ; il racheta le brevet au hongrois Lazlo Biro, qui datait de 1938).
Il reste encore actuellement le stylo le plus vendu dans le monde.

Le premier logo de la société date de 1950. Les lettres BIC sont insérées dans un parallélogramme rouge arrondi.
En 1952 l'affichiste Raymond Savignac débute sa collaboration avec Bic et crée la campagne publicitaire "Elle court, elle court, la Pointe Bic". En 1961, il est à l'origine de la création du petit bonhomme Bic dans le cadre d'une nouvelle campagne publicitaire. Ce personnage représentant un petit écolier à tête de bille portant un stylo dans son dos était destiné à attirer l'attention des enfants.
Le logo tel qu'il existe aujourd'hui est créé l'année d'après, en 1962. L'écolier est placé devant les trois lettres BIC et le jaune et le noir deviennent les couleurs traditionnelles du logo.

Bic se lança dans le développement d’une ligne complète d'articles d'écriture (stylos à bille, rollers, feutres, portemines, surligneurs, marqueurs, crayons graphite). Elle acquiert en 1979 la société Conté, une marque de produits de dessin et de coloriage. Elle reprend en 1992 aux États-Unis la marque Wipe-Out et en Europe la marque Tipp-Ex en 1997, afin de développer une gamme d'articles de correction et d'effaçage. Le groupe achète en 1997 la marque Sheaffer, fabricant d'articles d'écriture haut de gamme (stylos à plume, stylos à bille, portemines) et en 2004, Stypen, fabricant français de stylos-plume.

Mais au delà des stylos, Bic diversifie également son activité et commercialise en 1972 son premier briquet.
En 1975, Bic lance son premier rasoir. C'est un rasoir monolame, également jetable.
L'entreprise se lance dans la création d'articles de sports de glisse aquatique (filiale Bic Sport pour les planches de surf et les planches à voile notamment) et d'objets promotionnels marqués (filiale Bic Graphic).

Aujourd'hui Bic est présent sur les cinq continents, dans plus de 160 pays.

dimanche 4 octobre 2009

L'origine du Bikini

Louis Réard inventa le bikini et le présenta pour la première fois à Paris le 5 juillet 1946 à la piscine Molitor porté par Micheline Bernardini, une célèbre danseuse nue du Casino de Paris.
Il déclara avoir choisi le nom de Bikini en référence à l'atoll du même nom sur lequel, cinq jours auparavant, avait eu lieu une explosion nucléaire. Il espérait que l'effet de mode de ce nouveau produit serait comparable à celui de l'explosion qui venait d'avoir lieu.

Le maillot de bain deux pièces avait toutefois fait de timides apparitions depuis les années 1930-1940.
En 1932, le couturier parisien Jacques Heim avait lancé « Atome », un maillot de bain deux pièces (le maillot avait la taille d'un short) qui remplaçait ainsi le maillot-gaine. Une bataille publicitaire s'engagea alors en 1946 entre Réard et Heim :
- « Atome, le plus petit maillot de bain du monde »
- « Le Bikini, le maillot de bain plus petit que le plus petit maillot de bain du monde»
- « Le Bikini, la première bombe an-atomique ! »

Cependant, comme le montre la fresque ci-contre, ce vêtement était déjà connu depuis l'Antiquité : les archéologues, à partir des années 1920, ont mis à jour, dans la villa de Casale en Sicile, des mosaïques représentant des femmes jouant en bikini.

Le bikini a été difficilement accepté par les autorités morales et religieuses de l'époque. Il n'obtint pas à sa création un véritable succès ; ce fut un choc culturel et le sulfureux maillot de bain fut même interdit sur certaines plages en Europe (par exemple jusqu'aux années 1970 dans les piscines allemandes).

C'est à partir des années 60, avec l'apparition du bikini dans plusieurs films et, surtout, avec le boom touristique, que l'utilisation du bikini devient populaire.
En 1956, Brigitte Bardot le rendit populaire dans le film Et Dieu… créa la femme dans lequel elle le portait en toile vichy. Beaucoup de jeunes filles françaises voulurent l'imiter.
Une chanson à succès lui fut même consacrée Itsy Bitsy Teenie Weenie Yellow Polka Dot Bikini de Brian Hyland, reprise en français par Dalida ainsi que par Brigitte Bardot et Richard Anthony : Itsy bitsy, petit Bikini.

Les USA restent frileux ; on peut lire en 1957 dans le magazine Modern Girl : « Il n'est guère nécessaire de perdre son temps à parler de ce « bikini » puisqu'il est purement inconcevable qu'une fille nantie de tact et décence ne porte un jour une telle chose ». Toutefois, la même année, le Life Magazine publie une photo où Jayne Mansfield pose en bikini.
En 1962, l'actrice Ursula Andress en fait un succès mondial dans le film James Bond 007 contre Dr. No.
Le célèbre bikini blanc fut vendu aux enchères chez Christie's en 2001 pour la somme de 41 250 livres sterling.